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Après le suicide d’un proche / Re : ce deuil pour les autres
« Dernier message par Mononoké le 12 Décembre 2017 à 23:25:32 »
Et je suis sûre que tu seras la plus belle à Noël ou au jour de l'an ou.. au printemps   ;)

Endeuillés feignants, sûrement  mais fiers de l'être  ;D

Bonne couture Martine
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Vivre la perte d'un parent / Re : je vais craquer maman
« Dernier message par souci le 12 Décembre 2017 à 23:21:28 »

   Douce enfant,
   Moi non plus, je ne veux plus écrire "comme ça".
   Décrire l'inexplicable ne le rend pas plus clair, et certainement pas plus accessible aux autres.
   L'indécence est secrète.
   Se vider, tu dis. Peut-être. Mais de quoi. Le mal est fait.
   Tu as vu, j'écris des poésies de temps en temps, mais je fais ça sans me creuser la nènette, des fois je me pose, à la fenêtre, avec des calepins et un feutre, et j'attends que des mots tombent comme se détachent et tourbillonnent des feuilles mortes en automne, parce que c'est mûr, et que c'est prêt à s'en aller, pour mieux rester ... ou plutôt pour rester mieux ...
    Tendresse à toi, Elisa, j'espère que, que que, pour toi.  :) M.
   
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Vivre le deuil de son conjoint / Re : un coin de reuceuillement
« Dernier message par kompong speu le 12 Décembre 2017 à 22:01:57 »
Je vais réduire j'j'ai installe dans le jardin un  lieu  de recueillement pour mon fils dont les cendres sont a 600 km j'ai un banc a coté, je m'y installe et lui parle j'y dépose des fleurs et des cailloux trouvées au fil de mes sorties, c'est un grand cercle métallique sur des gravillons blancs ou j'ai mis des  plus petits et trois colonnes en ardoise
Pour tout un chacun de nous le lieu de recueillement est différent il peut être seulement symbolique comme un petit autel Chinois
Je sais que ça  ne te donne pas d'idées c'est seulement un partage
Avec douceur
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Vivre le deuil de son conjoint / Re : un coin de reuceuillement
« Dernier message par kompong speu le 12 Décembre 2017 à 21:53:52 »
Zut mon message est envole
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Vivre la perte d'un parent / Re : je vais craquer maman
« Dernier message par elisa. le 12 Décembre 2017 à 21:43:14 »
Je t'aime.
..
Je te hais.


Si on me dit maman, je n'ai pas d'image fixe. Juste un sentiment d'impuissance, qui s'empare de moi. Qui tout du long de ses 15 ans a grimpé et grandis au fur et à mesure de nos affrontements. Chaque jour, sur mon visage d'enfant d'abord, puis sur celui de l'adolescente, le masque du "je n'ai plus mal" qui cachait les larmes.
L'espoir de pouvoir trouver une maman, au détour de toi. Qui sait, peut-être que ce n'était que moi qui ne comprenais pas? J'ai d'abord cru que c'était de ma faute. Tu disais toujours que c'était ma faute.
Lorsque tu t'énervais, tu me faisais peur. Tu travaillais à mi-temps. Les jours où tu ne travaillais pas, tu nous faisais nous habiller, déjeuner, marcher jusqu'à l''école, tu venais nous chercher pour rentrer manger à la maison, nous y emmenais à nouveau, venais nous rechercher le soir et nous faisais goûter, les devoirs puis nous attendions papa et nous mangions. Tous se passait dans une telle violence. L'agression était permanente. Le rejet par la parole, le geste, jusque dans le regard.


C'était l'hiver. Il y avait un miroir sous l'escalier. Je mets mon manteau tu me dis de mettre une écharpe. Je la prends –je dois être en CE1- je tente de recouvrir mon cou. Tu me dis que c'est mal fait. Tu me craches un mets ça mieux. Je n'y arrive pas. Tu me dis que tu as pitié. Tu me traites de clocharde. De trainée. De gosse inutile et sale. De souillon. Tu me dis de bien me regarder dans le miroir. J'ai les yeux pleins de larmes.
Elouan est malade, tu me mets dehors et me dis d'aller à l'école seule. J'ai un peu peur. Je prends le même chemin que d'habitude. Je croise une nounou. Elle m'arrête, me dit de venir la voir et c'est elle qui me remet cette écharpe. Elle a pris le temps de me nouer ce bout de tissus, elle m'a accordé du temps sans y être obligée. C'est elle qui a eu le rôle de la maman décrite dans les livres. Pas toi.
Le mot souillon m'est resté. Je ne le comprenais pas. J'ai cherché dans le dictionnaire. J'ai pleuré sur un dictionnaire. Pleuré sur cette violence que je commençais à lire en toi, mais la définition, elle n'expliquait pas pourquoi c'était toi qui m'avais appris ce mot ainsi.

Je ne veux plus écrire. Je veux juste réussir à me vider. Ecrire c'est dur. Ecrire ça remue, ça déchire, ça réveille de vieux souvenirs. Relire tout ça a réveillé pleins de choses. De vielles angoisses. De larges plaies.

Ai-je des remords? Aurais-je pu t'aider? Je ne crois pas. Tu étais jalouse de moi. Je l'ai réalisé il y a peu de temps. Jalousais-tu mon enfance car tu voyais à travers moi ce à quoi tu n'avais pas accès? Ou ne me supportais-tu juste pas? Pourquoi tes deux autres enfants pouvaient-ils avoir accès a un peu de ton affection? Pourquoi avoir mis au monde des enfants alors que tu n'en étais pas capable? Pourquoi ne jamais parler de toi?


Et puis dernière question, comme ça, au passage, pourquoi ne rien avoir laissé? On ne le méritait pas?

Mère mauvaise.
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Vivre le deuil de son conjoint / Re : Rémi, 28 ans
« Dernier message par qiguan le 12 Décembre 2017 à 21:06:45 »
lenav
en parcourant le forum tu lis des messages de personnes qui connaissent le deuil brutal par accident comme toi
et d'autres
le fait d'être jeune
et d'autres moins jeunes
de ne pas avoir d'enfant, ne pas être mariés
et d'autres
chaque cas te permet de croiser des cas similaires et différent
et de voir que la douleur initiale est aussi extrême mais exprimée différemment
que la suite aussi se passe de manière unique et pourtant avec tant de constantes comparables
que les uns trouvent des ressources plus vite que d'autres
chacun(e) son rythme ...
ici tu es au milieu des déchirés, des explosés de la perte de leur aimé(e)
tu pourras fouiller
http://forumdeuil.comemo.org/vivre-le-deuil-de-son-conjoint/en-guise-de-table-des-matieres/
peut être déjà y as tu lu des liens

sois douce pour toi
très affectueusement 
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Vivre le deuil de son conjoint / Re : veuve a 36 ans avec 5 enfants
« Dernier message par Mononoké le 12 Décembre 2017 à 18:58:08 »
Jessie,
je découvre ton témoignage, aujourd'hui,
que ce que tu traverses est difficile, le décès de son amour est une peine amplement suffisante pour un petit coeur aussi solide soit-il. Alors les soucis qui s'ajoutent, non, c'est trop!! STOP. Mais non, ça ne se passe pas comme ça, les soucis n'en ont que faire de savoir si on a déjà une peine suffisante à gérer!! Ils viennent nous harceler parfois.
Mon mari est décédé, il y a maintenant 15  mois,  2 mois après son frère est mort et 3 semaines plus tard la femme de son frère, et là, ???? mode survie, mode robot, plus de larmes, non, survivre, à tout prix!! Quand c'est trop pour notre petit cerveau, peut-être a-t-il besoin de nous mettre en mode pause. C'est une microkiné (kiné avec une formation qui ressemble un peu à un ostéopathe) qui m'a manipulée et qui a débloqué mes émotions, derrière j'ai pleuré  3 jours non stop, je crois, mais qu'est-ce que ça fait du bien!!

Ce que tu décris : annonce aux enfants, dire au revoir à papa, don d'organes,..les pompes funèbres, choix du cercueil, de l'urne, préparer la cérémonie...toutes les démarches administratives... Une horreur !!

Aujourd'hui, cela fait 15 mois que mon amour nus a quitté, notre quotidien n'est plus le même, notre façon de vivre, non plus, .. mais nous avançons, la douceur est beaucoup plus présente.
Je te souhaite du répit, du répit dans les épreuves, du répit dans la douleur
bien tendrement
Mononoké
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Vivre le deuil de son conjoint / un coin de reuceuillement
« Dernier message par cindy lea le 12 Décembre 2017 à 18:38:20 »
Bonjour a tous , bien longtemps que je me suis connecter avec tout ce qui il ce passe ce n est pas évident du tout
je sais pas si vous vous rappeler mais  je ne peux plus mettre de fleur sur la tombe de mon compagnon celle ci son a chaque fois enlever par sa famille
Alors j ai étais a la mairie de mon village pour savoir si éventuellement ma fille et moi pourrions avoir un petit coin afin de nous faire une sorte de jardins souvenirs afin que nous puissions nous recueillir sans souci
Jai eu le maire ce soir la demande est accepter nous allons enfin pouvoir nous recueillir tranquillement sans craintes ni peur de croiser quelqu un
 semaines que nous sommes tranquille aucunes nouvel de ma belle famille,   il a quand même fallut que sa ce termine en gendarmerie avec beaucoup de fausse déclaration pour leur part  je vous expliquez sa plus en détail quand j en aurais la force , vous comprendrez 
Je cherche des idées pour le jardin souvenir a petit prix bien evidement
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Vivre le deuil de son conjoint / Re : Rémi, 28 ans
« Dernier message par Alexandra le 12 Décembre 2017 à 17:13:20 »
Lenav,
En te lisant, j'avais moi aussi envie de te faire un signe, pour t'accueillir ici avec douceur comme d'autres l'ont fait pour moi. Tom avait 28 ans lui aussi, un autre "accident bête", il a cru qu'il était invincible et que la maladie n'existait pas... Je suis morte avec lui ce jour-là, je me suis souvent demandée à quoi bon vivre alors que j'avais tout perdu. L'homme que j'aime, nos rêves, le sens de la vie. Oui tout.

Ce forum et tous les êtres cabossés qui l'habitent m'ont énormément aidé. A crier ma douleur, mon désespoir, ma colère. Il est tôt pour toi, tout commence à peine dans ce deuil, mais tu trouveras ici des mains tendues pour prendre la tienne, d'autres histoires à lire pour faire écho à la vôtre, et des personnes bienveillantes pour traverser le chagrin ensemble.

Je pense bien fort à toi,
Alex
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Vivre le deuil de son conjoint / Re : Merci
« Dernier message par Mononoké le 12 Décembre 2017 à 17:03:29 »
voilà,
me retrouver face à moi-même,
accepter de ne presque rien faire de mes journées (arrêt de travail et genoubobo obligent)
ne pas s'échapper dans le travail, le sport ou autre
seule devant la cheminée, seule face à mes pensées
....
et oui mon deuil a évolué,
j'ai changé,
je regarde la vie autrement,
je regarde les gens autrement,
j'ai appris à vivre sans lui,
j'ai apprivoisé ma solitude,
la douleur est moins violente,
la douceur s'installe plus longtemps,
la fatigue s'estompe,
j'aime la vie plus qu'avant, c'est cet élan de vie qui était tapis au fond de moi qui m'a tenue, je crois,
voilà,
je sais que tout ça évoluera encore, je sais qu'il y aura encore des moments très difficiles, je sais qu'il y aura encore des moments où, le aquoibon reviendra me titiller, je sais qu'il y aura encore des périodes de grand épuisement... ok, c'est comme ça, accepter de côtoyer ces différents états, accepter tous ces changements,
Mononoké
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