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je navigue entre deux eaux, sans plus aucune destination. nous avions tout quitté pour construire cette nouvelle vie, dans ce nouveau lieu. mais tu es parti, le 05 décembre, après deux semaines de coma, à lutter, et nous avec toi...
les enfants tentent de reprendre le cours de leur vie, dans cette société sans chaleur humaine, leurs études en distanciel... c'est toi qui es au ciel et nous qui nous débattons dans la boue.
j'ai juste envie de te rejoindre, tout me paraît simulacre. je lutte chaque seconde, chaque minute. je tente de me maintenir dans le sillon que tu as tracé, mon maraîcher d'amour, mon cher et tendre mari.
tu es parti à 41 ans, et aujourd'hui je suis en quarantaine..
tu t'es fracassé la tête sur le sol, c'est moi qui n'arrive plus à me relever.
lequel de nous deux est mort?
nous nous étions totalement épousés, dans nos cœurs et nos corps ,  je suis amputée de notre si belle complétude. je suis dans le néant.
sans ton sourire ni ta tendresse plus rien n'a de saveur. le goût de ta peau, ton odeur qui me rendait tout chose. je me sens privée de mon essentiel.
nous avions déjà tant lutter, surmonté la perte de notre bébé, et toutes ces épreuves à répétition. tu m'avais promis de ne jamais m'abandonner. là c'est moi qui craint de tout abandonner.
un cri dans le désert aride de mon cœur, , un râle étouffé dans ma poitrine. du septième ciel au dernier sous sol, je suis parmi les ombres, alors que as rejoints la lumière.
je sais que je dois te laisser partir, mais j'ai peur de ne  jamais plus pouvoir accueillir quoique ce soit
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Discussions Générales / Re : Les petites phrases dont on se passerait bien
« Dernier message par Jaracas le Aujourd'hui à 11:24:36 »
J'ai lu pas mal de témoignages ici et je me rends compte que beaucoup font face à des ''agressions'' (je le vis comme ça).

Voici un petit condensé des petites phrases qu'on m'a dites depuis deux mois et demi (mon amour a perdu la vie brutalement dans un accident de moto) :
- la première semaine : ''t'es enrhumée ?'' (je reniflais parce que j'étais en train de pleurer)
- 3 semaines après par la première médecin que j'avais choisi aléatoirement : ''je comprends pas c'était un coup de foudre ? Certaines personnes changent de personne comme de chemise vous devez être un peu plus sensible'' (son incompréhension venait je crois du fait que nous nous étions mis ensemble avec mon compagnon deux mois avant son accident, pour elle ce n'était pas possible d'être si triste après ''si peu''. Alors qu'en 30 ans de vie c'est cette rencontre cet Homme qui m'a fait changé de perspectives sur beaucoup de choses, le premier à qui je fais totalement confiance ! On passait quasi tout notre temps libre ensemble et on se complétait sur tout ! On a passé son dernier week end de vie ensemble, sa dernière soirée de vie aussi, une heure avant on s'écrivait. Alors oui il était TRES important pour moi et oui je suis TRES triste... Depuis j'ai changé de médecin et la nouvelle s'y connait vraiment sur le processus de deuil et est beaucoup plus humaine.
- 1 mois et demi après par ma soeur ''t'as pas l'impression de t'enfermer dans ta tristesse ?'' ''Je ne suis pas forcément d'accord avec ta psy'' (oui mais elle elle m'écoute et fais en fonction de moi, de mes ressentis)
-  2 mois après : ''on a l'impression que tu vis dans le passé, tu regardes des photos, tu lis des trucs sur le deuil...''
- Idem : j'ai passé l'aprem avec des copines au moment des vacances de Noël et j'étais chez mes parents pour les ''fêtes'' (mes copines sont célibataires), mon père me demande à chaque fois si elles ont quelqu'un dans leur vie, norme sociétale quoi, le truc ''le plus important'' aux yeux de beaucoup, et quand je lui ai dit non il m'a répondu, mais sans s'en rendre compte du tout : ''Décidément vous commencez à être un bon petit groupe de célibataire'' (Ah bin mon copain est mort il y a deux mois, donc je ne me considère pas vraiment comme célibataire !) Évidemment je n'ai rien dit je suis allée vider mon sac à mes copines mais sur le coup je me suis senti encore plus anéanti.
- 2 mois et demi après quand j'évoque que souvent j'ai du mal à sortir longtemps de chez moi car souvent la tristesse m'accapare et j'ai envie de rentrer : '' la mort de B n'explique pas tout !'' (Ah bin si si je n'avais aucun mal à faire les trucs de la vie quotidienne avant, et en plus il me donnait de la force pour tout ce que j'entreprenais, donc si si ça explique tout mon chagrin et mes difficultés en ce moment !) Évidemment sur le coup je n'ai pas trouvé à répondre grand chose à part c'est normal ce que je ressens ça fait souvent parti du processus de deuil, mais j'ai dit aussi que peu de personnes savaient ce que c'était le deuil. Donc elle m'a dit que son copain savaient puisque un très bon ami à lui était mort il y a quelques mois donc je n'étais pas seul à vivre ça. (J'ai trouvé ma réponse bête, j'étais totalement prise par l'émotion et j'ai pas arrêté de pleurer ensuite).
- Idem : ''ça va ? Qu'est ce que tu fais de beau en ce moment ?'' et quand je réponds que ça va avec des hauts et des bas, la réponse et : '' c'est l'aménagement qui a été difficile ?'' (j'ai déménagé pq mon amour était aussi mon voisin, c'était trop pour moi de rester dans le quartier). J'ai eu envie de dire euuuuh non, en fait c'est le manque de lui, son absence, le fait que je donnerai tout pour qu'il revienne ou même pour le voir quelques minutes ! Le reste me semble tellement sans importance !

Et il y en a plein d'autres (ma mère a même remis en question l'aide que m'apporte ma psychologue), une amie qui me demande ''et toi alors t'as pas envie de discuter avec des mecs ?''. 

J'essaie de ne pas leur en vouloir, et puis je sais qu'il ne connaissait pas mon amour, et je suis très secrète sur mes relations donc certaines personnes ne savaient même pas qu'il existait. Mais parfois j'ai l'impression que ça me fait plus de mal que de bien d'échanger avec eux. Heureusement j'ai quelques copines qui comprennent, dont une qui s'est intéressée aux documents sur le deuil que je lui avais partagés suite à des questionnements de sa part.


En tous cas ça me soulage de pouvoir partager ici avec vous et je ne veux pas du tout dénigrer les personnes que je cite ici, elles ne font pas exprès mais j'ai l'impression que peu sont assez à l'écoute pour parvenir à comprendre que j'ai juste besoin qu'ils soient là, qu'ils m'encouragent dans mes choix, juste ça, pas besoin de me donner des conseils et de se demander si je suis normale.

Douces pensées à vous.
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Merci Qiquan. Comme tu dis je crois que les autres ne peuvent (veulent ?) pas comprendre.
Bonne journée.
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Vivre la perte d'un parent / Re : Re : Re : La perte de ma mère
« Dernier message par katrinap le Aujourd'hui à 10:23:06 »
ma chère starr

si tu as besoin de parler n'hésites pas je peux t'entendre,  si je peux t'épauler je le ferai avec plaisir
la vie sans une maman si jeune est bien difficile j'espère que tu as des substituts maternels, n'hésites pas à t'entourer si ce n'est pas le cas, de figures maternelles, qui, ne remplaceront pas ta mère mais pourront te guider et te permettre d'avancer
je t'embrasse
katrin






si tu vas être lue
et on sera là pour toi
la plus grande douleur est  au delà du manque de la maman disparue, la culpabilité que peut être tu ressens, il est important de travailler là dessus car c'est ce qui te sclérose de jour en jour
ta réflexion de savoir si tu seras une femme épanouie un jour et une maman suffisamment bonne pour tes enfants témoigne à la fois d'une certaine maturité de ta part mais aussi d'une grande sensibilité, ne doutes pas que tu seras les deux car cela t'habite
tu seras sans doute par compensation une maman tendre puisque c'est ce qui a manqué à la tienne pour toi
je ne me ferai pas l'avocat du diable mais les relations maman fille à l'adolescence sont difficiles souvent et l'agressivité que tu décris chez ta maman est sans doute à la fois relevant d'une grande fatigue du quotidien, c'et toujours dur pour les mamans de tout concilier et sans doute une difficulté à communiquer avec toi ado, on a toujours le sentiment d'être maladroit, et on agace nos ados, c'est ainsi, le climat est plus apaisé quand vous devenez de jeunes adultes
la démarche du forum où tu pourras être lue, entendue est déjà une bonne approche, n'hésites pas à venir parler de ta maman, de tes angoisses, si on peut t'aider un peu ce sera avec grand plaisir
ensuite, je te conseille de peut être voir dans ton lieud e vie si des psychologues spécialistes du deuil peuvent t'aider, ou un groupe de parole des endeuillés
cela pourrait t'aider, le sentiment que tu dois ressentir peut être en ce moment est le besoin d'une béquille pour avancer?
en tout cas viens ici quand tu veux on sera là pour t'épauler, t'écouter
je t'embrasse prends soin de toi
katrin maman de jérémy 26 ans, théo 22 ans et lila 11 ans

Je vous remercie énormément d'avoir pris le temps de lire mon message et d'y répondre !
Je dois vous avouer que j'ai quelques peu eu les larmes aux yeux en lisant votre message très réconfortant, surtout de la part d'une mère !
Je suis certaine que ma relation avec ma mère aurait été meilleure après que je sois devenue plus âgée c'est vrai, néanmoins j'aurai aimé lui prouver mon amour pour elle avant qu'il ne soit trop tard. Est-elle partie de ce monde en ayant le sentiment que sa fille ne l'aimait pas ? Cette question m'attriste.
Je vois actuellement une psychologue depuis 1 an, qui a l'habitude de rencontrer des gens dans mon cas, elle m'aide beaucoup. Mais oui je pense que parler directement avec des gens qui sont dans la même situation pourrait m'aider encore plus.
Encore une fois, merci beaucoup pour votre message
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Je prends vraiment conscience que tous les etres humains ne sont pas aussi méchants que mon frere

Reprendre confiance, ne plus avoir peur des humains

Je croise les doigts pour ma fille demain qui a un entretien d embauche

Pourvu que cela marche. Elle souhaite vraiment être embauchée

Allez Manon

A vous toutes et a vous tous solidarité

Philippe
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C est horrible d avoir un frère comme cela
Ma soeur est moins méchante quand même
Ma maman estvtres mal en point et mon frère me rejette encore

heureusement que je peux parler avec suicide ecoute

Qu elle est dure cette vie

Normal que je sois borderline anxieux psychotique dépressif par moments

Faut tenir bon on n a pas le choix

Philippe
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dans
http://forumdeuil.comemo.org/traverser-le-deuil/les-petites-phrases-dont-on-se-passerait-bien/

il y a des choses vécues par des personnes veuves ...
et ce conseil
http://forumdeuil.comemo.org/traverser-le-deuil/les-petites-phrases-dont-on-se-passerait-bien/msg95828/#msg95828

Le sujet que tu évoques a été évoquée par beaucoup ici : l'incompréhension est récurrente pour le veuvage
sa comparaison à d'autres deuils nous est insupportable ...
Les autres ne PEUVENT pas nous comprendre ...

reçois mes affectueuses pensées
prends soin de toi comme ton aimé prendrai soin de toi


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Bonsoir à toutes et tous,
ce soir j'ai besoin de partager avec vous mes ressentis et de, si vous le souhaitez, recueillir les vôtres.
Cette journée a été assez difficile, et plus particulièrement cet après midi. J'ai l'impression qu'il y a beaucoup d'échanges qui me heurtent et me blessent même si je sais que personne ne fait exprès. Je me sens souvent submergée par la tristesse que mon merveilleux chéri ne soit plus là et parfois d'échanger avec mes proches ne m'aide pas mais alors pas du tout. Cet aprèm j'ai fait part de mes difficultés à aller faire mes courses ou à faire des trucs basiques de la vie, je les fais pourtant mais j'avais envie de d'exprimer mes difficultés qui n'existeraient pas si je n'avais pas perdu mon amoureux, mais la personne en face m'a dit : ''la mort de B n'explique pas tout''. Je n'ai pas compris, et je ne me suis pas sentie écoutée. J'ai essayé de dire que c'était normal dans un processus de deuil d'avoir des difficultés de ce genre et l'erreur peut être que j'ai faite à été de dire par un peu d'énervement que peu de personne connaisse ce processus de deuil. Elle m'a alors dit que son copain connaissait car il a perdu un très bon ami à lui il y a quelques mois, que je n'étais pas seule à vivre ça. Chose que je sais et c'est bien pour ça que je suis sur ce forum ;)
Et puis une autre personne m'a dit que la souffrance pouvait parfois être un refuge, qu'on pouvait y trouver une forme d'extase, que peut être je ne m'autorisai pas à être heureuse. Alors que j'ai l'impression que ce n'est pas du tout le cas, j'aurais bien envie de ne plus souffrir, ou déjà de moins souffrir, de ne plus devoir faire un effort permanent pour tout, et j'essaie du mieux que je peux d'apaiser ma souffrance, de continuer, de trouver des alternatives qui me permettent de pallier tout ce chagrin, pour le faire sortir aussi. Je lui ai dit que je n'avais pas forcément besoin de conseils mais plus d'écoute et de parler de mon amoureux. ça a un peu plus ouvert sur ce dont j'avais besoin mais je culpabilise de réagir comme ça avec des gens importants pour moi qui essaient de m'aider, mais qui parfois, je dois bien l'admettre me blessent vraiment, et j'ai l'impression que ça rajoute du chagrin au chagrin si tant est que ce soit possible.
Je vous envoie plein de tendresse.
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Vivre un deuil périnatal / sur l'inrees
« Dernier message par qiguan le Hier à 21:30:50 »
https://inexplore.inrees.com/articles/desenfantes-deuil-perinatal

(j'ai lu l'article et viens vous copier son lien)
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Vivre le deuil de son conjoint / Re : Rencontre en apesanteur
« Dernier message par pscar13 le Hier à 21:28:17 »
Chère BEBE

Pour ta présence
Pour ta poésie



Douce soirée.
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