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Merci d'avoir ouvert ce thème.
D'une part, je partage l'avis des 2/3 du comité citoyen du rapport sur le sujet du suicide assisté, et d'autre part,  les  fins de vie que j'ai été amené à accompagner directement m'ont laissé un profond questionnement sur  la dignité,  la responsabilité et la culpabilisation, sujets difficiles et assez occultés, voire zappés ou évacués ai-je trouvé. A suivre, sujet complexe, évidemment, et plus qu'intéressant. donc vraiment merci.
Pascal.
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Discussions Générales / Re : tribune publiée sur les soins palliatifs et euthanasie
« Dernier message par qiguan le Aujourd'hui à 15:28:37 »
Merci pour cette alimentation de la réflexion de chacun
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Être un parent en deuil / Re : (Pperte d un enfant
« Dernier message par Helpa le Aujourd'hui à 14:54:04 »
Bonjour MonNathan,

Si je comprends bien, c'est tout récent et c'est normal de ne plus savoir où tu en es. C'est certainement trop tôt pour aller voir un médium, bien qu'il n'y ait pas de règle. Pas tellement parce que tu pourrais le déranger, je crois de par mon expérience qu'on ne dérange jamais. Mais plutôt parce que toi, tu as besoin de temps pour refaire surface et être en état émotionnel de recevoir des signes et de bien profiter d'un contact.

En attendant, tu peux lire des livres sur l'après-vie. Il y a toute une littérature à ce sujet, à ne pas prendre au pied de la lettre. A chacun de se faire une idée.

Tu peux lui parler aussi. Il t'entendra, c'est certain. Et dès qu'il pourra, il t'enverra des signes. Ca sera à toi de les reconnaître, mais ça n'arrive jamais quand on s'y attend. A mon avis, ça sera justement le signe que tu es prête, et lui aussi, pour un éventuel contact médiumnique.

Si ça peut te consoler un tout petit peu, je suis certain que lui n'est pas malheureux parce qu'il te voit et te ressent, contrairement à toi. Moi, ça m'a beaucoup aidé de comprendre ça.

Affectueuses pensées.

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Discussions Générales / Re : tribune publiée sur les soins palliatifs et euthanasie
« Dernier message par Faïk le Aujourd'hui à 14:24:51 »
"Ce n’est pas la question de l’euthanasie qui devrait être actuellement débattue mais celle du droit des patients à la non-obstination déraisonnable, au soulagement des symptômes d’inconfort et à l’accès aux soins palliatifs."

Serait-ce une question fermée ? Décider que la question de l'euthanasie n'a pas à être débattue car sortant du champ de la "Fin de vie" semble limiter singulièrement les débats...
Pour plus d'infos sur le sujet, consulter le thème "Prise en charge de la fin de vie" (cliquer sur onglet 2 Consultation afin de prendre connaissance des 626 propositions émises et voir Ici ! la synthèse ) qui a fait l'objet de consultations publiques lors des États Généraux de la Bioéthique qui se sont tenus cette année, ainsi que le Rapport de Synthèse du Comité Consultatif National d'Ethique/Opinions du Comité Citoyen de tous les thèmes abordés (transmis par Eva, merci !)
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Discussions Générales / tribune publiée sur les soins palliatifs et euthanasie
« Dernier message par qiguan le Aujourd'hui à 13:19:55 »
TRIBUNE. Les médecins d’Unité et d’Équipe mobile de soins palliatifs du département du Nord témoignent de l’intentionnalité de leur mission, qui «n’est jamais d’abréger la vie mais de soulager les symptômes».

Tout commence par notre interrogation sur l’importance médiatique donnée à ceux qui défendent corps et âme la possibilité d’une dépénalisation (ou légalisation) de l’euthanasie. Révoltés par l’omniprésence d’un seul langage, qui fait appel à la projection et aux peurs, légitimes, que nous pouvons tous avoir quant à notre fin de vie, nous avons voulu faire part de notre témoignage de professionnels de santé habitués à l’accompagnement palliatif. C’est pour cela que TOUS les médecins d’Unité et d’Équipe mobile de soins palliatifs du département du Nord ont signé une déclaration stipulant, entre autres, que «l’euthanasie va à l’encontre de notre culture palliative.» Nous sommes des palliatologues, dont le métier consiste à soulager les symptômes d’inconfort et à faire «vivre le temps qu’il reste à vivre» aux patients et à leur famille, dans les meilleures conditions possible.

Mais c’est quoi, les soins palliatifs? Le docteur Thérèse Vanier, pionnière de notre spécialité dans les années 1970, les décrivait ainsi: «C’est tout ce qu’il reste à faire lorsqu’il n’y a plus rien à faire.» Dans l’imaginaire collectif, les soins palliatifs sont abusivement associés à la phase terminale de la maladie. En réalité, il n’existe aucune opposition entre soins curatifs (qui ont la visée de guérir) et soins palliatifs, mais au contraire une continuité, une complémentarité entre ces deux types de prise en charge.

    «L’objectif est de ne pas maintenir de façon artificielle la vie, lorsque seul le confort du patient nous importe»

Les soins palliatifs sont présents dès le début de la maladie incurable, dès l’annonce du diagnostic (même si ceux-ci sont présentés autrement), et prennent une place croissante dans la démarche globale de soins, au fur et à mesure de l’évolution de la maladie, s’adaptant constamment à l’état du patient, à ses désirs, à ses besoins. L’objectif des soins palliatifs est d’obtenir un confort optimal pour des patients qui souffrent de pathologies graves évolutives et/ou terminales. Pour soulager les souffrances dites réfractaires, la loi Claeys-Leonetti de 2016 permet d’utiliser des thérapeutiques pouvant avoir un «double effet».

Le «double effet», c’est utiliser tous les moyens possibles pour soulager un symptôme même s’ils peuvent avoir comme effet secondaire d’abréger la vie (cet effet secondaire étant imprévisible et inconstant). Si nous décidons de prescrire des opioïdes (la morphine par exemple) ou des anxiolytiques, c’est qu’il existe des symptômes d’inconfort (douleurs, anxiété…). Ces thérapeutiques ne provoquent pas le décès, d’autant plus que nous essayons toujours de rechercher la posologie minimale efficace, celle qui permet le soulagement des symptômes et, si possible, de préserver la conscience du patient.

De même, il est possible, en situation palliative terminale et dans le cadre d’un refus d’obstination déraisonnable, que l’on décide après concertation collégiale d’arrêter une hydratation ou une alimentation artificielle afin de ne pas provoquer d’inconforts inutiles (encombrements, œdèmes locaux, risques de pneumopathies d’inhalation…).

L’objectif est de ne pas maintenir de façon artificielle la vie, lorsque seul le confort du patient nous importe. Les patients, dans ces situations, ne souffrent pas de faim ni de soif, ce sont des sensations qui disparaissent ou que nous savons apaiser.

    «De par notre expérience, nous savons que l’accompagnement palliatif permet un travail de deuil, des échanges, des moments de joie et de partage, qui n’au­raient pas été possibles autrement»

En dernier recours, si nous n’avons pas réussi à soulager le patient par des moyens habituels, nous pouvons mettre en place une sédation pour que celui-ci ne soit plus conscient de la situation qui lui cause un inconfort… Cela reste exceptionnel. L’intentionnalité de nos soins n’est jamais d’abréger la vie mais de soulager les symptômes. Ce ne sont pas les thérapeutiques initiées ou arrêtées, mais l’évolution de la maladie sous-jacente qui cause le décès ; celui-ci étant inéluctable à plus ou moins court terme. Puisque son intention est d’entraîner, de façon directe et intentionnelle, la mort d’un patient, l’euthanasie va donc à l’encontre de notre culture palliative, de nos pratiques.

De par notre expérience, nous savons que l’accompagnement palliatif permet un travail de deuil, des échanges, des moments de joie et de partage, qui n’auraient pas été possibles autrement. Les soins palliatifs, contrairement à ce que vous pouvez penser, sont remplis de vie. Qu’ils soient à domicile ou à l’hôpital, c’est une réponse pluridisciplinaire moderne, adaptée à l’accompagnement en fin de vie dans notre société qui a peur de la vieillesse, de la maladie, de la perte d’autonomie et de la mort. Les soins palliatifs respectent la vie et considèrent la mort comme un processus naturel. La singularité du vécu des patients dans cette situation et leurs souhaits y sont profondément respectés.

Ce n’est pas la question de l’euthanasie qui devrait être actuellement débattue mais celle du droit des patients à la non-obstination déraisonnable, au soulagement des symptômes d’inconfort et à l’accès aux soins palliatifs.
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Merci a tous pour vos gentils messages.
Je ne sais pas trop me servir de mon ordinateur mais surtout je ne vois pas ce qu il vous est arrivé comme terrible malheur
a vous tous qui m avez si humainement accueilli .
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Vivre le deuil de son conjoint / Re : C'est pas bientôt fini tout ce silence ?
« Dernier message par Eva Luna le Aujourd'hui à 12:22:39 »
et surviveuse de crue!
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Après le suicide d’un proche / Re : Impossible de faire son deuil
« Dernier message par Eva Luna le Aujourd'hui à 12:20:38 »
"Etait-ce vraiment une maladie? Est s'il l'avait sur un coup de folie, sans se rendre compte? :("

oui... c'est possible...
ça serait alors un trop plein de douleur morale et un passage à l'acte brutal , ça s’appelle un raptus anxieux.. et on ne peut pas y faire grand chose... la souffrance déborde tout et la seule solution perçue à ce moment T là... c'est d'en finir...
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Vivre le deuil de son conjoint / Re : "la vie et rien d'autre "pour B.
« Dernier message par nathT le Aujourd'hui à 12:00:52 »
Biche,

Partie dans mes rêves .... après une petite coupe !
Les petites coupes de Champ .... plus qu'excellent pour le moral ....Mes deux grands-mères sont parties centenaires et l'une d'elle buvait tous les après midi une demi bouteille de champ accompagnée de gâteaux roses de Reims ...
Je ne vais pas attendre d'être centenaire !
Mes deux grands -mères sont restées 'veuves'  30 ans !
Je ne me le souhaite pas !
Je leur ai demandé étant enfant comment on pouvait vivre seule :réponse de la première (celle du champ) :il faut savoir penser à soi
réponse de la seconde (qui a vécu plus de deuils dont la perte de son fils): je reste pour mes enfants et mes petits enfants
ils sont mon bonheur

Chacun son chemin ....
Je tente un peu les deux : mes enfants, ma petite fille .... et le champ !
Cependant ce qui me maintien en vie c'est de savoir, d'être persuadée que Benoît veut me voir bien vivante, profitant bien des moments de bonheur ; c'est pour lui faire honneur, par respect pour lui que je parviens à remonter la pente (pourtant comme tous ici je redescends souvent bien bas !)
Hauts les coeurs!

Nath
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Vivre le deuil de son conjoint / Re : Il n'avait que 25 ans...
« Dernier message par Maxia le Aujourd'hui à 11:53:06 »
Et voilà on y arrive à cette période de l'année que je n'aime plus du tout, La toussaint, Noël, ... ça me répugne de déjà voir les décos de Noël dans les magasins...

Je ne suis pas croyante mais la belle-famille tient à respecter la coutume de la Toussaint, alors comme chaque année, je vais aller aujourd'hui nettoyer la stèle de mon chéri pour cette journée, la refleurir aussi car je déteste cette saison qui nous enlèvent toutes les belles couleurs sur les tombes.  Je reste néanmoins contente que ta tombe mon chéri reste la plus belle et la plus fleurie dans le cimetière, cela prouve à quel point tu étais estimé. Jamais on ne t'abandonnera.
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