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Après le suicide d’un proche / Re : Suicide de mon mari
« Dernier message par Liesel le Aujourd'hui à 19:23:44 »
Bonsoir Aline,

Merci pour ton soutien.
Oui, tout cela est injuste, quelques soient nos histoires, pour ceux qui sont morts et pour ceux qui restent.

"La mort n'atteint pas seulement celui qui doit fermer les yeux à jamais mais aussi les autres, tous les autres qui recevront l'horreur et l'absence en partage."  Marie-Claire Blais

Je me pose encore parfois la question du pourquoi pour mon fils, tellement de réponses et un tel non sens! Je crois qu'il est impossible de répondre à cette question du pourquoi. Eux-mêmes sauraient-ils répondre?

Bien affectueusement
Liesel
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Après le suicide d’un proche / Re : Vivre avec
« Dernier message par Liesel le Aujourd'hui à 16:01:56 »
Celui qui est parti

 
Ne le cherchez pas en arrière, ni ici, ni là,
ni dans les vestiges matériels qui vous sont naturellement chers.
Il n’est plus là.. Il ne vous attend plus là.
C’est en avant qu’il faut le chercher, dans la construction de votre vie renouvelée…

Soyez lui fidèle et non point dans une sentimentalité rétrospective
avec laquelle il faut avoir le courage de briser..
Sa véritable trace n’est pas dans certaines manifestations de son activité.
Leur disparition même si douloureuse qu’elle puisse vous paraître, doit vous libérer,
non vous déprimer.
Non pas oublier, mais chercher en avant.
Malgré tout ce que vous pouvez sentir ou croire,
reconnaître avec évidence que votre vie doit se poursuivre. Je suis persuadé qu’elle commence.
Décidez-vous seulement à ne plus vivre dans le passé,
ce qui ne veut pas dire que vous oubliez celui-ci, mais seulement que votre manière,
la vraie, de lui être fidèle doit consister à construire en avant, c’est à dire à être digne de lui.
Ne vous isolez pas.
Ne vous repliez pas au fond de vous-mêmes.
Mais voyez le plus possible vos amis.
Donnez-vous.
C’est ce don qui vous libérera et vous épanouira.
Je voudrais que vous trouviez nombre de gens et de choses auxquels, noblement, vous vous donnerez.

 
Pierre Teilhard de Chardin

 
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Discussions Générales / Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Dernier message par Liesel le Aujourd'hui à 15:56:42 »
La tristesse et les larmes

Dans les tribus indiennes, on dit qu'il ne faut pas laisser le mal se blottir.
Il faut le faire jaillir du corps, gicler hors de la peau comme les pépins de baies sauvages.
Il ne faut pas lui donner de prise. Car le malheur est habile.
Il plonge dans les parties vitales de l'organisme,
s'insinue dans les recoins les plus inaccessibles,
se love dans les viscères et jusque dans la bile.
Et il les anémie.

Ensuite, il leur ôte le goût de vivre.
Alors le cœur se ternit, les yeux s'engorgent.
Et comme le dos se courbe, le teint se flétrit.
Non, le chagrin, cela se chasse, comme les pépins de raisin.
Pour l'extirper, il ne sert à rien de se gratter la chair et le sang.

Il lui a dit - et elle le croit car c'est un grand sorcier -, il lui a dit que l'eau salée est le meilleur des remèdes.

Les Indiens enduisaient leurs malheureux de cataplasmes marins.
C'est parce que, le mal, il fond dans l'eau salée.
C'est parce que l'eau de mer agit sur la peau comme par osmose.
Elle aspire les larmes à la surface.
Pendant des jours et des jours, il faut s'humecter sans cesse.
Alors le malheur se dissout dans les larmes, se délite à petites gouttes pour sourdre hors du corps par les yeux.

Pour guérir de la mort, il faut pleurer.

(Myriam Cohen-Welgryn)

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Discussions Générales / Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Dernier message par Federico le Aujourd'hui à 15:56:22 »

Maman... ma Petite Maman... Maman chérie... je t'aime...

 _ "Je veux du sublime ! sinon rien ! "... OUI..."Je veux du sublime ! sinon rien !"

 Mais mon fils adoré... je suis ta maman ... je suis pauvre, humble, analphabète... je suis illettrée !

 _ Maman... Moi, "je veux du sublime ! sinon rien !"

 Mon chéri, mon Amour... je ne suis pas sublime !... je suis pauvre, humble, analphabète... je suis illettrée !
 Ne suis je RIEN pour autant ?

... ... ...

 _ Maman... oh ma Petite Maman chérie, adorée... pardonne-moi... excuse moi... mille fois pardon... mille fois merci...

Non tu n'es pas sublime ... j'ai ENFIN compris... Tu es divine avec moi !
TU es ma Maman ...
qui m'aime tant...
et que j'aime tant...

 _ Maman ... ma Petite Maman... tu n'es qu' AMOUR... je t'aime ...

Ton fils aîné
B.
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Vivre le deuil de son conjoint / Re : Bis repetita
« Dernier message par Liesel le Aujourd'hui à 15:49:53 »
Pensées pour toi et tes enfants... courage
Liesel

La colère

On avait jusque là plus ou moins cru à une justice, à une sagesse inhérente à "l'ordre des choses"...et soudain son enfant se noie, son épouse meurt en couches ou son compagnon se tue.
Là tout vole en éclats.
Le fragile édifice de ses croyances et de ses convictions se trouve violemment ébranlé et on vient à se demander si on ne s'est pas trompé ou si on n'a pas été trompé.
On est en colère contre Dieu, en colère contre la destinée.
La révolte est soit brutale et explosive, soit insidieuse et rampante, quand, au fil des mois, tout ce à quoi on avait cru s'effrite.
L'épreuve est difficile...car c'est un système essentiel de repères et références qui est mis en cause...
Il est certain que l'on ne peut s'empêcher de ressentir ce qu'on ressent !
Pour l'instant, la colère est présente, il faut en tenir compte.
Si le chemin du deuil passe par elle, c'est qu'elle a manifestement sa raison d'être.

(Christophe Fauré)



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Les beaux textes / Re : Comme toujours dans la vraie vie !
« Dernier message par Federico le Aujourd'hui à 15:39:33 »

Aux HOMMES de ce Forum...

Je pense à vous... Hommes, Fils, Papas, grands-pères, frères, tontons, époux, amants, amoureux, amis !
Vous qui êtes dans le chagrin, la douleur physique, la souffrance morale...
Vous qui connaissez cet état de mal-être ou une grosse boule nous nargue pour stagner au niveau de la gorge ... Boule d'amertume, de frustration, de colère !...
Moments incommensurablement mélancoliques !
Désespérément désertiques d'affection, de tendresse, d'amour...
La solitude, le vide, le néant, les profondeurs abyssales ... de notre existence !

Amitiés... espoir, espérance...

Amicales pensées pour vous...

Bien Solidairement.
Federico
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Après le suicide d’un proche / Re : Vivre avec
« Dernier message par Liesel le Aujourd'hui à 15:30:41 »
La mort n'est rien

L'amour ne disparaît jamais.

La mort n’est rien.

Je suis seulement passé dans la pièce d’à côté.

Je suis moi, tu es toi :

Ce que nous étions l’un pour l’autre,

Nous le sommes toujours.

Donne-moi le nom que tu m’as toujours donné.

Parle-moi comme tu l’as toujours fait.

N’emploie pas un ton différent.

Ne prends pas un air solennel ou triste.

Continue à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.

Prie, souris, pense à moi, prie pour moi.

Que mon nom soit prononcé à la maison

Comme il l’a toujours été,

Sans emphase d’aucune sorte,

Sans trace d’ombre.

La vie signifie tout ce qu’elle a toujours signifié.

Elle est ce qu’elle a toujours été.

Le fil n’est pas coupé.

Pourquoi serais-je hors de ta pensée

Parce que je suis hors de ta vue ?

Je t’attends, je ne suis pas loin,

Juste de l’autre coté du chemin.

Tu vois tout est bien.

Henry Scott Holland
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Discussions Générales / Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Dernier message par Federico le Aujourd'hui à 15:16:40 »

Chanson d’automne
Paul Verlaine

 Les sanglots longs
 Des violons
 De l’automne
 Blessent mon coeur
 D’une langueur
 Monotone.

 Tout suffocant
 Et blême, quand
 Sonne l’heure,
 Je me souviens
 Des jours anciens
 Et je pleure

 Et je m’en vais
 Au vent mauvais
 Qui m’emporte
 Deçà, delà,
 Pareil à la
 Feuille morte.

 Paul Verlaine, Poèmes saturniens
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Après le suicide d’un proche / Re : Vivre avec
« Dernier message par Liesel le Aujourd'hui à 15:04:00 »
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Après le suicide d’un proche / Re : Suicide de mon mari
« Dernier message par Coccie le Aujourd'hui à 12:27:27 »
Mon psy m'a dit : "on arrive à accepter, petit à petit, avec beaucoup de temps suivant les personnes... mais sans valider pour autant". Comment valider le suicide d'une personne qu'on aime même si les proches vous rabâchent "c'était son choix" ? Choisir la mort, c'est terrible, cela signifie qu'il n'y a pas d'autre issue... alors que l'amour de la vie peut être présent, paradoxalement. Mon compagnon m'a écrit dans sa dernière lettre, quelques heures avant de sauter d'une falaise début juillet : "je ne sais pas si je trouverai le courage, car j'aime beaucoup la vie aussi..." quelle désolation pour moi. Quelle horreur de se dire qu'il aurait peut-être suffi d'un rien.
C'est un long chemin semé d'épines qui est devant nous, endeuillés par un suicide... pour ma part je navigue entre chagrin, tristesse, colère et révolte contre l'injustice... son meilleur ami me disait hier "je me sens trahi". Oui, c'est ça aussi. On se sent laissés tombés comme de vieilles chaussettes, sans y être aucunement préparés, et dans une violence extrême.
Les sentiments, les ressentis sont exacerbés, la tristesse, le chagrin, incommensurables...
Ici, on est nombreux à partager tes émotions, ta douleur. Même ceux qui ne s'expriment pas, souvent parce qu'ils ne le peuvent pas, lisent, et trouvent, sans doute, le réconfort du partage. Je te souhaite une belle journée... une à la fois...
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