Auteur Sujet: Parent divorcé et désenfanté  (Lu 37027 fois)

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Re : Parent divorcé et désenfanté
« Réponse #480 le: 25 Mai 2019 à 13:24:23 »
Merci Nora! :-*
et yes pour le merveilleux!
« Modifié: 25 Mai 2019 à 19:43:58 par résilience et silence »
C'est dans les situations les plus difficiles et les plus désespérées que les individus trouvent le courage de se battre pour leur conviction. Tecumseh.

Hors ligne Mircea

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Re : Parent divorcé et désenfanté
« Réponse #481 le: 25 Mai 2019 à 17:52:50 »
Oui, toi aussi tu vas manquer Pascal !

« se débrancher », temporairement ou non, est parfois une nécessité …
Peut-être qu’à un moment, tu auras l’envie de reprendre cette plume qui t’a mené ici … ou elle te mènera ailleurs.

Fais ce qu’il y a de meilleur pour toi ….

Latcho drom (bonne route) sur le chemin de l’apaisement ....

Je t’embrasse
Une caresse pour la turbulente Cheyenne,
Une belle pensée pour ta rayonnante Javotte

Catherine

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Re : Parent divorcé et désenfanté
« Réponse #482 le: 25 Mai 2019 à 19:43:11 »
Merci Catherine! :-*
Je reste à glaner qques trucs sur le forum, mais oui, je suspens mon fil pour l'instant, c'est ce qu'il faut faire, je crois.
C'est dans les situations les plus difficiles et les plus désespérées que les individus trouvent le courage de se battre pour leur conviction. Tecumseh.

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Re : Parent divorcé et désenfanté
« Réponse #483 le: 26 Mai 2019 à 09:35:00 »
Bonne route, ou bon vent, quelque soit ton chemin, qu'il te soit doux

Hauts les coeurs!
Nath

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Re : Parent divorcé et désenfanté
« Réponse #484 le: 26 Mai 2019 à 10:40:29 »
Merci Nath! :-* Heureux qui comme Ulysse.....évitons les pièges! Bizs! Pascal.
C'est dans les situations les plus difficiles et les plus désespérées que les individus trouvent le courage de se battre pour leur conviction. Tecumseh.

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Re : Parent divorcé et désenfanté
« Réponse #485 le: 14 Octobre 2019 à 08:05:33 »
Bonjour à vous toutes et tous.
Cela fait longtemps que je n'ai pas écrit, juste des visites rapides pour maintenir le lien.
Besoin aussi d'explorer seul ce qui m'a conduit à évoquer un processus "d'accomplissement du deuil" vécu après un séminaire avec Martine Gercault qui publie très prochainement son bouquin "une psy parle aux esprits", que, bien sûr, je n'ai pas encore lu. Mais ma confiance en Martine est telle, une des meilleures praticiennes de ma connaissance, exploratrice comme nous, de nouvelles contrées du psychisme, de ses potentiels et des outils de guérison à notre disposition, soient-elles inscrites dans notre humble condition humaine.
Le shamanisme, je le conçois avec recul, comme un outil de guérison à notre portée, sans que je considère le deuil comme une pathologie, cela soit dit. Il m'a essentiellement aidé à éteindre ma colère. C'est notre responsabilité de parent endeuillé de vivre ce destin en accord avec notre devoir parental : nos enfants défunts réclament au même titre que nos enfants vivants tout notre amour, notre soutien, notre confiance et notre refus d'accepter un rôle de victimes passives, condamnées à errer dans un deuil fait d'unique souffrance, de douleur, de culpabilité et de manque.
Mais faut-il qu'un deuil accompli ouvre des portes autres que cette errance douloureuse. La respiration holotropique, outil à notre disposition, ouvre des portes de notre inconscient comme un pont vers d'autres espaces intérieurs, hors temps, hors espaces, dans lesquels je reste convaincu que nos défunts partagent l'accès dans ce qu'elles ou ils sont maintenant devenus. Hors processus de travail thérapeutique,  le rêve nous permet certains contacts dans cet entre nous-mêmes et eux-mêmes qu'il ouvre. C'est cet espace/non-espace que le deuil accompli vient de permettre d'émerger à mon conscient. J'ai rêvé de ma fille, ce qui ne m'était encore jamais arrivé jusqu'à présent, une première fois voici 15 jours, elle était encore toute petite, puis un deuxième fois cette nuit, adulte. Ce deuxième contact fût celui d'un parent à son enfant,nous rassurant mutuellement que le chemin que nous empruntons est bien celui qui nous aide l'un comme l'autre. L'image d'une amputation cicatrisée de part et d'autre conclut ce scénario onirique. Je vous sais ouvert(e)s à cette analogie métaphorique, tout comme le fait que ce ne sont que des prothèses, prothèses dont-il est important de partager l'utilité.
Je me devais de le partager avec vous, certainement un devoir de lien social qui ne saurait exclure notre grande communauté d'appartenance, quelle que soit la façon dont le destin s'est imposé à notre chemin de vie.
Toute mon estime à vous de ma place de parent endeuillé. Bizs.
Pascal.
« Modifié: 14 Octobre 2019 à 14:04:08 par résilience et silence »
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Hors ligne Eva Luna

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Re : Parent divorcé et désenfanté
« Réponse #486 le: 14 Octobre 2019 à 13:22:54 »
J'ai rarement rêvé d'Elle...
Le dernier...: je l'entrapercevais au milieu d'une foule amie ou amicale...et j'en étais heureuse...Fin.


Hors ligne souci

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Re : Parent divorcé et désenfanté
« Réponse #487 le: 14 Octobre 2019 à 13:45:36 »

    Bonjour Pascal  :D

    Mes rêves désignent encore la blessure ...
   
    Dernièrement, j'ai rêvé que je portais sur mon dos une mes nièces, et un autre enfant, Noir, un enfant que j'avais adopté.
Tous deux devaient avoir environ 2 ans.
Mais au fur et à mesure que j'avançais, ils rétrécissaient, et je devais faire attention de ne pas les perdre.
Et soudain, je sens que je ne porte plus rien, ils sont tombés, je les cherche sur le sol,
    épouvantée,
    ils sont si petits, si petits, impossible de les distinguer parmi les poussières ...
Ils sont devenus poussières ... je ressens une tristesse infinie ...

    Consciemment toutefois, je ressens profondément, très concrètement (ce qui a restauré en moi l'élan vital brisé, puis cassant et enfin convaincu)

    "nos enfants défunts réclament au même titre que nos enfants vivants tout notre amour, notre soutien, notre confiance et notre refus d'accepter un rôle de victimes passives"

    C'est long d'y croire réellement, mais après six ans et demi, cela apaise.

    Merci pour ton partage précieux.
     :D M.

   

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Re : Parent divorcé et désenfanté
« Réponse #488 le: 15 Octobre 2019 à 07:58:03 »
Bonjour Eva, bonjour Souci et à Vous.
Oui, je crois que nous devons faire attention à ne pas les perdre, et c'est un dur combat que celui-ci, aux limites de notre possible. Une anecdote qui reflète cette plasticité permanente qu'il nous incombe de tenir : une personne qualifiée de psychotique s'est enfuie d'un entretien thérapeutique qui l''angoissait en verbalisant "je n'ai rien dans la tête"...A l'échelle particulaire quelle vérité! La part de notre matière est si infime.  Mais  quel pont avec notre deuil? L'indifférencié, qu'il se traduise par la foule (amicale, ouf) ou la dissolution dans le sol, met pour moi l'accent sur notre condition de différencié, encore inscrit dans la matière et en devoir d'en être les dépositaires temporaires. Je supporte assez mal ce verbe : "perdre". Car justement, l'accomplissement du deuil demande de transformer le lien douloureux qui fait fil en lien de confiance envers un vivant existant en d'autres espaces/temps que celui dans lequel notre conscience est inscrite pour l'instant. Le rêve fait pont, à mon avis, mais demande d'être considéré dans ses 2 sens, sans tomber dans l'abime qu'il franchit : de nous à eux et d'eux à nous. Toujours métaphoriquement, bien sûr.
"Vous êtes ce que nous avons été et serez ce que nous sommes" disent les morts. Mais il/elles le disent en nous et à nous de l'entendre, voire de "protéger" cet échange interactif probablement, je ne sais que mon inconnaissance. Je maintiens que l'Univers est vivant et que nous ne sommes qu'une de ses facettes, majoritairement construite de vide et actifs dans une illusion d'espace/temps, aussi réelle que la porte que je me prends si j'essaye de passer au travers si je m'y risque, histoire de me rappeler la réalité...Mais en rêve, c'est une autre affaire!
Courage. Bizs.
Pascal.
« Modifié: 15 Octobre 2019 à 08:29:04 par résilience et silence »
C'est dans les situations les plus difficiles et les plus désespérées que les individus trouvent le courage de se battre pour leur conviction. Tecumseh.

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Re : Parent divorcé et désenfanté
« Réponse #489 le: 25 Octobre 2019 à 07:49:22 »
Bonjour!
J'ai apprécié la conférence de Lytta Basset, écoutée voici qques jours en podcast (un enregistrement, en fait, mais j'aime bien la force de "représentation"!) sur le site de l'asso "apprivoiser l'absence". Merci à l'asso".
Son "vous voyez ce que je veux dire" m'a fait sourire dans cette 4ème année qui engage celle du deuil accompli...deuil accompli qui confronte à apprivoiser le vide, suite phénoménologique presque bêtement logique au final, puisque si douleur, souffrance et culpabilité n'occupent plus place, qu'en est-il du vide que ça laisse? La nature a horreur du vide, moi aussi, il me fait peur et me file le vertige. mais je reste accroché à ma petite paroi : rien, absolument rien ne me fera lâcher le fil du vivant qui s'y déroule comme lien entre nous les "de ce monde" et nos enfants défunts "en droit de regard, justement, sur ce qui s'y passe, dans ce monde", tout comme nos enfants vivants. Pas facile de garder ce cap, quand même, parfois, vous voyez ce que je veux dire? ;)
Bizs!
Pascal.
« Modifié: 25 Octobre 2019 à 08:27:52 par résilience et silence »
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Re : Parent divorcé et désenfanté
« Réponse #490 le: 30 Octobre 2019 à 07:46:04 »
Bonjour!
Ecrire est finalement proche de peindre. En lieu et place du pinceau, la mise en forme de mots s'organisant en textes n'est pas sans évoquer la mise en forme de la matière qui s'organise sur une toile vierge. Les mots comblent le vide comme s'il s'agissait de mettre en forme de la matière à écrire comme si elle sortait d'un tube d'huile fine, celle-ci, matière à peindre.
4 années...La quatrième pour mon propre cheminement de deuil, celle de la confrontation au vide. A l'aune de ces 3 années précédentes, je pense qu'il s'agit de vivre un processus incontournable de maturation qu'il est impossible d'éviter. Chacune des années a eu sa dominante...la première fut celle de l'effraction, de la sidération, celle du corps, de la douleur physique qui ne sait s'exprimer autrement que dans la souffrance crue. La deuxième , celle de l'approche de l'élaboration, dominante d'un tri entre les  étages de culpabilité et de responsabilité, d'une remise en marche de la fonction motrice du vivant, en quelque sorte. La troisième s'est conclue sur l'apaisement (relatif) de la colère, d'une soif de reconnaissance intarissable, à l'identique d'un désert sans autre partage que l'injustice inextinguible qui l'habite. Qu'en sera-t-il de la conclusion de cette quatrième? J'en perçois l'éprouvé de la grande solitude d'un impartageable au fil d'une toile qui ne saurait être autre que totalement personnelle. "Rien ne s'oppose à la nuit", Delphine de Vigan nous livre un bel essai sur une trame qui nous dépasse, faisant état d'opacités et d'errances qu'elle accepte en l'état : elles sont incontournables mais n'occultent pas notre droit  à modeler l'indicible sans avoir d'autres recours que l'écriture, la peinture, la danse, la musique, la méditation, voire le soliloque....et j'en passe!
Tous mes voeux de fertilité à vous, je crois que je vais continuer d'écrire de temps en temps mon ressenti de cette trame qui nous dépasse, quitte, parfois, à barbouiller! Merci quand même de me signaler si je radote :D.
Pascal.
« Modifié: 30 Octobre 2019 à 07:49:58 par résilience et silence »
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Hors ligne Eva Luna

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Re : Parent divorcé et désenfanté
« Réponse #491 le: 30 Octobre 2019 à 14:14:31 »
écrire pour mettre en forme avec des mots un réel impossible ...et combler ainsi un vide intersidéral...
comme on peint,comme on sculpte,comme on modèle...ou remodèle une existence ravagée...
avec  des couleurs particulières pour chaque année de deuil passée...
je vois que j'ai la même vision que toi sans avoir les mêmes facilités littéraires...
il y a de l'universel dans ton texte...
mais bon, ça rassure...
ça brise un peu le sentiment d’être seule au monde au milieu d'un deuil impartageable...
je guette tes mots... 

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Re : Parent divorcé et désenfanté
« Réponse #492 le: 31 Octobre 2019 à 07:11:07 »
Merci Eva, ça me fait plaisir d'avoir ton retour. Tu t'es accrochée vraiment avec belle valeur avec notre compagnon de deuil Assiniboine! Quelque part, j'en éprouve une authentique fierté, peut être facette de cette belle plante à honorer dans notre vide chargé de mortifère!
"Mourir vivante", c'est un beau final que le bouquin de Delphine de Vigan, "rien ne s'oppose à la nuit"! Là, quel talent! Surtout pour nous qui avons un bout de mort en nous, même si l'analogie n'est pas à la résonance exacte de nos propres destins de parents endeuillés, ce "mourir vivant" traduit partie de ce que je ressens. Je me sens si souvent idiot et démuni face à cet incompréhensible qui nous a condamné à nous transformer sans le moindre préavis! Le partage de l'écrit reste un atout.
En attendant,comme "Paix à la Paix"... "Vie à l a Vie!"
Pascal.
PS : d'ailleurs, contrairement aux trains, les psychiatres ont le droit de dérailler, hein, Assiniboine! ;)
« Modifié: 31 Octobre 2019 à 07:14:01 par résilience et silence »
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Re : Parent divorcé et désenfanté
« Réponse #493 le: 01 Novembre 2019 à 07:47:54 »
Bonjour à vous.
Cet écrit qui est plus de la réflexion que du ressenti s'adresse aux parents endeuillés qui ne sont plus dans les premières phases du deuil, sans que je puisse établir en terme de temps la durabilité d'une telle phase...1 an, 2 ans ou plus, l'effraction et la sidération demandent un temps qui est propre à chacun. Je tiens d'emblée à le préciser sur un forum ouvert à tou(te)s. C'est par prudence et respect que je mets ce préambule. Le distinguo entre responsabilité et culpabilité est passage à haute fréquence de douleur, de tourments et de souffrance crue. Je tiens donc à avertir, même si c'est acte volontaire que celui d'aller surfer. Il y a demande d'aide et de soulagement et, plus avancé(e)s dans le deuil , il me semble utile de partager nos propres états, en toute précaution, bien sûr.
Je ne suis pas responsable de la mort de ma fille mais bien responsable d'un des fils qui l'ont conduite sur le chemin de ses propres choix de vie, si dramatiquement écourtée. Oser formuler ainsi ce travail psychique du deuil n'est pas sans risque mais fait l'objet, à mon avis, d'un portillon incontournable pour accéder à d'autres étapes, d'autres paliers pour plagier le poème de Lynda Pastan. Rien n'occulte l'omniprésence du douloureux, de l'inacceptable ou de l'injustice dans ce propos, il permet tout au plus de réguler nos forces de résilience et de dignité, peut être simplement nos forces humaines.
Le principal hiatus avec ma propre mère est sa totale incapacité à porter son propre chapeau (à me le faire porter, enfant unique décevant, à jamais honni et aimé dans ce magnifique paradoxe!), et je ne tiens en aucun cas à accomplir mon propre trajet sous le joug de cette béance de responsabilité. Mon père, proche de son terme en fit état, malgré l'amoindrissement de ses facultés mentales et je lui en tiens reconnaissance : c'est forme de courage que d'aborder la faille, soit-elle inconsciente...son émergence à la conscience fait à mon avis, toujours, signal d'un accompli, d'une réussite, en quelque sorte. La question du dédouanement fait souvent sujet de nombreux écrits, récits témoins des souffrances générées par l'intergénérationnel transmis, acté ou non, mais en tout cas transmis, même de façon involontaire. Je n'ai personnellement aucune commune mesure avec des pères criminalisant leur paternité et transgresseurs de nos tabous primordiaux, l'inceste, évidemment pour le nommer, mais il n'est pas le seul. Non, pour ma part, il s'agit plus d'une instabilité qui fût, je dis bien fût,  vectrice d'un stress de tous mes enfants qui ne favorisa nullement la force de tranquillité, de confiance à pousser en eux, engrais que tout enfant est en plein droit d'espérer de tout parent. La transformation liée au deuil accompli aboutit à une acceptation d'un travail continu sur ce sujet, qui ne sera jamais réglé mais permet à notre petit navire psychique de ne pas se laisser engluer dans le marasme d'une souffrance uniquement coupable. Suivant ma focale d'approche, cela implique que nos enfants défunts sont en droit d'attendre de nous, les vivants, une stabilité à l'image d'un bateau multicoques : des fois ça tangue, mais ça stabilise et permet de naviguer sur l'immensité liquide de l'incompréhensible qui a frappé, de se confronter au vide et à tout le reste. "Vous voyez ce que je veux dire?" ;)
J'espère ne pas être trop abscons.
Bien à vous.
Pascal.
« Modifié: 01 Novembre 2019 à 07:52:52 par résilience et silence »
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Re : Parent divorcé et désenfanté
« Réponse #494 le: 01 Novembre 2019 à 16:57:39 »
Je ne vois pas trop ce que tu veux dire...c'est effectivement un peu abscons...et ma capacité de lecture complexe est un peu en panne, là...
Bises du 1