Auteur Sujet: Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !  (Lu 487051 fois)

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2685 le: 17 Septembre 2018 à 16:01:20 »

La Vie Pour L'eternite -

LE SUICIDE : QUELQU'UN QUE VOUS AIMEZ A DÉCIDÉ DE QUITTER CETTE VIE ...

A votre corps défendant, son geste vous a projeté sur un chemin de souffrance qui a dépassé tout ce que vous aviez pu connaitre auparavant. !
Vous avez lutté pour comprendre ce qui l'a attiré vers sa destruction et, même encore aujourd'hui, vous restez avec tant de questions sans réponse ! Vous avez pourtant accepté de ne pas avoir de réponse définitive, alors que cette idée était intolérable autrefois ; vous avez accepté que vous ayez pu vivre auprès de quelqu'un que vous aimiez et que pourtant vous ne compreniez que partiellement.
Une part de son mystère reste et restera pour toujours inaccessible et vous avez fait la paix avec cette réalité ...
Las, vous avez trouvé la force de ramasser l'un après l'autre, les morceaux épars de votre vie éclatée et, au plus profond de votre être, quelque chose de plus fort que la mort a pris la décision de continuer.

Le suicide ne résume pas la vie de la personne que vous avez perdue ; ce qu'elle était fondamentalement va bien au-delà, n'est ce pas ? Alors, s'il vous plait, ne laissez pas votre deuil résumer le reste de votre existence : vous êtes bien plus que cela, vous aussi.
Le suicide vous a déjà dérobé la vie de cette personne ; ne le laissez pas de surcroit, vous dérober la vôtre ! Ne le laissez pas gagner à nouveau ! Si vous laissez gagner le suicide en vous abandonnant à vous-même, vous lui donnez raison et vous validez la mort de cette personne ...
Alors soyez pleinement ce que vous devez être maintenant, avec vos blessures et vos cicatrices, mais aussi avec toutes les forces vives de votre être.

Vous n'avez pas souhaité cette mort, mais la façon d'y réagir est votre prérogative. Alors, ainsi, vous ferez de votre vie retrouvée un témoignage de résilience et un hommage à votre enfant, à votre conjoint, à votre parent, à votre ami (e), par de-là la souffrance qui l'a conduit à quitter cette vie. Vous honorerez sa mémoire par ce que vous faites aujourd'hui de votre propre vie.

Un immense merci au Docteur Christophe FAURE pour son livre "Après le suicide d'un proche, vivre le deuil et se reconstruire" tellement aidant pour un sujet complexe et encore beaucoup trop tabou.

https://laviepourleternite.blogspot.com/p/le-suicide.html
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2686 le: 18 Septembre 2018 à 10:16:32 »

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/il-faut-un-plan-psychiatrie-sur-le-modele-des-plans-cancer_2033719.html

"Il faut un plan psychiatrie sur le modèle des plans cancer"

 Propos recueillis par Stéphanie Benz, publié le 07/09/2018

Le professeur Pierre-Michel Llorca, chef de service en psychiatrie au CHU de Clermont-Ferrand.

Un livre choc sur l'état de la psychiatrie française appelle à une vaste réforme.
Entretien avec le Pr Pierre-Michel Llorca.

La crise de la psychiatrie nous concerne tous. Il y a, bien sûr, l'état catastrophique des services hospitaliers spécialisés, indignes d'un pays comme le nôtre. Mais, au-delà, 1 Français sur 5 est ou sera touché par une pathologie mentale, à un moment ou à un autre, au cours de sa vie - sans compter les proches des patients, souvent durement affectés eux aussi. Pourtant, la prévention est quasi nulle, et tous les malades n'ont pas accès à des soins de qualité. C'est pourquoi L'Express a choisi de mettre en avant l'ouvrage publié sous l'égide de la Fondation FondaMental et de l'Institut Montaigne, en librairie le 17 septembre*. Leur diagnostic, très fouillé, le montre : le naufrage ne s'explique pas uniquement par le manque, réel, de moyens. Et, surtout, il n'est pas inéluctable. Les pouvoirs publics, au moment où ils s'apprêtent à engager une vaste réforme de notre système de santé, devraient s'inspirer de leurs propositions. Pour que la psychiatrie ne soit pas, une fois de plus, laissée de côté, alors qu'à l'inverse, elle devrait être érigée en priorité nationale. Entretien avec le Pr Pierre-Michel Llorca, chef de service au CHU de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), directeur des soins de la Fondation Fondamental, et coauteur du livre.

Vous le rappelez largement dans votre ouvrage, les maladies mentales représentent un lourd fardeau pour notre pays...

Pierre-Michel Llorca : 12 millions de personnes souffrent aujourd'hui de troubles psychiatriques - dépression, bipolarité, schizophrénie, anxiété, autisme... Ces affections sont la première cause de décès chez les jeunes adultes, avec 10 000 suicides par an, le premier poste de dépenses de l'Assurance maladie (22,6 milliards d'euros par an) et la première cause d'invalidité et d'arrêt de travail. L'espérance de vie des malades se trouve réduite de dix à vingt ans, en moyenne, par rapport à la population générale. C'est un enjeu de santé publique majeur. Or, depuis vingt ans, les rapports se succèdent sans que les mesures indispensables ne soient prises. Pour des raisons économiques, mais aussi du fait des représentations négatives autour de la pathologie mentale. 

Les patients paient au prix fort les difficultés du secteur, en particulier à l'hôpital, comme l'ont montré les affaires de Saint-Etienne et de Bourg-en-Bresse, avec des malades placés abusivement sous contention ou à l'isolement. De telles situations sont-elles devenues monnaie courante ? 


Non, fort heureusement. Le contrôleur général des lieux de privation de liberté inspecte régulièrement les services, et des cas aussi extrêmes restent rares. Mais ils illustrent bien le manque de moyens auquel nous sommes confrontés au quotidien. Les professionnels de santé doivent assurer la sécurité de leurs patients, sans toujours disposer du personnel suffisant pour cela. Ils sont donc pris dans une spirale infernale qui peut aboutir à ce type de décisions. Les grèves de la faim des agents hospitaliers ces derniers mois, pour tenter d'obtenir des postes supplémentaires, l'ont bien prouvé aussi : les hôpitaux se trouvent dans une situation dramatique. Et je ne parle même pas des conditions matérielles. Mon service, par exemple, aurait dû être rénové voilà dix-huit ans, et nous ne disposons toujours que de 2 salles de bains pour 25 patients dans nos unités d'hospitalisation... 

En même temps, tous les experts le disent, on hospitalise trop en France. Comment en sommes-nous arrivés là ? 

Historiquement, nous avons toujours eu, depuis le XIXe siècle, beaucoup de lits d'hospitalisation en psychiatrie. A partir des années 1970, les pouvoirs publics ont voulu développer une politique dite "de secteur" : chaque territoire devait avoir un établissement référent, qui organisait, d'un côté, la prise en charge "hors les murs", à travers des lieux de consultation en ville, les centres médico-psychologiques (CMP) et, de l'autre, les soins hospitaliers, avec une continuité entre les deux. L'objectif était de rendre la psychiatrie accessible à tous et de faire de la prévention. Cette belle idée nous a été largement enviée. Sa mise en oeuvre supposait de diminuer le nombre de lits, conformément aux recommandations internationales, et de renforcer les effectifs des CMP. Sauf que cela ne s'est pas passé ainsi. Le nombre de lits a baissé, mais les budgets n'ont pas été redéployés, et les moyens de la psychiatrie s'en sont trouvés très amputés. Il faudrait bien sûr continuer à aller vers plus d'ambulatoire, sauf que, à présent, les professionnels se méfient ! Je note toutefois que le discours des pouvoirs publics change : le gouvernement nous dit que nous conserverons 100 % de moyens en cas de fermeture de lits. Cependant je ne suis pas naïf, il faudra voir cela à l'épreuve des faits. 

En tout cas, les résultats sont là : il est impossible de répondre à tous les besoins. 

Les délais d'accès aux CMP s'allongent, et les patients nous arrivent beaucoup trop tard, dans un état déjà très dégradé, car leur souffrance n'a pas été détectée à temps. Ils doivent être hospitalisés. Le problème, c'est qu'ensuite ils restent bien trop longtemps dans nos services, par manque de relais satisfaisant à l'extérieur. Le tout avec des inégalités territoriales très fortes. Les secteurs sont censés couvrir l'ensemble du pays, mais certains ne fonctionnent plus, faute de médecins, et, dans ce cas, la probabilité d'obtenir un diagnostic ou une prise en charge est quasi nulle. 

Cette organisation n'a pas permis non plus de s'adapter aux progrès réalisés en psychiatrie ces derniers temps...

On ne soigne plus de la même manière que dans les années 1970. De nouvelles stratégies de prise en charge sont apparues, propres à chaque maladie, alors que les professionnels de secteur, eux, doivent s'occuper de tout le monde, et demeurent très généralistes. Cela peut fonctionner en première intention, mais, ensuite, un accompagnement spécifique, très spécialisé, s'avère souvent nécessaire, notamment pour les cas les plus graves. C'est une question de compétences : plus vous voyez un certain type de patients, mieux vous vous en occupez. Un peu comme en chirurgie, où il n'y a pas des services de greffe cardiaque dans chaque hôpital. Le concept de secteur s'est fracassé sur cette évolution vers une plus grande spécialisation, gage d'amélioration de la qualité des soins. 

La France est pourtant parmi les pays qui comptent le plus de psychiatres par habitant. Comment expliquer ce paradoxe ? 

Seules l'Islande et la Suisse s'avèrent mieux dotées que nous ! Le problème ? La mauvaise répartition des médecins sur le territoire, et entre le monde hospitalier et les libéraux, qui exercent en cabinet privé. Ceux-ci font en outre beaucoup de psychothérapie, alors que ce type de soins, efficaces et recommandés par les autorités sanitaires dans de nombreuses pathologies, est surtout du ressort des psychologues. Comme les consultations de ces derniers ne sont pas remboursées (même si cela pourrait changer à l'avenir), près de 40 % des psychiatres libéraux se retrouvent à faire de la psychothérapie pour que leurs patients puissent quand même bénéficier de ces soins. Cela représente autant de ressources médicales indisponibles pour les diagnostics et la prise en charge des malades les plus lourds. On marche sur la tête ! 

Avec l'Institut Montaigne et la Fondation FondaMental, vous appelez donc à un véritable sursaut. Quelles sont les solutions ? 

Nous avons besoin d'un plan psychiatrie sur le modèle des plans cancer. Aujourd'hui, la santé mentale se trouve dans le même état que la cancérologie avant les premiers plans : des soins éclatés et de qualité très variable, des difficultés d'organisation, un manque de respect des recommandations de bonne pratique... Ces plans ont donné naissance à l'Institut national du cancer, qui a changé la donne, en amorçant une certaine uniformisation des pratiques et en soutenant la recherche. De la même façon, une "Agence nationale de la psychiatrie" pourrait organiser une gradation des soins, comme en cancérologie, avec une prise en charge de proximité, des soins de recours à l'hôpital et une offre très spécialisée pour les cas les plus lourds. Elle serait aussi à même de coordonner la recherche et d'imposer des réunions de concertation pluridisciplinaire, pour que spécialistes hospitaliers, psychiatres libéraux et médecins traitants discutent ensemble de leurs patients les plus complexes. Cela présenterait l'immense avantage d'améliorer la diffusion des recommandations de bonne pratique auprès de tous les confrères. 

Vous ne réclamez donc pas d'argent supplémentaire ? 

Ce discours n'est pas audible aujourd'hui. Dans les faits, c'est avant tout à un problème de répartition et d'organisation des moyens que nous devons faire face. 

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a déjà annoncé toute une série de mesures en faveur de la psychiatrie. Sont-elles insuffisantes ? 

Un comité stratégique composé de personnalités qualifiées a été créé pour l'aider à réfléchir aux difficultés du secteur. C'est une bonne chose, mais il va se réunir... deux fois par an. Ce n'est pas à la hauteur des enjeux ! De même, la ministre avait proposé de développer la fonction d'infirmier de "pratique avancée" en psychiatrie, pour assurer le suivi des pathologies complexes et chroniques, notamment là où les professionnels manquent. Et finalement, que s'est-il passé ? Le décret d'application, signé pendant l'été, réserve ce nouveau métier à la dialyse, au diabète et aux pathologies cardio-vasculaires. La santé mentale viendra "dans un deuxième temps". Comme d'habitude... De même, on ne voit pas arriver les moyens annoncés pour la recherche. A un moment, il avait aussi été évoqué d'associer davantage les proches aux soins, mais les "consultations familles", que nous préconisons aussi, n'ont pas vu le jour. En réalité, beaucoup d'annonces demandent à être précisées. Par exemple, la formation supplémentaire des futurs généralistes à la psychiatrie, pour faciliter les diagnostics précoces : c'est une bonne idée, mais comment va-t-elle se concrétiser, au vu, déjà, de la lourdeur de leurs programmes ? Des outils d'aide au repérage et une plateforme de télé-expertise en psychiatrie seraient sans doute plus adaptés.

C'est d'autant plus regrettable qu'une prise en charge de qualité rend très souvent possible d'obtenir un rétablissement des patients...

Avec un dépistage précoce, de l'éducation thérapeutique et de la psychothérapie, on peut aboutir à de bons résultats dans de nombreuses pathologies, et éviter beaucoup d'hospitalisations. Y compris pour une affection aussi grave que la schizophrénie, contrairement à une croyance bien ancrée. Il y a eu énormément d'innovations et de progrès ces dernières années. Malheureusement, ils sont trop peu déployés.

Beaucoup de pays font mieux que la France en matière de prévention. Quels seraient les exemples à suivre ? 

Le Danemark a su sensibiliser la population à la dépression, en multipliant les communications dans des réunions publiques, sur les lieux de travail ou à l'école, afin d'alerter sur les premiers signes et d'informer sur les stratégies de prise en charge. L'Australie, de son côté, a une politique remarquable vis-à-vis des jeunes. Plus de 95 "Headspace Centers" leur sont ouverts, pour des consultations gratuites avec des généralistes ou des psychiatres. Un "centre virtuel", accessible par Internet et téléphone de 9 heures à 1 heure du matin, a aussi été créé. Ces structures diffusent également des informations très pratiques à destination de ce public - par exemple, comment s'y prendre pour boire moins d'alcool lors des soirées, sans que cela se remarque... En France, les maisons des adolescents pourraient jouer ce rôle. Seulement voilà, comme l'Inspection générale des affaires sociales l'a bien montré, ces structures s'avèrent, en réalité, très disparates. Certaines se trouvent bien organisées, grâce à des liens forts avec les services de psychiatrie et de pédiatrie, mais ce n'est pas le cas partout. Il manque, là aussi, un pilotage national, aux objectifs clairs, pour garantir une réponse uniforme et de qualité sur tout le territoire. Encore une fois, les moyens existent, mais ils sont mal utilisés.

* Psychiatrie : l'état d'urgence, par Marion Leboyer et Pierre-Michel Llorca. Ed. Fayard, 432 p., 24 €. A paraître le 17 septembre.
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Re : Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2687 le: 18 Septembre 2018 à 21:32:16 »
Je viens de vivre difficilement la première quinzaine de septembre et cela pour plusieurs raisons :

- fin des vacances tranquille-peinard... j'ai bien aimé mon petit séjour en terre agenaise au milieu de nulle part dans un monastère ... Silence, infiniment intime ! oui, j'étais avec LUI (Raphaël).
- rentrée professionnelle toujours mouvementée
- 3 septembre : anniversaire de naissance de Raphaël... très douloureux à revivre en souvenirs personnels et familiaux !
- 10 septembre : journée mondiale de la prévention du suicide ... j'ai eu mal et j'ai du mal à m'en remettre !
- deuil d'un forum auquel j'y tenais : nouvelle plate-forme... c'est fini pour moi !
- je vis aussi peut être le début d'une nouvelle histoire d'Amour ! c'est délicat ! on verra...
- je me suis retrouvé  trop seul à l'appart...
mon "coloc préféré" était en vacances  en Espagne  chez et avec notre père...
heureusement, mon frangin  rentre en fin d'après midi !
c'est bon pour le moral ! il va ramener à boire, à manger et sa bonne humeur !
- je suis en pleine effervescence psychologique : je ris, je pleure... c'est normal docteur ?
- mes activités sportives et culturelles... sont déplacées pour octobre voire novembre !

Je me concentre au jour le jour, entre joie et tristesse ! paradoxe de ma souffrance ! c'est épuisant ! c'est douloureux ! c'est vivant !

Raphaël, mon fils, mon chéri, mon Amour...
Je t'embrasse
je t'aime
Papa.

La souffrance, le chagrin qui se tressent avec des moments de bonheur …., oui c’est vivant, c’est la VIE ! ….alors bonheur à toi Federico

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2688 le: 19 Septembre 2018 à 00:14:47 »

J'ACCEPTE...

Acceptez !
Acceptons !

parce que s'il n'y a pas d'acceptation de la réalité et de la vérité ....
nous vivrons toute notre vie dans le déni, le mensonge et la superficialité !

Se résigner à l'acceptation c'est admettre, reconnaître l'impensable, l'innommable, l'indicible !
Cela ne veux pas dire abandonner, jeter l'éponge... c'est tout le contraire !
Cela veut dire qu'il faut puiser l'énergie au plus profond de notre être pour vivre !

Je pense qu'il est important d'être Libre, Humble et Authentique ... surtout dans la souffrance !

Une voie vers l'apaisement peut s'ouvrir, un rayon de soleil, un petit arc-en-ciel peut s'infiltrer à travers nos volets fermés...

Une petite lumière, une douce voix, une ombre amicale et bienveillante... un sourire, une mélodie, une tendre harmonie...

Amicalement, solidairement.
Federico

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2689 le: 19 Septembre 2018 à 01:42:57 »
petite mélodie pour bercer doucement les coeurs brisés ....

https://www.youtube.com/watch?v=0QJIJPBhapE&feature=youtu.be
The Mystic's Dream

A clouded dream on an earthly night
Un rêve sombre lors d'une nuit obscure
Hangs upon the crescent moon
S'accroche au croissant de lune
A voiceless song in an ageless light
Une chanson sans voix dans une lumière sans âge
Sings at the coming dawn
Chante avec l'aube naissante
Birds in flight are calling there
Les oiseaux en vol lancent un appel
Where the heart moves the stones
Là où le cœur peut déplacer les rochers
It's there that my heart is calling
C'est ici que mon cœur lance un appel
All for the love of you
Tout cela à cause de ton amour.

A painting hangs on an ivy
Une peinture accrochée au lierre
Nestled in the emerald moss
Est nichée dans la mousse émeraude
The eyes declare a truce of trust
Les yeux déclarent une trêve de confiance
And then it draws me far away
Et ils me dévisagent malgré la distance
Where deep in the desert twilight
Là loin dans le crépuscule du désert
Sand melts in pools of the sky
Le sable fond dans les bassins du ciel
When darkness lays her crimson cloak
Quand l'obscurité étend son manteau bourgogne
Your lamps will call me home
Tes lampes me guideront chez moi.

And so it's there my homage's due
Et donc c'est ici que mon hommage s'achève
Clutched by the still of the night
Détruit par la constance de la nuit
And now I feel you move
Et à présent je te sens bouger
Every breath is full
Chaque respiration est pleine
So it's there my homage's due
Et donc c'est ici que mon hommage s'achève
Clutched by the still of the night
Détruit par la constance de la nuit
Even the distance feels so near
Même la distance semble si proche
All for the love of you.
Tout cela à cause de ton amour.

Hors ligne Federico

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2690 le: 19 Septembre 2018 à 02:40:15 »

Je choisis d'accepter ou pas...
Je décides d'accepter ou pas...
Je suis libre d'accepter ou pas...

Il n'y a que très récemment que je prends doucement conscience que JE peux apprivoiser, orienter, guider
... un tant soit peu...
mon inquantifiable, mon incommensurable Souffrance !

Alors j'essaie de prendre soin de moi avec tendresse...

Affectueusement.
Federico
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2691 le: 19 Septembre 2018 à 05:00:37 »
L'acceptation est un concept si vague…
Belle nuit à toi Federico.  Pensées amicales
Nathalie

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2692 le: 20 Septembre 2018 à 08:57:58 »
Rébellion matinale! Encaisser, intégrer, introjecter, supporter, lutter, tenir debout, avancer oui, vivre après la mort de ma fille oui avec ses hauts et ses bas, ses rires et ses chagrins, ses forces, ses faiblesses insondables, ses failles, changer, croire, sublimer, voire fantasmer, ok,  accepter, jamais, jamais, jamais, non-négociable, inadmissible, insupportable, impensable, contraire à mon souhait, à toute ma volonté. JE REFUSE D'ACCEPTER et, ce à jamais, quitte à faire semblant si besoin, je ne baisserai pas ce "pavillon"! Autonomie, Auto-nomos, c'est les règles que je me donne et je crois que ma fille serait d'ac, sur ce coup-là. Désolé et pardon d'être aussi radical, mais, après tout "on" a le droit de l'être parfois, avec soi-même et mon souhait n'est nullement de vous choquer, en tout cas ! Au contraire, j'espère que ça vous filera un coup de main, ma "rébellion"! En gros, oui au compromis, non à la compromission. Aléa jacta est!
Pascal.

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2693 le: 20 Septembre 2018 à 12:40:25 »

Bonjour et merci " Résilience et Silence"....

J'adore votre message !

Ne soyez pas "désolé"
Ne me demandez pas "pardon"

Vous avez le droit de "Refuser d'accepter"
Vous ne m'avez nullement "choqué"

Par contre, restez modeste et n'espérez pas que votre "rébellion" me file un coup de main...

Humblement, j'accepte et je reconnais mes propres limites physiques et mentales !

Pascal... au plaisir de vous lire !

Bonne continuation... Courage !

A l'abordage ! moussaillons ! Révolte et Mutinerie générale...

Moi, je reste tranquille-peinard dans Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !

Amicalement, solidairement.
Federico


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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2694 le: 20 Septembre 2018 à 13:54:18 »

 
Est ce peut être le privilège de mon âge avancé (58 ans!) mais je refuse de faire semblant...
Quand je jouis je crie fort "oh ouiiiiiii continue c'est bon !
Et...
Quand j'ai mal je hurle " aïe aïe aïe ! arrête j'ai mal" !
C'est peut être dit un peu crûment par rapport à ma délicatesse habituelle... mais, désolé, c'est dit ... bon ça c'est fait !

Bisous

Federico
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2695 le: 20 Septembre 2018 à 19:55:21 »
Pas de soucis Federico, et pas la moindre arrogance de ma part, juste une précaution pour souligner l'intention!
Bizs.
Pascal. (63 ans mais je les fais pas à ce qui paraît! lol)

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2696 le: 21 Septembre 2018 à 07:26:55 »

Il y a les larmes...

Il y a les larmes des folles tristesses

et des peines minuscules

celles de la colère

plus pointues que des couteaux

plantés dans la poitrine


les larmes d'impuissance


si on me punit

sans me donner la chance

d'expliquer mes raisons

et les sanglots de joie

que versent

les personnages dans les livres

quand le bonheur est si vif

qu'il en avale sa langue

Pourtant je préfère rire ou crier

ou esquisser quelques pas de danse

car il me pousse parfois


des ailes dans la bouche

Et je joue le jeu des anges

ou des cerfs-volants


Louise Dupré
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2697 le: 22 Septembre 2018 à 22:32:01 »
Putain de samedi soir... j'ai le visage balafré d'une infinie tristesse
Mélancolie... je suis à terre et je te vomis
Souffrance... je te pisse dessus
Je n'arrive plus à me souvenir des belles choses ... c'est terrible !
Ta voix grave, ton rire communicatif
les "Pourquoi ?" sont trop nombreux et
je ne suis pas "assez" capable de comprendre les mystères de la vie !
Humblement, je reconnais mes limites  physiques et mentales
Drapeau blanc ! je lève les bras !
j'ai combattu dignement mais je me retire de cette guerre inhumaine
Mon corps humilié ... ma pensée non respectée, mon visage tuméfié par la douleur...
Je ne jette pas l'éponge mais j'enlève mes gants de boxe
Je me retire du ring infernal de l'impensable, l'innommable, l'indicible !

Silence et paix... Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !

Federico

https://www.youtube.com/watch?v=KBt36Bw7_8Q&list=RDKBt36Bw7_8Q&start_radio=1&t=70
Léo Ferré... La Solitude

https://www.youtube.com/watch?v=Cq9MIUaWzDQ
Léo Ferré... Cette blessure


« Modifié: 23 Septembre 2018 à 01:37:11 par Federico »
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2698 le: 23 Septembre 2018 à 00:17:27 »

https://www.youtube.com/watch?v=uGbSYohHcio&index=2&list=RDKBt36Bw7_8Q

Léo Ferré... la mémoire et la mer

J'adore cette chanson... elle me transperce d'émotions mélancoliques, authentiques et vivantes !

Léo Ferré... Je t'aime !
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2699 le: 23 Septembre 2018 à 00:57:15 »
Avec toi Federico, particulièrement ce soir où la souffrance et le chagrin occupent tant de place !
Que le recueillement dans ton petit monastère et les chants que tu aimes t'aident à retrouver un peu d'apaisement.

Je t'embrasse affectueusement
en pensée étoilée avec ton fils Raphaël