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Après son viol ma femme a mis au monde un enfant un an après. Ses parents croyant refusant l'avortement, l'ont placé dans un endroit ou se trouvait d'autres filles dans son cas. On les cachait, de quoi developper un sentiment de culpabilité pour  toute la vie. Ce sont des choses qu'on ne doit plus faire. Et malheureusement ma femme avec ces souffrance enkystée a mis fin à ses jours. Etait ce inévitable ?
Moi, on provoque la mort de mon père quand j'ai 4 ans et aucun soin psychologique, cela donne un adulte déséquilibré.
Mon suicide est il évitable ?

Oui mais on a besoin d'une aide efficace, intelligente, coordonnée, complexe certes, mais il est possible d'éviter  la souffrance psychologique qui amène au suicide.
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Discussions Générales / Re : Deuils multiples à 20 ans
« Dernier message par Mircea le 17 Juin 2018 à 10:53:49 »
Comment survivre. Que faire de ma vie. Pourquoi vivre. C'est trop. Beaucoup trop pour mes épaules de jeune fille de 24 ans.

Et il y a la vie à côté de ça. La terre qui continue a tourner, et il faut bien faire quelque chose. Mais comment continuer quand on est tellement en décalage avec les autres ?

Je poste ce message ici car j'aimerais avoir des témoignages d'autres personnes ayant vécu des choses similaires. Je ne vois plus le but de rien pour le moment, et je ne sais pas si il est possible de continuer à vivre dans ces conditions.
je t'accueille bien tristement ici Northvw et j'espère que ce forum pourra t'aider un peu.
 Oh oui tant de deuils violents à un si jeune âge, c'est bien trop lourd !
Tu as déjà pensé à te faire aider ? (psy ou autre ?)
Chercher un sens à la vie, être en décalage avec les autres, être débordé par la souffrance .... : nous sommes malheureusement bien nombreux ici à vivre cela.
Ce que tu ne peux pas évoquer avec d'autres à cause du décalage etc ..., n'hésites pas à l'écrire ici, à le crier ....  il y aura toujours des personnes pour comprendre.
Douceur et tendresse
Catherine
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Combien d'occasions manquées avant que votre conjoint, votre frère, votre sœur, en fisissent par ne plus être les mêmes, inatteignables et prêts au suicide. Oui arrivé au point d'une souffrance incrustée depuis des années le suicide alors parait inévitable

Depuis l'année 200 le suicide des jeunes jusqu'à 34 ans a diminué de moitié. On a enfin pris les moyens efficaces pour aider les jeunes en souffrance psychologique. Plus cette souffrance est prise tôt moins le jeune a de chance de se suicider, maintenant ou beaucoup plus tard à l'âge adulte.

D'un autre côté dans ma tranche d'âge le suicide a augmenté de 30 pour cent, avec un pic incroyable il y a quelques années.
On semble incqpable d'empêcher les gens d'un certain âge ayant souffert pendant longtemps de se suicier.

Tout comme pour les jeunes, il faut s'attauser au suicide des personnes de tout âge, mettre l es moyens pour aider ces candidats su suicide. Selon moi ce n'est pas fait, le remède pour certains psychiatres restent le médocs, ils se trouvent démunis  par rapport à des souffrances enkystées.

Le suiciide est évitable pour toutes les tranches d'âge et il faut en prendre conscience.
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Vivre le deuil de son conjoint / Re : Une dispute de trop ?
« Dernier message par Mircea le 17 Juin 2018 à 10:33:53 »
Bmylove, je me retrouve vraiment en grande partie dans tout ce que tu évoques, toutes ces peurs, toute cette souffrance face au geste de nos amours et de se dire qu'en effet face à tout ça, on pense que mourir arrêterait toute cette douleur.
Mais comme l'évoque si bien Stana, quand on connaît au plus profond de soi ce que le suicide engendre comme souffrance auprès de ceux qui restent, je me dis qu'on ne peut pas faire cela à ceux qui nous aiment.
En lisant certains témoignages plus anciens, j'ose espérer que l'après sera moins douloureux.

En attendant je t'envoie beaucoup de tendresse et de chaleur
Catherine
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Après le suicide d’un proche / Re : mon amour
« Dernier message par Mircea le 17 Juin 2018 à 10:12:46 »
Quelques jours plus apaisés (sauf au réveil le matin) puis tout s'écroule à nouveau. Ca commence doucement vendredi puis samedi c'est la cata, cette absence, ce manque insupportable, ça fait mal, très mal. Je hurle dans la voiture à n'en plus pouvoir, j'ai envie de tout exploser, d'avoir mal physiquement pour souffrir moins à l'intérieur. Après quelques jours plus calmes, ça revient avec une violence terrible .... pourquoi ? Quand ça va s'arrêter ????

En ce jour de "fête des pères", une grosse pensée d'amour à tous ceux pour qui ce jour ajoute encore une souffrance supplémentaire, aux endeuillés, particulièrement aux enfants qui ont perdu leur père, aux pères qui ont perdu un enfant ...
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Vivre le deuil de son conjoint / Re : Une dispute de trop ?
« Dernier message par Bmylove le 17 Juin 2018 à 10:10:01 »
Un brouillard, oui, c'est une image qui me semble juste... Il était dans le brouillard.
Moi aussi, je me sens dans le brouillard ce matin.
J'ai peur.
J'ai peur de tout, de tout le monde. Peur de ne pas pouvoir gérer le quotidien, peur de ne pouvoir compter sur personne, peur d'être aussi mal jusqu'à mon dernier souffle.
Peur de lui avoir fait du mal, peur d'en faire à d'autres, peur de ressentir quoi que ce soit.
Peur de ce manque viscéral qui me bouffe. Peur de ne plus jamais exister pour personne.
Etre mère ne m'a jamais suffi. J'aurais voulu être aimée comme une femme.
Peur d'être passée à côté de ma vie pour un confort chimérique et inondé de non-dits.
Peur de la haine que j'ai pour moi-même.
Je crois bien que seule la mort ne me fait plus peur.
Je l'ai vue en face, je l'ai regardée. J'ai eu le temps, 20 mn seule avec lui avant que les secours arrivent.
C'est effrayant, mais pas si moche, au final. Juste étrange. Et inerte.

Il m'aimait, je le sais, et c'est peut-être le pire...

Merci Stana. Ton msg me fait du bien, mais je suis vraiment très mal aujourd'hui.
J'ai passé la nuit à me refaire le film de nos dernières semaines houleuses à travers ce qu'il a pu ressentir, et il y a de quoi me sentir mal. Il a fait ce qu'il pouvait, avec ses difficultés, pour éviter qu'on en arrive à la séparation.
Je crois que son geste, entre autres, me dit "tu ne m'écoutes pas, je ne sais plus comment te faire comprendre que je ne peux pas vivre sans toi."
ça paraît très narcissique, mais je vous assure que c'est ce qu'il me répétait. "Sans toi, je meurs".
J'étais sa colonne vertébrale, sa raison de vivre.
Mon pauvre amour. Tu as mis ta vie entre les mains de celle que tu as trahie... Tu pensais que je serais assez forte pour dépasser ça. Mais non. Tu t'es trompé.
Je n'ai pas pu. Désolée. Je t'aime.
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Après le suicide d’un proche / Re : Re : ce deuil pour les autres
« Dernier message par Mircea le 17 Juin 2018 à 09:59:15 »
Trinquons à Leurs sourires et à Leur paix ...
 
oh oui et de la paix et des sourires, nous en avons bien besoin au milieu de toute cette souffrance
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Vivre le deuil de son conjoint / Re : Je viens de perdre mon Amour
« Dernier message par Mircea le 17 Juin 2018 à 09:46:29 »
C'est avec beaucoup, beaucoup d'émotions que je lis l'ensemble de ton fil ! Quel chemin parcouru en si peu de temps ! La souffrance se mêle au bonheur quand tu parles de ton bébé .....
Je suis épatée par la force, le courage qu'ont bien des parents endeuillés et qui s'occupent admirablement bien de leurs jeunes enfants comme toi, Chimène, Maniaclik, Mononoké et tant d'autres.

je t'envoie plein de tendresse Emi
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Vivre le deuil de son conjoint / Re : Une dispute de trop ?
« Dernier message par Stana le 17 Juin 2018 à 09:38:07 »
  La dépression, le mal-être, surtout lorsqu'il est extrême (ce qui n'est pas toujours évident d'un point de vue extèrieur), peux pousser la personne à prononcer des paroles, à avoir des pensées, ou plutôt des impressions faussées, qu'elle n'aurait pas si elle allait bien. Et je pense que quand quelqu'un se suicide, c'est souvent plus fort que lui, et que le mal-être recouvre tout, et occulte même les conséquences qu'auront un tel acte. Ils ne doivent pas avoir clairement conscience des dommages collatéraux, qui durent longtemps et ont de nombreuses répercutions. Je suis certaine que ton conjoint t'aimait, et même qu'il a eu de vrais moments de joie, de bonheur avec toi. Si ce n'était qu'intermittent, c'était à cause de son état dépressif, ce n'était la faute de personne.
  S'il y a une chose que le deuil m'a appris, c'est que le suicide doit être la pire des choses pour l'entourage. Je veux dire, comme je connais maintenant, par expèrience personnelle, les souffrances atroces de la perte d'un être très cher, toutes ces étapes si épuisantes par moment, particulièrement aux débuts, je ne voudrais pour rien au monde infliger une telle èpreuve à des personnes que j'aime. Si un deuil lié à d'autres causes que le suicide provoque une telle souffrance, qu'est-ce-que ce doit être quand l'être cher s'est suicidé?...Au début de mon deuil, il m'est arrivé d'avoir des idées noires, mais je savais que je resterais en vie, parce-que je ne me suis pas sentis le droit d'infliger sciemment à des êtres qui m'aiment cette souffrance-là en pire.
  Ceux qui passent à l'acte ne doivent pas savoir exactement ce qu'ils font vis-à-vis de l'Autre, peut-être voient-ils tout ça comme à travers un brouillard...ce n'est pas vraiment une consolation, mais je pense que le plus souvent, c'est comme ça que ça se passe.
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Vivre Le Deuil / Re : ah lala ces réveils !
« Dernier message par Mircea le 17 Juin 2018 à 09:35:14 »
MERCI beaucoup pour vos partages ! Martine : quand je me réveille, je pense à ton beau bouquet de roses !
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