Auteur Sujet: texte sur le veuvage de Nadine Beauthéac et autres auteurs  (Lu 43147 fois)

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En ligne Eva Luna

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Re : texte sur le veuvage de Nadine Beauthéac et autres auteurs
« Réponse #45 le: 08 juin 2019 à 18:47:10 »
Elle a perdu 2 maris...après son bébé unique.

Hors ligne qiguan

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Re : Re : texte sur le veuvage de Nadine Beauthéac et autres auteurs
« Réponse #46 le: 09 juin 2019 à 21:08:56 »
Elle a perdu 2 maris...après son bébé unique.
tu as raison de le rappeler
"il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé" A. Einstein
"Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque" René Char

Hors ligne qiguan

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Hors ligne bigorneau

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Re : texte sur le veuvage de Nadine Beauthéac et autres auteurs
« Réponse #48 le: 23 juin 2019 à 14:04:39 »
Merci de me faire lire ce que je ressent. Merci également de me faire prendre conscience que ce que je vis n'est pas un cas isolé et pas non plus insurmontable même si pour le moment je suis complètement dévastée par la perte de mon mari il y a 2 mois.
Laurence dit bigorneau (cétait le petit nom que me donnait mon mari)

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Re : texte sur le veuvage de Nadine Beauthéac et autres auteurs
« Réponse #49 le: 25 octobre 2019 à 05:22:50 »
Ce texte en début de fil est d'un réconfort immense, plusieurs doivent s'y reconnaître, dû moins oui; beaucoup.
Merci, je trouve tellement que nous nous ressemblons tous... Je suis moins seul avec vous tous qu'avec la plupart des gens que je connais personnellement, à l'exception de deux ou trois personnes.

Amicalement et surtout affectueusement, merci d'être ici tous...
Il n'y a pas de mot qui peut exprimer tout le vide qui a pris la place que tu occupais dans ma vie, que tu as embellie ces 20 dernières années.

Hors ligne Antonia Sophia

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Re : texte sur le veuvage de Nadine Beauthéac et autres auteurs
« Réponse #50 le: 26 décembre 2019 à 17:51:00 »
      . LE TEMPS CRUEL.

Le printemps revient déjà mais Toi tu n'es pas là
Le temps est cruel qui passe et ne s'arrête pas.

L' entends-tu rire dans le grand vide du silence?
                      Comme il se moque de toi?
                  Et comme il se moque de moi?

On voudrait le tenir.  L' arracher par lambeaux. Juste un moment.  Juste pour un temps.  Mais il s'en va déjà.  Et nous laisse là .  Sur le bord du chemin.  Avec du vide dans les mains.

On voudrait le tenir.  Pouvoir le retenir.  On demande un instant.  On quémande un moment . Comme avant.  Mais il passe le temps.  Il s'en fout bien d'avant.  Lui, il regarde devant.

Et nous On reste là   Avec les bras ballants  En se demandant bien comment  Comment   On fera sans avant   Pour aller de l'avant .

Antonia de la Torre

Extrait du recueil: La Mort Soleil
« Modifié: 06 avril 2020 à 13:53:09 par Antonia Sophia »
Dis toi que nos êtres disparus sont quelque part. Vis pour toi. Porte en toi cet amour vibrant comme une flamme ardente. Et fais de cet amour ta force.

Hors ligne qiguan

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Re : texte sur le veuvage de Nadine Beauthéac et autres auteurs
« Réponse #52 le: 26 avril 2020 à 14:59:31 »
Une mini série netflix: Afterlife
Saison 2 terminée hier
Sa femme est morte, il va mal,il est triste, il est en colère, sa chienne le sauve,  il essaie d'aller mieux , ses collègues essaient de l'aider...
Le pitch n'est pas très glamour là, avec moi... mais j'ai bien aimé; la douleur du deuil  y est finement exprimée...cette douleur universelle, quelle que soit la personne décédée...
J'ai chialé un peu...

Bref... je partage l'info.

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Re : texte sur le veuvage de Nadine Beauthéac et autres auteurs
« Réponse #53 le: 26 avril 2020 à 17:59:12 »
Avec un peu d'humour nihiliste ...

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Re : texte sur le veuvage de Nadine Beauthéac et autres auteurs
« Réponse #54 le: 05 mai 2020 à 19:15:11 »
Bonjour,
Afterlife....si proche effectivement!

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Re : texte sur le veuvage de Nadine Beauthéac et autres auteurs
« Réponse #55 le: 31 mai 2020 à 21:16:29 »
Marie Lise Labonté (extrait article INREES
mon mari s’est fait tuer sous mes yeux [il a été assassiné en République dominicaine, lors d’un cambriolage, NDLR]. J’ai tout perdu, pour tout retrouver par la suite... Ce fut un grand test de foi. Tout ce que j’ai canalisé m’a aidée à saisir le sens d’un départ aussi violent. Si cela ne m’appartenait pas à un niveau, j’étais quand même cocréatrice ; cela s’est passé dans un quotidien que je vis.

Vous aviez eu des prémonitions, écrivez- vous dans Derrière le rideau (livre) ?

Oui, c’est incroyable ! Je n’en ai plus eu après. Durant le mois qui a précédé l’assassinat, j’ai eu des flashes, des maux de tête. C’était très fort. J’avais averti mon mari que quelque chose de grave allait arriver. Le soir où il a été tué, j’avais très mal à la tête. Il m’a fait du reiki, mais ça ne passait pas. J’ai pris un médicament qui m’a assommée. C’est pour cela que je ne me suis pas levée pour ouvrir à l’assaillant.

Vous étiez cachée derrière un rideau quand vous avez entendu une voix qui vous disait : « N’y va pas, c’est trop tard, il est mort »...

Et cette voix a ajouté : « Occupe-toi de la vie ! » Là, j’ai compris les prémonitions. Tout est devenu clair ; mon mari allait mourir et je devais rester cachée pour survivre.

Vous nous aviez confié, dans un entretien réalisé avant cet événement tragique, que l’enseignement phare de votre parcours est que la vie est mouvement et la mort aussi. Est-ce toujours le cas ?

Oui, plus que jamais, je pense que cela procède du même mouvement. La vie, la mort, c’est la même chose. Avant ce drame, mes amis d’en haut l’enseignaient, les gens m’en parlaient, cependant, je n’arrivais pas à saisir ce que cela signifiait. Là, je l’ai bien compris. Mais pas intellectuellement, je l’ai vraiment saisi dans mes cellules.

Ce don de médiumnité qui vous est « tombé dessus », comme vous l’écrivez, vous a-t-il aidée à établir un contact avec votre mari défunt ?

Non. Ce qui m’a aidée, ce sont les rêves. J’ai fait vingt et un rêves où j’étais Isis et je recollais les morceaux de mon mari, qui était Osiris. Jusqu’à le rendre « correct ». C’est un nombre symbolique pour moi : à 21 ans, je suis tombée malade. Ça a donc été vingt et un rêves de guérison. Mais au réveil, c’était dur... Par contre, j’ai significativement diminué la médiumnité pendant deux ans pour ne pas mourir, car j’ai des transes profondes où je quitte mon corps, et ma corde d’argent s’étire, s’étire... Je sais comment je pourrais la couper, mais je ne veux pas être tentée d’aller le rejoindre. Mon job, c’est de continuer, ici !

Que pensez-vous de la vie après la mort ?

Je suis prête à la vivre, cette autre vie (elle rit). J’ai tellement aidé de gens dans le passage. Je donne d’ailleurs des cours de psychoénergétique de l’accompagnement aux mourants. En transe, je connais ce passage, mais je reviens. Je n’ai donc aucun doute sur la vie après la mort. J’ai traversé le Royaume des Morts, je suis allée de l’autre côté de la rive... Mais j’ai été accueillie par les cerbères qui, eux, ne m’ont pas laissée entrer, car je ne suis pas morte.

Dans Derrière le rideau, vous écrivez qu’après l’assassinat de votre mari, tout a changé, la transformation a été cellulaire...

C’est comme si « qui » j’étais avant n’était plus. J’ai réhabité ma vie de façon complètement différente, dans l’attitude, dans le regard. C’est difficile de mettre des mots dessus... Après deux ans de deuil très difficiles, je suis peu à peu rentrée à nouveau dans la vie. C’est là que j’ai pris conscience que je n’étais plus la même personne. Encore une fois ! J’en ai vécu, des vies... Mon premier réflexe à présent est de dédramatiser ce qui nous arrive dans la vie, même si c’est douloureux. L’important est de trouver la clé pour libérer les souffrances. Et revenir à l’essentiel.

Quel est cet essentiel ?

Vivre et aimer. L’amour est ce qu’il y a de plus fondamental, de plus guérisseur. Je le pratique consciemment tous les jours.
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Hors ligne Lorette61

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Re : texte sur le veuvage de Nadine Beauthéac et autres auteurs
« Réponse #56 le: 12 août 2020 à 09:24:03 »
Merci beaucoup pour ce texte qui me fait comprendre que je ne suis pas seule en faite !!
Est ce que on arrive à surmonter cette douleur ???

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Re : texte sur le veuvage de Nadine Beauthéac et autres auteurs
« Réponse #57 le: 16 août 2020 à 12:04:18 »
on acquiers des forces pour continuer avec cette douleur c'est différent ...
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Claude Askolovitch : A son ombre.

EAN : 9782246858423
320 pages
Éditeur : Grasset (14/10/2020)
Résumé :
« Valérie morte à peine, je dévorais Kathleen et la nuit respirais son sommeil. Valérie morte, je pleurais en cachette et sans pudeur, dans la rue, dans des spasmes et des sanglots. Valérie morte, j’ai regardé Kathleen comme personne avant elle et j’ai cru que sans elle je partirais aussi. Valérie vivante, je la regardais comme jamais personne. J’ai reçu Valérie en ne doutant de rien. J’ai saisi Kathleen après avoir perdu, j’étais nu désormais. »

Un homme perd sa femme et en aime très vite une autre, plus jeune que lui de vingt ans. Il brusque son passé, ses grands enfants, sa nouvelle compagne, leurs petits garçons et tous autour de lui. Il se rend fou d’aimer une morte et une vivante, il ne se pardonne pas de vivre et d’avoir tant trahi, mais ne sait pas s’en empêcher. Il se détruit socialement et au travail. Provocateur, sarcastique, éperdu et trahi à son tour. Il espère le châtiment qui le terrifie. Il finit par admettre. Après dix ans, il écrit.
Claude Askolovitch, dans ces pages où tout est vrai, tendre, épuisant, inoubliable, parle de la mémoire des draps, d’un nom que l’on murmure et des baisers qu’on envoie à un fantôme, des photos du passé et des premiers pas dans une vieille maison. Il songe à son père dont la présence formidable lui manque, et à sa mère qui raconte aux lycéens son enfance déportée. Il évoque un homme fourbu qui se love pour dormir contre le corps ferme d’une femme qui lui échappe. Il parle des enfants qui chantent qu’ils ont le plus vieux des papas.

Hors ligne qiguan

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je ne connaissais pas
merci de l'avoir noté
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