Auteur Sujet: depuis le 23 avril 2014  (Lu 332271 fois)

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Hors ligne qiguan

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Re : depuis le 23 avril 2014
« Réponse #300 le: 09 janvier 2015 à 10:35:01 »
Merci Auriabelle
si je peux aider ... vois tu cela m'aide aussi
de me sentir "encore" utile au delà du cercle familial
Pour me distraire de mes difficultés actuelles je viens d'actualiser un de mes blogs (http://mincir-yinyang.over-blog.com/)
cela m'a fait du bien
chaque jour donc un peu de renouveau dans mon environnement : ça bouge malgré la déstructuration remplie de larmes ...
"il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé" A. Einstein
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Hors ligne catita49

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« Réponse #301 le: 09 janvier 2015 à 14:02:39 »
Que fais-tu comme métier Quigan? J'ai fait de l'acupuncture que j'étais enceinte de mon fils, Robin. J'ai adoré. Je devrais peut être m'y remettre...quand je trouverai le courage de mettre mon fiston à la halte garderie :-\

Maman,
" Tu n'est plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis"
Victor Hugo

Hors ligne qiguan

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« Réponse #302 le: 09 janvier 2015 à 18:11:32 »
métier dans le bien être : sophrologue (individuel et groupe) techniques de réflexologies, de massages et d'énergétiques chinoises alliées à relaxation-esthétique un peu plus "classique"
je suis dans des pas en avant donc même dans la tempête de cette période pleine de larmes intempestives à gérer en public ou à laisser couler ...
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Hors ligne Yentel

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Re : depuis le 23 avril 2014
« Réponse #303 le: 10 janvier 2015 à 07:46:55 »
Coucou Qiguan...

Elle est terrible cette phase de destructuration... Accroche-toi... Et on est là..

Je t'embrasse...
« Modifié: 10 janvier 2015 à 07:49:31 par Yentel »
Yentel
"Quand tu regarderas les étoiles dans le ciel, la nuit, puisque j'habiterai dans l'une d'elles, puisque je rirai dans l'une d'elles, alors, ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles.  Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire" (A. de Saint-Exupéry)

Hors ligne qiguan

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Re : depuis le 23 avril 2014
« Réponse #304 le: 10 janvier 2015 à 22:08:20 »
Ce soir j'ai besoin d'user ma peine.
Après une journée où j'ai pu grandement profiter de ma petite fille, ce qui m'a fait énormément de bien  ... la tempête s'est accentuée !
J'ai je crois tout passé pour m'aider : lecture de Kübler Ross (sur le chagrin et le deuil) et autres, musique (enjouée) ;-) à Phil33, mes techniques connues : PBA, EFT, les fleurs de Bach ...
mais je suis incapable ce soir "d'arriver" à supporter le manque.
Je crois en l'au delà, je sens la présence et ce soir je sens Jean là
mais la douleur/rupture avec les communications d'avant est terrible
tant de pourquoi, quel sens ?
oui l'état de Jean faisait que oui "ça devait s’arrêter"
je crois toujours, encore que c'était "écrit" programmé ... que j'ai encore quelque chose à faire
mais là je ne comprends pas le sens de toutes les souffrances à supporter de ce côté
pourquoi ce cheminement par ces séparations ? qui engendre tant de douleur et douleur qui ne disparaitra pas tant que l'on ne quittera pas cette enveloppe de chair !
ce n'est pas la mort qui me fait peur
mais la vie ! celle ci !
le reste : l’avant, l'après ne me fait pas peur du tout, je me sens à l'aide avec.
là je suis interpellée par ce qui me parait ce soir une aberration : la séparation, les difficultés de communication après le décès de l'un de ce qui faisait nous.
je me culpabilise : comment mon défunt pourrait il être bien, heureux à me savoir là si mal , si en souffrance !
Je le lui dis et sa présence douce m'enveloppe mais ne résout pas la question du sens 
Je ne vois pas de sens à ma vie actuelle, je la subis sans comprendre
je sais que je manquerai à ma fille, ma petite fille et quelques personnes mais déjà tant de défunts manquent à tant de personnes ... et je sais que je ne suis pas indispensable à qui que ce soit même si je suis précieuse.
Kübler Ross parle du deuil de la vie rêvée, longue car comme elle dit on n'attend pas qu'elle soit idyllique mais longue, je savais combattre, j'ai combattu, je pouvais combattre encore !
Mais là le mot même de combat n'a plus de sens.
en bruit de fond une pendule ... les secondes qui claquent, m'éloignent du passé et me rapprochent de la libération aussi !
 Porter le défunt, le faire vivre à travers et par nous dans cette vie pourquoi ? pour nous avoir la force de survivre ?
car lui vit, de ce que je crois, sur un autre plan, sans avoir besoin de nous.
Comme j'ai envie de cultiver les liens avec mon défunt je vais aller me reposer, je le retrouverai facilement dans le système qui s'est installé de communication, il y aura de la douceur, de l'apaisement mais que en partie
de la survie oui avec cette béquilles
mais la séparation, sa douleur sera là.
Comme le nouveau né qui hurle sa souffrance de l'éloignement de sa mère dans ce nouveau milieu où il n'est pas comblé en continu par le liquide amniotique, doit respirer et attendre de la nourriture dans un nouvel inconfort où il ne flotte plus ... je me sens identique dans mon deuil, dans ce nouveau milieu
et je ne vois pas le sens de ce cheminement, le pourquoi.
Je ne doute pas que le temps fera son œuvre et rendra moins aigüe cet inconfort douloureux, voire y mettra de nouvelles choses agréables
mais je ne vois pas le sens  de tout ça, le sens de la séparation.
J'ai une terrible envie de repos abyssal, une sorte de besoin de néant, de disparition de toute sensation aucune ne faisant du bien ! 
Sans doute demain sans avoir trouvé un sens aurais je trouvé un leurre pour continuer à avancer, à espérer un mieux
l'horreur peut me ravir encore bien des choses précieuses et je ne le souhaite pas
je survivrai en tolérant plus facilement mon nouvel état dans le manque
certains croiront que je vis ... vais mieux ...
je rirai, sourirai sans aucun doute,voire m'émerveillerai de certaines choses mais derrière le manque ne sera pas comblé.
Reprendre des cycles de vie classique viendra sans doute mais comme une illusion encore sans résoudre le sens des séparations ... 
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FeeViviane

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Re : depuis le 23 avril 2014
« Réponse #305 le: 11 janvier 2015 à 01:20:07 »
Comme tu fais bien Qiguan de te laisser-aller, de laisser sortir ta peine, ta douleur, tes interrogations ...

Dans cette épreuve qu'est le deuil de l'être aimé, on finit par réussir, tant bien que mal, à supporter (?) admettre ou tout du moins réaliser pleinement l'absence, mais le manque... c'est la grande affaire.... que faire de ce manque ?

Comme tu le dis, tu sais pourquoi Jean n'est plus là, bien sûr, tout comme tu sais que son absence dans notre monde "physique" est irréversible mais voilà, cela ne fait pas disparaitre le manque, ne le comble pas. C'est ainsi.
Qu'est ce qui modifiera les choses ? Le temps ? peut-être, je ne saurai te dire, je n'ai pas encore trouvé la solution.

Le manque est là. C'est tout. Il faut composer avec, jour après jour, en oscillant entre "parfois oui" et "parfois pas du tout".
Et pour toi, Qigan, en cette période, l'aiguille penche vers le "pas du tout". Alors, prends soin de toi, accorde toi, comme tu le fais ce soir le temps d'user ta peine, ta douleur, ta révolte. L'apaisement, un jour, est à ce prix.

Le pourquoi de notre souffrance ? Y a t-il seulement une réponse à cette question ? Depuis que le monde est monde, des êtres naissent et meurent. Ceux qui partent les derniers souffrent du départ des premiers. Nous faisons partie d'un tout qui nous dépasse. Nous aimerions maitriser l'ensemble de nos vies mais la réalité est autre. S'il y a une raison, elle finira sans doute par nous apparaitre ...

Je souhaite que cette nuit t'apporte un peux de paix intérieur et de réconfort.

Je t'embrasse





Dji

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Re : depuis le 23 avril 2014
« Réponse #306 le: 11 janvier 2015 à 09:52:04 »
Qiguan
Tu as raison le manque fait mal.
Comme toi j'aimerai tant le retrouver mais pour mes filles je m'accroche, je cache cette douleur qui est au plus profond de moi, et qui le ronge à petit pas.
C'est sur il aimerai pas de entendre dire ces choses et nous  voir malheureuse.
Cette semaine j'ai du me rendre au urgence pour ma plus jeune file.
Il y a 8 ans elle a fait un AVC elle n'a pas des séquelles , mais nous avons vécu 4  années difficiles  , entre les ambolisation  la radio chirurgie et l'attente d'une guérison .
Mercredi elle fait une grosse migraine avec paralysie de la face.
Nous étions avec sœur auprès d'elle , on sait revu  8 ans  en arrière dans l'attente des résultats , mais leur papa n'était pas avec nous . Quel manque pour nous toutes.
Aigu an je te souhaite beaucoup de courage et te remercie pour tout ce que tu nous apporte


Josline

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Re : depuis le 23 avril 2014
« Réponse #307 le: 11 janvier 2015 à 10:55:12 »
Bonjour à toutes
Je ne participe pas beaucoup en ce moment. Ça veut dire que ce n' est pas bon signe. Contrairement à vous, quand ça ne va pas, je n' ai pas envie de m' exprimer mais plutôt de me replier sur moi-même et d' attendre. D' attendre quoi, d' ailleurs? Je n' en sais rien.
Oui, le manque, ce satané manque!!! La question que je me pose maintenant c' est : Faut-il chercher à tout prix à combler ce manque ou faut-il apprendre à vivre avec?????
Si vous avez la réponse.....
Je pense beaucoup à vous qui avez toutes aussi de si grosses peines. Je vous embrasse
Jocelyne

myla

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Re : depuis le 23 avril 2014
« Réponse #308 le: 11 janvier 2015 à 11:49:30 »
Oh oui, le manque est là.. Nous savons que le chemin est long et qu'il va nous falloir vivre avec le "sans eux"  Il est vrai que les enfants nous poussent à avancer mais nous ne pouvons leur livrer notre peine intérieure..
  Je suis moi aussi  actuellement dans une phase difficile  après un temps d'accalmie et ça fait du bien de le dire ici. Je me re surprend à pleurer comme au début...J'aimerais tellement allez mieux.
 Le temps va faire son oeuvre, certainement. Il faut que l'on s'accroche..

 Je vous embrasse et vous souhaite la plus douce journée possible
Myla
 

Hors ligne qiguan

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Re : depuis le 23 avril 2014
« Réponse #309 le: 11 janvier 2015 à 12:03:51 »
merci de vos passages
ce texte très beau dis bien des choses http://forumdeuil.comemo.org/vivre-le-deuil-de-son-conjoint/survivre-sans-toi/msg53115/#msg53115 merci Yentel de l'avoir copié 

Le manque ne peut pas être comblé selon moi quoi que l'on fasse, quoi que l'on vive
j'en veux pour preuve le témoignage de ces femmes veuves (qui me parlent) qui ont continué ou pas en créant ou pas une autre vie affective, amoureuse, équilibrée, profonde qui disent le manque reste !

D'autres deuils font dire pareil
"J’ai cette évidence que Carole est née à sa nouvelle vie… sur un autre plan vibratoire, mais je vous avoue qu’une chose ne passera jamais… c’ est le manque de sa présence physique, son toucher, son contact… Ne plus l’entendre, ne plus la voir vivre parmi nous… ne plus pouvoir la serrer dans nos bras.. Accepter ce vide dans la maison, ce silence."
http://www.sourcedevietoulouse.com/spip.php?article8 personne avec qui je partage bien des points de vue et réflexions

apprendre à vivre avec
oui sans doute
sans comprendre oui

Féeviviane tu écris
Le pourquoi de notre souffrance ? Y a t-il seulement une réponse à cette question ? Depuis que le monde est monde, des êtres naissent et meurent. Ceux qui partent les derniers souffrent du départ des premiers. Nous faisons partie d'un tout qui nous dépasse. Nous aimerions maitriser l'ensemble de nos vies mais la réalité est autre. S'il y a une raison, elle finira sans doute par nous apparaitre
Ce n'est pas tant les cycles naissances départs qui me troublent
mais ce sont ces départs que je qualifie de prématurés
il n'y a pas de hiérarchie entre l'enfant petit parti bien sûr bien trop vite, l'ado fauché dès son envol, le jeune adulte laissant des enfants non élevés, l'adulte stoppé au tournant de sa vie, connaissant ou pas sa descendance suivante mais un sentiment difficile : anormalité, inachevé des mots me viennent
par rapport à mon amie décédée lors de mes 20 ans
mon père quelques mois après
mon beau père bien peu après (à l'âge de Jean)
mon amie partie il y a 9 ans
là Jean
je n'ai pas le même  sentiment pour les autres pertes quand les personnes étaient âgées :
mon grand oncle décédé quelques jours avant mon père dans la chambre à côté (de l'hôpital) d'ailleurs à l'époque j'en ai beaucoup parlé avec ma grand tante qui le ressentait pareil.
Le deuil d'une vie longue (comme dit Kübler Ros) est à faire, j'accepte les cycles, tant dans la nature que pour les humains mais là je n'ai pas fait le "deuil" de la rupture des cycles et leur sens.

La pluie a cessée ce matin en début de promenade avec le chien mais impossible de stopper mes larmes
les réprimer pour ne pas peiner plus ma mère est compliqué et heureusement elle est le plus souvent dans son studio ne voyant pas mes larmes couler et je peux m'isoler correctement à l'étage, même si je en peux pas comme j'aurai envie hurler ma peine.
Ma chère Myla nous ne pouvons éviter ce moment de tempête.
Je me refuse à culpabiliser vis à vis du défunt d'être ainsi, je pense sa compréhension de mon état complète, je ne veux pas me bloquer et risquer pire réaction sous prétexte qu'il n'aimerait pas. Je pense qu'il "voit" qu'il sait, qu'il aide autant qu'il peut peut être a t'il une compréhension de plus (????) là où il en est mais il ne me juge pas, ne me demande pas de nier les processus logiques du deuil.
Je ne pense pas trouver un sens à tout cela (séparations prématurées) mais j'ai confiance comme je l'ai écrit hier qu'il y aura de plus en plus d'éclaircies, de savoir vivre avec, de plaisirs retrouvés, de sourires, rires
la tempête doit passer et je ne veux pas opposer confiance en un avenir plus serein voire heureux à la douleur qui restera.
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Hors ligne Mimie

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Re : depuis le 23 avril 2014
« Réponse #310 le: 12 janvier 2015 à 00:19:54 »
"J’ai cette évidence que Carole est née à sa nouvelle vie… sur un autre plan vibratoire, mais je vous avoue qu’une chose ne passera jamais… c’ est le manque de sa présence physique, son toucher, son contact… Ne plus l’entendre, ne plus la voir vivre parmi nous… ne plus pouvoir la serrer dans nos bras.. Accepter ce vide dans la maison, ce silence."
C'est tellement ça et c'est difficile à expliquer car les proches parlent aussitôt d'ennui et de solitude, mais non. Pour la part je ne m'ennuie jamais, la solitude me pèse un peu mais le week end seulement car dans la semaine je suis bien occupée.
Mais le MANQUE, physique, les discussions, la présence tout simplement, sa voix (même s'il était aphone pendant presque les 4 dernières années de sa vie. Et puis le SILENCE, putain de silence comme le titre du livre de Philippe Vigand atteint du  locked-in syndrome. Je l'ai tant désiré ce silence, quand la maison étaient encore habitée des enfants. Puis quand elle s'est remplie des enfants, conjoints et petits enfants et même par la télévision mise trop fort par mon mari. Mais maintenant c'est un silence mortel en pleine campagne même pas de voitures qui passent en journée quand les gens sont partis travailler. Je mets du son toujours sinon ce n'est pas supportable.
Son toucher, oui nous nous aimions tellement, notre complicité et son humour même sur sa maladie. Bref tout pareil que le texte cité plus haut.
Quigan je te souhaite de remonter du creux de la vague
Bises
Mimie

La nuit n'est jamais complète, il y a toujours puisque je le dis, Puisque je l'affirme
Au bout du chagrin
Une fenêtre ouverte
Paul Eluard

Hors ligne qiguan

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Re : depuis le 23 avril 2014
« Réponse #311 le: 12 janvier 2015 à 20:37:19 »
Merci Mimie de ta contribution qui éclaire un peu plus nos vécus !
Ce matin je me suis obligée à sortir ... suis allée fouiner dans un magasin qui va fermer pour cause de travaux où se vend un peu de tout ...
occasion de souffrances : repenser à tant de choses achetées là dans le feu de l'action des moments heureux, des jours de  bricolages intenses où on fonctionnait si bien à deux ..., jours tristes où j'achetais des choses pour faire face à de nouveaux besoins/son état qui se dégradait ...  :'(
Encore des ennuis avec l'employé démissionnaire et pôle emploi toujours pour des papiers ...
Cet après midi j'ai pu parler avec mon amie qui a perdu son compagnon il va y avoir 2 ans lundi prochain ... et constater que la douleur lui est encore si intense, le manque d'envies si plombant ... pourtant elle se bat pour peser le moins possible moralement à son fils éloigné et aider au mieux sa fille adulte handicapée en établissement spécialisé.
Je me suis activée autour de mes obligations pro : chiffrage du stock pour être imposée dessus (sacrée "arnaque" comme si c'était vendu ...)  et encore occasion de revenir en arrière quand Jean se faisait un plaisir de me chiffre mes relevés ou voire de le faire en totalité ensemble ! ...  :'(
Recherche de choses égarées dans les placards ... enfin je ne sais plus où j'ai rangé et ai même perdu un papier où j'avais noté ce que j'avais dans les housses de protection ...  :-\
Un passage sur un autre forum deuil où des personnes non touchées par la perte d'un conjoint même bienveillantes pensent qu'il faut que l'endeuillée fasse ceci, cela, pour aller mieux, être moins mal ... heureusement elle respecte (pour la personne concernée) son mal être à sa manière dans l'éloignement et le silence. On voit encore plus la méconnaissance du processus du deuil !
je leur ai mis le lien vers Dr fauré
http://www.allodocteurs.fr/act​ualite-sante-deuil-les-mots-po​ur-en-parler-9494.asp?1=1
et parabole
http://desirdetre.com/la-parab​ole-du-papillon/ belle parabole que j'aime répéter depuis des années pour bien des choses
Et je viens de lire de Kübler Ross :
"considérez cette nouvelle vie comme une plante poussant sur un champ de ruines. Le travail de deuil consiste à retrouver, dans les décombres de la mort, le chemin de la vie"
"votre conception de la vie ayant été détruite, il vous faut à présent en reconstruire une nouvelle, qui tienne compte des réalités tout en vous offrant une rambarde de sécurité ainsi que l'espoir d'une existence différente, à laquelle vous finirez par trouver une beauté
" vaste programme ...
un "signe" (?) un frôlement, une sensation derrière une oreille, en suivant le regard sur l'heure 20.20 symbole du deux répété mais du zéro et regard attiré par la photo sur mon bureau sur ce regard qui m'a tant aidé et m'aide encore !
Toutes les photos ajoutées c'est son regard ou sa manière de regarder qui m'attire toujours !
et m'aide dès que je croise ces photos même en passant d'un pas rapide dans une action ...
 Je me sens engluée dans une tristesse qui tamise tout ce que je vois, fais ... : phase normale du cette étape de deuil. Par moment en quelques secondes tout s'enchaîne : déni, colère (jamais envers le défunt), marchandage, dépression
comme si en condensé le processus se répétait, se répétait
ou à d'autre moment comme si les étapes venaient à l’intérieur de l'une comme des fractales ! qui se répètent ...
C'est fatiguant car je lutte sans cesse pour malgré tout aller vers du plus positif et je me sens épuisée par moment !
Je peux laisser les sanglots venir, passer mais je ne renonce pas à chercher à me tourner soit vers l'idée de survivance invisible et de communion, lui parler, sentir des réponses ou des techniques aidant à rétablir du positif.
Petit matelot dans la tempête sur mon radeau ... et je en sais pas où je vais me sentant à la dérive complète.
"il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé" A. Einstein
"Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque" René Char

Hors ligne Yentel

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Re : depuis le 23 avril 2014
« Réponse #312 le: 13 janvier 2015 à 08:24:11 »
"Je me sens engluée dans une tristesse qui tamise tout ce que je vois, fais ... : phase normale du cette étape de deuil. Par moment en quelques secondes tout s'enchaîne : déni, colère (jamais envers le défunt), marchandage, dépression
comme si en condensé le processus se répétait, se répétait
ou à d'autre moment comme si les étapes venaient à l’intérieur de l'une comme des fractales ! qui se répètent ...
C'est fatiguant car je lutte sans cesse pour malgré tout aller vers du plus positif et je me sens épuisée par moment !
Je peux laisser les sanglots venir, passer mais je ne renonce pas à chercher à me tourner soit vers l'idée de survivance invisible et de communion, lui parler, sentir des réponses ou des techniques aidant à rétablir du positif.
Petit matelot dans la tempête sur mon radeau ... et je en sais pas où je vais me sentant à la dérive complète.
"

C'est aussi exactement ce que je ressens Qiguan... Terrible cette impression que je ne sortirai jamais de cet état :'(

J'ai eu une difficile journée moi aussi... J'avais un rendez-vous à l'hôpital où le cancer de mon Amoureux a été diagnostiqué et où il a été soigné les premiers mois... Nous y avons passé beaucoup de temps, partagé beaucoup d'émotions, positives et négatives, mais toujours unis et heureux d'être ensemble... Encore remplis d'espoir... Tous ces souvenirs  ont ressurgi, et le manque d'Eric à mes côtés fût une torture... J'ai pleuré pratiquement toute la durée de ma visite...  :'(  Je me sens "vidée". 
Le médecin m'a dit que je souffre d'un  syndrome du canal carpien bilatéral, c'est bizarre que mes mains perdent leur force, leur sensibilité et s'engourdissent alors que l'image que j'ai de moi depuis plusieurs semaines est "Je m'accroche désespérement au bord du précipice"... 

Pour essayer de me raccrocher, je relis les étapes du deuil du Docteur Fauré... La phase de destructuration dans laquelle nous sommes toi et moi est particulièrement difficile, cela laisse l'espoir de jours plus doux... Il y a aussi le message de Tristan sur ce forum  "Pourquoi, pourquoi toi Maman?" qui résonne en moi... Je ne peux pas faire toute cette peine à mes enfants...

Mais que c'est difficile...

Merci Qiguan de toujours trouver des mots si justes et de nous insufler un peu de ton esprit positif ...

Je t'embrasse

Yentel
"Quand tu regarderas les étoiles dans le ciel, la nuit, puisque j'habiterai dans l'une d'elles, puisque je rirai dans l'une d'elles, alors, ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles.  Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire" (A. de Saint-Exupéry)

Hors ligne Yentel

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Re : depuis le 23 avril 2014
« Réponse #313 le: 13 janvier 2015 à 22:00:36 »
Coucou Qiguan,

Comment s'est passée cette journée ? Pas trop dure ?
Yentel
"Quand tu regarderas les étoiles dans le ciel, la nuit, puisque j'habiterai dans l'une d'elles, puisque je rirai dans l'une d'elles, alors, ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles.  Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire" (A. de Saint-Exupéry)

Hors ligne Mamoure

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  • Le forum d'entraide durant un deuil
Re : depuis le 23 avril 2014
« Réponse #314 le: 14 janvier 2015 à 17:35:29 »
cette phase me semble bien difficile , en effet
je n'ai pas trop de mots , étant moi-même complétement perdue
mais je pense à vous , je vous lis et voudrais tellement pouvoir vous aider...

je vous embrasse