Auteur Sujet: Infos ....  (Lu 41859 fois)

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Hors ligne lsf

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Re : Infos ....
« Réponse #15 le: 10 septembre 2019 à 19:03:03 »
Merci beaucoup Mircea

Lever le tabou, oui, c'est tellement important.

Une pensée pour tous

Hors ligne mike67

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Re : Infos ....
« Réponse #16 le: 10 septembre 2019 à 22:55:40 »
Merci Mircea.
Profondement.
C'est si important de ne pas les oublier, de continuer à les évoquer.
Tout reste à faire contre ce fléau, cela commence déjà par
réapprendre ce qu'est la bienveillance et à écouter son prochain, dans une société hyper connectée et si repliée sur l'individu et son ego.
Une bougie se consume chaleureusement pour toutes les personnes en souffrance qui on choisit l'apaisement.
There is a light that never goes out

Je t'emmène ce soir

Hors ligne magellan

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Re : Infos ....
« Réponse #17 le: 10 septembre 2019 à 22:57:15 »
Bonsoir,
loin de moi l'idée de faire la publicité pour un service commercial, mais j'ai pu voir aujourd'hui 10 septembre un film-reportage que j'ai trouvé très juste, à propos de la difficulté de parler du suicide d'un proche, même au sein de la famille et du cercle des amis.
Je ne le conseillerais pas aux personnes qui sont encore dans la phase la plus récente de leur deuil, , (mais peut-être me trompé-je) car il s'agit du récit filmé d'une famille effectuant une longue randonnée entre Ecosse et Angleterre, 13 ans après avoir perdu leur jeune fils et frère.
Cela fera 4 ans que mon fils est parti, et je pense être suffisamment "stabilisé" pour avoir pu regarder et apprécier cette œuvre magnifique.
EVELYN sur netflix
Bien à vous.

Hors ligne assiniboine

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Re : Infos ....
« Réponse #18 le: 29 septembre 2019 à 03:16:56 »
Le 10 octobre, journée mondiale de la santé mentale avec pour thème 'prévention du suicide"
Les infos sur cette jlournée sont très intéressantes en donnant des exemples d'actions concrètes à mener
Malheureusement trop nul en informatique pas capable de vous fournir le lien

Hors ligne assiniboine

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Re : Infos ....
« Réponse #19 le: 30 septembre 2019 à 02:21:02 »

Hors ligne Catherine Th

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« Reste », une campagne pour la prévention du suicide
« Réponse #20 le: 10 décembre 2019 à 07:26:38 »
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1423878/reste-campagne-prevention-suicide?fbclid=IwAR1wr1deXaT1FCmHTx-dpIGhgyz3iSSoM7ZqpAqMZg9g-mT7sXT6hNSfMAI

Extraits :

Le fils de Martin Garneau s'est suicidé à l'âge de 17 ans, il y a 2 ans. À son restaurant de la rue Notre-Dame à Victoriaville, ce père endeuillé pense tous les jours à son fils.

"William nous avait écrit une lettre. C'était vraiment la difficulté de vivre dans le monde d'aujourd'hui. Il n'en voulait pas à personne. Il n'en voulait pas à ses frères, à ses soeurs, parents ou quoi que ce soit.
 C'est vraiment une difficulté de vivre dans la société d'aujourd'hui qui est vraiment exigeante
", explique Martin Garneau.

Pour que son message atteigne le plus de gens possible, il a fait produire une vidéo dans laquelle plusieurs intervenants, dont une conjointe, un ami et une grand-mère demandent au jeune de rester avec eux.
On y entend aussi l'appel au 911 que Martin Garneau a fait lorsqu’il a découvert son fils le jour de sa mort.


Une souffrance qui s’accentue


À l’approche du temps des Fêtes, le Centre de prévention du suicide d’Arthabaska-Érable rappelle que cette période de réjouissance peut être difficile pour certains.

"C'est une grande souffrance psychologique qui existe chez notre jeunesse actuellement et qui s'accentue."

"Il est essentiel de prêter une oreille attentive à ses proches pour être à l’affût du moindre signe de détresse. C'est une période qui peut être très festive, mais très difficile pour certains. Donc, pour tout le monde, soyez attentifs à eux. C'est le plus beau cadeau que vous allez leur donner
"

Hors ligne Catherine Th

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Tatouages : le deuil dans la peau
« Réponse #21 le: 10 décembre 2019 à 07:35:02 »
https://www.lapresse.ca/societe/201911/01/01-5247969-tatouages-le-deuil-dans-la-peau.php?fbclid=IwAR0AsAbPJeypJWxEfV2IKE2FSoz00eu9zDNxLBtJNEfdaoiu8BFxe9o6UlE

extraits de l’article :

« Il y a plusieurs façons de vivre un deuil. Et oui, pour certaines personnes, un tatouage peut aider », observe Susan Cadell, professeure en travail social à l’Université de Waterloo, qui étudie depuis deux ans les raisons qui motivent des Canadiens à imprimer dans leur peau le souvenir d’un proche disparu.

C’est le cas de Gina Granter, qui porte une ancre de marin sur l’omoplate gauche depuis la mort de son grand-père. « J’ai découvert, avant sa mort, qu’il n’était pas mon grand-père biologique. Je voulais faire en sorte que même si je n’ai pas son bagage génétique, je puisse avoir un lien physique avec lui », raconte — t-elle. Son grand-père était marin, alors le motif d’ancre allait de soi. 

Au fil de ses entrevues — près d’une quarantaine —, Susan Cadell n’a toutefois pas remarqué de « motif » type pour les tatouages commémoratifs.
 Elle a croisé une jeune femme qui s’était fait tatouer un plant de tomates pour son père, avec qui elle aimait jardiner ; une autre femme portait l’empreinte du doigt de son mari, dissimulé dans un cœur ; une autre, le mantra familial, « Focus, Love, Appreciate ».

Le motif du dessin a rarement un rapport direct avec la mort — comme des croix, pierres tombales, etc. « Les seuls regrets exprimés le sont pour les portraits qui, finalement, ne ressemblent jamais assez au défunt », explique Susan Cadell.
Mais dans tous les cas, « l’histoire du tatouage est beaucoup plus complexe que le dessin ne l’est ».

Gina Granter ne discute pas à tout vent de la signification de son tatouage. « Pour moi, c’est intime », dit-elle. Le sien est généralement caché par des vêtements.
 D’autres préfèrent au contraire l’afficher de façon très visible, comme ce couple qui s’est fait tatouer après le suicide de son fils. Tous deux voulaient qu’on leur pose des questions, pouvoir parler de cette mort potentiellement évitable.

« Il y a un lien certain entre la douleur physique du tatouage et la douleur émotionnelle du deuil », remarque Susan Cadell.
Pour certains, la douleur des aiguilles anesthésie temporairement celle de la tristesse. D’autres disent arrêter de pleurer pour ensuite sourire quand ils aperçoivent le souvenir à l’encre de l’âme sœur perdue.

C’est le cas de cette jeune femme qui a demandé à sa grand-mère d’écrire « je désapprouve » sur un morceau de papier, qu’elle a ensuite confié à son tatoueur : elle raconte que la vue de ces mots la fait sourire, sinon rire, en imaginant la réaction de sa grand-mère si elle avait su ce que sa petite-fille comptait faire de cet échantillon de son écriture. Elle aurait désapprouvé, assurément !

Une autre femme a fait graver dans sa peau l’expression « keep goin » quand sa sœur s’est suicidée. « Elle aussi a tendance à déprimer, note Susan Cadell. C’est un message qui honore sa sœur, mais en même temps qui lui rappelle qu’elle ne doit pas suivre le même chemin. »

Ces tatouages repoussent l’idée souvent véhiculée que le deuil a — ou doit avoir — une fin ou une certaine durée, estime Susan Cadell. Notre société n’aime pas que le deuil ne se termine pas, que ce soit au bout de trois semaines, trois mois ou trois ans, résume-t-elle. 
Les personnes endeuillées disent que le sentiment change, mais que le deuil, lui, ne cesse jamais vraiment.

La chercheuse espère que ses recherches, parmi les premières au Canada sur le sujet, inciteront le personnel dans les services de santé à poser des questions aux gens qui ont des tatouages, notamment sur leur signification. « Notre système de santé s’occupe de la mort, mais très peu du deuil. Et quand on est en deuil, on a besoin d’être accompagné par notre communauté, d’en parler. Même si la société n’aime pas trop ça. »

Hors ligne Catherine Th

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De la poésie ….. « Flâneries spirituelles »
« Réponse #22 le: 10 décembre 2019 à 07:38:51 »
"La poésie est désuète pour ceux qui sont gavés, mais quand le réel est insupportable, elle prend la valeur d'une arme de survie ". (Boris Cyrulnik)

Maman endeuillée de ses deux filles décédées dans des conditions dramatiques : Marjorie par suicide, Anne-Claire par accident de voiture, Hannacelya se plonge dans l’écriture. Elle nous offre ses poèmes écrits en hommage à ses Reines.
Malgré toute sa peine, elle transmet aussi de l’apaisement et de l'espoir.

« ‪Pour ne pas mourir‬
‪Je erre dans le jardin des Anges‬
‪Cueillir des fleurs d’amour‬
‪Pour embellir‬
‪Ma vie de tous les jours.
»

c’est le premier poème que j’ai lu  …. il y a plus d'un an ... il m’a fait du bien ….

En cette période de fin d'année où, pour beaucoup, la souffrance cogne encore plus fort ....
un peu de douceur poétique : https://hannacelya.com/?fbclid=IwAR17Pk7hWz8I5Yta19YKik4koJkkUZQ9z4-75p3S_AO5X9P6RK8ebN5oHi0

Hors ligne Adnarag

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Reste
« Réponse #23 le: 10 décembre 2019 à 10:24:50 »
" Qui sait, demain, vous aurez peut être dans le reflet du soleil ... de nouvelles joies qui méritent la peine."
K.

Hors ligne Catherine Th

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Bye Documentaire dispo jusqu’au 15/12/2020
« Réponse #24 le: 28 janvier 2020 à 07:27:13 »
documentaires - 52 min - 2017 - tous publics

(disponible gratuitement jusqu'au 15:12/2020)

https://www.france.tv/documentaires/societe/1132939-bye.html?fbclid=IwAR1cMgUuT57kmX09XM9TeqsI6eSSaWlbbORUphxJRQBeKjRaGi_bsj6wRDE


Près de deux ans après la mort inattendue de son fils Thomas, qui s’est suicidé à l’âge de 14 ans, l’entrepreneur Alexandre Taillefer cherche toujours à comprendre. BYE est un documentaire qui aborde avec délicatesse et profondeur les sujets malheureusement encore tabous de la santé mentale et de la cyberdépendance chez les jeunes. On y suit Alexandre Taillefer qui, avec la ferme intention d’améliorer la prévention, la détection et les soins offerts en matière de santé mentale et de cyberdépendance au Québec, va à la rencontre d’experts en la matière. Il recueille aussi des témoignages à la fois forts, authentiques et bouleversants de la part de jeunes et de leurs familles.
 
Diffuseur: Radio-Canada
réalisé par : Frédéric Nassif, Mathew McKinnon
produit par : Productions Déferlantes

Hors ligne Catherine Th

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Les psychiatres dont un patient s'est donné la mort vivent mal "l'après" suicide
par France Inter, Danielle Messager publié le 24/01/2020


Une enquête nationale montre que de très nombreux psychiatres ayant un patient qui s'est suicidé subissent un stress post-traumatique. Manque de soutien, carrières écourtées : les médecins vivent mal "l'après". 

Un stress post traumatique : c'est ainsi que beaucoup de psychiatres ressentent le suicide de l'un de leurs patients. Une enquête nationale - la première du genre - a été présentée à Paris au plus grand congrès français de psychiatrie, le Congrès de l'Encéphale. Près de 800 psychiatres ont été interrogés pour cette enquête. Conclusion : près de 90% des psychiatres ont été ou seront confrontés au suicide de l'un de leurs patients au cours de leur carrière avec des conséquences violentes pour eux aussi. 

Des psychiatres victimes de stress post-traumatique
Le docteur Édouard Leaune qui a réalisé cette enquête est psychiatre au Centre hospitalier Le Vinatier à Lyon. Selon le sondage, près d'un quart des psychiatres vont présenter des réactions post-traumatiques, des reviviscences, des cauchemars, des conduites d'évitement, la crainte de retourner dans leur service, de s'occuper de nouveau de patients suicidaires.
Selon le dr Leaune : 
Il y a également ce sentiment de culpabilité, qu'ils sont responsables de ce qui s'est passé. C'est comme s'ils ne s'y attendaient pas, car quand on choisit la psychiatrie, on s'éloigne de la question de la mort.

Des carrières écourtées
L'impact n'est pas qu'émotionnel, mais aussi professionnel, en particulier en début de carrière. 20% des médecins psychiatres vont envisager de changer de carrière à la suite du suicide d'un patient. Pour le docteur Édouard Leaune, psychiatre au Centre hospitalier Le Vinatier à Lyon :
"Leurs pratiques vont être impactées avec une tendance à davantage hospitaliser les patients, et à avoir plus de difficultés à donner des permissions aux patients hospitalisés, parce que la plupart des suicides ont lieu pendant les permissions. "

Absence de soutien professionnel
Cette enquête révèle encore que 37% de ces psychiatres n'avaient reçu aucun soutien de leurs collègues  : aucune réunion d'équipe n'avait été mise en place à l'hôpital après l’événement. À Lyon, le programme appelé SUPPORT soutient les équipes soignantes, mais il encore trop rare, tout comme les sessions de prévention auprès des jeunes psychiatres.

Hors ligne assiniboine

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Re : Infos ....
« Réponse #26 le: 30 janvier 2020 à 09:44:14 »
Pas eu le courage de lire l article en entier mais qu'elle catastrophe pour ces pauvres psychiatres

Hors ligne assiniboine

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Re : Infos ....
« Réponse #27 le: 30 janvier 2020 à 09:46:38 »
Allez un troisième xanax ce matin pour oublier leur souffrance

Pardon pour ces deux messages mais je ne peux pas me retenir

Hors ligne Anic

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Re : Infos ....
« Réponse #28 le: 30 janvier 2020 à 12:05:28 »
Je compend bien ta reaction. Pour les endeuilles par suicide  ou autre aussi y a stress post traumatique, carriere ecourtees, absence de soutien professionel, meme absence de soutien familial et medical ...
"Gardons vivant ce que nous avons frole ensemble de plus haut" Christiane Singer

Hors ligne résilience et silence

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Re : Infos ....
« Réponse #29 le: 30 janvier 2020 à 17:58:49 »
C'est bien de partager ceci, Mircéa. C'est un coup vraiment dur pour les équipes soignantes et c'est bien de leur reconnaître.
Ce ne sont pas des robots, même si parfois il y a une sacrée pression pour qu'il(le)s le deviennent.
Et même si ce n'est pas toujours ce cas de figure, les psychiatres sont souvent en première ligne.
« Modifié: 30 janvier 2020 à 18:04:45 par résilience et silence »
C'est dans les situations les plus difficiles et les plus désespérées que les individus trouvent le courage de se battre pour leur conviction. Tecumseh.