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Discussions Générales / Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Dernier message par katrinap le Aujourd'hui à 09:33:58 »
fédérico ce serait où?
katrin
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Après le suicide d’un proche / Re : Suicide de mon compagnon
« Dernier message par mike67 le Aujourd'hui à 09:30:28 »
Bonjour Lilou,

Sincèrement très heureux que tu ailles mieux :)

La manifestation du chagrin se fait différemment selon les personnes. La mienne est plus sourde, la tristesse et le chagrin est davantage rentré, même si les larmes peuvent jaillir à certain moment sans s'arrêter et sans crier gare.

Ta citation de Frederico m'interroge :
"Il avait oublié de s'aimer et d'accepter de la vie ce qu'il ne pouvait pas changer"
Dans le cas de Ludovic, c'est davantage une insatisfaction, comme une fatalité inexorable contre laquelle il devait trouver des solutions pour la contrer (j'étais SA solution), une difficulté à trouver sa place, à rester systématiquement un peu "hors du monde". Oublier de s'aimer certainnement. J'étais tombé sur l'ouvrage d'un psy americain dont les patients etaient en grande souffrance. Beaucoup d'entre eux lui disaient qu'ils ne supportaient pas d'être seul.
Le psy leur répondait sur un ton étonné : "et pourquoi donc? Vous considérez que vous n'êtes pas une bonne compagnie peut être?"
Accepter de la vie qu'il ne pouvait pas changer : qu'est ce que cela signifie pour toi? Tu n'es pas obligé de repondre bien suûr  :)... S'accepter tel qu'on est, accepter de ne pas tout pouvoir, se contenter de ce qu'on a et le faire fleurir? La difficulté était que Ludo me disait souvent, qu'à part moi, il n'avait rien. Ce qui était pourtant faux.

Je te souhaite plein de douceur  très chère Lilou.
Avec le temps, la douleur laissera de la place à de la tristesse et à une certaine forme d'apaisement.
Au stade où j'en suis, l'existence est faite de zoom et de dezoom successif.
Phase dezoom : j'agrandis le cadre, je parviens à prendre de la distance, à regarder la vie et à accéder à une sérénité.
Phase zoom : je mets le focus sur la douleur de Ludovic. Et alors là... la culpabilité e la tristesse revienne au galop.

Plein de calme pour toi, tout simplement.
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Discussions Générales / Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Dernier message par Kiné le Aujourd'hui à 08:47:16 »
Et tous ceux qui ont vécu ce drame sont unanimes sur un point : ils se sont recentrés sur l’essentiel. « Après un tel événement, on a soif de rapports sincères, d’échanges profonds. Il n’y a plus de place pour les futilités »,

Tellement vrai, ce qui donne tout son sens à ta démarche Fed, de nous rencontrer...
Et pourtant, j’ ai toujours dédaigné les groupes de paroles de parents endeuillés. Mais ici, ce n’est pas de cela dont il s’agit. Oui, nous sommes endeuillés de quelqu’un qui comptait tant pour nous : mon fils, ta fille, ton fils, mais aussi ton neveu, ton conjoint, selon celui qui lit ceci. Si nous nous croisons régulièrement sur ce forum, c’est bien parce que, qui que soit celui que nous avons perdu, sa disparition nous a traumatisés, nous a laissé avec ce sentiment de grande solitude (que l’on soit entouré ou non, la solitude profonde de notre chagrin est bien là)... et puis il y a ce fil de discussion un peu décalé, qui apporte de la lumière au milieu de l’obscurité : un mélange de poésie, d’un peu d’ésotérisme, de propos révoltés, pas tellement d’humour, peut-être synonyme n’ose pas trop, par pudeur, par peur que l’humour caustique et noir ne choque nos compagnons de deuil... on sait bien à quel point on peut être tellement sensible et touchés par certains mots... et c’est plus difficile de percevoir ce qui pourrait choquer quand nos échanges sont exclusivement écrits.
Mais les groupes de paroles où l’on pleure ensemble sur notre sort, parler de mon fils sur les réseaux en l’appelant « mon petit ange », alors qu’il était un grand gaillard qui faisait une tête de plus que moi, publier des images kitsch et des phrases nunuches, ce n’est pas trop mon truc. Moi, je cherche et chercherai désespérément toute ma vie la lumière dans l’obscurité. Je veux des rires, des blagues, même glauques, je veux pouvoir pleurer, pas dans l’abattement, mais en parlant de celui qu’il était, de tout ce qu’il m’a apporté, mais sans les regards contrits autour, et sans que cela m’empêche de rire pour une connerie ou une blague de mauvais goût 15 secondes après... les proches que je continue de voir sont ceux qui acceptent naturellement ce mélange des genres, c’est cela la profondeur de nos relations. Et Pascal, je suis à 100% d’accord avec toi concernant l’humour : après sa noyade, mon fils a été amené à l’hôpital dans lequel il jobait comme brancardier. Quand ma sœur et mon beau-frère nous ont rejoint, mon beau-frère a sorti : « en tout cas, il est arrivé à l’heure à son boulot! ». Et nous avons éclaté de rire, tous (mon mari, ma fille, ma sœur, mon beau-frère, mes neveux et moi)! C’était absolument impensable de dire cela devant l’horreur, c’était complètement décalé, n’importe qui qui ne connaissait pas mon fils en aurait été profondément choqué. Et nous, on entendait presque Thomas rire avec nous... l’humour et le rire, ça permet aussi de pouvoir relâcher la pression, et puis, comment continuer à vivre si tout devient sérieux ???
Alors, OUI, j’ai envie de vous rencontrer, de vous embrasser, de vous présenter mon mari (qui lui n’est pas du tout branché forums de discussions), de vous écouter raconter qui vous êtes, qui était celui ou celle qui vous manque tant, de partager avec vous cette intensité, mais sans que cela vire au pathos, de passer un moment à refaire le monde, à rechercher ces éclats de lumière qui nous donnent justement envie de nous rencontrer...
Je vous embrasse,
Barbara
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L'idée me va. J'en suis pour le printemps, c'est nickel je pense.
Bizs.
pascal.
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Discussions Générales / Re : Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Dernier message par Kiné le Aujourd'hui à 07:32:03 »
Mouvement humoristique porté par un magnifique élan de vie avec plein d'étoiles nommées : joie, douceur, tendresse, affection, tolérance, compréhension,  générosité, solidarité, amitié, Amour !

Tout ça me parle+++ et je suis partante pour des échanges pleins de tendresse et d’humour   :)
Par contre, même si j’aurais partagé avec plaisir un bon moment de visu avec vous, je crains que la distance géographique entre nous complique un peu la donne

Salut Kiné,

La distance géographique ne compliquera en rien la donne..... puisqu'à l'unanimité NOUS avons décidé que cette première rencontre se fera (ou ne se fera pas !) à Bruxelles en Belgique !
Tu auras ainsi l'occasion de nous faire découvrir "la meilleure baraque à frites Bruxelloise"...
Nous allons nous régaler avec toutes vos spécialités et histoires belges !
Ici, en France, nous sommes en "Etat d'urgence"... donc ça rigole pas !

Respirons... sourions !

Federico

Coucou les amis,
Là, vous me mettez la pression et me réjouissez !
Je vais réfléchir à un resto sympa. Je vous propose de programmer cela au printemps, j’attends mes dates de gardes pour vous en proposer quelques-unes  ;)
Par ailleurs, je vous proposerais bien de combiner un resto un samedi soir avec une visite thématique « alchimique » de la grand-place de Bruxellesle samedi après-midi  : mon mari est passionné d’histoire et, jusqu’il y a deux ans, m’organisait pour chacun de mes anniversaires une balade à thème dans Bruxelles. Celle-là m’a beaucoup plu, apportant un regard particulier sur tous les symboles repris sur les façades de là grand place. Et il me semble, à lire régulièrement vos commentaires, qu’elle pourrait vous intéresser  ;)
Qu’en diriez-vous ?

Bonne journée les amis,
Je me réjouis de ces rencontre du genre «fait chier d’etre  endeuillé ! »  :-*
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Bonjour Mistinguette.

Citation Mircea
Je te souhaite d'arriver à prendre une décision qui te conviendra réellement.


En lien avec la suggestion de Mircea, je pense à un truc posté aujourd'hui  sur mon propre fil : "Un train peut en cacher un autre".
Changer notre angle de vue peut parfois être utile pour voir les "autres trains".
L'abus d'alcool permet parfois, pas toujours, parfois, à une personne de soulager une souffrance sous-jacente  plus intense que celle qui fait "premier train". En quelque sorte, ça fait ponctuation là ou il n'y en a pas. C'est aussi dicté. Dicté par une histoire elle même ponctuée de souffrances, douleurs, ruptures, blessures multiples et traumas de toutes sortes. Le deuxième train, troisième et ainsi de suite.
Il n'est pas simple pour les proches de "décadrer", de mettre des lunettes "3 D"à ce film sans autre relief que l'âpreté à survivre. Ne pas se laisser soi-même submerger par les vagues de violence ou d'agressivité qui fluent et  refluent au fil de ces débordements alcoolisés, de voracités financières collent assez bien à mon avis avec le petit panneau qui signale aux gares SNCF que traverser les voies peut être dangereux. Ce n'est plus dangereux quand la barrière se lève et que le feu est vert. C'est ce triage comme la gare du même nom que propose un soutien thérapeutique, analytique et engagé qui permet de traverser toutes ces voies sans danger. Etre accompagnée de façon adaptée pour ponctuer votre chemin d'une pause de réflexion me semble effectivement , comme vous le dites, le plus indiqué.
"Le temps a besoin de son temps, me semble-t-il".

Avec mes chaleureuses pensées.
Pascal.
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Discussions Générales / Re : Parent divorcé et désenfanté
« Dernier message par résilience et silence le Aujourd'hui à 06:10:16 »
Au fait, Fed, t'as oublié de mettre que je t'emmenais à Bruxelles! Mais c'est toi qui paye les moules/frites. ;D
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Discussions Générales / Re : Parent divorcé et désenfanté
« Dernier message par résilience et silence le Aujourd'hui à 05:54:10 »
Bonjour ma haine, bonjour ma colère et mon courroux, coucou!

Citation Fed
 Et tous ceux qui ont vécu ce drame sont unanimes sur un point : ils se sont recentrés sur l’essentiel. « Après un tel événement, on a soif de rapports sincères, d’échanges profonds. Il n’y a plus de place pour les futilités »,

Mille fois d'accord! Sauf pour rigoler style Desproges. Cet homme, Mr Cyclopède a même réussi à rire de son propre cancer. ça dit sa grandeur, son humanité, son humilité. Rappelez vous même l'après : "Desproges est mort, étonnant, non?"
Mouvement humoristique pour des endeuillés! Normalement c'est carrément insultant. Sauf pour les militants de la vie que Dame Faucheuse nous condamne à être.

La mort sculpte le vivant et c'est loin d'être toujours marrant quand on est sur le flanc et qu'elle vient de nous en foutre plein les dents.
;D

J'ai ri 2 jours après la mort de ma fille. Je m'en souviens. J'étais dans le jardin, je recevais texto sur texto. Il faisait beau, C'était le mois d'août. Une cousine proche qui m'avait piqué la place de "bonne fille" alors que j'étais "le mauvais fils" a mis ces 2 jours pour m'envoyer son texto. 2 jours à réfléchir quoi mettre.
Avant même de l'ouvrir ce texto, je savais mots pour mots ce qu'il y aurait d'écrit, Langage coincé, émotions verrouillées, empathie toute aussi amputée que ma propre psyché qui ne concevait pas encore ce qui arrivait. Et j'ai rigolé. C'était trop drôle d'anticiper ce trait pathologique familial qui s'exprimait plein pot. J'ai failli répondre : "ma fille est morte, étonnant, non?" A la Desproges.
Un jour il y a bien des années, un homme rencontré en détention dans le cadre de mon métier d'intervenant a passé la totalité de l'entretien à me rire au nez. Plus je m'accrochais, plus il rigolait. Je vous garantis que ce fut formateur. Le rire n'est pas toujours l' iconoclaste de notre désespérance, il peut aussi être son messager. Cet homme, je le sus plus tard par une collègue à qui j'avais passé le relais, avait été violé enfant par son père.

Un train peut en cacher un autre, dit-on en systémie.

Le rire n'est pas toujours l'iconoclaste de notre désespérance.

Bisous.

Pascal.

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Vivre le deuil de son conjoint / Re : Une guerre perdue d'avance
« Dernier message par pscar13 le Aujourd'hui à 00:59:07 »
Mon Amour, mon Amour, mon Amour

Soixante-six jours, le temps n’arrête jamais son cours.

Nous n’avions pas besoin d’aller au bout du monde pour s’évader, quelques affaires dans un sac et nous partions passer quelques jours à quelques kilomètres, tu adorais ces petits séjours Thalasso aux Saintes Maries de la Mer.

Saintes Maries de la mer
Escapades amoureuses à deux
Main dans la main, longer la mer
Le vent décoiffe tes blonds cheveux.

Saintes Maries de la mer
Magie de l'eau, doux corps léger
Chaleur, détente, bonheurs éphémères
Douceur de vivre, le soleil est d’or

Saintes Maries de la mer
Diners en tête à tête, tu souris
Comme toujours, je tombe à terre
Je t'aime encore à l'infini

Saintes Maries de la mer
Dernier voyage, une folie, quel courage !
Le soleil brûle, tu es si faible, ma guerrière
Tu n’as pas pu aller jusqu’à la plage

Cet été je n’aurai pas dû t’y emmener, tu étais trop faible, je te demande pardon.

Tu me manques, mon amoureuse, je t’aime pour toujours.
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Discussions Générales / Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Dernier message par Federico le Hier à 23:54:32 »
En cette période difficile, j'ai trouvé beaucoup de mots apaisants ce soir dans votre Petit Monastère et les liens qui s'y trouvent alors simplement MERCI.

Que Dieu me reprenne tout... sauf mon regard triste, mon sourire mélancolique, mon humilité, mon humanité ! Je sais... pour quelqu'un qui ne demande ni ne croit plus en rien... c'est déjà beaucoup !

Federico
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