Auteur Sujet: Comme toujours dans la vraie vie !  (Lu 9163 fois)

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Re : Comme toujours dans la vraie vie !
« Réponse #75 le: 30 Novembre 2017 à 18:15:44 »

   Ah ! Si y avait que des cochons de poètes parmi ces singes vaniteux que sont les Hommes ...

  Hier, j'ai vu un doc sur la jeunesse et l'éducation de Heinrich Himmler,
  ah ! Un PUR, celui-là, irréprochable sens de la bonne conduite ...
  Pas question de batifoler ! Du sérieux ...
  Faut croire que psychorigidité, déni de la sexualité et agressivité forment un syndrome ...
  ^^^^^^^^^^
  Poésie de Federico Garcia Lorca:
 
            La Mariée infidèle

    Et moi qui, sans m’en douter,
    L’ai menée à la rivière !
    Je croyais qu’elle était fille,
    Mais elle avait un mari.
    Pour la nuit de la Saint-Jacques,
    Tout paraissait convenu.
    Sitôt les lampes éteintes
    Et les grillons crépitant,
    Au dernier tournant des rues
    J’ai touché ses seins dormants
    Mais vite éveillés pour moi,
    Grappes de jacinthe écloses.
    L’amidon de son jupon
    Me crissait dans les oreilles
    Comme une pièce de soie
    Quand dix couteaux la déchirent.
    Sans clair de lune à leurs cimes,
    Les arbres se font plus hauts.
    L’horizon des chiens aboie
    Loin, très loin de la rivière.

    Passés les mûres sauvages,
    Les épines et les joncs,
    Elle a défait ses cheveux,
    Aplani pour nous la rive.
    J’ai enlevé ma cravate.
    Elle a enlevé sa robe.
    Moi, ceinture et revolver.
    Elle, ses quatre corsages.
    Odorant nard, coquillages,
    Rien ne se peut voir si fin.
    Ni le miroir sous la lune
    N’éblouit de cet éclat.
    Ses cuisses, qui m’échappaient
    Comme des poissons surpris,
    C’était le feu tout entier,
    Et aussi la fraîcheur même.
    Cette nuit-là, j’ai couru
    Dans le meilleur des chemins,
    Montant pouliche de nacre,
    Sans étriers et sans brides.
    Je n’ose dire, étant homme,
    Les choses qu’elle m’a dites.
    Le grand jour de la raison
    M’incite à plus de réserve.
    Je la ramenai salie
    Par les baisers et le sable.
    Contre le vent bataillaient
    Les iris et leurs épées.

    ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ F.G.L.
 
   
Heureuse d'être inconsolable, j'Aime.