Auteur Sujet: Un été si particulier. Ou ce que la vie nous aura refusé.  (Lu 2856 fois)

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Re : Un été si particulier. Ou ce que la vie nous aura refusé.
« Réponse #45 le: 17 Avril 2019 à 11:24:31 »
Je n'avance pas je recule.
Minimaliste !
Je ne crois pas qu'aucunes des écritures ici soient minimalistes !
Parce qu'elles sont toutes écrites avec des lettres de sang.
Il me semble.

Jeudi 28 mars. 18:31
Une semaine que je n’ai pas écrit.
J’essaie de me laisser porter par le temps qui passe. Mais ma vie est d’une telle solitude.
Comme dans cette magnifique chanson de Thiefaine, « le silence des morts est violent quand il m’arrache à mes pensées. » Et il m’arrache souvent.
Cette grande mascarade des êtres humains me semble ne servir à rien.
Da garan

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Re : Un été si particulier. Ou ce que la vie nous aura refusé.
« Réponse #46 le: 17 Avril 2019 à 14:17:16 »
Minimaliste !
Je ne crois pas qu'aucunes des écritures ici soient minimalistes !
Parce qu'elles sont toutes écrites avec des lettres de sang.
Il me semble.


Chère Kergaran,

C'est justement parce que nos écritures sont écrites avec des lettres de sang qu'elles sont minimalistes parce que les mots vont essentiellement à la mort et que les détails ne sont pas toujours explicités...

Il y a la mort et l'innommable douleur et l'indicible souffrance ... on écrit "la mort" mais on  a du mal à décrire  notre douleur,  notre souffrance... pudiquement et humainement indescriptible !

Amicalement, solidairement, respectueusement.
Federico
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !

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Re : Un été si particulier. Ou ce que la vie nous aura refusé.
« Réponse #47 le: 17 Avril 2019 à 21:41:24 »
J'ai pas envie de pudeur face à ma souffrance à moi !

Par contre ici je vouvoie ... Par respect je crois  ... de, à,  cette souffrance ... oui peut-être pudique, ... Bien que ... Pas certaine !
Je crois que la souffrance s'étale souvent par impudeur justement ...

J'arrive à rien.
Je fais des efforts ... pour ...
J'envie ces gens ici qui parlent à la troisième personne du singulier de leur ...  mort (vie). J'admire. Je me dis que peut-être j'aurai fait du chemin, si je ne te parle plus à toi.

En résumé je suis là par impudeur. Il faut bien que je la gueule quelque part … l’absurdité de ma vie !

Merde .... de la vie : no comment. Notre Dame a brûlé. Il faut la sauver ...
J'ai lu quelque part ici, je ne sais plus où : "mais que veux-tu nous dire Dieu ?"
Je ne suis pas croyante, mais, si ce Dieu existe, alors à mon humble avis, il a voulu dire qu'il fallait, enfin, prendre soin de l'humain.

Je crains qu'il n'ait encore ... échoué.
« Modifié: 17 Avril 2019 à 21:51:55 par kergaran »
Da garan

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Re : Un été si particulier. Ou ce que la vie nous aura refusé.
« Réponse #48 le: 17 Avril 2019 à 22:01:58 »
Je pense que quelque soit le mot employé, il ne peut décrire l'horreur de ce que nous ressentons
Nicole
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Re : Un été si particulier. Ou ce que la vie nous aura refusé.
« Réponse #49 le: 19 Avril 2019 à 19:30:47 »
Jeudi 18 avril. 15 :53
J’ignore aussi où cela va me conduire.
Je ne sais plus ce que je cherche.
J’essaie de me vider l’esprit de toi. De t’oublier. J’essaie de me motiver à autre chose.

19:28
Je n’ai pas dessiné aujourd’hui.
Mes iris d’hier de toute façon ne ressemblaient à rien. Même les couleurs n’y sont pas.

J’ai travaillé un peu : puisque j’ai l’un des ces jobs où je dois emmener du travail chez moi.
C’est compliqué : j’ai envie de tout déchirer. Je dois me concentrer. J’ai du mal à réfléchir. C’est compliqué.

J’ai joué à un jeu dangereux, celui de laisser les mots aller dans ma tête sans vraiment leur donner de cohérence. Mélanger tout. Secouer, comme un cocktail. Alcoolisé.

Vendredi 19. 18:26
Je me suis dit qu’il était mieux de ne pas écrire.
Mais cela ne marche pas non plus. Tout me ramène à toi.
Il faisait si chaud que je me suis allongée un peu au soleil.
Ce matin, j’ai travaillé dehors. Je m’étais dis que la chaleur forcément réchauffait les cœurs.
Mais il ne réchauffe que la peau. La seule vision du reflet de ma silhouette dans les vitres des portes-fenêtres m’a fait penser à cette phrase : « Je regarde ton dos, mais je n’ose pas toucher. »

J’ai voulu écouter un livre audio. Proust.
Quelle drôle d’idée. Vraiment, non ! De toute façon les livres ne m’aident pas.

Chaque mot dans cet espace étroit de mon esprit me ramène à toi. Me ramène à un souvenir de toi ici, … et pourtant ils sont tous si futiles, ces souvenirs ici, de toi … imprégnés d’une autre histoire qui n’est pas la nôtre.
Le simple mot « bleu » pour désigner la couleur du ciel me ramène à la blessure de mes mots, dans ton esprit à toi, la dernière fois que je t’ai vu.
J’ai essayé de te dire des choses … de te faire rêver encore un peu. Comme tu me l’avais avant demandé.
Mais chacun de mes mots était une blessure vive, dans la grandeur de ton esprit, dans la douleur de ta propre mort, proche alors.
Ma simple présence était douleur. La même que la mienne aujourd’hui. Celle de cette absence, celle de cette impossibilité, celle de cette vie que l’on ne vivra pas.
Je ressens cette même souffrance que toi là-bas. Chacun de mes mots, chacune de mes pensées, de mes idées, me semblent plus coupants que la lame la plus affutée d’un scalpel. La moindre oscillation, le moindre « oscillement » de la nature, le moindre souffle léger du vent, la moindre texture … Tout n’est que douleur. Sans jamais aucun équilibre. Sans espoir du retour du moindre équilibre.

Il faut que je parte d’ici.
Il faut que je me construise une autre vie. J’ai peur.
« Modifié: 19 Avril 2019 à 21:35:17 par kergaran »
Da garan

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  • Aujourd'hui, la mer, c'est toi. Tu es la mer.
Re : Un été si particulier. Ou ce que la vie nous aura refusé.
« Réponse #50 le: 21 Avril 2019 à 21:26:53 »
J'essaie ...
J'espère que c'est finalement du charabia .... C'est pour moi que j'écris, que je crie ...

Dimanche 21 avril. 15:53
La particularité de cette histoire. C’est qu’elle n’existe pas.
Comme déjà je l’avais craint, elle n’a plus d’existence qu’au fond de ma seule mémoire. Une petite centaine d’images cachées aussi dans celle, la mémoire, de mon portable. J’en avais effacées quelques-unes. Quelle conne. 647 SMS conservés exactement, même pas choisis, ou si peu, parmi tous ceux que l’on a pu s’envoyer … Et notre journal d’appel, avec le jour et l’heure, la durée, les appels entrants, sortants, manqués. Sur un numéro qui aujourd’hui n’a plus d’abonné.
En septembre, je t’avais écrit un soir parmi tant d’autres choses que je me sentais catin. Et tu m’avais dit toi, le lendemain, que cela ne t’avait pas plu. Que ce n’était pas cela, être catin. Mais tu sais aujourd’hui encore je me sens catin : mais cette fois de ne pas être venue quand tu me l’as demandé.
Nous avons souvent toi et moi, relu nos messages, et regardé la signification des mots.
Pour être certains d’en avoir la même.

Ici je dois me cacher pour pleurer. Mais ce n’est si difficile. Je suis souvent seule.
Ici, cette histoire n’existe pas.
… Notre histoire, n’existe pas.
Ma douleur n’existe pas.
Je suis immobile. Je ne sais pas comment faire pour partir.
Partir, pour toi, pour moi, cela déjà nous le savions aurait été compliqué. Mais seule, sans toi ?

Les derniers messages conservés par ce portable avant ta maladie datent du 21 octobre. C’était aussi un dimanche.
Je croyais déjà savoir, mais je ne savais pas encore, que la vie était une telle putain.

18:44
Ici, tu sais, quand je regarde bien, finalement, … rien … n’existe.
Nous allons tous mal.
Seule ma douleur finalement existe, … trop …
Car même si il me semble que je la cache, elle déborde.
Tout le monde la voit. […]

Non. En fait non. Ma douleur amplifie ce qui déjà n’allait pas.
[…]

Car tout, depuis longtemps, ici, va mal.
Je n’aurai pas de paix. Même avec ma pensée de toi, mon amour de toi, …
Tant que je n’aurai pas trouvé … comment faire pour arrêter tout cela.
Car tout cela n’a que trop duré …
Le seul réel problème est qu’il faudra immoler sur l’autel du sacrifice.
C’est moi depuis longtemps !
[…]
Ta vie à toi, devrais-je dire ta mort, même ta mort, à cela n’aura rien changé.
« Modifié: 22 Avril 2019 à 09:40:30 par kergaran »
Da garan

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Re : Un été si particulier. Ou ce que la vie nous aura refusé.
« Réponse #51 le: 22 Avril 2019 à 14:33:22 »
Lundi 13:33
Je lis les uns et les autres sur le forum. Certains plus que d’autres.
Non sans doute que non, je n’écris pas que pour moi. Sinon je n’aurais pas fait cette démarche d’écriture sur un forum. Mais oui certes : je crie pour moi.
J’écris sans doute pour que mon histoire puisse exister quelque part. Ailleurs donc que dans ma seule mémoire.
J’écris parce que j’ai vraiment peur. De m’y enfermer, à l’intérieur. De cette histoire.
Le fil, celui sur lequel je marche difficilement, ce simple fil de nylon, dont j’ai déjà parlé, me semble trop instable.
J’ai peur de ce vide sous mes pieds. Car plus je le regarde, et plus je vois que ce vide a une existence plus ou moins palpable : celle de ma propre santé mentale. Ce vide me semble avoir un nom : folie.
C’est flippant : ça file le vertige. Plus je le regarde, et plus j’ai peur de tomber.
Les profondeurs des abysses ne permettent pas généralement, une remontée à la surface, je pense, si on y descend trop profondément. Car le silence des profondeurs doit finir par rendre sourd. L’absence de lumière aveugle.
J’ai tellement eu avant, cette habitude, ou tout au moins cette fausse impression, je crois, de tout maîtriser. Que je ne supporte pas cette perte de contrôle.

J’ai une ordonnance psy : je vais la mettre dans mon sac.
Da garan

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Re : Un été si particulier. Ou ce que la vie nous aura refusé.
« Réponse #52 le: 22 Avril 2019 à 18:38:31 »
Kergaran, il n'y a pas de folie dans ce que tu décris, c'est juste le vide de ton amour, moi aussi par moment je me pisé cette question, suis je devenue folle ? Car je m'enferme en moi même, mais c'est le chagrin qui est trop fort. Sois rassurée, ou pas, depuis 11 mois je vis cela et c'est toujours aussi difficile et douloureux.

Nicole
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Re : Un été si particulier. Ou ce que la vie nous aura refusé.
« Réponse #53 le: 22 Avril 2019 à 19:03:36 »
Kergaran

Non ce n'est pas folie , c'est douleur , bien sur que  si ton histoire a eu une existence , pour t'en faire souffrir autant , ton parcours actuel n'est que douleur , et chagrin , si tu n'avais pas eu cet amour aujourd'hui tu ne souffrirais pas autant , et tu peux encore crier pour user cette douleur
Amitiés et douceur à toi

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Re : Un été si particulier. Ou ce que la vie nous aura refusé.
« Réponse #54 le: 23 Avril 2019 à 18:12:59 »
Merci à tout ceux qui ont pu prendre un peu de leur temps pour tenter de m'aider.
Da garan

Hors ligne Federico

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Re : Un été si particulier. Ou ce que la vie nous aura refusé.
« Réponse #55 le: 23 Avril 2019 à 19:15:05 »

Kergaran... Vous pourriez rester encore un peu ... sinon... "Bonne continuation et... bisous !

https://www.youtube.com/watch?v=V242su5fPUA

Tu Aurais Pu Vivre encore un peu
Jean Ferrat

 
Tu aurais pu vivre encore un peu
Pour notre bonheur pour notre lumière
Avec ton sourire avec tes yeux clairs
Ton esprit ouvert ton air généreux
Tu aurais pu vivre encore un peu
Mon fidèle ami mon copain mon frère
Au lieu de partir tout seul en croisière
Et de nous laisser comme chiens galeux
Tu aurais pu vivre encore un peu
T'aurais pu rêver encore un peu
Te laisser bercer près de la rivière
Par le chant de l'eau courant sur les pierres
Quand des quatre fers l'été faisait feu
T'aurais pu rêver encore un peu
Sous mon châtaignier à l'ombre légère
Laisser doucement le temps se défaire
Et la nuit tomber sur la vallée bleue
T'aurais pu rêver encore un peu
Tu aurais pu jouer encore un peu
Au lieu de lâcher tes boules peuchère
Aujourd'hui sans toi comment va-t-on faire
Dans notre triplette on n'est plus que deux
Tu aurais pu jouer encore un peu
Ne pas t'en aller sans qu'on ait pu faire
A ces rigolos mordre la poussière
Avec un enjeu du tonnerre de Dieu
Tu aurais pu jouer encore un peu
On aurait pu rire encore un peu
Avec les amis des soirées entières
Sur notre terrasse aux roses trémières
Parfumée d'amour d'histoires et de jeux
On aurait pu rire encore un peu
Et dans la beauté des choses éphémères
Caresser nos femmes et lever nos verres
Sans s'apercevoir qu'on était heureux
On aurait pu rire encore un peu
Tu aurais pu vivre encore un peu
Ne pas m'imposer d'écrire ces vers
Toi qui savais bien mon ami si cher
A quel point souvent je suis paresseux
Tu aurais pu vivre encore un peu
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !

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Re : Un été si particulier. Ou ce que la vie nous aura refusé.
« Réponse #56 le: 23 Avril 2019 à 22:15:18 »
Je dois occuper mon esprit à autre chose. Alors je me permets de rentrer un peu ici, dans cette très belle discussion.
J’espère ne pas m’imposer. (Discussion entre Mircea et Faïk)

Moi (je suis très recentrée sur moi-même en ce moment) à un monde idéal, j’y ai cru.
Quand j’étais petite, on nous faisait dessiner l’an 2000.
J’ai vraiment cru que nous serions cette génération, (j’ai 53 ans, pas tout à fait encore) qui allait éradiquer toute cette misère du monde.
Moi, la fille d’ouvrier, je ne le connaissais que trop bien : le capitalisme. Celui qui rend pauvre l’ouvrier qui pourtant par son travail crée le capital.
Merde : comme toutes les civilisations, j’ai cru que celle-là, celle justement du capital, était dans sa phase finale.
Quelle allait s’écrouler : et que je verrai avec bonheur cet effondrement.
Mais en fait non. J’ai compris qu’il fallait qu’il perdure : qu’il en fasse le tour, de cette boule ronde. Pourquoi cet occident aurait-il eut le droit de s’y délecter, devrais-je dire de s’y vautrer, pour que le reste du monde n’ait que ce droit de regarder. Bien sûr que chacun a ce droit de l’envier. Un canapé de merde, même à crédit, vaut bien plus qu’un taudis !

Ce n’est qu’une autre forme d’esclavage : cet esclavage moderne dont on nous parle souvent pourtant.

La maladie dans tout cela ! Pff. C’était une vieille politique je crois de Mittérand, de nous avoir fait croire que nous allions : VAINCRE le cancer. Tout le monde apparemment y a cru. Mais même la guérison de celui de sein, n’est que, … supercherie. Il y a je crois plus d’une petite centaine de cancers du sein différents (je dis peut-être des bêtises, j’ai juste lu cela quelque part un jour). Le problème à mon avis, c’est surtout que l’on fait culpabiliser ces femmes qui, si elles en meurent aujourd’hui, sont les seules responsables de ne pas s’être fait dépister plus tôt. En réalité il est juste des cancers qui, dépistés tôt ou pas, ne peuvent pas être soignés. Parce qu’on ne sait pas faire.
Alors je ne me permettrais pas de vous parler de tumeur cérébrale.

La flèche de Notre Dame de Paris ! Eugène Viollet-le-Duc est sans doute le plus contesté de tous les restaurateurs ! Et d’ailleurs, il a fait (normalement) avancer sur ce sujet la restauration ! Doit-on ou non restaurer à l’identique ! Il me semblait que définitivement après les travaux de Violet le Duc, en matière de restauration, la réponse idéale était : non !
Merde encore ! Même sur ce sujet je ne suis pas au fait !
Encore ce vieux débat du moderne et de l’ancien ! N’y a-t-il donc aucun sens à faire soi-même la statue sur les socles des colonnes de Buren ! N’avez-vous pas trouvé belle la lumière à l’intérieur de cette pyramide qui aurait défiguré le Louvre ? Sans elle JR n’aurait pas pu faire ses collages qui (Ah non ces collages qui finalement ne font réfléchir personne) …
Merde toujours !

J’ai lu un jour un livre dont je ne me souviens plus bien du contenu : Quand la Chine s'éveillera… le monde tremblera, un essai d'Alain Peyrefitte.

La vie humaine est bien courte pour que les choses ne changent trop rapidement : il y a la jeunesse sans encore trop d’expérience, puis une prise de conscience, … que la jeunesse nouvelle aura besoin à son tour d’expérimenter, pour tenter à nouveau de transmettre, … Avec toujours entre les deux, son temps d’oubli, …
Et cela, c’est pour le mieux de ce monde, … car il y a tant de haine aussi, souvent bien justifiée, par : Mince ? Serait-ce le capitalisme ?
Voilà, j’ai fait le tour : la boucle est bouclée, … Le serpent se mord la queue !

J’espère ne pas m’être incrustée ici. Je peux effacer si cela ne correspond pas.
Je vais le mettre aussi « chez moi ».
Merci néanmoins Mircéa et Faïk pour votre beau partage qui m’aura transportée un peu ailleurs.
« Modifié: 24 Avril 2019 à 10:58:02 par kergaran »
Da garan

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Re : Un été si particulier. Ou ce que la vie nous aura refusé.
« Réponse #57 le: 24 Avril 2019 à 20:40:19 »
Mercredi. 20:00
Je m’étais dit qu’il ne fallait plus que je te parle. A toi.
Mais je n’y arrive pas vraiment.
Aujourd’hui, il ne faisait pas beau. Nous nous sommes souvent amusés de ces différences de temps entre chez toi là-bas, et chez moi ici.
Depuis plus d’une semaine déjà, il neige des pétales de fleurs.
Partout sans doute.
Tous les ans, cela m’émerveillait.
Cette année, ils prennent subitement une signification plus particulière.
J’aimerais tant pouvoir te dire : « viens. »

Mais la dernière fois où cela était possible encore, je t’ai dit : « Ne viens pas ! »
C’est quoi cette connerie !
Il est des gens à qui il n’arrive jamais rien.

Hier, pendant ma courte pause du midi, j’ai marché droit vers la mer. Sans peur. Sans crainte aucune. Droit vers elle.
C’est court, le temps d’y venir, même si c’est juste à côté, j’ai à peine 20 minutes. Mais peu importe comme tu me l’as dit une fois : « c’est mieux que rien. »

Il faut que je puisse, comme face à ces vagues, avancer droit vers toi. Te regarder sans crainte. Te mettre à l’intérieur de mon cœur juste comme … Une image.  La plus belle de toutes mes images. Non.
Que c’est compliqué mon Amour.


« Modifié: 24 Avril 2019 à 21:52:06 par kergaran »
Da garan

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Re : Re : Un été si particulier. Ou ce que la vie nous aura refusé.
« Réponse #58 le: 24 Avril 2019 à 23:51:22 »
J’espère ne pas m’être incrustée ici. Je peux effacer si cela ne correspond pas.
Je vais le mettre aussi « chez moi ».
J'ai juste remis le post de Faïk sur son fil car je le trouve riche et je l'apprécie beaucoup : je peux dire la même chose pour le tien : alors merci beaucoup à toi pour ce partage !

http://www.pejac.es/ : non je ne connaissais pas : merci aussi pour cette découverte ! (j'aime beaucoup certains de ses tableaux)

Ils me font aussi du bien vos partages : je m'y retrouve  et ils me rappellent aussi que nous ne sommes pas que des endeuillé-e-s ....

Hors ligne kergaran

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http://www.pejac.es/ : non je ne connaissais pas : merci aussi pour cette découverte ! (j'aime beaucoup certains de ses tableaux)

Ils me font aussi du bien vos partages : je m'y retrouve  et ils me rappellent aussi que nous ne sommes pas que des endeuillé-e-s ....

C'est un peu cela aussi que je suis venue chercher ici : la vie.
Parce que ...
Seulement la mort : je n'y arriverai pas !
« Modifié: 25 Avril 2019 à 21:23:01 par kergaran »
Da garan