Auteur Sujet: Tellement d'angoisses que ça se reproduise ... encore ... et encore ...  (Lu 593 fois)

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Hors ligne Riane

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Bonjour,
J'essaie de prendre mon courage à deux mains pour écrire en quelques mots mon histoire

Vos posts parlent déjà tellement de tout ce que je vis,  je n'ai pas grand chose de plus à ajouter. Ca fait un bien fou de pouvoir vous lire, voir que ce que je ressens est à peu près "normal", que je ne suis pas folle, que je ne me complais pas dans la souffrance (quelqu'un m'a dit hier que je "sanctifiais" mon deuil). Que c'est un processus extrêmement compliqué, très individuel, et long. J'ai une terrible tendance à me culpabiliser et à me juger. Heureusement, j'ai des thérapeutes qui m'accompagnent et m'aident beaucoup. Mais parfois je m'en veux quand même, je me dis que d'autres personnes ont vécu des choses tout autatnt terribles, et s'en sortent mieux que moi. J'ai l'impression de ne pas faire assez bien, ou faux. Mais je ne sais pas quoi. J'ai parfois l'impression de faire tout faux dans ma vie. Enfin, ça c'est dans les moments où je suis découragée, où mes émotions prennent le dessus, où "l'enfant" en moi, comme dirait ma psy. Sinon, je suis bien sûre très raisonnable et sais que tout ça n'est pas vrai. Si seulement la raison pouvait convaincre les émotions ...

J'ai perdu mon compagnon il y a plus de 3 ans et demi, on n'était ensemble que depuis 2 ans. Mon parcours de vie a été passablement chaotique, une famille dysfonctionnelle, essayé de trouver un chemin harmonieux, un peu difficilement. J'ai la chance extraordinaire d'avoir un fils merveilleux, qui me soutient tellement. Divorcée jeune, changé régulièrement de boulot et de compagnon. Maladie chronique à 40 ans, il y a 10 ans, épuisée en permanence sans aucune raison. Alors que je suis d'une nature hyperactive et adore faire 10'000 choses, j'ai du passer la plus grande partie de mon temps à me reposer, une vraie torture pour moi, tellement je déteste ça. 8 ans et demi d'errance médicale avant d'avoir enfin un diagnostic (maladie de Lyme, version chronique, non reconnue). Je vais gentiment mieux sur ce plan-là, c'est lent, mais ça avance c'est super top. Dans ce chemin-là, j'ai aussi eu la chance de trouver des thérapeutes fantastiques qui m'ont permis de voir mes dysfonctionnements et de me repositionner de façon plus juste, plus harmonieuse. J'avais alors rencontré Pascal. Mon Pascal. Et pour la première fois de ma vie, j'ai pu commencer à construire une relation saine, équilibrée, qui aurait pu - au moins pour moi - durer enfin ... jusqu'à la fin de mes jours. Le rêve quoi. Pour la première fois de ma vie, je me sentais "à ma place", appréciée pour moi telle que j'étais, arriver à l'apprécier lui tel qu'il était exactement. Mes amis me disaient aussi particulièrement épanouie (enfin autant que possible avec la maladie). Une semaine avant l'accident, je le regardais (on visitait un fort sur une petite île) et je me disais : enfin, ça m'arrive, j'ai aussi enfin le droit d'être heureuse, de pouvoir "poser" mon coeur dans un endroit où il sera enfin en "sécurité". Et boum, une semaine après ...

Je ne pensais pas survivre, c'était simplement impossible, j'étais morte avec lui. La vie s'était arrêtée pour moi aussi. Mais il y avait mon fils, un véritable  amour de personne. Alors, tel le robot qui "fonctionne" j'ai recontacté mes anciens thérapeutes, qui m'ont permis de traverser la violence de la perte, perte de l'amour, perte de l'espoir, perte de sens.  Pendant une année, je n'ai pas existé. Après, lentement, gentiment, j'ai recommencé un peu à revivre.

Comme j'étais toujours très seule (ma famille toujours dysfonctionnelle et inexistante)(des amis bien dépassés par tout ça), et qu'avec la maladie je ne pouvais ni travailler ni beaucoup bouger, je m'occupais comme je pouvais sur mon ordi, portable posé sur les genoux, à bavarder sur le net. La première année et demi, j'ai fréquenté un forum de psychologie, sans tellement parler de moi, plutôt à écouter, parler relations en général, psychologie, ça m'a beaucoup aidée. J'allais aussi parfois sur des sites de rencontre, pas du tout envie de faire des rencontres amoureuses, mais j'aurais rêvé de nouer de nouvelles amitiés, de vraies amitiés, trouver quelqu'un qui puisse m'écouter et me comprendre.

En bavardant, j'ai noué une amitié avec un homme très sympa et intéressant. Il m'acceptait telle que j'étais, en gros. Il accpetait toutes mes fragilités, le deuil, la maladie. En gros. On a commencé à s'écrire tous les jours, à partager pas mal d'activités. On se "fréquentait", en tout bien tout honneur (barrière que j'avais besoin de mettre) et pendant de longs mois, c'est la personne avec qui j'ai partagé le plus de temps, de discussions, et mon coeur aussi (après mon fils bien sûr). On est partis en vacances aussi, dans la maison familiale. Là ça a été plus compliqué, je parlais trop de Pascal à son goût. Il avait probablement envie de passer à l'étape suivante, mais je n'étais pas encore prête. Et j'avais peur. J'ai mis pas mal de barrières. Quand notre coeur est tellement scrasché ... pas facile de prendre à nouveau le risque. On s'est donc pas mal "éloignés", mais chaque fois que j'étais par là, on continuait quand même toujours à se voir, à bavarder, partager repas, activités, pensées, idées. C'était toujours avec lui que je passais le plus de mon temps "disponible" (rare vu la maladie). En juillet de l'année dernière, on est encore allés au cinémaensemble. J'avais vraiment envie de lui dire à quel point je tenais à lui, même si je ne pouvais pas encore envisager autre chose. On a bavardé beaucoup, comme toujours, mais je ne lui ai rien dit, ça ne s'était pas vraiment prêté à ça, et ce n'était pas grave, je lui dirais la prochaine fois.

Une semaine après, le 27 juillet, il s'est crashé, avec son fils de 21 ans et des amis, avec un petit avion, activité qu'il pratiquait dans son temps libre par passion ...

Sur le moment, j'étais complètement sonnée, je ne pouvais y croire. Puis je me suis sentie pestiférée, à porter la poisse : surtout ne vous approchez pas de moi, si vous voulez vivre. A part ça, j'avais l'impression de réussir à ne pas sombrer, j'avais l'impression de m'en sortir plutôt bien. Heureusement - tellement heureusement - que nous n'étionsn pas en couple. Je ne m'en serais jamais relevée. Ce n'est que ce printemps que j'ai réalisé qu'en réalité j'étais totalement paralysée : en 6 mois, je ne voyais plus personne et ne faisais plus rien. Je m'étais entièrement fermée. Impossible d'entrer en communication avec qui que ce soit d'autre que mon fils. S'il m'a semblé au début normal que mes angoisses (peur qu'il arrive quelque chose à mon fils) se soient nettement accentuées, je n'avais pas réalisé non plus qu'aujourd'hui elles me figent complètement sur place. Je n'ose presque plus respirer. Chaque seconde, j'ai peur que la vie continue à m'enlever ce à quoi je tiens, même si j'ai réduit au minimum. J'angoisse en permanence, et prie au moins 10 fois par jour, tout, Dieu, le ciel, la terre, l'univers, les anges, la nature, je les supplie, de protéger mon fils. Même si je ne le lui dis pas et que j'essaie de lui faire porter le moins possible, prise de panique, si je ne vois pas qu'il s'est connecté à whatsapp pendant plusieurs heures, je lui demande des nouvelles. Et si je n'arrive pas à en avoir dans l'heure, je vais commencer à appeler tout le monde. Même si mon petit cerveau raisonnable me dit qu'il n'y a pas de raison de paniquer, c'est plus fort que moi, mon coeur s'arrête, mon souffle s'arrête et rien ne peut l'apaiser tant que je n'ai pas la confirmation qu'il va bien.

En 3 ans et demi, j'ai perdu 2 des 3 personnes les plus proches de moi, de façon brutale et inattendue.
Au cours de l'hiver et du printemps, j'ai aussi repris contact avec mes thérapeutes, et viens de commencer une thérapie d'emdr.  Heureusement, sans eux, je n'y arriverais pas. Mais je me sens tellement seule avec tout ça, j'aimerais tellement pouvoir en parler encore et encore avec des personnes qui pourraient m'entendre et me comprendre, et me soutenir.  Comment gérer toute cette angoisse ? Comment trouver des personnes avec qui parler, qui pourraient m'accueillir sans jugement, sans impatience, avec compassion et douceur ? Comment savoir si j'ai fait quelque chose de faux ? Pourquoi est-ce que la vie m'inflige tout ça ? Qu'ai-je fait de mal ?

Bien sûr bien sûr, la partie raisonnable de moi va me dire que ce nest pas de ma faute, c'est juste pas de chance, que je n'ai rien fait de mal ... mais alors c'est quoi le sens de tout ça ? (et voilà la partie émotionnelle de retour) 

Enfin, merci à vous tous, vous lire me permet - par moments - de trouver de l'apaisement, et ces moments d'apaisement sont précieux
Bon courage à tous !

En ligne biche07

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Bonjour Riane, la gestion des angoisses est une énigme pour moi aussi, malgré les séances de psy ...surtout ne rajoute pas de la culpabilité à tout ça...personne ne porte la poisse et tu n'as rien fait de mal ...je t'embrasse biche
Si j'avais su que je T 'aimais autant, je T'aurais aimé encore davantage.

Hors ligne david34

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La culpabilité est un poison qui essaie toujours de mettre un pied dans la porte.
J'ignore . Je me dis chaque jour que jai fait exactement ce quil fallait faire. Je me dis que jai été à la hauteur de la situation  , du début jusqu'à la fin et encore aujourdhui.
Ceux qui pensent le contraire réagissent avec LEUR ressenti. Je ne leur en veux pas. Cest normal et humain. Et ils n'ont jamais eu à vivre ce que jai enduré. Cest ce que tu dois te répéter chaque jour.
Par la mort du plus pur
Toute joie est invalidée
La poitrine est comme évidée
Et l'oeil en tout connaît l'obscur.
Il faut quelques secondes
Pour effacer un monde.

En ligne malome

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bonjour Riane
 Quel parcours difficile  que le tien plus la maladie, non tu ne porte pas la poisse ,  non ce n'est pas de ta faute ,  tu paniques  je suppose qu'on le ferait à moins avec des question sans réponse , pourquoi ?  ?  ?  tu ne fais rien qui sonne faux , tu essaie juste de survivre à ce qui t'es arrivé  et ce n'est pas peu de choses, heureusement que tu te fais aider
Tu dis , je te cite : Pourquoi est-ce que la vie m'inflige tout ça ? Qu'ai-je fait de mal ? c'est une première question auquel je n'ai pas de réponse , une chose est sure tu n'as rien fait de mal , ce n'est pas oeil pour oeil ,dent pour dent
Ceux qui te disent que tu te complais dans la souffrance , ne savent le drame que tu vis encore  et que tu subis , laisse les dire , ils ne savent pas . Prends soin de toi
Amitiés et douceur

Hors ligne Bmylove

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Bonjour Riane,
Je suis très touchée par ton message, ton histoire.
Face à de pareils traumatismes, et pour juguler l'angoisse terrible de perdre encore qqun, il me semble normal de chercher un lien, une cohérence.
Car après tout, il n'y a rien de pire que de se dire que ça n'a pas de sens, non ?
Mais si c'était le cas ? Si ça n'avait pas de sens, pas de lien, et si tout ce qui arrive n'était que chaos ?
La vie ne nous inflige rien, la vie s'en fiche de nous.

Je ne sais rien,  ou presque : tu n'es pour rien dans ce qui est arrivé.
Ne laisse pas tes blessures d'enfance gâcher ce que tu as et ce que tu es.
Ecoute la petite fille en toi, tes thérapeutes t'y aideront, mais elle n'est qu'une partie de toi.

Je t'embrasse, prends bien soin de toi et de ton petit bonhomme.
If I look hard enough into the settin' sun
My love will laugh with me before the mornin' comes

Hors ligne qiguan

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Riane
le cumul des singularités des deuils particuliers et situations qui s'accumulent pour toi est bien lourd
à te lire, relire depuis le début de tes posts on sent l'expression de plein de ressources
tu as de bons réflexes en allant vers tes thérapeutes
Citer
Ne laisse pas tes blessures d'enfance gâcher ce que tu as et ce que tu es
Bmylove a raison
mais as tu la possibilité d'aller vers les groupes de paroles de dialogue solidarité ?
et lui
http://deuil.comemo.org/associations-vivre-son-deuil

prends bien soin de toi et n'hésite pas à refouiller
http://forumdeuil.comemo.org/vivre-le-deuil-de-son-conjoint/boite-a-outils/msg55656/#msg55656
affectueusement
"il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé" A. Einstein
"Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque" René Char

Hors ligne AS67

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Bonjour Riane
Quelle histoire que la tienne,  ce forum te permet de la verbaliser ce qui est déjà un grand pas.
Tu n'es en rien responsable de ce que la vie t'inflige reste forte.
Affectueusement
AS67

Hors ligne Nicole5951

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Bonjour rianne,
J'ai lu ton parcours, tu n'es responsable en rien. Ce n'est pas toi qui a induit tout cela, tu es une victime de la vie.
Je te souhaite retrouver la paix, et vient dire ton chagrin, ta colère, tout ton ressenti, tu seras lue et entendue, même si c'est difficile de répondre, soies assurée que tes messages ne seront pas lettre morte.
Affectueusement
Nicole

Hors ligne Riane

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Merci à tous, à toutes, pour vos messages qui m'ont beaucoup touchée, les larmes de reconnaissance montent encore
Votre soutien m'est tellement précieux

C'est vrai Qiguan, c'est vrai que j'ai la chance d'avoir une nature très positive et optimiste, et des ressources. D'un côté, le côté "raisonnable", je traverse tout ça avec plein de "conscience", de reconnaissance, de positivité. J'arrive à prendre un peu de recul, observer, accueillir, et ça va plutôt "bien" de ce côté-là. En même temps, exactement en même temps, le côté "émotionnel" (ou l'enfant en moi) est toujours terrassé de douleur, de peurs, d'incompréhension, de révolte, de refus. Donc si d'un côté, je sais que je "pourrais" (ou devrais ?) revivre, je suis complètement figée, et je fuis tout ça. Même ici, je viens, puis je repars, parfois je lis un peu, mais je suis tellement submergée par les émotions, ça fait tellement mal de lire toutes nos-vos souffrances, c'est tellement insupportable, que je fuis à nouveau, sans finalement vraiment arriver à "avancer" sur le travail du deuil au niveau des émotions  ... pour la théorie ... je me débrouille pas mal ... et dans la pratique ... c'est assez la cata ...

Bmylove, c'est vrai que la vie n'a probablement aucun sens ... juste une question de malchance ... on n'est tellement rien comparé à tout le monde, toute la terre, tout l'univers, que notre malheur n'existe pas à cette échelle ... et pourtout notre vie est un univers entier pour nous, une toute petite secousse est un énorme tsunami, pour nous, à notre échelle ... Oui, probablement que rien n'a de sens, mais je trouve terriblement difficile de se motiver à continuer avec toute cette souffrance si rien n'a de sens ... alors même si au fond, je sais bien que ce n'est qu'une construction artificielle ... je crois que j'ai besoin de pouvoir trouver un sens pour pouvoir réussir à continuer ...

Oui, la culpabilité ... vous avez bien raison ... Je lis gentiment Fauré et suis tombée aussi ces jours sur ce passage :
"Il n'y a pas de solution toute faite pour apaiser la culpabilité car c'est une émotion complexe qui renvoie à une multitude de situations. Faire face à la culpabilité, c'est d'abord et avant tout se donner la possibilité d'en parler à quelqu'un. Cela suppose quelques précautions, car les interlocuteurs auront toujours tendance à vouloir déculpabiliser les personnes en deuil en pensant que c'est la bonne façon de procéder. Or ils se trompent ! La culpabilité doit être écoutée et entendue, et non désamorcée par un raisonnement logique. [...] . La clef est de chercher à mettre des mots sur ce que l'on ressent, car nommer la culpabilité, c'est se libérer petit à petit de son emprise. L'objectif n'est pas de s'en débarrasser à tout jamais (c'est impossible), mais plutôt de revenir, encore et encore, sur ce ressenti douloureux, d'en parler autant de fois que nécessaire, afin d'en "user" progressivement l'intensité."
Je crois que j'ai besoin de l'user encore et encore et encore ... qu'il y a un énorme morceau à user petit à petit ... je sais bien "raisonnablement" que je n'ai rien fait de mal, mais la culpabilité est bien là ... avec le deuil, je crois qu'on apprend aussi à plus s'observer, à voir ce que d'autres n'arrivent pas à voir en eux, à voir tout ce qui se passe, en spectateur impuissant

Merci pour cet espace de parole et pour votre écoute bienveillante

Hors ligne 3 pommes

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Bonjour Riane,

Je viens de lire ton post qui me parle rien que par ces quelques mots " surtout ne vous approchez pas de moi, si vous voulez vivre".
Voilà où j'en suis. 3 ans après mon divorce à l'amiable, mon mari est décédé d'une embolie pulmonaire. Entre temps j'ai rencontré mon compagnon et après 15 années de vie commune, il s'en est allé ,aidé par un cancer. Un tsunami pour moi et ca fait 3 ans. Je vis avec ces /tes mots : ne vous approchez pas de moi. Et pour confirmer cette vérité, une ancienne connaissance que j'avais perdu de vue  depuis 20 ans et que j'appréciais,  me dit avec humour "si je comprends bien, faut pas t'approcher toi, tu portes malheur ".! Voila elle avait tout dit.
Alors je te comprends sur toute la ligne. Reste à croiser les personnes qui nous déferons de cette croyance qui restera dans nos mémoires du corps.
Amitiés à vous tous.

Hors ligne Riane

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oui, 3 pommes, c'est ça, exactement comme tu dis, cette angoisse elle est inscrite dans le corps ... il y a aussi plusieurs personnes qui me l'ont dit ... "mieux vaut ne pas trop s'approcher de moi" ... et même si je sais que non, c'est juste le hasard, c'est seulement ma tête qui le sait, au niveau du corps, des réflexes, des réactions, des émotions, il y a vraiment une peur fondamentale qui me fait fuir tout le monde ...

merci beaucoup pour ton témoignage, ça fait du bien de savoir que je ne suis pas seule à ressentir ça