Auteur Sujet: Pour celui qui n'est plus là  (Lu 89067 fois)

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Hors ligne Nora

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Pour celui qui n'est plus là
« le: 07 Mars 2015 à 19:58:42 »
Je suis une de vos soeurs de douleur, et c'est difficile pour moi de me présenter, même si je suis déjà intervenue sur quelques files.
En guise de présentation, je vous donne ce que j'ai écrit et lu, il y a presque un mois,  lors de la dispersion des cendres au jardin du souvenir.
Je suis allée aujourd'hui dans le jardin rendre visite, comme presque chaque jour, à mon amour. Le jardin est paisible, fleuri, parcouru par les oiseaux. C'est un lieu apaisant., ou je me ressource. Aujourd'hui les cendres avaient presque disparu, le vent et la pluie avaient fait leur oeuvre... Puisse le temps faire son oeuvre aussi dans mon coeur...


Mon amour,

Je voudrais te remercier, merci d'avoir été auprès de moi toutes ces années, merci de m'avoir permis de faire un bout de chemin avec toi, merci pour tout ce que tu m'as donné, tout ce que tu m'a appris.

Merci de m'avoir permis de connaître un grand amour avec toi.

Tu étais un être libre, entier, exigeant, un peu coléreux, fier, mais toujours attentif aux autres, sensible, à l'écoute, plein d'empathie, loyal, plein de délicatesse, discret.

Tu as été pour moi, en plus de mon grand amour, mon compagnon, mon ami, mon frère, mon père, mon protecteur. On se disait souvent qu'on faisait une sacré équipe tous les deux, on nous voyait rarement l'un sans l'autre, nous étions un tout, inséparables.

Nous étions souvent seuls, tous les deux, mais cette solitude à deux était choisie, voulue, recherchée. Nous étions bien ensemble, tout simplement.

Tu as toujours veillé sur moi, cherché à me protéger, de moi et des autres, tu m'as ouvert l'esprit, tu m'as toujours encouragée, tu m'as aidée à garder confiance en moi, tu m'as donné de la force. Avec toi j'ai eu la vie que je souhaitais, nous étions libres, nous ne prenions pas au sérieux, nous étions heureux.

Bien sûr, nous eûmes des orages… parfois violents, des interrogations, des remises en question du couple que nous formions. Mais ces orages, plutôt que le briser, ont à chaque fois renforcé notre lien.

Tu aimais la vie, tu avais des passions que tu vivais pleinement, tu étais curieux de tout, inventif, tu connaissais une foule de choses, tu avais des solutions pour tout … La maladie t'a terrassé alors que tu avais un projet, que tu préparais  - que nous préparions - un nouveau départ, une nouvelle vie. Tu avais toujours dit qu'à chaque fois que tu avais un projet un évènement venait l'anéantir.
Cette fois c'est la maladie qui ne t'a laissé aucune chance de le réaliser.

A l'annonce de ta maladie, tu as décidé de te battre, de toutes tes forces, mais tes forces t'ont abandonnées tout au long de ces 4 mois. Tu n'as pas eu un moment de répit, rien ne t'a été épargné, la maladie s'est acharnée sur toi. Tu ne comprenais pas pourquoi..
Tu as suscité l'admiration de tout ton entourage, les proches, les amis, le personnel soignant, par ton courage, ta fierté, ton envie de vivre. Même dans les pires moments tu disais que tu allais «  très très bien »,  ou «  de mieux en mieux « comme la veille de ta mort, alors que ta faiblesse était immense et que ta respiration devenait si difficile.

Je suis très fière de toi, cela ne sert à rien de te le dire, et j'ai aussi eu tellement mal pour toi. J'espère que tu es bien maintenant, en paix, là où tu es.

Pendant ta maladie, j'ai essayé de t'accompagner comme j'ai pu. Je sais que j'ai été maladroite, souvent, que j'ai eu des moments d'énervement, parfois, que je n'ai pas toujours su faire ce qu'il fallait … pardonne moi pour tout cela. J'aurais voulu faire mille fois plus que ce que j'ai fait, comme tu l'aurais fait pour moi si les rôles avaient été inversés

Je sais que tu ne voulais pas que je souffre, toi qui a toujours tout fait pour me protéger.

Mais comment veux tu que je ne souffre pas, alors qu'en te perdant j'ai perdu une partie de moi et que là, maintenant, je ne peux pas imaginer la vie sans toi ?

Mais je vais continuer, je te promets que je vais essayer d'être forte, aussi forte que toi, pour que tu ne sois pas triste, pour que tu ne sois pas malheureux, et que tu sois fier de moi, si tu me vois, de là bas, de l'autre côté.



« Modifié: 07 Mars 2015 à 20:31:43 par Nora »

Hors ligne qiguan

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Re : Pour celui qui n'est plus là
« Réponse #1 le: 07 Mars 2015 à 21:16:08 »
Nora
très beau texte
une partie de ton histoire fait écho à la mienne ...
Continues à venir écrire ... cela t'aidera
j'accueille habituellement avec http://forumdeuil.comemo.org/vivre-le-deuil-de-son-conjoint/role-du-forum-pour-nous-c%27est-quoi/msg48232/#msg48232
 :-*
tu es bretonne il y en a plein sur ce forum  ... : FéeViviane, Mimie, Myla ...
« Modifié: 07 Mars 2015 à 21:28:09 par qiguan »
"il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé" A. Einstein
"Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque" René Char

Hors ligne Nora

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Re : Pour celui qui n'est plus là
« Réponse #2 le: 10 Avril 2015 à 20:40:26 »
Mon amour,

Cela fait 2 mois que tu es parti, que tu as donné ton dernier souffle, seulement 2 mois, déjà 2 mois.

J'ai le coeur en charpie depuis quelques jours, quelques contrariétés, quelques bassesses faites par des proches, et me voici dans la tourmente.
Toi seul avait le don de me consoler, de trouver les mots pour éclaircir les situations, me donner un nouvel angle de vue, m'apporter un nouvel élan, m'assurer de ton soutien et de ton amour. J'en aurais bien besoin en ce moment.

Et puis ce soleil, cette nature qui s'éveille me fait rager de savoir que tu ne vivras pas cela, toi, l'homme du soleil, de la chaleur. Chaque année cette époque te faisait revivre, plein de projets, d'idées nouvelles, d'enthousiasme après ces longs mois d'hiver.
Tu aimais tellement la vie. Mais elle ne t'aimait plus, elle t'a quitté après t'avoir infligé des souffrances atroces, une immense détresse. Tu ne méritais pas cela, tu étais un homme formidable.

Tu me manques terriblement. Ce n'est pas la solitude qui me pèse,  c'est le manque de toi. Je sais que tu t'inquiétais beaucoup pour moi, que tu ne voulais pas que je souffre , tu me connaissais tellement bien, tu savais que je ne voulais pas vivre sans toi.
J'espère que ta détresse de me laisser n'a pas été aussi forte que ma souffrance d'aujourd'hui. Je n'ose pas l'imaginer.

Je sais que tu ne m'as pas abandonnée, je te sens auprès de moi, tu arrives encore à me donner de la force, et je ne veux pas te décevoir. Je surmonterai cela, comme tout le reste.

Je te dis au revoir, mon amour, au revoir, pour le moment.






Hors ligne Mamoure

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Re : Pour celui qui n'est plus là
« Réponse #3 le: 11 Avril 2015 à 07:25:41 »
Fragiles, à fleur de peau , les contrariétés nous font vite basculer dans la tourmente...
Et ce printemps qui arrive est, pour nous , synonyme de colère, nostalgie , souffrance...
Toute mon affection, Nora

Hors ligne Nora

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Re : Pour celui qui n'est plus là
« Réponse #4 le: 12 Avril 2015 à 01:24:47 »
Merci, Mamoure, de ta sollicitude.

Nous sommes fragiles et vulnérables, et malheureusement certaines personnes tentent d'en profiter.
Et puis une main tendue, un regard bienveillant, une parole réconfortante viennent nous apaiser et nous redonnent un peu de baume au coeur.

Comme c'est fatigant cet état où un rien nous touche et nous fait basculer ...

Hors ligne Ally

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Re : Pour celui qui n'est plus là
« Réponse #5 le: 12 Avril 2015 à 19:51:38 »
Quelle lettre touchante Nora, dont j'aurais pu écrire chaque mot car ils nous correspondent à Jacques et à moi, sauf qu'il n'y a pas eu de maladie, pas de signe, rien qu'une grosse fatigue durant 4 jours et une arythmie qui aurait du nous inquiéter, mais voilà... Il est juste tombé dans la rue, et c'était fini. Tu imagines l'horreur, la violence, le choc, le traumatisme. 18 mois plus tard je le pleure comme au début, sauf qu'à présent je me cache pour le faire car les autres ne comprendraient pas. Courage à toi. Amitiés. Ally
Tu n'es plus là où tu étais, mais tu es partout où je suis

Hors ligne pitchounette

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Re : Pour celui qui n'est plus là
« Réponse #6 le: 12 Avril 2015 à 21:13:28 »
Bonsoir désespérance,
Je ne connais pas ton histoire mais elle paraît bien semblable a la mienne.
Hugo nous a quitté a 41 ans d'un arret cardiaque, sans doute une myocardite. On était parti en amoureux en France parce que nous aspirions a un peu de repos après avoir eu notre 2 eme enfant, Matias qui avait 3 mois.
Hugo était fatigue depuis qq jours, il se sentait grippe , il avait eu de la fievre le jour precedent et avait mal quand il toussait. Alors qu'on cherchait un endroit pour manger, il m'a dit " ça ne va pas" et a lâcher le volant. Les pompiers qui étaient pourtant sur place n'ont rien pu faire...depuis c'est la survie, ça fait presque 4 mois.

Hors ligne Darling

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Re : Pour celui qui n'est plus là
« Réponse #7 le: 12 Avril 2015 à 22:04:47 »
Bonsoir Nora,
Quelle belle lettre à ton amour.

Comme toi, ce n'est pas la solitude qui me pèse, c'est son absence inexorable, le fait qu'il ne reviendra pas d'un long voyage, ou d'un tour du monde en solitaire.

Ce printemps qui s'éveille, cette vie qui reprends autour de nous, comme une ronde festive qui tourne, à donner le tournis alors qu'on reste assise à regarder danser la vie autour de nous.
Peu être un jour nous serons prête à nous relever, et à tendre a main pour entrer dans la ronde.

Je pense que nos disparus n'auraient pas voulu nous voir nous éteindre dans un coin, eux qui vivent encore en nous.

Je t'embrasse.
Darling, plus jamais ta main dans la mienne mais pour toujours le souvenir de sa chaleur. Plus jamais tes yeux dans les miens mais pour toujours l'intensité de ton regard. Plus jamais le son de ta voix mais pour toujours la douceur de tes paroles.

Hors ligne Nora

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Re : Pour celui qui n'est plus là
« Réponse #8 le: 12 Avril 2015 à 22:13:44 »
Bonsoir Désespérance,
Et merci pour ton message.
Deux amours morts, l'un brutalement, l'autre de maladie, mais presque tout aussi brutale car la maladie n'a duré que 4 mois.
Mon mari savait dès l'annonce de sa maladie qu'il était condamné, qu'il n'y avait rien à faire pour le sauver. Le médecin le lui avait dit .
 Il m'avait confié qu'il préférait cette situation à une mort brutale, accident de la route ou autre, car il avait le temps de se préparer, de régler des affaires, de dire au revoir à ses amis et à sa famille, etc... Il pensait partir sereinement, avec regrets, bien sûr, mais en ayant accompli ce qu'il désirait avant la fin.
Mais ces  4 mois de maladie ont été une descente aux enfers, chaque jour il allait plus mal que le précédent, il était méconnaissable, n'était plus vraiment conscient, perdait l'esprit ... Il n'a pas eu le temps d'accomplir quoi que ce soit, hormis se réconcilier avec certains proches, et il est parti dans la détresse et la douleur.
Ce souvenir m'est insupportable.

Je peux comprendre parfaitement ce que tu ressens, le choc, le traumatisme car mon père est décédé de mort brutale. Et je ne sais pas ce qui est " le moins pire " ... Je voudrais seulement que cela ne soit pas arrivé.

L'important est la qualité de la relation que nous avions avec notre amour, c'est cela qui va donner la " couleur " du deuil. Nous étions, comme toi, fusionnels, ou plutôt en symbiose.Même si ce deuil n'est pas vraiment teinté de culpabilité, s'il n'y a pas de rancoeurs, de remords, de non dits etc... il y a un manque terrible, et ce manque ne s'estompera pas de sitôt.

 Je sais qu'il va falloir que je vive avec lui, il va faire partie de mon quotidien, comme toi depuis 18 mois.

Je cherche depuis 2 mois à savoir quelle est la douleur du deuil, comment elle se présente, à quoi elle correspond .
Je sais maintenant que, pour l'instant, pour moi, elle vient de la souffrance qu'a vécue mon mari, du manque de sérénité de sa mort, et ce sentiment est plus fort que tout, il arrive même à faire passer au second plan le manque que j'ai de lui.
Pour l'instant, je souffre plus pour lui que pour moi, et je ne peux rien faire pour soulager cela, je ne peux pas m'aider. Je ne sais pas si je me fais bien comprendre .

Et un jour je vais commencer à vraiment souffrir pour moi, le manque de lui va encore plus me submerger. Ce sera une autre douleur, qui vient déjà me rencontrer parfois. J'espère pouvoir mieux " gérer " celle là.

Il va être long le chemin du deuil...

J'embrasse tous les membres de ce forum, j'écris peu mais je lis beaucoup...

Et merci Darling, qui a posté pendant que j'écrivais ...

« Modifié: 12 Avril 2015 à 22:30:31 par Nora »

Hors ligne Ally

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Re : Pour celui qui n'est plus là
« Réponse #9 le: 13 Avril 2015 à 09:33:46 »
Pitchounette, cela s’est passé de la même façon pour moi. Depuis 4 jours grosse arythmie mais le médecin avait dit : « inconfortable mais pas alarmant »… ! Resté le plus possible étendu ces 4 jours, mais été cherché son petit fils à l’école le mercredi. Le jeudi matin, il me dit se sentir mieux, « j’ai eu peur » me dit-il, mais ça va… Prépares-toi, on va le voir ce film de Woody Allen (dont je suis fan). Mais il avait mal au ventre, il me dit souffrir dans « son fondement… ». C’est drôle, il n’avait jamais utilisé cette expression. Il me demande si je n’ai rien pour combattre la constipation ?... je réponds non. J’ai vu plus tard que j’avais… Il descend… et s’écroule dans la rue Moi je ne sais rien, je me prépare, je mange une tartine… au bout de 35 minutes je regarde par la fenêtre… « mais qu’est-ce qu’il fout ?... ». 2 voitures de secours devant chez moi, je n’ai rien entendu, je me penche pour regarder et l’aperçoit gisant sur le sol. Ce n’est pas possible, il m’a dit « j’arrive… ». Je descend en courant, j’ai un handicap et difficile de me déplacer, mais là, je courre… Je vois son regard vide mais je ne peux y croire. Je demande « qu’est-il arrivé ?... » on me raconte, il s’est écroulé, un médecin passait justement, 11 minutes de massage cardiaque puis les secours, 20 min encore… Mais il n’est pas mort quand même je demande incrédule ?  La secouriste me fait signe que si… Je redemande, idiote… mais… pour toujours ? Ben oui pour toujours, ça se saurait si c’était pour 1 heure, non ?!!!
Ce n’est pas possible, on partait au cinéma, notre fils entérine son divorce aujourd’hui, d’ailleurs, tu allais mieux, il y a erreur, allez viens, on remonte, ça va bien !...
Ma seule petite consolation : le médecin m'a dit "votre mari ne sait pas qu'il est mort. C'est comme si on avait retiré la pile". C'est au moins ça. Même si c'est dur de ne pouvoir dire au revoir et merci pour tout, consolation de ne l'avoir pas vu souffrir ni avoir peur. Je trinque pour deux, c'est ma façon de le remercier, mais j'en bave.
Voilà, voilà ma triste et terrible histoire. Mariés depuis 47 ans, lui 74, mais si vert, si grand, si beau encore, moi 66, handicapée d’une polyarthrite rhumatoïde mais encore capable de tout, sauf de marcher beaucoup… Vendredi il y aura 18 mois. Comme Nora, j’ai tout de suite cherché de l’aide, après 22 jours. J’ai été bien entourée et je vis avec mon fils et sa famille. Je ne me suis pas laissée aller, j’ai fuis la maison, couru tout partout malgré mon handicap, vu beaucoup mes amies. Mais aujourd’hui, tout ça m’est plus difficile. C’est moins violent bien sûr, mais j’ai parfois l’impression d’être en dépression. Beaucoup de larmes, de découragement, des peurs aussi, irraisonnées mais bien présentes. Mon fils me protège bien sûr, nous avons 4 autres enfants à nous-deux et un à nous. Mais seul ce dernier s’occupe de moi car les autres vivent au loin. J’ai un petit fils légèrement déficient mental dont je m’occupe beaucoup, le grand chéri de son papy. Il savait que je serais là pour lui si lui n’y était plus. Mes autres petits enfants (4), je ne les vois jamais.
Voilà Pitchounette mon histoire. Je t’embrasse pour la journée. Bien à toi. Ally

Tu n'es plus là où tu étais, mais tu es partout où je suis

Hors ligne Charlie

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Re : Pour celui qui n'est plus là
« Réponse #10 le: 13 Avril 2015 à 20:41:51 »
mon mari est décédé d'un arrêt cardiaque en plein sommeil ! aucun signe, rien
c'était le 23 novembre 2014, il avait 51 ans.....

et depuis, pour moi, c'est le néant......

ma maman est décédée le 03 juin 2014, d'un cancer
deux deuils très proches, c'est dur, tellement dur



Hors ligne Dji

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Re : Pour celui qui n'est plus là
« Réponse #11 le: 13 Avril 2015 à 21:00:10 »
Charlie
Commet limon marié et parti d'un arrêt cardiaque  en octobre 2013 il avait 54 ans.
Pour toi deux deuil à surmonter , je te souhaite retrouver fore pour surmonter ces épreuves
J'espère que tu es bien entourée .
Nous on est la pour toi
Douce nuit.
Dji

Hors ligne Lana

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Re : Pour celui qui n'est plus là
« Réponse #12 le: 15 Avril 2015 à 17:33:07 »
Bonjour Nora, effectivement nos histoires sont tellement similaires.... Gémellaires. Ce que tu dis de la maladie, de votre amour, votre façon d'être ensemble sans avoir besoin d'autres. C'est exactement Jean et moi. Nous étions fusionnels et vivions l'un pour l'autre et avec l'autre dans notre bulle. Jamais d'ennui toujours quelque chose à faire et pouvant chacun finir les phrases de l'autre, éclatant de rire au même moment. Il me comprenait et je pouvais m'appuyer sur son épaule. Il est mon Âme Sœur à jamais et je sais qu'il m'attend pas très loin et veille sur moi... Mais son absence est insupportable et c'est dur. Heureusement il y a les amis et ma sœur bien sur mais sans Jean j'ai une impression d'être seule au monde....
A bientôt de te lire j'espère et je t'embrasse
Lana
PS : dans quelle région es tu ?
Jean mon Amour je t'aime, plus qu'il y a d'étoiles dans le ciel, plus qu'il y a de grains de sable dans le désert et plus qu'il y a de sel dans la mer, encore bien plus et pour l'éternité

Hors ligne Nora

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Re : Pour celui qui n'est plus là
« Réponse #13 le: 16 Avril 2015 à 15:40:26 »
Merci Lana,
J'ai moi aussi cette impression d'être seule au monde... qui n'est d'ailleurs pas qu'une impression.
Pas  de famille ( ou sur laquelle je ne peux pas compter, que je dois plutôt préserver ), quelques amis proches ( mais qui ont leur vie, et je les comprends ), pas d'enfants ...
Partout sur les fils je lis " je continue pour les enfants ", " les enfants sont mon soutien ", " grâce aux enfants," "heureusement j'ai les enfants"...
Alors comment faire lorsqu'il n'y a pas d'enfants ?
De mon côté je me dis qu'" heureusement qu'il n'y a pas d'enfants " parce qu'ils seraient malheureux d'avoir perdu leur papa, au moins je suis la seule à souffrir.
Mais si les enfants sont indispensables pour pouvoir s'en sortir, je me sens très mal partie .

Seule au monde, donc..
Je t'embrasse

Nora



Hors ligne Lana

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Re : Pour celui qui n'est plus là
« Réponse #14 le: 16 Avril 2015 à 15:54:04 »
Coucou Nora
Tu n'es pas tout à fait seule, nous sommes la nous tes sœurs de douleur sur le forum et toujours il y a quelqu'un pour nous lire, nous répondre. Cela fait du bien de livrer sa peine via le clavier...
Comme toi, pas d'enfant.... Un petit york qui occupe beaucoup de place et qui est très vivante et m'oblige a sortir hors moment travail biensur. Il y a aussi les amies ouf quand même mais chacune a sa vie alors c'est pas toujours facile
Sinon, je participe aussi à un groupe de paroles à la ligue contre le cancer
Des jours avec et des jours sans (plus de jours sans d'ailleurs) c'est dur et ça fait si mal....
Et puis comme dit ce vieil adage mais si vrai : un seul être vous manque et tout est dépeuplé ....
Je t'embrasse
Lana
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