Auteur Sujet: Mon amour est parti au mois d'avril  (Lu 27580 fois)

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Hors ligne Ela

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Re : Mon amour est parti au mois d'avril
« Réponse #225 le: 26 Septembre 2017 à 23:37:31 »
Fédérico, Martine, Mononoké, Qiguan... Merci du fond du cœur... Comment vous témoigner un peu de cette chaleur qu'a fait naitre en moi la lecture de vos commentaires... Je sais que vous savez. Que vous vivez, chacun à votre manière, le poids de ces mots.

En ce moment, je lis "La pesanteur et la grâce" de Simone Weil (pas la ministre, la philosophe). Et ce titre m'évoque beaucoup de choses... Faire vraiment l'expérience, du poids. Du poids immense de vivre parfois... et savoir encore accueillir les instants de grâce...

Je vous souhaite, profondément, de pouvoir encore de temps à autre faire l'expérience de cette grâce, qui certains matins, discrètement, sait encore nous trouver au milieu des décombres.

Je vous embrasse et vous envoie toute mon amitié.

Hors ligne Ela

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Re : Mon amour est parti au mois d'avril
« Réponse #226 le: 28 Septembre 2017 à 21:22:41 »
Je ressens l'envie ou plutôt le besoin de vous partager quelque chose...
Je me sens impuissante face à la souffrance de ma belle-fille, M. Cette petite puce, plus si petite que ça, qui vient juste d'avoir 13 ans cet été... Avant le décès de mon chéri, elle venait tous les weekends à la maison, alors petit à petit, nous avons appris à nous connaitre, nous apprivoiser, nous aimer. Comment pouvait il en être autrement? C'est un petit ange.
Mais voilà... la vie m'a repris mon chéri, j'ai quitté notre appartement, la ville, la région où nous nous étions établis ensemble... Je me trouve maintenant à mille kilomètre de cette vie, de notre vie. Et de M.
Peu après le décès de mon chéri, les médecins ont détecté que l'anomalie cardiaque dont il était décédé est héréditaire.... Sa fille souffre donc de la même malformation. Et alors que nous étions déjà tous dévastés par son départ, il a fallu faire face à cette nouvelle et  à la perspective de l'opération à cœur ouvert de M. La pose d'un défibrillateur en vue d'entériner les risques de mort subite.  Ma souffrance et mes états d'âme dans cette histoire importent peu, en comparaison de ce que cette nouvelle a du générer comme inquiétude et bouleversement pour elle...
L'opération en décembre s'est bien passée. Mais ensuite, en plus de toute la fatigue accumulée, elle a du faire face à l'infection d'une de ses cicatrices et à une attitude très peu compréhensive de la part de l'école.
Ajoutons à cela un contexte de tentions familiales réveillées par la mort de mon chéri...
Ensuite, au courant du mois de janvier, février, elle a du marcher un temps avec des béquilles à cause d'une cheville foulée, puis plus tard, en juillet, se faire opérer du pied pour se faire enlever un ongle incarné. Là encore, des béquilles pendant au moins deux semaines, et une dose d'antibiotiques conséquente....
M. veut toujours se montrer tellement forte, et gérer les situations "comme une adulte". En même temps, comment la blâmer pour ça, vu le nombres de situations auxquelles elle a du faire face du haut de son jeune âge? Je parle du décès de mon conjoint, mais également de crises familiales et situations complexes bien antérieures à cet événement...
Pendant un temps, elle répétait ce fameux et terrible "tout va bien" comme une litanie... Heureusement, petit à petit, au fil des mois, elle a lâché du lest et s'autorise davantage a parler de ses ressentis, émotions, craintes... Il y a des jours où ça va mieux, grâce à ses amis, son frère, sa sœur... à l'école qui, même si elle constitue un poids supplémentaire par moment lui assure une sorte de cadre rassurant... et puis il y a des jours où ça ne va pas, et le fait qu'elle s'autorise à vivre ces hauts et ces bas me rassure un peu.
Nous continuons à nous appeler très souvent (un peu moins ces derniers temps) et à nous voir régulièrement. Je descends dans le sud pour la voir, tous les  1mois 1/2 - 2 mois environ, et ces derniers 15 mois, elle est déjà venu me rendre visite 3 fois en Alsace. Ces moments sont toujours pleins d'échanges très riches, de  convivialité, de joie aussi. Nous parlons beaucoup de son papa, et toujours, après quelques jours passés ensemble, elle s'autorise à nouveau à me confier un peu plus en détails ce qui lui pèse...
Plusieurs mois en arrière, j'étais très inquiète de son état d'esprit et de son impossibilité à déposer son fardeau quelque part. Je n'ai pas de jugement à porter sur sa maman et la façon dont elle gère tout ça, mais je sais que parfois, M. et elle sont dans une relation trop "égalitaire"... Pour le dire autrement, sa maman, parfois, est encore un peu une mère-enfant. Et M. cherche à la préserver, à ne pas l'inquiéter. Elle s'occupe de beaucoup de choses à la maison du haut de son jeune âge. Se réveille seule pour aller à l'école, prend soin de son petit frère et de sa petite sœur...
Comme je suis relativement en bon terme avec sa maman, qu'elle me fait confiance, je lui ai suggéré d'emmener M. voir une psychologue. Histoire qu'elle puisse décharger certaines choses quelque part en étant sure qu'il n'y aura pas de retombées. Que ce qu'elle dira ne viendra pas non plus envenimer les relations des personnes autour d'elle (tentions entre la maman et mes beaux parents notamment). J'ai pas mal insisté car j'étais vraiment inquiète, et de là où je suis je ne voyais pas vraiment quoi faire d'autre. M. a accepté d'aller à ces rdv, et cela semblait lui faire du bien. C'est d'ailleurs un peu après les premiers rdv avec sa psy qu'elle a commencé à lâcher ce discours systématique du "tout va bien". Seulement voila. Comme la maman de M. était en galère financière, je m'étais proposée de payer les frais de la psy. Autant de fois que nécessaire, ce que j'ai fait. Jusqu'à ce que j'apprenne un jour de la bouche de M. qu'elle avait cessé de consulter et que maman avait eu besoin d'utiliser l'argent pour autre chose.
Je vous avoue que j'ai moyennement apprécié... Mais j'ai fini par considérer que de rajouter une couche de tension supplémentaire et de laisser ma colère se cristalliser n'arrangerait certainement pas les choses pour M.
Alors j'ai laissé un peu filer cette histoire, j'ai attendu de voir. D'autant plus que M. semblait aller un peu mieux (je veux dire par là qu'elle n'était plus dans le refoulement systématique de sa souffrance), et qu'elle était capable de m'expliquer sincèrement, je pense, que ces rdv avec la psy lui avait fait du bien mais que là, elle pensait pouvoir s'en passer (j'avais quand même toujours en tête un doute... qu'elle se sente obligée de dire ça pour ne pas embêter sa maman avec des dépenses "inutiles").
Ces derniers temps, depuis sa rentrée en 4ème, je trouvais qu'elle avait une" bonne "voix au téléphone. Un ton sincère. Pas un ton qui tente de masquer le malheur derrière un grand sourire quoi... Elle me disait qu'il lui arrivait certains jours de rester dans sa chambre pour pleurer, qu'elle était très stressée par moment mais qu'elle prenait un traitement naturel à base de plantes qui lui faisait du bien... mais à côté de ça: elle était heureuse de retrouver ses amis à l'école, elle avait des projets plein la tête... J'étais donc assez confiante.
Et puis ce soir, je l'appelle, et elle m'apprends qu'elle a fait une chute dans les escaliers du collège et qu'elle s'est cassée la cheville.... A nouveau, jambe dans le plâtre pendant 1 mois.... Bien sur, je suis inquiète et consternée de ce sort qui semble s'acharner sur cette petit puce... mais dans un premier temps de la conversation, sa voix semble relativement confiante, et empreinte d'une sage acceptation tellement impressionnante chez une enfant de son âge... Ça me rassure un peu... Elle fait même de son mieux pour plaisanter de la situation. Alors, je rigole avec elle au téléphone pour tenter de ne pas plomber l'atmosphère.... J'avoue me sentir désemparée. Et avec mon optimisme un peu forcé, je m'entends sonner tellement faux... C'est terrible... Mais j'essaye de faire de mon mieux... Je tente de réorienter la conversation vers quelque chose de plus posé, de plus sérieux... De faire ce que je peux pour créer un petit quelque chose qui pourrait l'aider à se confier...
Je lui dis que je sais bien que derrière cet humour dont on s'arme pour tenir bon, c'est tout sauf facile. Ça ne l'est pas pour moi non plus et qu'il est important pour moi qu'elle sache qu'elle n'a pas besoin de se montrer forte. Que j'aimerais savoir comment elle se sent ces derniers jours... Est ce qu'elle dort la nuit? "non" elle ne dort pas.... Et là elle me dit que de sa propre initiative elle est allée voir la psy scolaire, parc'qu'elle n'allait vraiment pas bien. Qu'apparemment, la psy l'aurait exhortée à recommencer un suivi auprès de ce qu'elle m'a décrit comme étant un CMP ou quelque chose dans le genre. "Elle l'a dit à maman?" "oui. oui." "Donc  maman va te prendre un rdv?" "je suppose..." Et puis je continue à lui poser des questions, et elle me dit qu'elle a vraiment des idées noires à certains moments ces derniers temps... "Tu veux me parler de ces idées?" "Non. Pas vraiment. Pas maintenant." "Tu dis tout à maman?" "Beaucoup de choses, mais pas tout." "Pourquoi pas tout? Tu n'as pas à avoir honte de tes idées noires tu sais (et j'en sais quelque chose). "Je ne veux pas l'inquiéter. Qu'elle s'inquiète pour rien..." "Elle s'inquiète pour toi parce qu'elle t'aime. C'est normal. Mais je suis sure qu'elle préfèrerait savoir quelles sont ces idées noires qui te font souffrir, et que tu te sentirais mieux si tu pouvais les confier à quelqu'un." "Ben je les confierai à la psy..."
Bon sang... Je me sens impuissante!!! Je ne sais pas si sa mère va faire le nécessaire pour s'assurer que M. ait un endroit où déposer tout ça. Et non seulement, légalement je n'ai aucun droit d'exiger qu'elle me rende des comptes sur ses agissements, mais plus le temps passe, plus ma légitimité à donner mon avis s'émousse... Au début, la maman de M. m'écoutait un peu, me concertait même parfois.... mais petit à petit, je me retrouve, de fait, à distance. Je ne suis que la belle maman. Et je ne sais pas ce que je peux faire...
Je voudrais seulement être sure que M. ne vivra pas cette terrible souffrance de ne pas réussir à confier ce qui lui pèse. De ne pas s'y autoriser, de ne pas avoir de lieu pour le déposer en toute sécurité. Je lui répète sans cesse que si elle en a besoin, je peux tout entendre. Vraiment tout. Je lui parle de ma propre souffrance en tant qu'adolescente pour lui faire comprendre que lorsque je dis "tout entendre", ce ne sont pas des paroles en l'air... Mais que faire de plus? Le téléphone, la distance sont forcément des obstacles à la confidence. Que je le veuille ou non... Et même si je tiens à descendre la voir aussi régulièrement que possible, je n'ai pas non plus la force de vivre sans arrêt écartelée entre deux lieux géographiques qui se trouvent à 1000 kms de distance! Ce n'est pas comme si, pressentant qu'elle ne va pas bien, je pouvais systématiquement sauter dans un train pour, le lendemain, l'emmener faire une balade, manger quelque part... Je le faisais un peu au début.... Mais je n'ai plus de pied à terre là bas. Et bientôt, quand ma carte-jeune sera HS, je n'aurai même plus le budget pour me payer ces allers-retours en train....
Je veux continuer à faire de mon mieux pour faire confiance à sa maman, l'ex compagne de mon chéri... La soutenir plutôt que la blâmer. Mais parfois c'est difficile... Car je ne sais rien. Toutes les infos que je reçois, c'est M. qui me les donne, ou mon beau papa quand il parvient à connaitre le fin mot de l'histoire... Mais autrement: impossible de savoir comment M. gère sa peine, ses angoisses.... Si sa mère prend cette histoire de psy au sérieux ou non, etc.
Si vous avez un nouvel éclairage à poser sur tout ça, je serai heureuse de vous lire. Même si ce n'est pas le cas, je crois que ça m'a fait du bien de poser tout ça par écrit et de le partager avec vous...
Voila... Je vous embrasse.

Hors ligne Mononoké

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Re : Mon amour est parti au mois d'avril
« Réponse #227 le: 28 Septembre 2017 à 23:09:58 »
Oh Ela, ce que tu nous partages est si bouleversant, je ne sais que te dire, toi qui trouve des mots si chaleureux, si bienveillants. Moi je trouve que ce que tu fais pour ta belle-fille est magnifique. Elle a de la chance de te connaître, et je suis sûre qu'elle sait que tu es là pour elle.
Je ne sais pas si tu le sais mais les enfants ont accès au CMP gratuitement,( ça ne sera pas un frein pour la maman). c'est un service proposé par l'état aux enfants, ça passe par l'école et la démarche des parents.
Il existe aussi des maisons des adolescents (11-21 ans), de l'adolescence dans beaucoup de grandes villes, ils peuvent y aller sans l'autorisation des parents, accueil libre, confidentiel et anonyme, avec ou sans rendez-vous,
ici il y a toute une liste de ce type d'accueil :
http://www.anmda.fr/nc/les-mda/la-carte-de-france/

tendrement

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L’arbre qui s’écroule fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse.

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Re : Mon amour est parti au mois d'avril
« Réponse #228 le: 28 Septembre 2017 à 23:18:01 »
Ela tu prends si bien soin de ta belle fille ... Ton aimé, son papa ne peut qu'être fier.
Tu vas apprendre à aider tout en restant à distance, laissé toi guider, ne craint pas la nouveauté de cette situation.
Sois confiante que le meilleur pour elle trouvera un chemin, laissé son libre arbitre naître et grandir.

Regardes
http://lumiere-du-coeur.e-monsite.com/pages/les-membres-inferieurs-maux-causes.html

Cela donne un point de vue parmi d'autres ...
Bien affectueusement
"il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé" A. Einstein
"Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque" René Char

Hors ligne Alexandra

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Re : Mon amour est parti au mois d'avril
« Réponse #229 le: 29 Septembre 2017 à 11:56:00 »
Bonjour Ela,
l'autre solution serait que tu prennes en charge le/la psy sans en passer par la maman de M. J'imagine bien que ça doit être difficile, parce que normalement tu n'as pas à t'interposer... Mais quand j'avais 15 ans j'ai eu besoin d'aide et ma grand-mère payait directement la psy sans que mes parents soient au courant. J'ai bien conscience que c'est une situation différente pour M. et qui l'obligerait à avoir un "secret" avec toi mais si elle n'a pas accès à un CMP, c'est une solution possible.

Je t'embrasse,
Alex

En ligne souci

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Re : Mon amour est parti au mois d'avril
« Réponse #230 le: 29 Septembre 2017 à 19:54:01 »

    Pensée pour la petite M.
    Pour le bien que tu essaies de faire, malgré la distance, l'inconséquence de sa maman ...
    Décidément que le sort peut être mauvais.
J'aime donc je suis !

Hors ligne Ela

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Re : Mon amour est parti au mois d'avril
« Réponse #231 le: 04 Octobre 2017 à 18:13:47 »
Merci à vous chères amies de ce forum :)
Ça me fait du bien d'avoir partagé ce pan de mon histoire avec vous. Je vais continuer comme je l'ai fait, à lutter contre mes propres démons pour rester disponible, du mieux que je peux, pour M., pour ceux qui comptent pour moi, et pour moi-même aussi.  Je vais tacher de ne pas céder à la panique et rester à l'écoute... Tacher de ne pas lâcher cette histoire d'"idées noires" et de psy... Je verrai peut être la puce pendant les vacances de la Toussaint, rien n'est encore arrêté, mais nous verrons...
Je vous embrasse. Prenez toutes et tous soin de vous.

Hors ligne Mononoké

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Re : Mon amour est parti au mois d'avril
« Réponse #232 le: 04 Octobre 2017 à 18:58:07 »
oui, Ela, merci
et toi,  prends bien soin de toi
tendrement
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L’arbre qui s’écroule fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse.

Ce qui compte, ce ne sont pas les années qu’il y a eu dans la vie.C’est la vie qu’il y a eu dans les années. A. Lincoln

Hors ligne Stana

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Re : Mon amour est parti au mois d'avril
« Réponse #233 le: 12 Octobre 2017 à 16:37:24 »
  Ton récit m'a profondément émue Ela. M. a, de toute èvidence, beaucoup de courage et de maturité dans ses injustes èpreuves, et, de ton côté, tu fais de ton mieux pour l'aider, ça doit lui faire du bien, en dépit de tout, de se sentir soutenue. J'espère de tout mon coeur que ça vas aller mieux pour elle, qu'elle pourra trouver toute l'ècoute dont elle peut avoir besoin.
  Douces pensées pour toi aussi  :-*
*Où que tu sois, ne m'oublie pas. Ici, ta voix résonnera encore et toujours. C'est un nouveau monde qui s'ouvre à toi; mais c'est un monde où je ne suis pas...* (Dark Sanctuary)

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Re : Mon amour est parti au mois d'avril
« Réponse #234 le: Hier à 20:02:36 »
merci Ela
tu mets des mots sur ce qui tourbillonne en moi...je ne prends plus le temps d'écrire, de lui écrire... j'aime un homme qui n'est plus de ce monde....je ne fais que pale figure chaque jour au milieu d'un espace et un temps que je ne reconnais ...je me déteste, agis comme une poltronne...je ne comprends même plus ce que je ressens...sauf quand tout me rattrape et que je fonds en larmes pendant des jours...je sais qu'il n'est plus là car les couleurs du monde qu'il m'avait fait découvrir près de lui n'existent plus...
merci du fond du coeur