Auteur Sujet: Mon amour est parti au mois d'avril  (Lu 25267 fois)

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Hors ligne Ela

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Re : Mon amour est parti au mois d'avril
« Réponse #210 le: 10 Septembre 2017 à 00:55:47 »
Merci chère Qiguan... Ton réconfort est précieux. Et j'ai parfois besoin de lire et de relire que même si tout au fond la souffrance s'affronte seule, les masques qu'elle revêt sont connus par d'autres. Je sais que toi aussi, tu continues d'avancer vaillamment sur ton propre chemin, guidée par cette sage folie qui t'habite. Ecoute là, cette folie... ce qu'elle insuffle en toi.... L'envie de rêver encore. Rêver d'amour, de chaleur, de tendresse. Le désir d'un supplément de vie. "We want bread and roses too". Nous voulons du pain, mais aussi des roses...J'aimerais que tu saches que je pense à toi, à Jean. Que si je ne peux faire plus, je vous porte dans mes pensées... Je t'embrasse.

Ce soir, j'ai besoin d'écrire. De remuer en moi ce que je n'ai fait qu'effleurer.... Peur d'aller mieux, oui... sans doutes... J'écrivais déjà ça des mois en arrière... et j'en suis encore là. J'y reviens... Combien de fois encore, me faudra-t-il arpenter ces mêmes chemins...
Je sais que vous ne me jugez pas. La peur, la culpabilité, la colère parfois... qui m'assaillent ne viennent que de moi.
J'ai peur d'aller mieux... Peur d'aller mieux et ça me répugne. Ne vous effrayez pas, ne vous formalisez pas... Je veux juste l'exprimer tel que c'est. Ça me dégoute. Il y a en moi quelque chose qui rage contre la tiédeur et pourtant, quoi de plus tiède que cette peur d'aller mieux? Que cette culpabilité collante?
Je m'entends chuchoter quand je voudrais hurler, je flotte entre deux eaux quand je voudrais plonger, je claudique quand je voudrais voler, je me sens tiède quand je voudrais bouillir...
J'écris pour me sortir de cet état catatonique. J'ai soif d'intensité, d'extrême, de nuit noire ou d'éblouissement, d'éclats de rire ou de crises de larmes... et plus cette soif s'intensifie, plus je me sens coincée entre deux eaux... C'est tellement étrange...
J'ai besoin d'une immense bouffée d'air, d'une énorme inspiration.... Celle qui vient emplir les poumons à la limite de l'éclatement, qui fait du bien jusqu'à en faire mal, à la fin d'une longue ascension, au sommet d'un mont enneigé. Respirer ne me suffit pas.
La tiédeur me fait somnoler, m'abrutit.... Une part de moi accueille avec reconnaissance cette anesthésie.... nourrie par le quotidien qui reprend ses droits: le retour dans ma vie, petit à petit, des soirées conviviales avec des amis... la tendresse dont m'entourent mes parents... le confort matériel dont je jouis....
Comment assumer jusqu'au bout le rapport paradoxal que j'entretiens avec tout ça, pour ne citer que ces quelques exemples? Oui, j'ai ça. Cette chance. D'avoir mes parents, des amis qui ne se sont pas enfouis. Un toit au dessus de ma tête. Et je suis reconnaissante. Et pourtant, simultanément, j'aimerais parfois que tout ce qui reste encore debout dans ma vie soit balayé, réduit en cendres, pour enfin pouvoir contempler, dans le dénuement le plus total, ce qui reste. Ce qui reste au bout du bout quand tout s'écroule.
Ma psy dirait: "c'est parce que vous êtes "toquée". Dans votre personnalité, tout doit forcément être blanc ou noir." Et bien moi j'aimerais tant pouvoir embrasser totalement ce blanc et ce noir dans ma vie, sans tout repeindre en gris.
Mon amour est mort et j'aimerais pouvoir mourir de tristesse, renaitre de mes cendres et entrer en extase, le retrouver, me consumer à nouveau, chaque jour que Dieu fait. A chaque instant.
J'ai tellement soif d'absolu. Une soif tyrannique d'absolu...

J'ai besoin de vous dire aussi, que je ne veux effrayer personne avec mes mots... Je parle de sensations, de  ressentis, de bribes d'existence. Je ne parle pas d'êtres humains dont certains seraient plus intenses, d'autres plus tièdes. Il n'y a pas de jugement, quant à nos vies, à leur valeur, à la façon dont nous choisissons ou non de les vivre. Tandis que j'avance sur ce long chemin, alors que je découvre l'ampleur du chaos en moi... tout jugement me déserte. Même ce regard que je pose sur mes propres zones d'ombre, mes propres mécanismes.... je le crois, au fond, nécessairement impitoyable, décapant... mais jugeant: non.

Je ne juge plus. Parfois, je m'entends, donner des avis plus ou moins tranchés, plus ou moins enflammés sur tel ou tel sujet. Parfois, je m'entends m'énerver quant au comportement d'un tel, m'agacer à cause de ce qu'à dit ou fait tel autre... mais au fond, ce ne sont que feux de paille...
Le jugement me déserte à mesure que croit mon intransigeance... C'est du moins mon ressenti, présent, fugace mais sincère.

Hanaël, où es-tu encore dans tout ça? Où m'entraines-tu? Où m'entraine ton absence? Où m'entraine notre amour?
Pourquoi ne puis-je tout résumer à "je t'aime", et "tu me manques"? Juste ces quelques mots... "je t'aime et tu me manques"...


Hors ligne Ela

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Re : Mon amour est parti au mois d'avril
« Réponse #211 le: 10 Septembre 2017 à 01:35:12 »
Qiguan, Federico.... A vous toutes et tous qui passez par ce forum....
Nous avons droit, à du pain... mais aussi à des roses...

Bread and roses
« Modifié: 10 Septembre 2017 à 01:38:33 par Ela »

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Re : Mon amour est parti au mois d'avril
« Réponse #212 le: 10 Septembre 2017 à 07:53:15 »
As we go marching, marching, in the beauty of the day,
A million darkened kitchens, a thousand mill lofts gray,
Are touched with all the radiance that a sudden sun discloses,
For the people hear us singing: “Bread and roses! Bread and roses!”

As we go marching, marching, we battle too for men,
For they are women's children, and we mother them again.
Our lives shall not be sweated from birth until life closes;
Hearts starve as well as bodies; give us bread, but give us roses.

As we go marching, marching, unnumbered women dead
Go crying through our singing their ancient call for bread.
Small art and love and beauty their drudging spirits knew.
Yes, it is bread we fight for, but we fight for roses too.


Alors que nous arrivons, marchant dans la beauté du jour,
Un million de cuisines sombres, un millier de greniers sombres,
Sont touchés par l'éclat d'un soleil radieux soudain,
Car l'on nous entend chanter : « Du pain et des roses: du pain et des roses ! »

Alors que nous arrivons, marchant, nous bataillons aussi pour les hommes,
Car ils sont les enfants de femmes, et nous les engendrerons de nouveau.
Nous ne suerons pas nos vies de ma naissance à la mort ;
Les cœurs meurent de faim autant que les corps ; donnez nous du pain, mais donnez nous des roses !

Alors que nous arrivons, marchant, d’innombrables femmes mortes
Pleurent alors que nous chantons leur antique cri pour du pain.
Leur esprit besogneux connaissait les petites œuvres d'art, l'amour et la beauté.
Oui, c'est pour le pain que nous nous battons – mais nous nous battons pour les roses aussi !

"si un jour je meurs et qu'on m'ouvre le coeur, on pourra lire en lettres d'or ... je t'aime encore"  William Shakespeare

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Re : Mon amour est parti au mois d'avril
« Réponse #213 le: 10 Septembre 2017 à 11:04:15 »
du pain et des roses,
oui
merci Ela pour tes partages, ta sincérité
"Tu ne sais jamais à quel point tu es fort jusqu'au jour où être fort reste la seule option". B. Marley

L’arbre qui s’écroule fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse.

Ce qui compte, ce ne sont pas les années qu’il y a eu dans la vie.C’est la vie qu’il y a eu dans les années. A. Lincoln

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Re : Re : Mon amour est parti au mois d'avril
« Réponse #214 le: 10 Septembre 2017 à 14:21:29 »
du pain et des roses,
oui
merci Ela pour tes partages, ta sincérité
oui merci
c'est précieux ici
et merci aussi Nora de ton partage http://forumdeuil.comemo.org/vivre-le-deuil-de-son-conjoint/pour-celui-qui-n'est-plus-la/msg88854/#msg88854
c'est magnifique que les témoignages puissent montrer aux lecteurs la diversité du vécu des deuils ! et ici celui en particulier du "veuvage" dont les échos sont si dans la chair des "survivants" ...
douceur à toutes et tous
"il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé" A. Einstein
"Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque" René Char

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Re : Mon amour est parti au mois d'avril
« Réponse #215 le: 10 Septembre 2017 à 19:37:34 »
Voilà. Cet après midi j'ai pleuré. Ou plutôt j'ai été pleurée, parce que c'est venu comme ça, d'un coup. Et j'ai compris une chose je crois. Pour certains la peine coule comme le sang dans les veines, pour d'autres elle forme parfois des caillots, qui obstrue un temps la circulation des sentiments. Je crois que je suis de ceux là... et je n'ai pas choisi de l'être. J'aime mon chéri plus que tout, et aujourd'hui à nouveau, l'espace d'un instant, je suis parvenue à le lui dire. A trouver comment le lui dire. A me libérer un peu... Toutes les fois que je touche du doigt dans ce qu'elle a de plus profond cette peur étrange d'oublier, d'avancer, d'aller mieux... la culpabilité devient à tel point insoutenable que je me sens prête à bondir, comme un animal blessé acculé. J'ai peur de me lancer malgré moi dans une compétition de la souffrance, et c'est vrai, je prends anormalement et excessivement mal le fait que le monde puisse se mettre à douter de l'ampleur de ma perte simplement parce qu'elle se manifeste sous un jour aussi étrange. De la pure paranoïa. J'ai alors une telle colère en moi. Une rage incontrôlable, même contre vous autres endeuillés qui vivez le deuil différemment. Et j'en suis désolée.
Maintenant, je vais faire ce qu'il y a de mieux dans ces cas là.... m'éloigner, arrêter d'écrire pour ne pas déborder... me retirer à nouveau dans le silence de ma tanière pour panser mes plaies. Lui dire ce que je ne peux partager qu'avec lui, malgré son absence.
Prenez soin de vous et pardonnez moi l'agressivité latente qui parfois suinte de mes blessures...

Hors ligne qiguan

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Re : Mon amour est parti au mois d'avril
« Réponse #216 le: 10 Septembre 2017 à 23:04:13 »
tu es pardonnée
et chacun(e) a bien compris ce que ta douleur provoquait par ricochet dans l'écriture ...
prends soin de toi et reviens quand tu veux
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Re : Mon amour est parti au mois d'avril
« Réponse #217 le: 11 Septembre 2017 à 12:44:10 »
Merci Qiguan. Du fond du cœur. Aujourd'hui, la tempête est passée.... L'angoisse a fait place à une douce mélancolie. Je retrouve son doux sourire, son regard aimant, la sensation de sa main dans la mienne... J'ai surtout eu peur de l'oublier... Mais c'est la peur qui m'empêchait de le voir... Je te suis tellement reconnaissante Qiguan, pour ce petite message que tu m'as déposé hier soir.... Je vous embrasse.... Et me sens profondément solidaire de chacun et chacune d'entre vous, quelle que soit nos façons de supporter cette épreuve...

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Re : Mon amour est parti au mois d'avril
« Réponse #218 le: 16 Septembre 2017 à 02:59:48 »
Hanaël... Je crois que, d'une certaine façon, je suis morte pleins de fois depuis que tu es parti... Alors je ne sais plus trop qui te parle maintenant... Flou total, absence de repères... Peu importe.
Tu me manques mon chéri... J'ai tellement de choses à te dire. Encore, et encore, et encore.
J'essaye de lutter pour recommencer à croire que j'ai encore le droit d'être ici, d'être en vie... 17 mois après ton départ...
Autour de moi, on me demande si j'ai des projets... des projets...
J'ai trahi notre projet une semaine avant que tu meures, en te disant que j'avais besoin de repartir un peu en Alsace, pour prendre du recul. Et je ne peux m'empêcher de penser que je ne saurai jamais à quel point j'ai participé à briser ton cœur.
J'avais besoin d'espace... Notre histoire a fait l'effet d'un raz de marée dans ma vie, et oui, j'ai eu peur (peur, peur, peur... qui me suit comme mon ombre).
Et bien de l'espace maintenant, je n'ai plus que ça.... De l'espace pour des projets inexistants...
J'imaginais m'éloigner un peu, pour reprendre pied. Après ce déménagement soudain, cette année passée auprès de toi, loin de tous mes repères... M'éloigner pour te revenir ensuite, plus apte à diriger ma vie, à poser mes limites pour ne pas me laisser avaler par "nous"... Je pourrais te dire que je suis désolée... Je le suis tellement parfois. Mais je voudrais ne pas l'être. Car il serait lâche de prétendre que je n'ai pas voulu m'éloigner de toi.
Je voudrais détruire cette culpabilité que tu ne peux plus ni apaiser, ni partager. Si je suis désolée, c'est à cause de ce jeu de miroir incessant qu'il y a eu entre nos peurs, encore elles. Ma peur de l'engagement et ta peur de l'abandon... Ce qui me désole, c'est que ce jeu de miroir ait pu te blesser au point de briser ton cœur. Littéralement. Ce qui me désole c'est l'idée que ta peur de me voir partir ait pu t'empêcher de voir à quel point je t'aime... Ce qui me désole, c'est de n'avoir pas su te rassurer...
Je ne suis pas amère, car je t'ai déjà pardonné des millions de fois, tout ce qui dans notre histoire m'a fait souffrir. Pour la souffrance que j'endure aujourd'hui, je te pardonne des milliards de fois. Ce n'est même pas une question de pardon... Je n'ai rien à te pardonner. Je ne t'en ai jamais voulu et ne t'en voudrai jamais de quoi que ce soit... Je t'aime tellement. Et je te vois Hanaël. C'est dans "Danse avec les Loups", non? Tu te rappelles? "Je te vois". Je te connais. Je connaissais tes failles, tes peurs, tes faiblesses... J'aurais simplement aimé mieux réussir à gérer les miennes pour te ménager, te protéger, prendre mieux soin de toi...
C'est moi qu'il faut que je parvienne à pardonner.
Objectivement, tout ça n'a pas de sens. C'est cette foutue cardiomyopathie qui t'a emporté... C'est juste que... ça ressemble tellement à un cauchemar... à un cercle infernal: j'ai peur de m'engager parce que je ne me sens pas à la hauteur, peur de te blesser... je ralentis car je sens bien que de ton côté, tu surinvestis notre couple à fond, avec cette peur de l'abandon en toile de fond... j'ai le réflexe de faire un pas en arrière et là, tu es blessé, mortellement... Comment ne pas être effleurée par l'idée que c'est moi qui t'ai blessé?! Comment accepter que je n'aurai pas de deuxième chance? Qu'il n'y a pas de retour en arrière possible?
Ma seule consolation c'est d'être restée près de toi, jusqu'au bout. De croire que tu as perçu tout ce que tu es et sera toujours pour moi dans ces derniers jours passés ensemble. Je me raccroche à ça... A ces instants magiques, volés au temps...
Aujourd'hui, quand on me parle de projets, de reconstruction... je suis tellement perdue Hanaël. Tous ces projets sans toi, ils m'apparaissent comme une punition pour les moments de doutes, d'incertitude dans nos projets communs... Comment recommencer à ériger des choses quand la vie m'a d'ores et déjà démontré qu'elle peut tout jeter à terre en quelques secondes? Comment croire encore au droit de faire des erreurs, quand on a le sentiment d'avoir payé aussi durement celles du passé?
J'aimerais qu'au moins, tu puisses être fier de moi. Me montrer moins lâche. Assumer davantage, mes choix, mes responsabilités. Tirer les leçons que tu aimerais me voir tirer de tout ça. Mais je me sens tellement ébranlée... Et je trouve ça, monstrueusement injuste. Ce qui nous arrive...
Je ne reviendrai plus sur cette histoire, cette décision de repartir en Alsace... Je dois apprendre à faire la paix avec ça. Il le faut. Je n'ai pas le choix. J'avais besoin de l'écrire. Mais je n'y reviendrai plus. Je refuse. Je REFUSE de laisser ça enfler, prendre toute la place, voler l'essentiel, le miel de notre histoire...
Je peux te le dire maintenant: je rêve de faire des projets, avec toi. J'en rêve oui. Ça ne sert plus à rien, c'est trop tard, et je m'en fous. J'en rêve, c'est tout. Je rêve des endroits qu'on pourrait visiter ensemble, de l'endroit où on pourrait vivre... Je continue à chercher des solutions à nos querelles, nos déséquilibres... Je continue d'en parler avec toi... Je te dis bonne nuit chaque soir, bonjour chaque matin... Je te dis je t'aime, dans ma tête, à voix basse, à haute voix... Je veux croire que tu m'entends...
Et les projets dans cette vie-ci, et bien, je ne sais pas.... survivre, c'est déjà bien.
Je t'aime Hanaël, mon Pouêt Pouêt, mon chéri, mon ange...

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Re : Mon amour est parti au mois d'avril
« Réponse #219 le: 16 Septembre 2017 à 05:31:43 »
Grand pas chère Elsa
Tu as posé les points de vue d'analyses de ta culpabilisation, de regrets, le point de vue de ce que tu en fais intérieurement et celui "objectif" qui se voit.
J'ose te suggérer un autre, pour toi mais pour ne pas "étaler" cela ici ce sera en MP.
Cette manière de vivre le lien que tu décris comment tu lui dis ton amour dans ce présent est un moyen de survivre.
Les projets ... Il y en aura mais de surcroît pour toi il te faut continuer ta lutte contre ton ombre, tes peurs permanentes
Je t'embrasse
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Re : Mon amour est parti au mois d'avril
« Réponse #220 le: Hier à 00:16:27 »
Aujourd'hui, j'étais broyée. En miettes. En poussière... Je ne me suis pas levée... Aujourd'hui j'étais dans le néant, le rien, le vide... Aujourd'hui, je n'étais plus nulle part et lui non plus... Aujourd'hui, je n'étais plus du monde des vivants...

Ce soir... Je suis en vie.

Et je partage avec vous, cette victoire.

Je vous embrasse.

« Modifié: Hier à 00:18:54 par Ela »

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Re : Mon amour est parti au mois d'avril
« Réponse #221 le: Hier à 10:57:20 »


OUI Elsa, oui...

Tu peux compter sur moi pour partager humblement cette victoire...

Ton corps en miettes... en poussières... tellement meurtrie !

Prends bien soin de toi... en attendant la prochaine bataille !

Tu es courageuse... une vraie combattante !

Aujourd'hui est un autre jour...

Je t'embrasse.
Federico
- Au Petit Monastère... paradis blanc où il neige tant de sentiments (élia)
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer (Federico)
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois croire, penser ou faire ? Personne !

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Re : Mon amour est parti au mois d'avril
« Réponse #222 le: Hier à 11:44:16 »

    Qui peut imaginer parmi la foule des "bons vivants"
    à quel point cette VICTOIRE représente la véritable force de la Vie en nous ?
    Entre ovnitude, miettitude, couragitude, notre Tendresse seule retrouve parfois sa merveilleuse Unité ... je crois ...
    Bien amicalement et toujours attentive à tes "pensouilles",
    Titine.
   
J'aime donc je suis !

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Re : Mon amour est parti au mois d'avril
« Réponse #223 le: Hier à 12:01:04 »
merci de bous partager ta victoire,
ici nous savons vraiment que c'en est une
je te dépose douceur et chaleur
pour cette nouvelle journée
mononoké
"Tu ne sais jamais à quel point tu es fort jusqu'au jour où être fort reste la seule option". B. Marley

L’arbre qui s’écroule fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse.

Ce qui compte, ce ne sont pas les années qu’il y a eu dans la vie.C’est la vie qu’il y a eu dans les années. A. Lincoln

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Re : Mon amour est parti au mois d'avril
« Réponse #224 le: Hier à 20:50:36 »
connaissant le prix des victoires sur le néant
les anéantissements
merci de ton partage
tendresse
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