Merci beaucoup à vous deux
Nicole, je te souhaite de parvenir à penser, de plus en plus souvent, à des choses positives, de celles qui font le plus de bien. Je sais bien-et pour cause-que ce n'est pas toujours évident, mais y arriver, ne serait-ce que de temps en temps dans un premier temps, c'est toujours une victoire... D'abord on s'y efforce-il y a d'ailleurs toujours des moments où on doit le faire, s'efforcer par définition-puis ça devient plus naturel.
Et merci pour tes paroles

oui, la vie est vallonnée de nouveaux chagrins, quels qu'ils soient, et lorsqu'il s'agit de deuils, on ne s'y habitue jamais, même quand on en a déjà connu plusieurs, et donc qu'on en connaît les émotions et le processus. Il y a toujours des moments difficiles vis-à-vis de la perte de mon papa, mais aussi d'autres beaucoup plus doux, et c'est dans ceux-là que je veux persèvèrer, comme il le voudrait. Cette pensée me réconforte, et ces temps-ci, la douceur prédomine. Comme toi, , je suis certaine qu'il m'a entendue
Après le décès de Pierre, lorsque je passais devant le funérarium, j'y pensais avec un mélange de tristesse et de reconnaissance pour ce que j'ai vécu avec lui. En plus du deuil, cet endroit m'évoquait les terribles circonstances de son enterrement-plus terribles encore qu'elles n'auraient dû l'être, un enterrement étant toujours dur par définition-même si les démarches dans cet endroit s'ètaient bien passées. Il n'y avait rien eu de plus traumatisant après la mort de Jean-
Philippe, de ce point de vue. En revanche, la cérémonie en hommage à mon papa ayant eu lieu dans ce même funérarium, et s'étant déroulée dans le réconfort et la sérénité, en dépit de la tristesse, quand je passe devant à présent, je ressens une grande paix intèrieure et une infinie tendresse, qui rejaillit aussi sur mes autres deuils. Se réconcilier avec un endroit, ça aide aussi, et je tenais à en témoigner
Qiguan, je te souhaite de continuer, toi aussi, à èvoquer les beaux souvenirs avant tout. Et oui, on lutte beaucoup pour y arriver, non seulement au début et au milieu d'un deuil, mais même par la suite, à certains moments. A partir du moment où on le sais, on apprend à s'y attendre-tout en faisant tout pour que ça arrive le moins possible. Et utiliser les outils appropriés, dès que de mauvais souvenirs, pensées...surviennent doit rester un réflexe, ça aussi je l'ai compris. En effet, c'est une trés bonne chose que j'ai appris cet aspect du fonctionnement du cerveau dont je parlais dans mon précédent post, juste au moment où j'en avais le plus besoin. C'était bien synchrone, comme c'est souvent le cas

je fais de mon mieux. Oui, je continue sur ma lancée. Il y a eu quelques instants, ou moments, où les mauvais souvenirs revenaient, mais je pense m'en être bien sortie dans l'ensemble.
Par exemple, il y a peu de temps, j'ètais dans mon lit,, et ces flashs que j'avais tout le temps ou presque après le décès de Jean-Philippe sont revenus sans crier gare, plutôt brefs mais hyper-réalistes, ce qui n'ètait pas arrivé depuis longtemps. J'ai réagit tout de suite, et j'ai remplacé ces horribles images par de beaux souvenirs de de notre vie de couple, et ce sont ces images-là qui l'ont emporté

comme quoi, les traumatismes que nous avons connus feront toujours partie de nous, mais peuvent être jugulés, l'expèrience aidant.
Peu à peu, les bons souvenirs sont plus fréquents que les mauvais, à condition de toujours les garder prêts pour les moments où, même de loin en loin, le pire peux réaparaitre. Et, dans tous les cas, penser, y compris sans motifs liés au traumatisme, à ces moments heureux, fait chaud au coeur; je suis reconnaissante à la vie, au destin de m'avoir permis de vivre ces moments si précieux avec eux. Je me dis que je n'ai pas perdu mon temps, que j'ai eu le privilège de les
connaître, et que, même si la souffrance de les avoir perdus dans cette vie-ci était, sur le moment, à la limite
du supportable, ce que j'ai partagés avec eux méritait d'être vécu.
Oh oui, il fait vraiment trés froid dans ma région

pendant une dizaine de jours, j'ai eu de nouveaux symptômes grippaux très désagréables-je me suis soignée et suis restée au chaud le plus possible. Ca va bien maintenant, mais je continue à bien m'emmitoufler quand j'ose mettre les pieds dehors; j'emplie les pulls et autres vêtements de laine

j'ai tout de même apprècié les quelques journées enneigées que nous avons eues récemment. Esthétiquement, c'était magnifique, et j'en suis venue à apprècier de nouveau cette saison-bien que la neige soit plus agréable à contempler derrière une vitre

d'autant plus que mon appartement est tout chaud.
La neige m'a évoqué mes meilleurs souvenirs avec Pierre et Jean-Philippe. Il neigeait quand j'ai connu ma meilleure période avec mon ami Pierrot, et Jean-Philippe adorait cette même neige; quand j'ouvrais les stores de notre appartement, et que nous avions la surprise de voire les flocons tomber, et la blancheur recouvrir le paysage, il poussait une exclamation de joie

c'estpourquoi cette matière, bien que glaciale, me fera toujours penser à eux, et particulièrement à Jean-Philippe. Cette année, j'ai bien sûr beaucoup pensé aussi à mes souvenirs d'enfance, surtout à ceux liés à mon papa, qui aimait beaucoup les fêtes de fin d'année

nous avions toujours des Noels bien blancs.
En prime, j'ai fais récemment un rêve magnifique concernant Jean-Philippe, ce qui n'ètait pas encore arrivé. J'en parlerai dans la rubrique appropriée lors de mon prochain passage; mais je tiens déjà à dire que ce rêve m'a apporté joie vis-à-vis de lui, et encouragements dans ma vie actuelle.
Je vous embrasse toutes les deux

prenez soin de vous.