Auteur Sujet: démoralisée  (Lu 2124 fois)

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Benedicte

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démoralisée
« le: 04 novembre 2011 à 18:41:48 »
Alors que j'avais le cœur plutôt léger, ma fille, pas méchamment, m'a dit que je parlais trop de papa. Je voudrais être seule et pleurer, car ce qui me manque le plus c'est pouvoir parler de lui, je ne comprend pas ce refus de parler de leur père. Pourquoi mettre une chape de plomb sur lui, sur ce qui était joyeux, sur ce qui nous faisait rire et tout simplement vivre. Ma pauvre, que tu m'as fait mal. J'ai l'impression qu'on l'enterre une seconde fois.

Hors ligne Pascale

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Re : démoralisée
« Réponse #1 le: 04 novembre 2011 à 19:48:28 »
Bénédicte,

Le fils de Jacques ne voulait pas trop parler de son pére, il est resté plusieurs mois avant de me dire, voilà maintenant j'aimerais savoir.
Il lui en voulait d'être mort, et il m'en voulait de ne pas l'avoir plus impliquer, en réfléchissant il s'est rendu compte que j'avais fait au mieux pour lui.
Ils ne veulent pas pleurer devant nous non plus, parce qu'ils savent que ça nous fait mal.

Ils portent leur deuil d'une façon différente, ils se protègent, ne leur en veux pas, un jour viendra où ils voudront savoir.
Ils sont trop jeunes, ce n'est pas normal pour eux, ils ne s'occupent pas trop des trucs des parents, ce n'est pas leur job, pour moi c'est un peu ça qui se passe.
Ne te démoralise pas, ton besoin de parler de lui est normal mais je pense que c'est encore trop dur pour eux...
Et ils sont si jeunes pour eux la vie va...

viens en parler près de nous , tu peux nous dire tes souvenirs...ou les écrire dans un cahier que les enfants pourront lire, je sais qu'un jour ils voudront savoir...

Je t'envoie plein de positivité...
Pascale la Louve

carolineb

  • Invité
Re : démoralisée
« Réponse #2 le: 04 novembre 2011 à 20:11:37 »
Bonsoir Bénédicte,
J'ai deux enfants, Paul 14 ans et Mathilde, 16 ans...Paul a trouvé mon mari, mort violemment dans la salle de bain, le samedi d'avant la rentrée. Je parle souvent d'Olivier, ils acquiescent mais ne rebondissent pas à la conversation. Je provoque même parfois les pleurs. Mais ne t'inquiète pas trop, ils sont dans le "devenir" quand nous restons encore dans le "c'était avant'.
Je te souhaite beaucoup de courage, bien amicalement.
Caroline