Auteur Sujet: Il y a 7 semaines j'étais dans tes bras et aujourd'hui ... tu n'es pas là  (Lu 3120 fois)

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Hors ligne Jaracas

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Re : Il y a 7 semaines j'étais dans tes bras et aujourd'hui ... tu n'es pas là
« Réponse #30 le: 03 février 2021 à 11:35:17 »
Merci pour ce partage et cette découverte de ta danse.

J'ai essayé de trouvé des cours de danse ouverts pour reprendre goût à des choses de la vie que j'aimais avant l'accident de mon copain, mais rien est ouvert aux adultes.

Le mien amour aimé la danse mais ne savait pas danser. La première fois que je lui ai dit que j'en pratiquais, il m'a demandé si je savais danser le rock car l'un de ses rêves était, le jour de son mariage, de faire la surprise à sa mère et de danser avec elle car elle adore danser. J'avais trouvé ça tellement attendrissant ! Il pensait toujours aux autres avant lui.  Et l'un de ses autres rêves, même quand il était ado m'avait il dit, était de trouver la femme de sa vie et de construire une famille. Se marier, avoir des enfants. Rien ne s'est passé ainsi...
Sur la stèle du caveau familial, où il est malheureusement le premier à y être entré, il y a un couple qui danse, je trouve ça très beau.
Que faisais tu comme activité(s) avec ton compagnon ?

En film j'ai aussi revu ''les adoptés'' de Mélanie Laurent. C'est aussi sur la fin de vie, l'espoir, les doutes, la réalité, l'amour et le manque, le vide immense, et le côté ultra brutal de perdre un être cher en une seconde. Dans ce film la jeune femme qui se fait renverser est au début d'une histoire d'amour, forcément ça me parle.

Affectueusement.


Hors ligne Jaracas

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Re : Il y a 7 semaines j'étais dans tes bras et aujourd'hui ... tu n'es pas là
« Réponse #31 le: 03 février 2021 à 19:06:15 »
Mon chat,
il y a 14 semaines nous passions la dernière soirée de ta vie ensemble... Tu m'as vu rire, mais aussi pleurer ce soir là avec ce discours de Macron, ses annonces, son omission totale de la crise écologique. Tu m'as prise dans tes bras, cette soirée était tendre et tellement merveilleuse juste parce que tu étais là. Ce confinement que nous devions partager, ce constat que nous avions de la chance d'être ensemble quand tant de gens souffraient, étaient seuls, sans le sous. Ce bonheur que tu sois en télétravail, que tu n'aies plus à prendre la moto tous les jours dans le froid de l'hiver, et mourir, la veille du confinement. Horreur, vide immense.

Parfois je me surprends à t'attendre, à me dire que ce n'est qu'un mauvais moment à passer avant ton retour. Dès que je vois ou que je fais quelque chose j'aimerais que tu sois là, voir le soleil vif et le sentir sur ma peau est à présent douloureux car tu n'es pas là pour le partager avec moi. Imaginer ton corps dans ce cercueil, seul, toi qui aimais tant être entouré, ça me rends malade. Revoir constamment ce même souvenir de ton corps froid, allongé dans cette chambre mortuaire si impersonnelle, vision suivant les longues minutes à attendre qu'on t'amène et qu'on change le prénom devant la porte. Coeur qui bat, corps qui tremble. Sentiment d'avoir rendez vous avec toi une dernière fois. Question de la femme qui vient de trimballer ton corps : ''Vous êtes une amie ?'' Moi répondre : ''Non sa copine''. Je revois encore ton prénom glissé pour quelques minutes dans le support rectangulaire avant que tu retournes dans le froid. Revivre cet enfer, ce cauchemar qui ne sera jamais terminé. Ne pas pleurer, être sidérée, ne pas accepter l'inacceptable. Parler à ton corps mort qui me semble endormi, regarder tes traits si apaisés, ne pas t'entendre respirer. Comprendre. Nier dans la seconde. Pleurer. Trop pleurer, ne plus dormir, ne plus manger. Trop dormir, trop manger. Avoir des flash dans chaque recoin de notre quartier, de ma maison, de la tienne vidée en quelques jours. Récupérer ton chat, le choyer, ne plus voir ton chien qui était ton Loup chéri. Rencontrer ta famille, découvrir que ta soeur me connait bien, très bien, grâce à toi, à tout ce que tu lui avais dit. Comprendre que tu ne me disais pas seulement à moi que j'étais la femme parfaite mais aussi à ton meilleur ami. Pleurer, être sidérée, être anéantie, boire, fumer, partir, déménager, payer deux loyers. Pleurer, sombrer, voir une lueur, rêver de toi, croire que tu es là quelque part ... Ne plus y croire... Imaginer que tu es là, encore, avoir des frissons dans tout le corps. Désespérer. Pleurer. Avoir le sentiment d'être incomprise. Portable HS, ne plus pouvoir lire nos messages, ne pas réussir à aller le faire réparer par peur de ne pas pouvoir me relever en relisant nos messages. Vouloir à tout prix te voir. Regarder des photos, pleurer, rire, être apaisée. Repleurer. Sentir ton odeur, ne plus être moi même, me mettre en colère. Ne pas arriver à dire. Dire trop, dire pas assez, te parler tout le temps, t'écrire aussi, déposer des fleurs sur ta tombe, voir un arc en ciel, des éclaircies. Envie de vivre, envie de mourir, envie de te rejoindre, envie de toi... Envie que tu reviennes, toujours, encore.

Mon amour comment vais je faire pour être heureuse sans toi ?
« Modifié: 03 février 2021 à 21:57:27 par Jaracas »

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Re : Il y a 7 semaines j'étais dans tes bras et aujourd'hui ... tu n'es pas là
« Réponse #32 le: 04 février 2021 à 14:11:25 »
La Caf des Pyrénées-Atlantiques organise un ciné débat en visio avec la projection du film documentaire Et je choisis de vivre suivi d'un échange. Cette initiative viser à mieux accompagner les familles confrontées au décès d’un enfant ou d’un proche, leur permettre de ne pas se sentir seules face au deuil et de retrouver espoir.


Ce ciné débat aura lieu le mardi 23 mars 2021 à 20h30
LE FILM DOCUMENTAIRE ET JE CHOISIS DE VIVRE
Il raconte l’histoire d’Amande, 30 ans, qui vient de perdre son fils, Gaspar. Sa souffrance est immense. Elle décide alors, avec son ami réalisateur, de partir sur les chemins de la Drôme à la rencontre d’hommes et de
femmes qui ont aussi vécu le deuil. Sur la route, ils partageront leurs expériences, leur drame et surtout les ressources qu’ils ont découvertes pour retrouver l’apaisement et la joie de vivre.
Et je choisis de vivre est réalisé par Nans Thomassey, réalisateur, et Damien Boyer, co-réalisateur et producteur du film. Pour ne plus laisser une personne seule face à cette épreuve, ce film propose une approche du deuil autour de l’expression de son vécu, de rencontres et d’échanges avec des personnes ayant aussi perdu un enfant ou un proche et de clés pour mieux traverser le deuil.


UNE PROJECTION EN LIGNE SUR LE TERRITOIRE DES PYRÉNÉES-ATLANTIQUES
Pour assister à la visioconférence du 23 mars, remplissez le formulaire d'inscription suivant (Nombre de places limité) :

https://forms.office.com/Pages/ResponsePage.aspx?id=dZ_AWIqFWUW3EMSFAGmP1Bx1TxUp84xIubqMv_BhHuxUQzRUUzNUTDRQNzk2T1E3NTYwSjhJTElFRi4u

Hors ligne Alice

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Re : Il y a 7 semaines j'étais dans tes bras et aujourd'hui ... tu n'es pas là
« Réponse #33 le: 04 février 2021 à 14:29:35 »
Mon chat,
il y a 14 semaines nous passions la dernière soirée de ta vie ensemble... Tu m'as vu rire, mais aussi pleurer ce soir là avec ce discours de Macron, ses annonces, son omission totale de la crise écologique. Tu m'as prise dans tes bras, cette soirée était tendre et tellement merveilleuse juste parce que tu étais là. Ce confinement que nous devions partager, ce constat que nous avions de la chance d'être ensemble quand tant de gens souffraient, étaient seuls, sans le sous. Ce bonheur que tu sois en télétravail, que tu n'aies plus à prendre la moto tous les jours dans le froid de l'hiver, et mourir, la veille du confinement. Horreur, vide immense.

Parfois je me surprends à t'attendre, à me dire que ce n'est qu'un mauvais moment à passer avant ton retour. Dès que je vois ou que je fais quelque chose j'aimerais que tu sois là, voir le soleil vif et le sentir sur ma peau est à présent douloureux car tu n'es pas là pour le partager avec moi. Imaginer ton corps dans ce cercueil, seul, toi qui aimais tant être entouré, ça me rends malade. Revoir constamment ce même souvenir de ton corps froid, allongé dans cette chambre mortuaire si impersonnelle, vision suivant les longues minutes à attendre qu'on t'amène et qu'on change le prénom devant la porte. Coeur qui bat, corps qui tremble. Sentiment d'avoir rendez vous avec toi une dernière fois. Question de la femme qui vient de trimballer ton corps : ''Vous êtes une amie ?'' Moi répondre : ''Non sa copine''. Je revois encore ton prénom glissé pour quelques minutes dans le support rectangulaire avant que tu retournes dans le froid. Revivre cet enfer, ce cauchemar qui ne sera jamais terminé. Ne pas pleurer, être sidérée, ne pas accepter l'inacceptable. Parler à ton corps mort qui me semble endormi, regarder tes traits si apaisés, ne pas t'entendre respirer. Comprendre. Nier dans la seconde. Pleurer. Trop pleurer, ne plus dormir, ne plus manger. Trop dormir, trop manger. Avoir des flash dans chaque recoin de notre quartier, de ma maison, de la tienne vidée en quelques jours. Récupérer ton chat, le choyer, ne plus voir ton chien qui était ton Loup chéri. Rencontrer ta famille, découvrir que ta soeur me connait bien, très bien, grâce à toi, à tout ce que tu lui avais dit. Comprendre que tu ne me disais pas seulement à moi que j'étais la femme parfaite mais aussi à ton meilleur ami. Pleurer, être sidérée, être anéantie, boire, fumer, partir, déménager, payer deux loyers. Pleurer, sombrer, voir une lueur, rêver de toi, croire que tu es là quelque part ... Ne plus y croire... Imaginer que tu es là, encore, avoir des frissons dans tout le corps. Désespérer. Pleurer. Avoir le sentiment d'être incomprise. Portable HS, ne plus pouvoir lire nos messages, ne pas réussir à aller le faire réparer par peur de ne pas pouvoir me relever en relisant nos messages. Vouloir à tout prix te voir. Regarder des photos, pleurer, rire, être apaisée. Repleurer. Sentir ton odeur, ne plus être moi même, me mettre en colère. Ne pas arriver à dire. Dire trop, dire pas assez, te parler tout le temps, t'écrire aussi, déposer des fleurs sur ta tombe, voir un arc en ciel, des éclaircies. Envie de vivre, envie de mourir, envie de te rejoindre, envie de toi... Envie que tu reviennes, toujours, encore.

Mon amour comment vais je faire pour être heureuse sans toi ?

Jaracas,
Essaie l'EMDR, vraiment je pense que ça peut t'aider !
Cherches autour de chez toi un psy qui pratique l'EMDR. Pour les chocs traumatiques comme le tien, ça marche!!

Je te donne toute la force et le courage que je peux !
Affectueusement

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Re : Il y a 7 semaines j'étais dans tes bras et aujourd'hui ... tu n'es pas là
« Réponse #34 le: 05 février 2021 à 16:54:32 »
Merci Alice, je vais peut être me lancer pour l'EMDR alors.
Affectueusement.

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Re : Il y a 7 semaines j'étais dans tes bras et aujourd'hui ... tu n'es pas là
« Réponse #35 le: 08 février 2021 à 19:00:05 »
Coucou Jaracas

Je voulais te signaler  un autre film sur le deuil  et comment la vie s'en retrouve complètement bouleversée
Programmé ce soir sur France 3 à 21h05  -  Manchester by the sea

Je vais me préparer un plateau télé et le regarder
BEBE
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