FORUM "LES MOTS DU DEUIL"

Comprendre et vivre son deuil => Vivre la perte d'un parent => Discussion démarrée par: vortex le 13 Avril 2018 à 00:35:18

Titre: Mort brutal de maman
Posté par: vortex le 13 Avril 2018 à 00:35:18
Bonjour à vous tous,

Cela fait 1 mois que maman est décédé d'une mort brutal, un arrêt cardiaque, dans ma chambre, je l'ai vu tombé, mon père ma rejoint, j'ai pris en toute hâte mon téléphone afin d'obtenir le samu mais j'ai quelque peu eu du mal à les obtenir, du coup je suis allé voir notre voisine qui nous à rejoint, j'étais en panique mais je ne sais d'ou j'ai su tant bien que mal gérer la situation au téléphone et au téléphone le médecin à vite compris la gravité de la situation et nous à fait faire un message cardiaque, ma voisine et moi l'avons fait jusqu'à que les urgences soit là et puis l'attente qui fut interminable, douloureuse, un supplice, et puis arrive le moment fatidique, le moment clé, la docteur qui souhaite nous voir et nous annonce son décès, à cet instant là le choc est immense, les pleures, le désespoir, la colère, tout à ce moment là se mélange.

Et qu'est-ce qu'il en reste de cette douleur un mois après ? Il en résulte un grand vide, une détresse que je cache tant bien que mal au travail.

à 27 ans je me sens revenir au stade d'enfant. Je suis redevenu si fragile à la moindre remarque négative. Et j'attends désespérément l’approbation des gens à mon égard, mais j'arrive tout de même à faire face, je me raccroche à mon travail.

Sa mort mes injuste, douloureux et le manque mes immenses. Maman ne buvait pas d'alcool, ne fumait pas, sa santé était correcte même si elle avait un petit souci au cœur, mais elle était suivie et rien ne présager une mort si brutale.

Quant à mon père, je porte beaucoup de rancœur envers lui, car il était loin d'être le marie idéal.... Et alcoolique de surcroît. Depuis le décès de maman(qu'est-ce qu'il mes difficiles de l'écrire ce mot, de l'admettre) je me suis éloigné de mon père.

Maman par contre était très aimante avec ses enfants, pour ne pas dire même fusionnelle.

Je me doute que cela soit dans l'ordre des choses, mais la brutalité de sa mort et de ne pas avoir su faire ce qu'il fallait dés le départ me hante.

Elle me manque tellement ! Face au gens, j'essaye de faire face, d'être un jeune homme digne, mais une fois seul, je pleure comme une madeleine tant la peine est immense.
Titre: Re : Mort brutal de maman
Posté par: Alexandria le 14 Avril 2018 à 09:38:31
Bonjour Amaz,

 Comme je te comprend...
Ce que tu ressens est tout à fait normal, le retour en enfance, le monde qui s'écroule autour de nous...
J'ai pourtant 36 ans et ça m'a fait la même chose que toi, j'ai perdu ma très chère maman brutalement, il y a un peu plus d'un an maintenant...

 Tu verras, il y aura de meilleures périodes à venir, des moments ou tu te sentiras plus fort...
Et où il faudra en profiter un max!
Et quand tu n'auras plus la force, dis toi qu'elle est toujours là, auprès de toi, qu'elle te voit et qu'elle ne voudrait surtout pas te voir malheureux...

 Perso, parfois, il m'arrive de lui parler..., à voix haute, ou bien, dans ma tête, en silence...
Je me dis, tiens, qu'est-ce que tu me conseillerais là de suite...Et là, je la revois, je sais ce qu'elle m'aurait dit, et du coup,  elle est toujours là, à mes côtés...
*
 Il faut continuer d'avancer, continuer de te construire, bien que cela soit plus facile à dire qu'à faire...

 Pour ton papa, je comprend ta colère, mais, elle passera sûrement avec le temps, le départ de ta maman est tellement récent...
...Je pense que tu devrais le garder auprès de toi, ça doit être difficile également pour lui, d'avoir perdu sa femme...

 Tu verras, tu trouveras sur ce site, du réconfort, des conseils, du soutien, et surtout, énormément de personnes qui, comme toi et moi, souffrent de la perte d'un proche...
Sur ce site, on se comprend...

 Je te souhaite beaucoup de courage...

 A bientôt
Affectueusement
Titre: Re : Mort brutal de maman
Posté par: vortex le 15 Avril 2018 à 02:12:40
Je te remercie grandement pour la réponse, je te remercie d'avoir pris du temps et d'avoir pris en compte ma peine. Ce n'est pas grand chose mais cela fait du bien de te sentir écouté.

Je suis étonné de la proportion que j'ai de passer dans la même journée des larme au rire, déjà que de base je n'étais pas un jeune homme forcément très stable émotionnellement parlant, je le suis encore moins aujourd'hui. Je passe du coq à l'âne en un instant et sans raison valable, un coup je suis en colère et un autre moment je me sens triste, voir carrément en pleur, car oui ne tombons pas dans les stéréotypes, certes je suis de la gente masculine mais face au deuil il n'y a vraisemblablement pas de différente notable, bien que je sois un homme ma peine est grande, le manque aussi, et les larmes coulent, parfois en abondance et parfois non.

En tout cas avec maman j'avais(c'est difficile d'écrire ainsi au passé) une relation qui allait à en devenir une relation d'adulte à d'adulte, c'était une belle relation que nous étions tout naturellement sur le point de mettre en place.

Bien que j'ai 27ans et donc vraisemblablement que l'on puisse me considérer en tant qu'adulte j'avais encore tant à vivre en compagnie, je ne suis pas en couple mais si un jours je le deviens et qu'éventuellement je fonde une famille elle ne sera pas là pour voir ses petits enfants et je sais à quel point elle aurait voulu que je ne sois pas seul.

Elle ne sera pas non plus là dans tous un tas de moment et cela je ne l'imagine pas encore véritablement.

Comme plus d'une personne en deuil j'essaye de me dire qu'elle veille sur moi, sur la famille de là-haut. Cela me réconforte d'une manière ou d'une autre.

Je suis de ton coeur avec chacun d'entre vous dans l'épreuve que vous avez à subir malgré vous.

Soyez courageux, soyons courageux ! Il le faut, vis a vis de nos proche et principalement de nous même. Nous nous devons pour notre propre bien être de ne pas sombrer. de garder la tête haute, malgré le manque, malgré la douleur nous devons faire face et pour cela accepter je pense les sentiments qui nous traverse et pas les inhibés. Comme beaucoup ici j'imagine, j'ai des hauts et des bas, des jours ou cela va bien et des jours ou rien ne me console.



Titre: Re : Mort brutal de maman
Posté par: vortex le 20 Avril 2018 à 15:51:25
À mon réveil ce matin j'ai beaucoup culpabilisé, c'est la première fois que je culpabilise à ce point.

Je me suis fait la réflexion que si seulement j'avais compris plus tôt ce qui s'était passé, j'aurais pu intervenir plus rapidement ! Si seulement je n'avais pas cru à un malaise, car au départ, c'était ce que je craignais, mais jamais je n'aurais imaginé un arrêt cardiaque. Nous avons bien sur essayé le massage cardiaque, mais sans succès et je m'en suis voulu de ne pas avoir compris plutôt afin de quelques secondes, minute précieuse.

Et puis j'ai finis par me dire que cela ne servait à rien de se torturer ainsi l'esprit. Les médecins ils sont tout fait pour la réanimer.

J'espère qu'avec le temps les images négatives s'estomperont pour faire place au souvenir positif. Par contre, ce dont je suis fier, et lorsque mon père avait proposé à ma sœur de monter à l'étage dans ma chambre afin d'avoir des nouvelles et j'avais peur que ma sœur voie maman et je lui ai répondu que non, qu'elle ne devait pas monter, car je me suis dit que l'image de maman et les médecins autour ne pouvait que la faire s'ouvrir d'avantage. Et inconsciemment, j'ai compris cela, j'ai compris qu'il était mieux qu'elle reste avec nous et que mon père à ce moment-là n'avait pas conscience de ce qu'il demandait.

Je suis quelque part content que ma sœur n'ait pas eu à assister à la mort brutale de maman. Elle était là lorsque les médecins sont arrivés et ont pris le relais.

Sur ce, je suis navré de vous faire part de tout cela, mais je n'ai personne avec qui en parler, vous comprendrez que je n'ai pas forcément envie d'en parler avec le peu de proche que nous avons et ou avec le peu d'amis que j'ai. Je n'ai pas envie de leur faire subir mon deuil. Mais je m'excuse auprès de vous, car j'en ai conscience que peut-être certain comme moi on assister à des scènes pas drôles du tout et que cela pouvait raviver de mauvais souvenir.
Titre: Re : Mort brutal de maman
Posté par: vortex le 25 Avril 2018 à 22:42:04
Le temps passe et la douleur s'atténue tout doucement, le premier mois fut très difficile et maintenant que j'en suis bientôt à deux mois cela commence à être d'avantage vivable, mais le chemin reste long ! Et les hauts et les bas ne sont pas finis, j'en ai pour un bon moment je pense encore avant de me sentir apaisé et avant d'avoir intégré et accepter la perte de maman, mais néanmoins la vie continue malgré tout, malgré le chagrin, la douleur, il y a une force qui me pousse à ne pas lâcher prise. Et peut-être aussi ce qui d'une certaine manière aide et qu'il est question de l'ordre des choses, je suis face au décès de ma mère, cela est donc l'ordre des choses même si les circonstances elle ne le sont pas par contre ''naturel'' dans le sens qu'il ne s'agit pas d'un décès paisible pour causse de mort naturel. C'est surtout cela qui est pénible à vivre, de se dire qu'elle avait encore du temps devant elle, qu'elle n'était pas si âgée que ça, elle allait tout juste avoir 65 ans d'ici à quelques mois. C'est surtout cela qu'il mes difficiles d'accepter.
Titre: Re : Mort brutal de maman
Posté par: katrinap le 02 Mai 2018 à 17:01:10
quand la mort est brutale le choc est très long, je comprend ta détresse,  je ne suis pas sure qu'on surmonte jamais, on vit simplement sans, et le phénomène de deuil s'achève (si on peut dire qu'ils 'achève) dans l'assimilation de la personne à l'intérieur de soi, pour la rendre vivante, c'est un processus très long, et les différentes étapes dud euil doivent exister avant d'arriver à cette période. Quand on n'a pas eu le temps de se préparer et que la nouvelle est brutale, le choc anihile le deuil, on est en sidération
fais toi aider si tu le peux, c'est bien compliqué de continuer en ayant toute cette détresse à gérer en même temps
je suis de tout coeur avec toi et t'espère de jolis moments où tu auras le sentiment qu'elle est près de toi
katrin
Titre: Re : Mort brutal de maman
Posté par: vortex le 02 Mai 2018 à 23:55:32
C'est adorable que tes répondu, je te remercie énormément, rien que ça, juste répondre, bah cela fait du bien au moral et en parlant de moral, ce dernier est comme vous l'imaginez, en dent de ci, il y a des jours sans et des jours avec et aujourd'hui fut un jour avec. J'étais content d'être au boulot. Pénard à faire ce que j'avais à faire. Et j'en profite un maximum lorsqu'une accalmie pointe le bout du nez. Et d'ici à quelques jours cela va faire deux mois, j'ai la sensation que le temps passe à la fois très lentement et incroyablement rapidement. J'ai du mal à croire que deux mois sont passé.

Par contre je déplore le peu de soutiens de la famille(déjà, que la famille n'est pas bien grande), je ne demande pas grand chose, juste cela m'aurait fait plaisir que l'on prenne de mes nouvelles(et de ma sœur en passant). Je ne comprends pas la réaction de mon entourage, pourquoi ainsi se terrer dans le silence...

En tout cas ! j'essaye de faire de mon mieux pour avancer, et nous commençons timidement à en parler de maman avec ma sœur. Néanmoins, le sujet pour le moment est sensible, je veux dire par là qu'il est douloureux d'en parler et donc nous échangeons qu'à de rares cas de ce que nous ressentons, ce qui accentue ce sentiment de faire face au deuil seul. Mais ce doit être normal j’imagine de se sentir seul, et cela, malgré que nous ayons de la famille et si même elle est à l'écoute, j'imagine que ce sentiment de faire face seul au deuil est tout de même persistant. N'empêche, ce n'est pas grand chose mais lorsqu'une personne est bienveillante et à l'écoute cela fait du bien de pouvoir parler de ce que nous ressentons et libère les émotions.

Je trouve juste dommage que le soutiens ne va pas plus loin qu'un ''bon courage'' sur les réseaux sociaux.

Ceci dit, merci à toi d'avoir pris le temps de me répondre et malgré le sujet du forum pas dés plus joyeux, j'apprécie de vous lire, et chaque histoire que je lis est touchante et je suis surpris par la vraisemblance de ce que nous pouvons ressentir malgré que les circonstances des décès de nos proche sont différente ou le lien de filiation.

Je nous souhaite d'être fort, et de trouver la force d'avancer,
Titre: Re : Mort brutal de maman
Posté par: katrinap le 04 Mai 2018 à 15:16:20
le souci vortex est que souvent l'entourage est maladroit en pensant qu'il ne faut pas en parler pour ne pas blesser
les occidentaux sont assez mauvais dans leur culture du deuil, on masque, on étouffe
ce n'est pas de l'indifférence, c'est de la défense
or, au contraire ce qui renforce la douleur de ceux qui restent, c'est de ne pas en parler comme si elle n'avait pas existé
j'en fais aussi l'expérience avec mon père décédé l'an dernier, les mois passent comme si c'étaient des minutes et je vois qu'autour de moi c'est comme si il fallait avancer, c'est passé
c'est très difficile car pour moi à la fois le temps file, àl a fois c'était hier
j'ai "la chance" (?) d'avoir un métier de psychologue qui me permet au moins de décrypter les comportements liés au deuil de l'entourage, même si ça n'aide pas émotionnellement
si tu as besoin d'épanchement, je suis là n'hésites pas
katrin
Titre: Re : Mort brutal de maman
Posté par: vortex le 08 Mai 2018 à 10:51:09
Oui, la culture du deuil est bizarre en France, c'est comme s'il fallait au plus vite tourner la page alors que l'on à pas la force, l'envie, les moyens émotionnellement et physiquement de faire semblant comme si tout allait bien.

Aujourd'hui, cela va faire deux mois ! qu'est-ce que le temps passe à la fois rapidement et lentement, deux mois déjà... Vous vous rendez bien compte, bien plus que n'importe qui à quel point les journées d'anniversaire ou de date symbolique comme aujourd'hui représente aux yeux de la personne endeuillés.

Bon sans doute que je ne compterez plus à terme les mois, mais pour l'instant chaque mois, j'en fais un décompte qui m'éloigne d'une certaine façon à l'instant original de sa mort. Et c'est peut-être ça aussi qui permet d'accepter la situation, le fait que le temps passe et guérie les blessures.
Titre: Re : Mort brutal de maman
Posté par: vortex le 13 Mai 2018 à 01:04:59
Bonjour à tous,

Pour ceux ayant perdu leur maman, comme moi, vous avez sans doute aperçu à la télévision les publicités pour la fête des mères ? Quel est votre ressenti ? Perso, à la première pub que j'ai vue à ce sujet cela ma fait un petit pincement au cœur, car j'aimais bien lui offrir un bijou par-exemple à maman, mais pour la première fois, je ne vais pas avoir l'occasion de le faire, et puis à force de voir les publicités une dizaine de fois, on commence à ne plus vraiment ressentir de peine.

Du coup pour le 27 mai, je n'ai pas d'idée de comment réagir et de comment je vais réagir ce jour-là.
Titre: Re : Mort brutal de maman
Posté par: katrinap le 14 Mai 2018 à 17:53:25
des fleurs sur sa tombe? Un poème?
juste des idées comme ça....
tendres pensées vortex et bon courage
katrin
Titre: Re : Mort brutal de maman
Posté par: Fragolinette le 14 Mai 2018 à 23:39:32
Bonsoir,

Je suis vraiment désolée pour votre maman vortex, je ne peux qu'imaginer votre peine... sincèrement désolée.
J'ai perdu mon papa quand j'avais 11 ans, assez brutalement également, et je comprends ce que ça fait de voir les publicités pour la fête des mères/pères.. Personnellement, j'essaye de ne pas y penser mais chaque année je me demande ce que j'aurai pu lui acheter. C'est assez difficile de voir ça, mais le plus difficile pour moi est de voir des filles de mon âge avec leur papa dans la rue, ou au lycée l'année dernière. Une fois, une de mes camarade a dit que son père venait la chercher au lycée à midi et je l'ai vue l'embrasser sur les joues avant de monter de la voiture. J'aurai tant aimé faire pareil...

Rien que le fait de penser à eux est déjà quelque chose de bien. J'aime imaginer qu'ils sont quelque part, là-haut et qu'ils nous voient, et entendent nos pensées. Regardez les étoiles et dites à votre maman que vous l'aimez, je suis sûre qu'elle le sait.
Courage à vous.
Titre: Re : Mort brutal de maman
Posté par: Seule.sans.toi le 15 Mai 2018 à 22:32:57
bonsoir je suis extrêmement peiné de lire tous les messages
je me vois dans vos récits, je suis moi même dans le deuil du décès de ma maman qui est parti officiellement le 7 mai a 17h et je ne réalise toujours pas qu'elle n'est plus la, je le sais mais je n'arrive pas l'accepter, c’était très très
 long comme période depuis sont malaise les jours a l’hôpital le moment ou on a du attendre son retour pour l’opération du don d'organe, ce qui a fait que tout a été très long , 4 jour d’hôpital , ensuite une journée le temps de la préparé pour la morgue, 5 jour a la morgue , et la journée d'hommage du 14 mai, et a se jour je ne peux encore accepté sa mort , j'arrive pas , il m'arrive encore d'avoir le réflexe de l'appeler pour prendre de ses nouvelles ou de savoir si elle a besoin de quelque chose au magasin.
On a tous prier pour quel se réveille de se coma dans lequel a été plongée suite a son malaise car elle a fait d’après le médecin du samu , une crise cardiaque , je lui ai fais un massage cardiaque en attendant l'arrivée des pompiers, son visage devenait de plus en plus bleu , et a l’hôpital on nous a pris mes frères et sœurs dans une pièce en nous demandant de raconté les faits et le fait que son cerveaux n'est pas été oxygéné pendant prés de 5 min le risque que son cerveaux est été griller été immense , griller le mot cité par le médecin , ma maman est donc resté en réanimation sans jamais se réveiller, et je reste persuader qu'elle est parti avant même d'avoir toucher le sol, ( de son malaise) , je suis anéanti ma fille  été présente lors de son malaise elle ma vue pratiquer le massage cardiaque, je suis bloquer sur cette scène je n'arrive pas me défaire, de cette demi heure entre son malaise, et la venu des pompier qui on mit 25 minute a avoir un poul , et après direction un hôpital a 20km pour faire une coronographie, et ensuite l'attente de son retour, puis tous c'est enchaîner mais cela été vraiment très long, on été a son chevet nuit et jour, et la je suis seul avec ma peine , on est une famille très proche mais quand arrive l'heure de rentré chez soi, je me retrouve seule, et les seuls mots que les gens arrivent a me dire et que ma peine va passer , mais je ne veux pas , je ne veux pas arrivée a oublier cette douleur , l’atténuer a la limite mais l'oublier non sa je ne peux et ne veux pas.
Etant donner tout a été très long , en se rappelant les moments de joie passer au coté de ma maman ils nous arrivaient d'en rire, et je culpabiliser de pleurais a certain moment mais de rire a d'autre on s'est tous regardant on se disant  tout les 5 ( frères et sœurs ) qu'on avaient l'impression d’être bi-polaire a force de rire et de pleurait en quelque seconde, j'arrive pas me dire ou me permettre de rire alors que au fond je suis tellement triste même si je pense aux bon moment avec elle je m'en veux d'en rire, je ne sais pas si je me fais comprendre,ou si quelqu'un vit ou a vécu un moment pareil.
Titre: Re : Mort brutal de maman
Posté par: LaPépette le 16 Mai 2018 à 18:29:08
Vortex je me retrouve beaucoup dans certains de tes passages.  Le contexte est différent puisque la mienne est décédée d'une longue maladie (cancer pendant 9ans) mais je viens d'avoir 28ans et ma mère en avait 50.
On perd notre maman beaucoup trop jeune, même si certains disent qu'on en souffre toujours peu importe l'âge (et je le conçois...).
Le fait de ne pas pouvoir partager les grands moments futurs est terrible : mariage, naissance d'un enfant...
Cette idée me traumatise beaucoup, d'autant plus que  ma mère me faisait bien comprendre qu'elle voulait être grand-mère. Mon plus grand regret est de ne pas avoir eu le temps de lui apporter cette chance (même si je n'y suis pour rien, ce n'était juste pas encore le bon moment).

Quand tu dis que tu reviens au stade d'enfant, moi je ressens une terrible nostalgie. Et j'ai tenté au départ de reproduire la relation que j'avais perdu avec mon père ; j'ai vite compris que c'était impossible. Bref, c'est une terrible épreuve, surtout quand on a eu une relation fusionnelle avec notre mère comme nous. On a perdu quelqu'un d'unique et ça fait mal. J'espère qu'on arrivera à nouveau à être heureux même si elles ne sont plus là.

Désolée mon texte n'est pas spécialement positif mais tout ça pour te dire que je te comprends à 100%. Si tu veux parler n'hésite pas...
Titre: Re : Mort brutal de maman
Posté par: LaPépette le 16 Mai 2018 à 18:32:53
Seule.sans.toi

Vraiment désolée pour toi qui vient également de perdre ta maman. Les premiers moments sont vraiment extrêmement éprouvants. Essaie de t'entourer au maximum et ne culpabilise pas de tes changements d'humeur, il faut que tu puisses t'exprimer. C'est horrible de passer par là, il ne faut pas garder les émotions pour soi...

Moi j'ai eu la chance d'avoir des amis extrêmement présents, je ne les remercierai jamais assez d'ailleurs. Ce sont eux qui m'ont permis de garder la tête hors de l'eau, d'aller travailler etc etc.
Courage...
Titre: Re : Mort brutal de maman
Posté par: vortex le 16 Mai 2018 à 22:11:10
Je vous remercie à chacun/chacune d'avoir pris de votre temps pour m'écrire, chacun de vos message me font plaisir et me réconforte.

@Seul sans toi, je suis content que tu sois venu parler avec moi en privé. Et LaPépette à raison, les premiers temps sont très éprouvant, comme je te le disais en message privé, j'en suis à même pas trois mois mais je me sens déjà mieux, la peine est toujours présente mais elle est en revanche moins violente que lors des premiers temps. Dans ces temps là avoir un entourage pouvant te soutenir te sera d'une grande aide :)

Merci à toi LaPépette, je me suis reconnu dans ton message et je suis navré pour ta maman.

Et merci pour vos suggestions pour ce qui est de la fête des mères

@tout le monde: N'hésitez pas si vous souhaitez m'écrire par message privé, je réponds volontiers.
Titre: Re : Mort brutal de maman
Posté par: vortex le 26 Mai 2018 à 00:38:57
Dans la soirée, je me suis rendu au cimetière. Pourquoi le soir ? Car l'endroit est très calme, et ainsi, je suis certain de ne croiser personne. Et au moment de me recueillir, je me suis effondré en larme, je n'ai pas compris pourquoi... J'ai la sensation de revenir en arrière alors que la dernière fois que je m'y suis rendu pour me recueillir, je n'ai pas versé de l'arme. Qu'est-ce qui a pu ainsi me rendre triste. Je ne saurais pas idéalement l'expliquer. Est ce que cela à un lienn conscient ou non avec la fameuse ''fête des mères'' :/

D'ailleurs pour ce jour-là, j’essayerais de faire de mon mieux pour vivre la journée le plus normalement possible. Je ne souhaite pas le vivre mal ce jour-là.
Titre: Re : Mort brutal de maman
Posté par: vortex le 28 Mai 2018 à 20:26:41
Ahhhh bah retour en arrière(prévisible).. Je ne cesse de sangloter le soir, et tout le week-end, ainsi qu'aujourd'hui, j'étais à bout de forces, une fatigue rare. Je n'arrivais pas à suivre la cadence au boulot, j'étais présent physiquement mais psychiquement j'étais ailleurs, je n'avais pas la tête à réfléchir, j'avais qu'une hâte, que la journée se termine.

Mon patron m'en à d'ailleurs fait la remarque que j'étais à l'ouest, mais il ne m'en a pas tenu rigueur, pas au de-là de cette simple remarque.
Titre: Re : Re : Mort brutal de maman
Posté par: Mircea le 28 Mai 2018 à 23:57:21
Ahhhh bah retour en arrière(prévisible)...
je ne sais pas si c'est un retour en arrière : cette tristesse, cette souffrance, elles nous suivent malheureusement sur ce chemin sur lequel nous avançons, j'espère, vers du mieux.
Ta maman est décédée depuis peu et de façon très brutale : tout ce que tu vis depuis est épuisant : on peut bien comprendre que tu ne puisses pas être dispo pour le boulot : ce boulot t'aide quand même à tenir ou tu n'as pas le choix ? Tu ne peux pas prendre un temps pour toi ? Une personne m'a dit "soyez gentille avec vous-même" : je te renvois ce message en t'envoyant aussi du courage et de la douceur pour ce moment difficile Vortex.
Titre: Re : Mort brutal de maman
Posté par: katrinap le 29 Mai 2018 à 10:15:52
on n'a qu'une vie et les émotions qui te viennent doivent être libérées, si ton patron est en capacité de le comprendre tant mieux
nous on comprend, et surtout ne te culpabilises pas
oui une perte entraine souvent une fatigue physique et psychique énorme ça nous tombe dessus
moi je prends mes émotions comme elles viennent et je lache prise, je les accepte
je sais que ça peut ne pas être compris,  ça me fatigue d'entendre mes proches me dire au bout d'un an, ce n'est pas normal vas consulter
je renonce à leur faire comprendre, chacun est solitaire face à cette épreuve,
lâches tout comme tu le peux vortex et prends les petits moments d'apaisement pour te ressourcer
katrin
Titre: Re : Mort brutal de maman
Posté par: vortex le 29 Mai 2018 à 20:22:48
Citer
ce boulot t'aide quand même à tenir ou tu n'as pas le choix ?

Ce sont un peu des deux, je suis content d'avoir un job et dans le même temps, il y a des jours où je ne voudrais que le silence et le chant des oiseaux en guise repos.

Oui, je suis hélas d'accord avec toi Katrinap, les gens ne sont pas toujours capables de comprendre, et quelque part tant mieux ! Car cela sous autant qu'il n'ont jamais connu de deuil dans leur vie. Et en effet, il y a des gens qui peuvent sortir des phrases assassine sans même s'en rendre compte.

Oui, ce que tu as écrit sur le fait de laisser sortir ses émotions, c'est quelque chose que j'essaye aussi de faire, par-exemple, cette semaine j'ai le moral dans les chaussettes et je ne le cache pas en société. Tant-pi si cela, hypothétiquement, déplaît. Je ne vois pas l'intérêt de me forcer à être heureux mais comment en vouloir au gens alors que la société est ainsi construire, sur la base de la performance, et de préférence montrer son plus beau sourire alors que le cœur saigne, Je suis à contre-sens de ce que souhaite la société, justement, je ne force plus à présent à faire semblant pour sauver les apparences.

J'ai lu hier un livre qui ne parlait pas à la base de deuil, mais un chapitre était consacré au deuil et l'auteur disait que les gens en deuil peuvent faire ''peur'', car il renvoie inconsciemment à la mort. Et étant que la mort est un sujet extrêmement tabou en occident, les endeuillés ne sont pas vers ceux que l'on va instinctivement.(dans le cas ou la personne en parles et donc logiquement notre interlocuteur est au courant que nous sommes endeuillés)
 
Titre: Re : Mort brutal de maman
Posté par: vortex le 02 Juin 2018 à 22:57:16
Ahhhh ce petit post que je viens de découvrir me déculpabilise, car j'en ai presque honte à présent d'être en deuil, je n'ose plus en parler au gens, car d'ici à quelques jours cela va faire trois mois et je ne sais pas trop si mes proches se rendent compte que la douleur est toujours là.

http://www.psycho-bien-etre.be/psycho/deuil/les-symptomes-du-deuil

Et j'aurais une question pour (si j'ose dire) ceux ayant plus d'expérience, de recul que moi.

Et donc ma question porte sur les cinq phases du deuil

J'aimerais savoir, est ce sérieux que le concept des cinq phases du deuil ? Car j'ai lu tout et rien à la fois et je ne sais pas quoi en conclure et à vrai dire, j'ai du mal à m'y reconnaître.

Et seconde petite question, est ce une obligation que de passer par les cinq phases ? À savoir, le choc, le déni, la colère, la dépression, l'acceptation. Veuillez m'excusez j'ai sans doute tout mélangé.

Autrement, moralement, je vais plutôt bien, même si comme beaucoup d'entre vous, j'ai mes jours/moment avec et sans. Sinon, en ce moment, je suis en arrêt maladie, car j'ai chopé un gros rhume, mais rien de grave ;). Après, je ne mets pas cela sur le compte du deuil, j'ai dû chopé ça, car le temps est très changeant là ou j'habite.

Merci d'avance pour vos réponses, et bon courage à toute et à tous dans cette épreuve.
Titre: Re : Mort brutal de maman
Posté par: CADUP le 03 Juin 2018 à 11:06:59
Bonjour,
Je me pose les mêmes questions exactement. J'ai lu les mêmes choses et j'ai trouvé les mêmes phases. En fait, j'aimerais parfois pouvoir cocher une case vers le mieux être et l'acceptation et du coup me dire "Ah! ça va mieux et je peux passer à autre chose et refaire ma vie". J'ai perdu mon mari le 01/09/17.

La phase de déni a été assez évidente puisque je n'ai pas pleuré pendant près de trois mois. Je me suis occupée des obsèques puis des papiers tout en m'occupant de mon fils pour lequel il fallait que je tienne coute que coute.
Après il y a eu la colère contre lui mais surtout contre moi de ne pas arriver à être autonome sur pas mal de points. Parfois, je me dis que je dois me laisser du temps et que je ne dois pas trop me mettre la pression.
Puis, les choses me rattrapent et je m'aperçois que je ne peux pas me laisser aller.
Puis, mon fils a commencé à être triste et à avoir des mauvaises notes. là, j'ai tout pris en pleine face. Lorsque l'on est deux, on partage les joies qui sont décuplées mais aussi les peines et l'on peut se dire que l 'on fait bloc et l'on se soutient mutuellement. Là, on est seul à tout gérer. La pression que l'on a sur les épaules est immense. On ne peut s'en prendre qu'à soi-même.
Avant hier, j'ai vu une prof de mon fils qui m'a dit que les choses n'étaient pas dramatiques mais qu'il fallait réagir. Elle m'a dit aussi que mon fils jouait du fait qu'il avait perdu son père. Comment peut-elle dire cela! Peut-elle imaginer une minutes de quoi elle parle? Il est parti trois jours avant la rentrée des classe de 6ème!
Au travail, maintenant... Je me suis arrétée trois semaines sans prendre d'arret maladie. Je voulais montrer à mon fils que j'étais debout et que c'était comme ça que je devais être et lui aussi par la même occasion.
Il est vrai que parfois, j'avais envie de pleurer (Et j'ai même pleuré).
Mon attitude a changé. Je ne laisse plus rien passer. Je suis intransigente et je n'ai plus peur de qui que ce soit. Je crois que mon travail me permet de me reconstruire.

Un jour, il y a trois mois, je me suis dit que ça commençait à faire longtemps que mon mari était mort. Je commence à avoir une organisation hebdomadaire qui tient debout sans aucune aide extérieure.
Cependant, je ne suis pas encore parvenue à ôter ses affaires dans son placard. Comment pourrais-je me débarrasser de ses chemises et de ses costumes? Impossible pour le moment.

Il y a une semaine, je ne parvenais pas à m'endormir (Et mon fils non-plus d'ailleurs). J'étais dans mon lit, et mon coeur s'est mis à s'accélérer sans aucune raison. Puis, il s'est ralenti. Je suis allée voir ma généraliste qui m'a dit que mon deuil commençait seulement et que mon corps me disait stop. Retour à la case départ...Malgré mon sentiment d'aller pour le mieux, je n'ai toujours pas commencé mon deuil, donc...Suis-je toujours dans la phase 1 du déni?

Si certains d'entre-nous sur le site ont des réponses à ces histoires de phases, je suis très intéressée aussi.
Merci d'avance!

Catherine
Titre: Re : Mort brutal de maman
Posté par: LaPépette le 19 Juin 2018 à 15:09:01
Je ne pourrais pas te répondre réellement, mais tout ce que je peux te conseiller, c'est de lire le livre de Christophe Fauré que je trouve très bien fait, et je pense que tu sauras au fond de toi où tu en es.

Ce n'est pas forcément un retour en arrière, c'est peut-être plutôt un gros coup de mou dans l'évolution du deuil...
Les personnes extérieures peuvent penser savoir où tu en es, mais il n'y a que toi qui saura réellement...
et ce livre peut servir de repères... moi c'est comme ça que je " m'analyse " même si j'ai souhaité en parallèle un suivi par psychiatre. Mieux vaut plusieurs armes qu'une seule pour avancer...
Titre: Re : Mort brutal de maman
Posté par: Detou le 20 Juin 2018 à 12:40:33
Bonjour,
Je crois revivre ce que j'ai vécu en lisant ton témoignage.
J'ai perdu ma Maman il y aura quatre ans en octobre prochain. Depuis, le temps s'est arrêté, comme figé.
Nous étions fusionnelles, elle était tout pour moi: Maman, amie, soeur (je suis fille unique)
Son départ a été brutal aussi. La veille, elle avait fait un repas en famille et nous nous étions promenées ensemble. Elle avait bien des signes d'affaiblissement car elle avait un problème de valve mitrale mais rien qui laissait présager une fin aussi brutale. Je me suis culpabilisée très longtemps et encore aujourd'hui mais en plus atténuée. J'ai cessé toute activité pendant un an. Quand elle est décédée, j'"étais déjà en arrête maladie pour un cancer et elle m'épaulait formidablement. Un an après, j'ai repris des activités comme le piano et le théatre qui me font du bien mais ce n'est pas l'essentiel à mes yeux. J'ai eu la force de continuer de vivre grâce à mon fils car je me suis dis qu'il fallait que je tienne pour lui. J'ai aussi un peu de famille qui m'a aidée. Il n'y a pas un jour, pas une heure, pas une minute où je ne pense à elle. Mon Papa étant décédé il y a 25 ans, on parlait souvent de lui avec Maman et il revivait comme cela dans nos coeurs mais maintenant, je me sens tellement seule avec mes souvenirs... Tous les psy, magnétiseurs, micro kiné, acupuncture.... que je suis allée voir ne m'ont été d'aucun secours. Cette force intérieure, je l'ai retrouvé grâce à ma famille et avec le temps la douleur vive s'atténue un peu. Je me surprends souvent à prononcer "Maman" tout au long de la journée. Elle me hante, on était si complices... Je n'ai pas de conseils à te donner mais tu sais, les enfants sont le bien le plus précieux de cette vie, elle continue grâce à eux. Tu es jeune, construis ta famille. Ce sera le lien fort qui te permettra de surmonter les épreuves de la vie.
Titre: Re : Mort brutal de maman
Posté par: vortex le 10 Juillet 2018 à 10:23:43
Bonjour,

Il y a un petit moment que je ne suis pas venu écrire, en revanche, vous lire si je viens parfois le faire.

Moralement ces temps-ci, j’oscille entre une humeur correct, et une humeur malheureuse. Pourquoi ça ? car les souvenirs commencent à revenir, les premiers temps je n'arrivais pas à me souvenir de grand chose à propos de maman, j'avais comme une sorte de blocage psychique mais depuis peu les souvenirs remontent à la surface et c'est douloureux !

Mais comme pas mal de monde en deuil, je ne montre pas grand chose de l'extérieur, je suis quelqu'un de pudique sur ce que je ressens, mais le soir, il m'arrive de pleurer à chaud de larme, car le manque se fait sentir. Et à part une perte de poids assez conséquente, rien ne me distinguerait d'une personne qui ne serait pas en deuil.
Le temps défile et je ne sais pas quoi en déduire, sa mort me semble si soudaine, si injuste, si jeune, j'en ressens de tout ça plus du désarroi que de la colère.

Ceci dit, le beau temps aide un peu.
Titre: Re : Mort brutal de maman
Posté par: LaPépette le 10 Juillet 2018 à 20:14:03
Coucou Vortex,

Au départ je pensais également essentiellement à la mort de ma mère. Mtn j'ai aussi les souvenirs qui reviennent car au final c'est ce qui nous reste d'elles... Je pense qu'il faut que nous puissions accueillir ces souvenirs en nous, sans chercher à les refouler en pensant aller mieux, car c'est ça qui va faire que nous allons évoluer dans le processus du deuil et constituer une place à notre mère en nous. L'amour entre nous, nos souvenirs, tout ce qui a fait que nous avons eu ces liens là avec elles pour que cela reste en nous à jamais.

Cette après midi, j'ai commencé à écrire plein de souvenirs. Tout et rien, que ce soit des choses sur son physique, sur ses goûts alimentaires, sur sa cuisine etc. Je sors tout de ma tête pour extérioriser. D'une part, ça me fait du bien, même si en les écrivant les larmes coulent. Et d'autre part, je me dis que ce seront des choses que je serai certaine de ne pas oublier.

Avec toute mon amitié,
Titre: Re : Mort brutal de maman
Posté par: vortex le 13 Juillet 2018 à 12:41:08
Oui, c'est le lien qui nous unis, les souvenirs que nous avons partager avec nos maman respective.

Quatre mois, pour avoir le réflexe, celui de vérifier instinctivement l'historique sur mon smartphone, et quatre mois pour découvrir que non! l'appel que j'ai émis pour obtenir le médecin, n'a pas duré, une éternité comme je l'imaginer, c'est fou comment tout nous paraît être une éternité lorsque nous sommes dans une situation d'urgence, je dis ça, car je culpabilisais d'avoir perdu beaucoup de temps à essayer d'avoir les médecins au téléphone, mais en réalité là ou je pensais que cela durer une minute, cela n'a duré que six secondes afin d'obtenir un médecin et de là tout à du s’enchaîner très rapidement. Malgré la panique, je suis resté relativement calme, j'arrivais à expliquer la situation et ils sont vite venus à notre rencontre, car nous habitons à même pas cinq minutes de l'hôpital principales.

Récemment, j’avais pris contact avec un médecin (qui fait de temps en temps des vidéos sur le thème de la médecine sur YouTube) et il m’a répondu de ne pas culpabiliser qu’il a connu une situation similaire, qu’il était présent et il a fait directement un massage cardiaque, mais sans succès, et que dans mon cas j’ai fait ce qu’il fallait faire, j’ai vu ma mère tombée au sol, j’ai téléphoné le samu, nous avons fait le massage cardiaque, et le samu est rapidement arrivé par la suite. Et lorsque j’ai donné certains détails à propos de ma maman, il m’a répondu que son état était déjà préoccupant avant même l’arrivée du SAMU.

Que j’ai fait ce que je pouvais, selon les moyens du moment ! Et qu'à présent il me faut prendre le temps de digéré tout ça.

Quatre mois après, j'ai encore du mal à digérer le fait d'avoir été témoins de tout ça. Je me demande pourquoi comment se fait-il qu'elle soit tombée devant mes yeux. Et que ce soir-là j'étais présent alors que je ne le suis pas d'habitude, car durant une période j'étais en formation professionnelle et donc logée chez l'habitant en semaine.



Titre: Re : maman, tu me manque.
Posté par: vortex le 15 Juillet 2018 à 21:57:32
Bonjour,

J'écris, car j’en ressens le besoin, et je ressens un besoin étrange que l'on me lise. C'est dire à quel point je me sens seul dans ma traversée du deuil.

Chose étrange, hier soir je me suis réveillé à trois heures du matin, et je n'ai pas réussi à me rendormir, j'étais pris d'une angoisse indescriptible alors que d'habitude je ne suis pas sujet à l'angoisse bien que je sois un jeune homme relativement stressé au quotidien et encore que j'ai fait des progrès de ce côté-là.

Pour ce qui est de mon deuil, je sens que je passe un palier. Là ou au départ, j'étais dans le choc, dans une sorte d'irréel, ou tout cela me paraissait être fantaisiste et/ou je n'arrivais pas à me souvenir de la tonalité de sa voix et ni de son odeur ou autre. 

À présent, je constate que je suis dans une phase ou tout un tas de souvenirs me revient. C'est une chose pénible et douloureuse à vivre. C'est également une phase que je qualifierais de ''vérité''. À présent et avec douleur, je prends conscience que l’événement, c'est bien dérouler, je commence aussi à prendre conscience que cela est définitif et qu'il n'y a pas de retour en arrière possible et que je ne reverrai plus ma mère et cela est propice à des pleurs et à des instants de mélancolie et de chagrin.

En parlant de pleurs, ces derniers ne sont pas moins présents, ni pas moins espacés que lors du premier mois, mais en revanche, je remarque qu'ils sont plus bref, dans la durée. 

PS  Peu importe la nature de votre deuil(parent, enfant, concubin). Toutes et tous, vous êtes les bienvenues sur mon topic. Et vous êtes tous en droit de me répondre. N'ayez crainte.

Titre: Re : Mort brutal de maman
Posté par: LaPépette le 17 Juillet 2018 à 12:59:37
Coucou Vortex, je suis exactement dans la même phase que toi. Peut-être parce que le décès de nos mamans sont rapprochés dans le temps, je n'en sais rien.

Un mot a particulièrement attiré mon attention dans ton texte : le mot VÉRITÉ.
J'en ai un autre aussi qui revient tout le temps chez moi : RÉALITÉ.

Des mois se sont écoulés.  Nous ne pouvons plus / n'arrivons plus à nous dire que cela ne s'est pas produit.  Comme si le moment était venu de nous rendre à l'évidence.
Moi j'ai l'impression qu'au départ, mon esprit se débattait comme un fou pour refuser cette putain de réalité. Sauf que chaque jour, nous faisons face au manque, à l'absence.
A force de constater "elle n'est pas là",  "elle n'est pas là", "elle n'est pas là", et dans des contextes différents, on ne peut plus réagir comme si rien ne s'était passé. Ça me fait penser à la méthode Coué, mais dans le domaine du deuil, en quelque sorte...

Je suis d'accord avec toi, c'est horrible. Parfois je ressens une angoisse avec comme de l'effarement face à cette vérité...
C'est là où on se rend compte qu'on était sûrement pas capable d'en intégrer davantage quelques mois en arrière. Comment on aurait fait, si déjà là au bout de 4-5 mois on se retrouve dans un état pareil ?
La seule chose positive que j'y vois, c'est qu'on avance... quelque part je n'ai pas envie, je repense au passé, j'ai envie d'y retourner donc je n'ai pas envie d'avancer vers l'avenir... mais on n'a pas le choix.

Bises à toi cher confident