Auteur Sujet: Mort brutal de maman  (Lu 1625 fois)

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Re : Mort brutal de maman
« Réponse #15 le: 16 Mai 2018 à 22:11:10 »
Je vous remercie à chacun/chacune d'avoir pris de votre temps pour m'écrire, chacun de vos message me font plaisir et me réconforte.

@Seul sans toi, je suis content que tu sois venu parler avec moi en privé. Et LaPépette à raison, les premiers temps sont très éprouvant, comme je te le disais en message privé, j'en suis à même pas trois mois mais je me sens déjà mieux, la peine est toujours présente mais elle est en revanche moins violente que lors des premiers temps. Dans ces temps là avoir un entourage pouvant te soutenir te sera d'une grande aide :)

Merci à toi LaPépette, je me suis reconnu dans ton message et je suis navré pour ta maman.

Et merci pour vos suggestions pour ce qui est de la fête des mères

@tout le monde: N'hésitez pas si vous souhaitez m'écrire par message privé, je réponds volontiers.
« Modifié: 16 Mai 2018 à 22:14:34 par vortex »

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Re : Mort brutal de maman
« Réponse #16 le: 26 Mai 2018 à 00:38:57 »
Dans la soirée, je me suis rendu au cimetière. Pourquoi le soir ? Car l'endroit est très calme, et ainsi, je suis certain de ne croiser personne. Et au moment de me recueillir, je me suis effondré en larme, je n'ai pas compris pourquoi... J'ai la sensation de revenir en arrière alors que la dernière fois que je m'y suis rendu pour me recueillir, je n'ai pas versé de l'arme. Qu'est-ce qui a pu ainsi me rendre triste. Je ne saurais pas idéalement l'expliquer. Est ce que cela à un lienn conscient ou non avec la fameuse ''fête des mères'' :/

D'ailleurs pour ce jour-là, j’essayerais de faire de mon mieux pour vivre la journée le plus normalement possible. Je ne souhaite pas le vivre mal ce jour-là.

Hors ligne vortex

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Re : Mort brutal de maman
« Réponse #17 le: 28 Mai 2018 à 20:26:41 »
Ahhhh bah retour en arrière(prévisible).. Je ne cesse de sangloter le soir, et tout le week-end, ainsi qu'aujourd'hui, j'étais à bout de forces, une fatigue rare. Je n'arrivais pas à suivre la cadence au boulot, j'étais présent physiquement mais psychiquement j'étais ailleurs, je n'avais pas la tête à réfléchir, j'avais qu'une hâte, que la journée se termine.

Mon patron m'en à d'ailleurs fait la remarque que j'étais à l'ouest, mais il ne m'en a pas tenu rigueur, pas au de-là de cette simple remarque.
« Modifié: 28 Mai 2018 à 20:28:56 par vortex »

Hors ligne Mircea

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Re : Re : Mort brutal de maman
« Réponse #18 le: 28 Mai 2018 à 23:57:21 »
Ahhhh bah retour en arrière(prévisible)...
je ne sais pas si c'est un retour en arrière : cette tristesse, cette souffrance, elles nous suivent malheureusement sur ce chemin sur lequel nous avançons, j'espère, vers du mieux.
Ta maman est décédée depuis peu et de façon très brutale : tout ce que tu vis depuis est épuisant : on peut bien comprendre que tu ne puisses pas être dispo pour le boulot : ce boulot t'aide quand même à tenir ou tu n'as pas le choix ? Tu ne peux pas prendre un temps pour toi ? Une personne m'a dit "soyez gentille avec vous-même" : je te renvois ce message en t'envoyant aussi du courage et de la douceur pour ce moment difficile Vortex.

Hors ligne katrinap

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Re : Mort brutal de maman
« Réponse #19 le: 29 Mai 2018 à 10:15:52 »
on n'a qu'une vie et les émotions qui te viennent doivent être libérées, si ton patron est en capacité de le comprendre tant mieux
nous on comprend, et surtout ne te culpabilises pas
oui une perte entraine souvent une fatigue physique et psychique énorme ça nous tombe dessus
moi je prends mes émotions comme elles viennent et je lache prise, je les accepte
je sais que ça peut ne pas être compris,  ça me fatigue d'entendre mes proches me dire au bout d'un an, ce n'est pas normal vas consulter
je renonce à leur faire comprendre, chacun est solitaire face à cette épreuve,
lâches tout comme tu le peux vortex et prends les petits moments d'apaisement pour te ressourcer
katrin

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Re : Mort brutal de maman
« Réponse #20 le: 29 Mai 2018 à 20:22:48 »
Citer
ce boulot t'aide quand même à tenir ou tu n'as pas le choix ?

Ce sont un peu des deux, je suis content d'avoir un job et dans le même temps, il y a des jours où je ne voudrais que le silence et le chant des oiseaux en guise repos.

Oui, je suis hélas d'accord avec toi Katrinap, les gens ne sont pas toujours capables de comprendre, et quelque part tant mieux ! Car cela sous autant qu'il n'ont jamais connu de deuil dans leur vie. Et en effet, il y a des gens qui peuvent sortir des phrases assassine sans même s'en rendre compte.

Oui, ce que tu as écrit sur le fait de laisser sortir ses émotions, c'est quelque chose que j'essaye aussi de faire, par-exemple, cette semaine j'ai le moral dans les chaussettes et je ne le cache pas en société. Tant-pi si cela, hypothétiquement, déplaît. Je ne vois pas l'intérêt de me forcer à être heureux mais comment en vouloir au gens alors que la société est ainsi construire, sur la base de la performance, et de préférence montrer son plus beau sourire alors que le cœur saigne, Je suis à contre-sens de ce que souhaite la société, justement, je ne force plus à présent à faire semblant pour sauver les apparences.

J'ai lu hier un livre qui ne parlait pas à la base de deuil, mais un chapitre était consacré au deuil et l'auteur disait que les gens en deuil peuvent faire ''peur'', car il renvoie inconsciemment à la mort. Et étant que la mort est un sujet extrêmement tabou en occident, les endeuillés ne sont pas vers ceux que l'on va instinctivement.(dans le cas ou la personne en parles et donc logiquement notre interlocuteur est au courant que nous sommes endeuillés)
 
« Modifié: 29 Mai 2018 à 20:25:40 par vortex »

Hors ligne vortex

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Re : Mort brutal de maman
« Réponse #21 le: 02 Juin 2018 à 22:57:16 »
Ahhhh ce petit post que je viens de découvrir me déculpabilise, car j'en ai presque honte à présent d'être en deuil, je n'ose plus en parler au gens, car d'ici à quelques jours cela va faire trois mois et je ne sais pas trop si mes proches se rendent compte que la douleur est toujours là.

http://www.psycho-bien-etre.be/psycho/deuil/les-symptomes-du-deuil

Et j'aurais une question pour (si j'ose dire) ceux ayant plus d'expérience, de recul que moi.

Et donc ma question porte sur les cinq phases du deuil

J'aimerais savoir, est ce sérieux que le concept des cinq phases du deuil ? Car j'ai lu tout et rien à la fois et je ne sais pas quoi en conclure et à vrai dire, j'ai du mal à m'y reconnaître.

Et seconde petite question, est ce une obligation que de passer par les cinq phases ? À savoir, le choc, le déni, la colère, la dépression, l'acceptation. Veuillez m'excusez j'ai sans doute tout mélangé.

Autrement, moralement, je vais plutôt bien, même si comme beaucoup d'entre vous, j'ai mes jours/moment avec et sans. Sinon, en ce moment, je suis en arrêt maladie, car j'ai chopé un gros rhume, mais rien de grave ;). Après, je ne mets pas cela sur le compte du deuil, j'ai dû chopé ça, car le temps est très changeant là ou j'habite.

Merci d'avance pour vos réponses, et bon courage à toute et à tous dans cette épreuve.

Hors ligne CADUP

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Re : Mort brutal de maman
« Réponse #22 le: 03 Juin 2018 à 11:06:59 »
Bonjour,
Je me pose les mêmes questions exactement. J'ai lu les mêmes choses et j'ai trouvé les mêmes phases. En fait, j'aimerais parfois pouvoir cocher une case vers le mieux être et l'acceptation et du coup me dire "Ah! ça va mieux et je peux passer à autre chose et refaire ma vie". J'ai perdu mon mari le 01/09/17.

La phase de déni a été assez évidente puisque je n'ai pas pleuré pendant près de trois mois. Je me suis occupée des obsèques puis des papiers tout en m'occupant de mon fils pour lequel il fallait que je tienne coute que coute.
Après il y a eu la colère contre lui mais surtout contre moi de ne pas arriver à être autonome sur pas mal de points. Parfois, je me dis que je dois me laisser du temps et que je ne dois pas trop me mettre la pression.
Puis, les choses me rattrapent et je m'aperçois que je ne peux pas me laisser aller.
Puis, mon fils a commencé à être triste et à avoir des mauvaises notes. là, j'ai tout pris en pleine face. Lorsque l'on est deux, on partage les joies qui sont décuplées mais aussi les peines et l'on peut se dire que l 'on fait bloc et l'on se soutient mutuellement. Là, on est seul à tout gérer. La pression que l'on a sur les épaules est immense. On ne peut s'en prendre qu'à soi-même.
Avant hier, j'ai vu une prof de mon fils qui m'a dit que les choses n'étaient pas dramatiques mais qu'il fallait réagir. Elle m'a dit aussi que mon fils jouait du fait qu'il avait perdu son père. Comment peut-elle dire cela! Peut-elle imaginer une minutes de quoi elle parle? Il est parti trois jours avant la rentrée des classe de 6ème!
Au travail, maintenant... Je me suis arrétée trois semaines sans prendre d'arret maladie. Je voulais montrer à mon fils que j'étais debout et que c'était comme ça que je devais être et lui aussi par la même occasion.
Il est vrai que parfois, j'avais envie de pleurer (Et j'ai même pleuré).
Mon attitude a changé. Je ne laisse plus rien passer. Je suis intransigente et je n'ai plus peur de qui que ce soit. Je crois que mon travail me permet de me reconstruire.

Un jour, il y a trois mois, je me suis dit que ça commençait à faire longtemps que mon mari était mort. Je commence à avoir une organisation hebdomadaire qui tient debout sans aucune aide extérieure.
Cependant, je ne suis pas encore parvenue à ôter ses affaires dans son placard. Comment pourrais-je me débarrasser de ses chemises et de ses costumes? Impossible pour le moment.

Il y a une semaine, je ne parvenais pas à m'endormir (Et mon fils non-plus d'ailleurs). J'étais dans mon lit, et mon coeur s'est mis à s'accélérer sans aucune raison. Puis, il s'est ralenti. Je suis allée voir ma généraliste qui m'a dit que mon deuil commençait seulement et que mon corps me disait stop. Retour à la case départ...Malgré mon sentiment d'aller pour le mieux, je n'ai toujours pas commencé mon deuil, donc...Suis-je toujours dans la phase 1 du déni?

Si certains d'entre-nous sur le site ont des réponses à ces histoires de phases, je suis très intéressée aussi.
Merci d'avance!

Catherine

Hors ligne LaPépette

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Re : Mort brutal de maman
« Réponse #23 le: 19 Juin 2018 à 15:09:01 »
Je ne pourrais pas te répondre réellement, mais tout ce que je peux te conseiller, c'est de lire le livre de Christophe Fauré que je trouve très bien fait, et je pense que tu sauras au fond de toi où tu en es.

Ce n'est pas forcément un retour en arrière, c'est peut-être plutôt un gros coup de mou dans l'évolution du deuil...
Les personnes extérieures peuvent penser savoir où tu en es, mais il n'y a que toi qui saura réellement...
et ce livre peut servir de repères... moi c'est comme ça que je " m'analyse " même si j'ai souhaité en parallèle un suivi par psychiatre. Mieux vaut plusieurs armes qu'une seule pour avancer...

Hors ligne Detou

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Re : Mort brutal de maman
« Réponse #24 le: 20 Juin 2018 à 12:40:33 »
Bonjour,
Je crois revivre ce que j'ai vécu en lisant ton témoignage.
J'ai perdu ma Maman il y aura quatre ans en octobre prochain. Depuis, le temps s'est arrêté, comme figé.
Nous étions fusionnelles, elle était tout pour moi: Maman, amie, soeur (je suis fille unique)
Son départ a été brutal aussi. La veille, elle avait fait un repas en famille et nous nous étions promenées ensemble. Elle avait bien des signes d'affaiblissement car elle avait un problème de valve mitrale mais rien qui laissait présager une fin aussi brutale. Je me suis culpabilisée très longtemps et encore aujourd'hui mais en plus atténuée. J'ai cessé toute activité pendant un an. Quand elle est décédée, j'"étais déjà en arrête maladie pour un cancer et elle m'épaulait formidablement. Un an après, j'ai repris des activités comme le piano et le théatre qui me font du bien mais ce n'est pas l'essentiel à mes yeux. J'ai eu la force de continuer de vivre grâce à mon fils car je me suis dis qu'il fallait que je tienne pour lui. J'ai aussi un peu de famille qui m'a aidée. Il n'y a pas un jour, pas une heure, pas une minute où je ne pense à elle. Mon Papa étant décédé il y a 25 ans, on parlait souvent de lui avec Maman et il revivait comme cela dans nos coeurs mais maintenant, je me sens tellement seule avec mes souvenirs... Tous les psy, magnétiseurs, micro kiné, acupuncture.... que je suis allée voir ne m'ont été d'aucun secours. Cette force intérieure, je l'ai retrouvé grâce à ma famille et avec le temps la douleur vive s'atténue un peu. Je me surprends souvent à prononcer "Maman" tout au long de la journée. Elle me hante, on était si complices... Je n'ai pas de conseils à te donner mais tu sais, les enfants sont le bien le plus précieux de cette vie, elle continue grâce à eux. Tu es jeune, construis ta famille. Ce sera le lien fort qui te permettra de surmonter les épreuves de la vie.

Hors ligne vortex

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Re : Mort brutal de maman
« Réponse #25 le: 10 Juillet 2018 à 10:23:43 »
Bonjour,

Il y a un petit moment que je ne suis pas venu écrire, en revanche, vous lire si je viens parfois le faire.

Moralement ces temps-ci, j’oscille entre une humeur correct, et une humeur malheureuse. Pourquoi ça ? car les souvenirs commencent à revenir, les premiers temps je n'arrivais pas à me souvenir de grand chose à propos de maman, j'avais comme une sorte de blocage psychique mais depuis peu les souvenirs remontent à la surface et c'est douloureux !

Mais comme pas mal de monde en deuil, je ne montre pas grand chose de l'extérieur, je suis quelqu'un de pudique sur ce que je ressens, mais le soir, il m'arrive de pleurer à chaud de larme, car le manque se fait sentir. Et à part une perte de poids assez conséquente, rien ne me distinguerait d'une personne qui ne serait pas en deuil.
Le temps défile et je ne sais pas quoi en déduire, sa mort me semble si soudaine, si injuste, si jeune, j'en ressens de tout ça plus du désarroi que de la colère.

Ceci dit, le beau temps aide un peu.

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Re : Mort brutal de maman
« Réponse #26 le: 10 Juillet 2018 à 20:14:03 »
Coucou Vortex,

Au départ je pensais également essentiellement à la mort de ma mère. Mtn j'ai aussi les souvenirs qui reviennent car au final c'est ce qui nous reste d'elles... Je pense qu'il faut que nous puissions accueillir ces souvenirs en nous, sans chercher à les refouler en pensant aller mieux, car c'est ça qui va faire que nous allons évoluer dans le processus du deuil et constituer une place à notre mère en nous. L'amour entre nous, nos souvenirs, tout ce qui a fait que nous avons eu ces liens là avec elles pour que cela reste en nous à jamais.

Cette après midi, j'ai commencé à écrire plein de souvenirs. Tout et rien, que ce soit des choses sur son physique, sur ses goûts alimentaires, sur sa cuisine etc. Je sors tout de ma tête pour extérioriser. D'une part, ça me fait du bien, même si en les écrivant les larmes coulent. Et d'autre part, je me dis que ce seront des choses que je serai certaine de ne pas oublier.

Avec toute mon amitié,

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Re : Mort brutal de maman
« Réponse #27 le: 13 Juillet 2018 à 12:41:08 »
Oui, c'est le lien qui nous unis, les souvenirs que nous avons partager avec nos maman respective.

Quatre mois, pour avoir le réflexe, celui de vérifier instinctivement l'historique sur mon smartphone, et quatre mois pour découvrir que non! l'appel que j'ai émis pour obtenir le médecin, n'a pas duré, une éternité comme je l'imaginer, c'est fou comment tout nous paraît être une éternité lorsque nous sommes dans une situation d'urgence, je dis ça, car je culpabilisais d'avoir perdu beaucoup de temps à essayer d'avoir les médecins au téléphone, mais en réalité là ou je pensais que cela durer une minute, cela n'a duré que six secondes afin d'obtenir un médecin et de là tout à du s’enchaîner très rapidement. Malgré la panique, je suis resté relativement calme, j'arrivais à expliquer la situation et ils sont vite venus à notre rencontre, car nous habitons à même pas cinq minutes de l'hôpital principales.

Récemment, j’avais pris contact avec un médecin (qui fait de temps en temps des vidéos sur le thème de la médecine sur YouTube) et il m’a répondu de ne pas culpabiliser qu’il a connu une situation similaire, qu’il était présent et il a fait directement un massage cardiaque, mais sans succès, et que dans mon cas j’ai fait ce qu’il fallait faire, j’ai vu ma mère tombée au sol, j’ai téléphoné le samu, nous avons fait le massage cardiaque, et le samu est rapidement arrivé par la suite. Et lorsque j’ai donné certains détails à propos de ma maman, il m’a répondu que son état était déjà préoccupant avant même l’arrivée du SAMU.

Que j’ai fait ce que je pouvais, selon les moyens du moment ! Et qu'à présent il me faut prendre le temps de digéré tout ça.

Quatre mois après, j'ai encore du mal à digérer le fait d'avoir été témoins de tout ça. Je me demande pourquoi comment se fait-il qu'elle soit tombée devant mes yeux. Et que ce soir-là j'étais présent alors que je ne le suis pas d'habitude, car durant une période j'étais en formation professionnelle et donc logée chez l'habitant en semaine.



« Modifié: 13 Juillet 2018 à 13:08:14 par vortex »

Hors ligne vortex

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Re : maman, tu me manque.
« Réponse #28 le: 15 Juillet 2018 à 21:57:32 »
Bonjour,

J'écris, car j’en ressens le besoin, et je ressens un besoin étrange que l'on me lise. C'est dire à quel point je me sens seul dans ma traversée du deuil.

Chose étrange, hier soir je me suis réveillé à trois heures du matin, et je n'ai pas réussi à me rendormir, j'étais pris d'une angoisse indescriptible alors que d'habitude je ne suis pas sujet à l'angoisse bien que je sois un jeune homme relativement stressé au quotidien et encore que j'ai fait des progrès de ce côté-là.

Pour ce qui est de mon deuil, je sens que je passe un palier. Là ou au départ, j'étais dans le choc, dans une sorte d'irréel, ou tout cela me paraissait être fantaisiste et/ou je n'arrivais pas à me souvenir de la tonalité de sa voix et ni de son odeur ou autre. 

À présent, je constate que je suis dans une phase ou tout un tas de souvenirs me revient. C'est une chose pénible et douloureuse à vivre. C'est également une phase que je qualifierais de ''vérité''. À présent et avec douleur, je prends conscience que l’événement, c'est bien dérouler, je commence aussi à prendre conscience que cela est définitif et qu'il n'y a pas de retour en arrière possible et que je ne reverrai plus ma mère et cela est propice à des pleurs et à des instants de mélancolie et de chagrin.

En parlant de pleurs, ces derniers ne sont pas moins présents, ni pas moins espacés que lors du premier mois, mais en revanche, je remarque qu'ils sont plus bref, dans la durée. 

PS  Peu importe la nature de votre deuil(parent, enfant, concubin). Toutes et tous, vous êtes les bienvenues sur mon topic. Et vous êtes tous en droit de me répondre. N'ayez crainte.


Hors ligne LaPépette

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Re : Mort brutal de maman
« Réponse #29 le: 17 Juillet 2018 à 12:59:37 »
Coucou Vortex, je suis exactement dans la même phase que toi. Peut-être parce que le décès de nos mamans sont rapprochés dans le temps, je n'en sais rien.

Un mot a particulièrement attiré mon attention dans ton texte : le mot VÉRITÉ.
J'en ai un autre aussi qui revient tout le temps chez moi : RÉALITÉ.

Des mois se sont écoulés.  Nous ne pouvons plus / n'arrivons plus à nous dire que cela ne s'est pas produit.  Comme si le moment était venu de nous rendre à l'évidence.
Moi j'ai l'impression qu'au départ, mon esprit se débattait comme un fou pour refuser cette putain de réalité. Sauf que chaque jour, nous faisons face au manque, à l'absence.
A force de constater "elle n'est pas là",  "elle n'est pas là", "elle n'est pas là", et dans des contextes différents, on ne peut plus réagir comme si rien ne s'était passé. Ça me fait penser à la méthode Coué, mais dans le domaine du deuil, en quelque sorte...

Je suis d'accord avec toi, c'est horrible. Parfois je ressens une angoisse avec comme de l'effarement face à cette vérité...
C'est là où on se rend compte qu'on était sûrement pas capable d'en intégrer davantage quelques mois en arrière. Comment on aurait fait, si déjà là au bout de 4-5 mois on se retrouve dans un état pareil ?
La seule chose positive que j'y vois, c'est qu'on avance... quelque part je n'ai pas envie, je repense au passé, j'ai envie d'y retourner donc je n'ai pas envie d'avancer vers l'avenir... mais on n'a pas le choix.

Bises à toi cher confident