Auteur Sujet: Comprendre et vivre le deuil d'un parent  (Lu 11213 fois)

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Hors ligne Laure R

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Re : Comprendre et vivre le deuil d'un parent
« Réponse #15 le: 12 Décembre 2016 à 22:54:43 »
Merci d'exister :)

Hors ligne elisa.

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Re : Comprendre et vivre le deuil d'un parent
« Réponse #16 le: 18 Janvier 2017 à 19:52:38 »
Le seul problème a ton article c'est qu'il n'y a pas en dessous de 20 ans..

Hors ligne paulinette

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Re : Comprendre et vivre le deuil d'un parent
« Réponse #17 le: 24 Janvier 2017 à 14:50:31 »
Bonjour à tous,
Chez-moi tout est coincé, je n'arrive pas à parler de ma douleur, je ne vais plus sur l'ordinateur, je n'arrive plus à écrire, ni à lire.
C'est comme cela que je suis entrée sur le site. Maintenant, je vois l'ampleur du travail de deuil à faire. Mais déjà cela bouge, tous les jours je vais sur le Forum, je regarde dans mes mails si j'ai une réponse. Mais hélas, moi qui lisais beaucoup, je n'y arrive plus, j'ai l'impression que mon cerveau est saturé.  Je n'arrive plus à faire des loisirs créatifs. Alors je m'avale des séries à la TV et j'ai peur le soir d'aller me coucher.
Amicalement
Paulinette

Hors ligne paulinette

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Re : Comprendre et vivre le deuil d'un parent
« Réponse #18 le: 24 Janvier 2017 à 22:47:23 »
Bonsoir Fanny,

Pour un premier message merci pour ton ouverture de coeur.
Moi, ma maman est partie il y a 3 ans. Je pense avoir accepté ce drame, mais le reconstruction est laborieuse. Je suis moi aussi malheureuse et perdue. Heureusement il y a ce Forum ou je peux être moi-même. Je n'ai pas besoin de me composer une attitude, personne ne juge.
La solitude est si lourde à porter mais comme toi j'essaie de vivre un jour à la fois.
Je te souhaite une bonne nuit.

Paulinette

Hors ligne Laure R

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Re : Comprendre et vivre le deuil d'un parent
« Réponse #19 le: 29 Janvier 2017 à 20:46:08 »
Paulinette,
Moi aussi j'ai encore peur d'aller me coucher, je m'avale des séries, mais tout comme toi j'en ai conscience. Cela fait deux mois que mon père est décédé. Je peux en parler, dire, vivre mes émotions. A présent, je peux à nouveau créer, lire, voire jouer. J'ai l'impression qu'il est à mes côtés, qu'il me félicite de reprendre le cours de ma vie. Parfois les larmes, tout à trac, qui me prennent, et ce forum où j'aime côtoyer ceux qui vivent la même épreuve que moi, sont accueillants, partagent.
Va à ton rythme... Nous somme semblables et si différents à la fois. Et si ce forum, et tout comme pour moi, un lieu où tu te sens être sans contrainte, go, go, go!
A te lire.
Des bisous
(c'est quoi tes séries?)
A la mort de mon père je me suis mise à choisir des séries sur le deuil!!! (The leftover, fréquency...).

Hors ligne lindama

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Re : Comprendre et vivre le deuil d'un parent
« Réponse #20 le: 07 Mars 2017 à 18:55:56 »
bonjour soso,

je te comprends, moi aussi je viens de perdre ma maman adorée d'un cancer généralisé 1 an après le déces de mon père, qui était atteint de leucémie, ils étaient aussi atteints d'un cancer en même temps et maman est allée à l'enterrement très malade, elle disait la prochaine c'est moi, c'est très dur de réapprendre à vivre sans eux, surtout quand on était très proches d'eux.J'étais très proche d'elle et j'avais arrêté de travailler pour m'occuper d'elle et la soutenir jusqu'au bout. Mais à la fin elle souffrait tellement que je préférais qu'elle parte, pour être soulagée. Il faut se dire qu'ils ne souffrent plus là où ils sont et qu'ils sont heureux maintenant, moi c'est comme ça que je me soulage. Je me dis qu'elle est en moi et que je ne l'oublierai jamais. D'ailleurs, je lui écris souvent, ça me fait du bien.  bon courage à toi aussi

Hors ligne Alexandria

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Re : Re : Comprendre et vivre le deuil d'un parent
« Réponse #21 le: 01 Mars 2018 à 08:47:41 »
J'ai écris ce texte en hommage à ma Maman, Aurélia, le 1er mars 2015, jour de la Fête des Grands-mères en France.
Je ne t'oublie pas. Je pense à toi. Je t'aime.

 En toute humilité, je pense que parler d'AMOUR même au travers de la mort... c'est important pour VIVRE LA VIE.

 "-Aujourd'hui, c'est la Fête des Grands-mères et je profite de l'occasion, petite maman, pour te souhaiter une bonne Fête puisque tu es également Grand-mère de mes enfants. Je pense à toi, tu me manques et je t'embrasse tendrement.
 Tes petits-enfants auraient également aimé t'offrir un joli bouquet de fleurs : des roses rouges et jaunes aux couleurs de ton Espagne chérie.

 Tu es morte d'un cancer généralisé à l'âge de 63 ans et on m'a annoncé ton décès le 25 mai 2000, le jour anniversaire des 4 ans de ton petit-fils A...(mon fils cadet). Ce jour là, j'ai eu droit ou plutôt l'obligation d'avoir aussi une part de gâteau et de chanter ... de murmurer "Joyeux Anniversaire" tout en versant de grosses larmes de chagrin. Quelle douleur, je pensais à toi, petite maman, et j'avais tellement mal !!!

 Début de soirée et après mon travail et l'anniversaire, je prenais la voiture pour aller te rejoindre en Espagne et rouler ainsi 900 km toute la nuit, tout seul, dans un état émotionnel très fragile.
 L'enterrement était déjà programmé pour le lendemain c-a-d le 26 mai dans l'après-midi.
 J'ai pu te voir au funérarium pour te dire Au Revoir. Tu m'a attendu une dernière fois. Tu étais belle, calme, sereine, apaisée....tu souriais presque...

 Tu vivais en France mais 2 ans avant ta mort, tu as décidé "d'aller vivre pour mourir" en Espagne, pour être sûre d'être enterrée à côté de tes parents dans un cimetière entouré uniquement par des champs d'orangers.

 Une autre raison de ton départ pour l'Espagne c'est qu'on dit bien que "les oiseaux se cachent pour mourir".
 Je pense que tu as voulu faire pareil et agir ainsi dans l'espoir de nous soulager et de t'éviter de nous voir beaucoup souffrir et physiquement et moralement . Pour ma part, j'aurais mille fois préféré être près de toi. Tu n'a pas voulu qu'on te voit dépérir et mourir lentement et doucement...CRUELLEMENT.

 Aujourd'hui, je respecte et j'accepte mieux ta décision personnelle de t'isoler, de vivre dans le silence et la solitude.
 je pense que tu as traversé cette période juste avant ta mort avec c'est sûr d'atroces douleurs physiques mais
 dans la paix...une force intérieure incroyable ...une formidable quiétude et la... lumière dans ton coeur.
 Je comprends, petite maman, que tu as été heureuse. Tu nous avez déjà tant donné...merci pour tout.

 Il est vrai que ton chirurgien nous avait très brutalement et froidement annoncé que "c'était fini", qu'il ne pouvait plus rien faire pour toi. Pas un seul espoir de guérison, aucun traitement possible, ni même de la chimio.. Ton corps était sans ressources mais pas ton INTELLIGENCE, ni ton esprit, ni ton humour, ni ton amour.
 " Pauvre con de chirurgien ", il nous a même annoncé avant de partir "bon courage" et "bon appétit" puisque c'était l'heure  d'aller...bouffer à midi pile heure française !!!

 Tu as donc "profité" de tes derniers mois pour rependre ta liberté, totale et absolue, ton indépendance. Tu savais bien que tu avais plus que remplie ton rôle de FEMME et de MERE. Tu t'es toujours sacrifiée pour nous, ta famille.

 Je te rends hommage à genoux, à tes pieds, merci...merci...merci !!! Je t'aime, ma petite maman.

 Heureusement qu'un mois avant ta mort, j'ai pu aller te rendre visite et rester toute une semaine avec toi.
 Nous savions que tu étais en phase terminale du cancer et que les jours étaient comptés.
 Tu souffrais atrocement par moment ( tu allais à l'hôpital et tu ressortais aussitôt avec de la morphine ).

 Tu m'as encore attendu : quel dernier magnifique cadeau que tu m'a donné là : le plus important.
 Nous nous sommes promenés en voiture, manger au resto, profiter de la plage, du soleil, nous parlions peu, beaucoup de regards, rire et souvenirs de bonheur, sourires tristes et mélancoliques.
 La nuit, je pleurais tout seul dans ma chambre et je me levais pour aller te voir et t'entendre respirer.
 Je pense que tu étais très calme et que cette petite merde qu'on appelle la mort ne te faisait nullement peur.

 Pendant ces quelques jours passés ensemble, je t'ai lavé tes pieds, je t'ai massé tes mains, j'ai touché tes cheveux, ton visage. Je m'approchais de toi et tu me murmurais "des choses". Je tendais mes joues pour que tes lèvres puissent les embrasser.

 Ta mort a été terrible pour moi. Même si je savais que je ne pouvais personnellement rien faire pour te sauver, j'ai très longtemps éprouvé un cruel et injuste sentiment de culpabilité. La distance...certainement.

 Bientôt 15 ans que la maladie t'a emportée mais , petite maman, aujourd'hui quant je pense à toi, je souris et mon visage s'illumine de bonheur. J'éprouve un profond apaisement.... tu es celle qui calme ma douleur et mes souffrances.

 C'est vrai que je sais depuis longtemps que nous sommes toujours ensemble et que notre lien est éternel.
 Tu es toujours avec moi et à mes côtés.
 Tu me vois, tu m'entends, tu m'écoutes et tu me donnes même tes conseils.
 Tu m'aides à VIVRE avec les miens, avec toi.

 Je t'aime , Maman, petite maman. -"

 Federico

Hors ligne Federico

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Re : Comprendre et vivre le deuil d'un parent
« Réponse #22 le: 01 Mars 2018 à 12:52:43 »

Bien évidemment... ... ... ... ... beaucoup d'émotion à la lecture de cet humble témoignage... il y a tout l'Amour d'un fils pour sa mère !
Les souvenirs sont remontés à la surface visible de l'iceberg MAIS la partie cachée, immergée reste extraordinairement sensible et magnifiquement belle ... encore aujourd'hui... 18 ans après son décès !.... je veux dire : surtout aujourd'hui !
Le souvenir de ma mère, son visage... des larmes douces amères continuent à couler... je les aime mes larmes ! elles sont le miroir de ma souffrance !
Je suis désormais "guéri"... mais j'ai enduré l'indicible pendant 10 ans !
Quand je pense à Aurelia, ma petite Maman, je lui souris... et ça ... ça veut dire beaucoup !

Merci Alexandra p.... grâce à toi, je suis où les mots n'existent plus ! ... sérénité, quiétude...

Douceur & Tendresse

Federico
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !

Hors ligne Alexandria

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Re : Comprendre et vivre le deuil d'un parent
« Réponse #23 le: 07 Mars 2018 à 08:44:07 »
 Oui, tout l'amour d'un fils pour un mère, c'est exactement cela...
Ton texte m'a tellement fait penser à "nous", à la relation intense et fusionnelle que je partageais avec ma ptite maman...
 Cela m'a beaucoup touché...
 Elle est partie à l'âge de 63 ans et elle me manque terriblement...
 Cela fait un peu plus d'un an, déjà, et j'ai l'impression que c'était hier...?
 J'ai eu cette peur...pourvu que je n'oublie rien...son visage, le parfum de sa peau, sa voix, son souffle, ses mots...
 Merci Federico, ton discours m'a rassuré...
 Après 18 ans, ta mère est toujours là, dans ton coeur, et tout est resté intact...

Hors ligne paulinette

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Re : Comprendre et vivre le deuil d'un parent
« Réponse #24 le: 07 Mars 2018 à 12:01:58 »
Merci Yacine pour cette nouvelle aide, bonjour à tous,
Après le départ de maman, j'ai connu une énorme peine. Ce fut l"anéantissement total. Puis doucement, j'ai pensé me reconstruire et voilà que depuis quelques mois tout s'écroule. Cette maman que j'aimais tant, parfois je me demande si elle a existé. Au lieu de voir tout le positif accumulé avec elle, je vois tout ce qui n'allait pas. Oui, j'ai honte.
Je m'isole complètement. De part la maladie, j'ai un périmètre de marche assez bref  et je n'ai pas le permis de conduire. Donc cela ne facilite pas les rencontres. Mais en fait je me demande si je veux vraiment sortir de ma coquille.
Les angoisses étant telles que le psy m'a mis sous antidépresseurs et anxiolitiques.
Encore merci pour l'aide du Forum, par contre, je ne sais plus aller sur le site, quelqu'un peut-il m'aider ? Merci
Paulette

Hors ligne paulinette

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Re : Comprendre et vivre le deuil d'un parent
« Réponse #25 le: 07 Mars 2018 à 13:02:56 »
Re Bonjour,

Ca y est, j'ai retrouvé comment aller sur le site en cliquant sur un ancien message.

Paulinette

Hors ligne Dean

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Un vide énorme, le temps n’efface pas...
« Réponse #26 le: 22 Octobre 2018 à 13:22:53 »
Bonjour,
Le 18/08/04, mon père me quittait de son propre chef. Il a mit lui même fin à ces jour. J’avais 15ans à l’epoque, ma vie a viré au cauchemar.
Aujourd’hui j’ai 29ans et je n’ai pas goût à la vie. Je ne veux jamais sortir, je suis toujours sur la défensive, je suis impulsif, désorienté dans la vie de tout les jours car même 14 ans après , je n’arrive pas à me construire…. mon papa est la personne pour qui j’avais le plus d’attachement. Les années on passées mais j’ai toujours l’impression de le voir dans la rue, quand je m’endors (quand j’y arrive car j’ai le sommeil perturbé) je me demande si son décès est la réalité.
J’ai assisté à la crémation, mais je n’ai aucun souvenir de ce jour là. J’ai eu deux enfants avec une précédente relation mais je n’ai jamais voulu être père….
Je n’ai pas de famille sur qui m’appuyer, le contact rompu avec ce qui me sert de mère ( m’a rejeté la faute du décès 1 mois et demi après…ils étaient divorcé depuis 9 ans).
Je suis du genre très renfermé, je ne parle pas de ça avec mes amis, ma copine actuelle essaie de me faire parler, essaie de m’apaiser depuis 3 ans que je suis avec. Mais les années ont fait ( une succession de choses) que je me suis « forgé » une personnalité dure. Que ce soit dans le vocabulaire, l’expression de mon visage, je suis rancunier alors que je ne l’etait pas, j’ai l’impression d’être sans cœur. La compassion n’existe  pas… n’exsite plus du moins.
je cherche vraiment de l’aide car je reste bloqué sur cette disparition et j’aimerais chasser le mauvais ( là mort est sans retour je le sais bien pourtant) pour enfin éclaircir ma vie. Me reprendre en main et reprendre le goût de vivre et surtout pouvoir entrevoir une vie de famille (ma copine me le demande)
J’attends vos conseils, merci de m’avoir lu
Dean

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Re : Comprendre et vivre le deuil d'un parent
« Réponse #27 le: 23 Octobre 2018 à 00:01:50 »
Dean, tant de souffrances depuis si longtemps !
Le suicide d'une personne que l'on aime abîme aussi ceux qui lui survivent. Tu étais bien jeune à la mort de ton papa ...
Tu sembles très lucide sur ta situation, sur ton blocage.
As-tu rencontré un médecin, un psy pour évoquer ce blocage  ? (l'EMDR semble efficace pour cela).

Lire le fil des autres dans la partie "après le suicide d'un proche" (des personnes qui ont perdu un parent par suicide ont aussi témoigné) ça peut aider tout comme écrire ce qu'on a besoin de dire (parler de la personne que l'on aime et qui n'est plus là, dire son chagrin, sa douleur, ce que l'on a sur le coeur ...). Ici tu seras lu, compris ....

J'espère sincèrement que tu trouveras l'aide dont tu as tant besoin et qui répondra à ta volonté de retrouver le goût de vivre, de reprendre ta vie en main (c'est un beau projet que tu as là)

Mes plus douces pensées pour toi, pour ta copine,
Une pensée très émue pour ton papa
Catherine


Hors ligne Dean

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Re : Comprendre et vivre le deuil d'un parent
« Réponse #28 le: 26 Octobre 2018 à 19:22:52 »
Bonjour Catherine,

Merci pour ces mots, c’est bien la première fois que je reçois ce genre de soutien, c’est vraiment touchant.

Oui bien jeune pour ce genre d’événement, la perte d’un proche laisse des marques. Maintenant, quand le suicide est la raison, c’est d’autant plus dur de ne pas savoir.
Il est parti sans laissé un mot, une dispute avait éclaté 2 mois avant entre sa ´´copine ´´ et moi ( elle avais 24 ans, j’en avais 15). Je passe les détails...
Toujours cette question qui me trotte, ai-je été un facteur dans sa prise de décision ? Sur écrit on ne peut comprendre, il faut vraiment tout les éléments pour comprendre cette question.  J’ai l’impression d’etre à  la recherche de mon identité en quelques sorte, dans ma manière d’etre et de me comporter, toujours à observer les autres, toujours en retrait lors de soirée.
Au final, j’avance mais j’ai pas de sens. Je vais avoir 30 ans l’an prochain et ma vie est chaotique... sur le plan relationnel, santé ( 2 prothèse discale) , professionnelle c’est inexistant car je travail pas.

J’ai été suivi par 5 psy différents dans ma jeunesse, car la perte de mon père a été dur, mais même plus jeune ma vie n’etait pas celle d’un enfant je dirait normal (cadre de vie etc)
Je me suis fermé à ces personnes, aujourd’hui aller en voir un c’est compliqué car je connais leur méthode et je les ai  en grippe... je compte pourtant tester mais à tâtons.

Je veux juste pouvoir parler, raconter mon histoire, et peut être comprendre ce que je comprenais pas avant.
Ma copine c’est m’a vie, mes enfants c’est inexplicable ❤️ Mais c’est une prise de conscience pour enfin m’apaiser.

Hors ligne comment_faire

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Re : Comprendre et vivre le deuil d'un parent
« Réponse #29 le: 30 Octobre 2018 à 13:01:51 »
Bonjour Dean,
Pour ce qui est des psys, il y en a de bons, et de moins bons, faut tomber sur celui qui convient … sans oublier que la pharmacopée a fait de gros progrès depuis quelques années, ça peut aider.
Je me présente : ma maman n’est plus avec nous depuis 2011, et mon papa depuis un an.

Je ne suis pas psy, mais j’aurais quand même envie de dire cela : après avoir vécu 58 ans, je me rends compte que, parfois, certaines personnes dans une famille ou même certaines familles peuvent être pathogènes, sans que l’on s’en rende forcément compte.
Pour le coup, il est possible que ce que tu ressens soit la conséquence directe et presque exclusive de la culpabilité que cherche à te faire endosser ta mère.
Par ailleurs, si elle et ton père se sont déparés, c’est que au moins un des deux avait « quelque chose » qui n’allait pas, si ce n’est les deux. Certaines maladies mentales, je dirais même, parfois, certaines attitudes perverses, sont difficiles à détecter, surtout si l’on fait partie du cercle pathologique que la personne crée autour d’elle.

Pour ce qui concerne ton père, il devait, là encore, avoir un grave, un très grave problème psychologique pour se suicider, car hormis des cas très particuliers (mort d’un enfant trop difficile à endurer, maladie avec des douleurs insupportables …) ce n’est pas une attitude « standard » chez un être vivant que de vouloir mettre fin à ses jours, cela ne fait pas partie des options normales chez un être humain.

Tu as donc été durant ton enfance et ton adolescence le fruit de dissensions parentales dorénavant profondément ancrées en toi, tu en subis les conséquences encore aujourd’hui.
Tu es un porteur de symptômes de tes parents. C’est donc plutôt à eux de culpabiliser pour t’avoir transformé en ce que tu es, et certainement pas à toi.
Beaucoup de choses se passent (et se sont passées) dans ton inconscient car les conduites perverses que l’on subit d’autrui ne paraissent généralement au grand jour que par le côté émergé de l’iceberg, bref, le cœur du problème se situe enfoui et hélas travesti par ce manteau, cette couche de perversité créés par tes parents.

Je me permets donc de souscrire à ton projet de revenir, malgré tes expériences malheureuses passées, vers des spécialistes psys. Essaye par exemple de consulter non pas des psychologues, psychanalystes et autres psychothérapeutes, mais plutôt un psychiatre, qui a une vision plus complète de l’être humain, ils aura en effet bénéficié d’une formation  plus globale, avec notamment un volet qui a trait aux domaines physiologique, nerveux, hormonal, etc.