Auteur Sujet: Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !  (Lu 553860 fois)

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3345 le: 12 Avril 2019 à 00:29:16 »

" Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
   c'est la présence des absents, dans la mémoire des vivants."

Jean d'Ormesson
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3346 le: 12 Avril 2019 à 11:30:59 »

Salut camarade-ito !

Je crois que ça commence à la conception de l'Enfant dans le ventre de la maman puis la naissance puis la période bébé puis l'enfance puis l'adolescence puis  les périodes jeunes et vieux adultes puis enfin la vieillesse et la mort !!! Basta !
et moi je crois que ça s'arrête avec la mort et..... qu'il n'y a plus rien après ! pas d'au-delà après un ici-bas ! pas d'ange ni d'ange-gardien  ! rien, plus rien du tout !  c'est fini et les carottes sont définitivement cuites ! seul n'existe que le RIEN !

Je te l'accorde ... c'est infiniment triste  :(  de ne pas avoir ni foi ni croyances ! je ne suis qu'un terrien !

Bon Pascal-ito ... va voir Macron ... t'inquiètes lui c'est sûr il va bien t'entourlouper car il s'y connait en carabistouilles ! hihihi   :D :D :D

 :-* :-* :-* itaos

Federico
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3347 le: 12 Avril 2019 à 12:02:58 »

résilience et silence
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Re : Parent divorcé et désenfanté
« Réponse #410 le: 10-04-2019, 08:30:04 »

Citer
Pendant 12 ans, Capitan, un Berger allemand, s’est rendu chaque soir sur la tombe de son maître, dans un cimetière de Villa Carlos Paz en Argentine, afin d’y passer la nuit. L’animal, devenu célébrité locale par son incroyable fidélité, vient de rejoindre son maître de l’autre côté de l’arc-en-ciel.

Comment ne pas être touché par cette histoire de loyauté entre un chien et son maître décédé ? Chaque jour, depuis près de 12 ans, Capitan se rendait sur la tombe de son propriétaire. Un lien d’amour que même la mort n’est pas parvenue à briser.
... ... ...
Nous sommes des êtres de dépendance et la dépendance, c'est comme le feu, trouver la bonne distance évite de se cramer ou d'avoir froid. Et c'est pas facile à "doser" ni de trouver la bonne distance et le nouvel équilibre.
De Philippe Bobola, j'ai ramassé un truc qui m'a bien plu : un égoïsme altruiste. Je transcris ça comme ça, pour nous, les Endeuillé(e)s :
égoïsme : le droit de chaque personne de maintenir le lien avec ses défunt(e)s sous la forme qui lui convient et de façon supportable pour elle-même.
altruisme : le droit de chaque personne de maintenir le lien avec ses défunt(e)s sous la forme qui lui convient et de façon supportable pour autrui.

Perso, la  reliance me convient comme terme.
La souffrance reste à sa place sans prendre le pouvoir en permanence et rien de méprisant quand je lui signifie mes droits. Pas question d'être arrogant en tout cas.
La résilience, je ne sais pas ce que c'est, ni la reconstruction d'ailleurs. Je préfère le terme de métamorphose qui convient bien mieux à ce que je ressens : me couper de l'univers, c'est me couper de ma fille.
Ma fille humaine n'est plus, mais sa conscience est, tout comme son corps est matière de fumée et de cendres.  Elle est "ma fille conscience" comme les étoiles sont des "consciences lumière"...
Je ne lâcherai jamais ça, pas plus que Capitan sur son propre bateau, et vive les chiens et les bouées!

Plein de bisous et d'arcs en ciel à vous!

Pascal.
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« Modifié: 12 Avril 2019 à 13:09:44 par Federico »
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3349 le: 13 Avril 2019 à 17:57:44 »

Je vis intensément mon deuil
et je traverse douloureusement ma vie !
Alors que
Je devrais vivre intensément ma vie
et traverser douloureusement mon deuil...

Il y a des personnes que nous aimons à la folie et nous ne pouvons les retenir malgré toute notre attention et tout notre Amour...
Elles choisissent et décident de partir !
Elles ont leurs raisons !

Il y en a d'autres qui nous aiment à la folie et qui ne peuvent pas nous retenir malgré toute leur attention et tout leur Amour...
Nous choisissons et décidons de partir !
Nous avons nos raisons !

OUI, la vie est cruelle et injuste...

Je ne veux plus combattre les moulins à vent !
Je ne suis plus Don Quichotte...

Je souhaite simplement être un homme plus sage, plus altruiste...
EnVIE d'apporter humblement une certaine légitimité à Ma vie...

Je ne t'écris pas beaucoup en ce moment car tu es partout... et je pense "trop" à toi
et je ne veux pas en plus m'obliger à t'écrire !
Je ne m'impose aucune contrainte supplémentaire car les forces me manquent !

L'indescriptible souffrance m'accompagne quotidiennement ! je suis las, épuisé, fatigué !
Je dois constamment faire d'incommensurables efforts afin de contrer cette indéfinissable douleur pour ne pas lui permettre de m'engloutir dans les méandres des pensées noires !
C'est très difficile... c'est très compliqué !

OUI, je me révolte parfois mais ma sensibilité d'écorché vif me plonge irrésistiblement vers cette blessante mélancolie d'où s'échappent des larmes éternelles, immortelles qui s'envolent naturellement vers toi, mon fils !

Je ne parviens pas encore à te sourire !
J'attends avec impatience ce moment !
Il sera merveilleux...

Je t'embrasse
Je t'aime
Papa
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3350 le: 13 Avril 2019 à 23:20:01 »

Mon papa a 87 ans et je l'aime très très fort !

Mon Père ne m'a pas transmis du "savoir"
et en héritage il ne me laissera aucun "avoir".....
Mais Il m'a appris l'essentiel à mes yeux : Être !

Ma Mère m'a appris à Aimer
et mon grand-père : l'Amitié.

Mon Raphaël : la reliance, la résilience, la souffrance !

Je suis riche de ses choses là...

Amicalement, chaleureusement, solidairement.

Federico
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3351 le: 14 Avril 2019 à 02:17:52 »
J'écris pour soulager ma douleur physique
J'écris pour vomir ma souffrance psychologique

J'écris pour soigner ma blessure paralysante
J'écris pour m'oxygéner de cette atmosphère asphyxiante

J'écris pour sentir le parfum des roses

J'écris pour m'endormir en rêvant à toi
J'écris pour te serrer dans mes bras

J'écris pour pleurer ma solitude
J'écris pour remplir mon silence

J'écris pour éloigner la mort
J'écris pour ressusciter à la vie

J'écris pour me souvenir de mon passé et vivre mon présent

J'écris pour aimer
J'écris pour être libre

J'écris pour t'écrire à l'encre de mon sang : je t'aime, mon fils !
J'écris pour mourir une seconde fois !

Federico
« Modifié: 14 Avril 2019 à 15:19:37 par Federico »
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Re : Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3352 le: 15 Avril 2019 à 11:28:46 »
Federico
Je fais quelques pas, avec précaution, dans votre petit monastère.
...
Quelle voix merveilleuse que celle d'Asaf Avidan
Comme lui, comme vous, comme tant d'autres, j'essaie :
"I try to push the colors through a prism back to white,
J'essaie de joindre les couleurs dans un prisme pour qu'elles redeviennent blanches"
Je vous remercie d'être venue me lire sur mon fil,
même si mon acceuil ...

Je vis intensément mon deuil
et je traverse douloureusement ma vie !
Alors que
Je devrais vivre intensément ma vie
et traverser douloureusement mon deuil...

Génétique en bandoulière.
Des chromosomes dans l'atmosphère.
Infinité de destin. Qu'est-ce qu'on en retient ?
Le vent l'emportera. Tout disparaîtra.

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3353 le: 15 Avril 2019 à 12:45:25 »

JPV 29.22 Sans toi mon enfant

Debout

Au début, on n'imagine même pas que c'est possible de simplement tenir debout. On reste souvent couché, au sens propre comme au figuré. Le plus souvent, on n'a pas vraiment le choix. Il y a d'autres enfants peut-être, il faut travailler... On ne se pose pas trop la question de peur de la réponse. Certains n'ont pas vraiment d'entourage, pas de famille ou un entourage auquel se raccrocher et pourtant on le fait. Faut-il une raison pour vivre, faut-il avoir envie pour continuer ? J'ai longtemps flotté dans cet entre-deux, pas vraiment les pieds sur cette terre vide de toi et la tête dans les étoiles, avançant dans le noir, le cœur serré et gris. J'avais si mal que j'aurais tout donné pour arrêter de souffrir. Chaque journée était interminable et j'arrivais en fin de journée à bout de force. Pour autant je redoutais de m'endormir et résistais pour ne pas m'enfoncer davantage dans cette nuit totale, paniquée à l'idée qu'il y aurait un lendemain, un nouveau réveil et qu'alors je me rappellerai. Si on m'avait dit alors que je tiendrais et que bien des années plus tard, après un long chemin d'enfer, je serais à nouveau capable de. Il y a eu un avant et un après. La personne que j'étais est morte avec toi. On n'est plus jamais pareil après la perte de son enfant. Parfois, cette personne me manque, sa légèreté, sa joie simple. Je n'ai plus d'âge depuis que tu es éternel. Celle que je suis aujourd'hui n'est pas meilleure, elle est juste si différente. Ma nature n'a pas changé mais mon regard sur les choses, les gens, mes priorités totalement. J'ai pris du recul, je me sens plus seule car j'ai mon propre espace temps, mon rythme. Je m'émerveillais déjà de la rosée du matin sur les pétales de rose, de l'odeur du café ou de ce petit vent frais qui vient vous caresser l'été à la sieste. Je le vis plus intensément, tous mes sens sont en éveil avec ce sentiment d'urgence qui serait angoissant si je n'y prenais garde. J'ai décidé d'être heureuse autant que possible car je ne suis pas morte, c'est aussi simple que cela. Je suis vivante et si je le suis, alors tu l'es aussi, cela est devenu une certitude au fil du temps. J'ai fini par sentir ta présence, un souffle doux qui me porte quand je flanche et j'ai peu à peu repris confiance. Je ne dis pas que de temps en temps, je ne suis pas plus proche de la tour branlante que des piliers solides sur lesquels je m'appuie habituellement, à certaines dates, parfois sans savoir pourquoi. J'ai tellement eu du mal pour en arriver là, chaque pas aussi petit soit-il pesait une tonne. J'ignorais que l'on pouvait souffrir autant. Suis-je fière de moi ? Ce n'est pas ainsi que je l'exprimerai. J'ai dû accepter que j'en étais capable, accepter de te survivre et de mener ma propre vie pas seulement à l'ombre de ta tombe. Je pense que c'est ton amour qui m'a doucement écarté les nuages pour laisser filtrer un peu de lumière, un rayon de soleil afin de me réchauffer le cœur, que c'est la relation que j'ai appris à construire avec toi qui m'a petit à petit ramenée à la vie. Je peux dire maintenant que je vais bien et que je suis en paix, même si bien sûr je n'oublie pas et le manque physique est toujours là, plus léger mais bien réel. J'ai retrouvé l'espoir lorsque j'ai su qu'il a ton nom.

STME
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3354 le: 15 Avril 2019 à 12:58:22 »

Voici le message qu'Émilie a laissé lorsqu’elle s’est enlevée la vie le 29 mars 2019.

« Je me demande tellement de questions. Pourquoi moi? Pourquoi je me sens comme ça? Pourquoi je n'arrive pas à m'en sortir? J'ai finalement conclus que c'était parce que je n'étais pas faite pour ça : la vie. Qu'est-ce que ça pourrait être d'autre au fond. Je me sens comme une étrangère dans ce monde-ci, comme si je n'étais pas sur la bonne planète. C'est difficile à expliquer et à comprendre par quelqu'un qui ne vit pas ce mal de vivre là. Mais c'est un mal constant, oui parfois y'a des beaux jours, mais ce mal de vivre revient toujours. Il finit toujours par me rattraper comme si je n'avais pas droit au bonheur trop longtemps. C'est pas que j'ai pas essayé…j'ai vu des psychiatres, des psychologues, des médecins, mais aucun n'a vraiment été en mesure de m'aider réellement. J'ai toujours eu l'impression que pour eux je n'avais pas un vrai problème, que ce n'était pas prioritaire. Je trouve dommage que dans notre société la maladie mentale soit encore à ce point stigmatisée et qu'il y ait encore un grand manque de ressource pour ces personnes là.

Certains ont peur de mourir, pour ma part, c'est la peur de vivre.

Supporter ce mal intérieur pendant toute une vie c'est long. Au Québec, il y a un gros taux de suicide et je comprends pourquoi. Je me suis présentée à l'urgence dans le but de me faire hospitalisée car je n'en pouvais plus de vivre comme ça, je voulais être traitée, je voulais être prise en charge. Pour le psychiatre, je ne nécessitais pas d'hospitalisation… mais au fond, comment peux-tu savoir ça? Il ne sait pas comment je me sens à l’intérieur de moi, dans la maladie mentale la meilleure personne qui se connait c’est nous-même. Cette fois-ci, j’ai vraiment voulu m’aider, j’ai cherchée des ressources, j’ai appelé à plusieurs endroits, je suis allée à l’hôpital…Bien franchement, rien de tout ça m’a aidée. J’en ai juste été encore plus découragée parce que j’ai eu l’impression qu’on ne pouvait pas m’aider. Je pense que c’est pourquoi il y a un énorme taux de suicide ici. Il manque de ressources et les professionnels n’ont pas la formation nécessaire pour nous venir en aide. En fait, je crois seulement qu’ils ne pourront jamais vraiment comprendre ce que les personnes ayant des maladies mentales vivent et c’est ce qui fait qu’elles finissent par abandonner et en venir au suicide. C’est dommage. Un psychiatre a la formation pour exercer ce métier, mais il ne pourra jamais vraiment comprendre ses patients.

J’ai eu un mal de vivre depuis que j’ai 12 ans, et maintenant j’en est 23. J’ai 23 ans et je suis déjà tannée de la vie, j’ai hâte que mon heure arrive. Ça blesse mes proches et je les comprends, mais me voir malheureuse je ne crois pas que c’est mieux. C’est difficile de dire ça à quelqu’un parce qu’il va le prendre personnel. Mais les proches ne comprennent pas que cette décision n’a rien à voir avec eux. Pour moi, ça a toujours été difficile de vivre, pas grand-chose me rendait heureuse, j’ai jamais été bien avec moi-même et c’est peut-être ce qui a causé ma perte. Je ne souhaite ça à personne, ce n’est pas une façon de vivre. J’espère vraiment que d’ici quelques années, il y aura des changements pour qu’enfin des personnes comme moi se sentent mieux dans la société et soit prisent en charge le plus tôt possible. La maladie mentale ce n’est pas à prendre à la légère, il faut la traiter comme tout autre maladie de l’organisme. Ce n’est pas parce que c’est une maladie abstraite qu’elle ne mérite pas d’être prise en compte. »
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3355 le: 15 Avril 2019 à 19:09:38 »

Toi
Esther GRANEK
Recueil : "Ballades et réflexions à ma façon"


Toi c’est un mot
Toi c’est une voix
Toi c’est tes yeux et c’est ma joie

Toi c’est si beau
Toi c’est pour moi
Toi c’est bien là et je n’y crois

Toi c’est soleil
Toi c’est printemps
Toi c’est merveille de chaque instant

Toi c’est présent
Toi c’est bonheur
Toi c’est arc-en-ciel dans mon coeur

Toi c’est distant…
Toi c’est changeant…
Toi c’est rêvant et esquivant…

Toi c’est pensant…
Toi c’est taisant…
Toi c’est tristesse qui me prend…

Toi c’est fini.
Fini ? Pourquoi ?
Toi c’est le vide dans mes bras…
Toi c’est mon soleil qui s’en va…
Et moi, je reste, pleurant tout bas.

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3356 le: 16 Avril 2019 à 00:18:38 »

https://www.youtube.com/watch?v=MT28Mdefxbc ....... https://www.youtube.com/watch?v=dbsdQEtdfYM

Asaf Avidan..... My tunnels are long and dark these days

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3357 le: 16 Avril 2019 à 13:46:35 »

Que ne suis-je !
Esther GRANEK
Recueil : "Je cours après mon ombre"

Si j’étais oiseau
J’entrerais
Par la fenêtre
Où tu écris
Et te caresserais
Les joues
Du bout de mes ailes

Oiseau que ne suis-je !

Si j’étais fenêtre
Cette fenêtre
Où tu écris
Mes vitres te seraient
Miroir
Et je t’y caresserais
Le visage
Du bout de mes reflets

Fenêtre que ne suis-je !

Si j’étais plante
Cette plante entourant la fenêtre
Où tu écris
Je me tresserais
En couronne
Et t’en ceindrais le front
Et te caresserais
Les cheveux
Du bout de mes feuilles

Cette plante que ne suis-je !

Si j’étais l’Autre
Cet Autre
Auquel tu écris…

Moi qui
Jamais
N’ai
Caressé
Tes joues
Tes cheveux
Ni ton front
Même du bout de mes doigts…

Cet Autre que ne suis-je !

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3358 le: 16 Avril 2019 à 21:48:42 »
Votre petit monastère est devenu si grand, qu'il me semble impossible aujourd'hui d'en visiter toutes vos pages, sans compter celles que déjà vous aviez effacées, et que personne ne pourra lire.
Vous faites partie de ces gens qu'il fait bon lire quand tout autour semble si sombre. Votre fils avait en beaucoup de points raison. J'ose trop peut-être : je ne veux pas vous blesser. L'injustice dans ce monde n'a pas de nom.

"Je ne veux plus combattre les moulins à vent !
Je ne suis plus Don Quichotte ..."
Vous l'êtes encore.

Sincèrement

Kergaran
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3359 le: 17 Avril 2019 à 02:41:04 »
Votre petit monastère est devenu si grand, qu'il me semble impossible aujourd'hui d'en visiter toutes vos pages, sans compter celles que déjà vous aviez effacées, et que personne ne pourra lire.
Kergaran


Mon Petit Monastère reste accueillant, discret, humain, silencieux, solitaire où on exprime un arc-en-ciel d'émotions intimes ... entre-ouvert respectueusement à tous les deuils, toutes les religions, tous les citoyens du monde !

Il est vrai que j'ai effacé toutes les pages de "Raphaël, mon Fils. Je t'aime. Papa." ... et que personne ne pourra lire !
C'est sans importance ... ce qui compte pour moi ce sont toutes les personnes qui ont pu les lire aux moments présents de ces instants déjà passés !

Mon écriture n'a qu'une valeur éphémère et somme toute minimaliste
Mes mots du temps jadis sont déjà morts et tous ceux qui existent encore ont ressuscité ou se sont métamorphosés...
Seul est essentielle la pensée évolutive de notre vie !
Et/Mais tous les magnifiques et émouvants messages de mes AmiEs sont gravés dans mon Coeur !

Je n'ai pas oublié mes pages, je n'ai oublié personne ...

Papa de Raphaël
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