Auteur Sujet: Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !  (Lu 512966 fois)

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3105 le: 17 Janvier 2019 à 22:18:47 »
Chanson dans le sang

Il y a de grandes flaques de sang sur le monde
où s'en va-t-il tout ce sang répandu
Est-ce la terre qui le boit et qui se saoule
drôle de saoulographie alors
si sage... si monotone...
Non la terre ne se saoule pas
la terre ne tourne pas de travers
elle pousse régulièrement sa petite voiture ses quatre saisons
la pluie... la neige...
le grêle... le beau temps...
jamais elle n'est ivre
c'est à peine si elle se permet de temps en temps
un malheureux petit volcan
Elle tourne la terre
elle tourne avec ses arbres... ses jardins... ses maisons...
elle tourne avec ses grandes flaques de sang
et toutes les choses vivantes tournent avec elle et saignent...
Elle elle s'en fout
la terre
elle tourne et toutes les choses vivantes se mettent à hurler
elle s'en fout
elle tourne
elle n'arrête pas de tourner
et le sang n'arrête pas de couler...
Où s'en va-t-il tout ce sang répandu
le sang des meurtres... le sang des guerres...
le sang de la misère...
et le sang des hommes torturés dans les prisons...
le sang des enfants torturés tranquillement par leur papa et leur maman...
et le sang des hommes qui saignent de la tête
dans les cabanons...
et le sang du couvreur
quand le couvreur glisse et tombe du toit
Et le sang qui arrive et qui coule à grands flots
avec le nouveau-né... avec l'enfant nouveau...
la mère qui crie... l'enfant pleure...
le sang coule... la terre tourne
la terre n'arrête pas de tourner
le sang n'arrête pas de couler
Où s'en va-t-il tout ce sang répandu
le sang des matraqués... des humiliés...
des suicidés... des fusillés... des condamnés...
et le sang de ceux qui meurent comme ça... par accident.
Dans la rue passe un vivant
avec tout son sang dedans
soudain le voilà mort
et tout son sang est dehors
et les autres vivants font disparaître le sang
ils emportent le corps
mais il est têtu le sang
et là où était le mort
beaucoup plus tard tout noir
un peu de sang s'étale encore...
sang coagulé
rouille de la vie rouille des corps
sang caillé comme le lait
comme le lait quand il tourne
quand il tourne comme la terre
comme la terre qui tourne
avec son lait... avec ses vaches...
avec ses vivants... avec ses morts...
la terre qui tourne avec ses arbres... ses vivants... ses maisons...
la terre qui tourne avec les mariages...
les enterrements...
les coquillages...
les régiments...
la terre qui tourne et qui tourne et qui tourne
avec ses grands ruisseaux de sang.


Jacques Prévert, Paroles, 1946

https://www.youtube.com/watch?v=m02p91mYuz4
« Modifié: 17 Janvier 2019 à 22:23:59 par Federico »
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3106 le: 18 Janvier 2019 à 13:00:34 »
Salut mon "Divin coin-coin_ ito " ... moi chuis "Scoubidou boum boum_ito"........ hihihi_ito !

Ici Londres... Bientôt, nous NI..... et nous BA.....  l'ennemi ! message codé... à déchiffrer ! seule compte La VICTOIRE !

"Résistons à la pression de la bière, à l'oppression du gouvernement, à l'obsession culinaire et... aux mirlitons !"

Ce matin, ma curiosité m'a poussé à aller chez Wikipédia afin de m'intéresser plus profondément aux sens du mot "mirliton"!

Nom commun
Singulier   Pluriel
mirliton   mirlitons
Joueurs de mirlitons de la foire de Saint-Cloud vus par Honoré Daumier.
« Hussard de la mort » français coiffé d'un mirliton (guerres de la Révolution).

(Musique) Membrane vibrante recouvrant un trou et mise en branle par un souffle ou une vibration sonore, produisant un son nasillard.
Il existe en effet, au fond des calebasses qui servent d’amplificateur aux lames du xylophones, un petit orifice recouvert par une membrane : le mirliton.
(Musique) Sorte de flûte très simple, formée d’un roseau bouché par les deux bouts avec une pelure d’oignon, un morceau de baudruche, du papier etc.
En chantonnant dans le tube, on fait vibrer cette membrane qui transforme la voix en sons nasillards.
Jouer du mirliton.
Air de mirliton: refrain populaire.
Vers, poésie de mirliton: vers communs, mauvaise poésie, du genre de ce qui était inscrit sur les mirlitons.
Et la musique semblait faite pour sa voix faubourienne, une musique de mirliton. — (Émile Zola, Nana, 1881)
(Désuet) Accessoire de cotillon consistant en un sifflet encastré dans un tube de carton décoré dans lequel on souffle et au bout duquel se déroule alors d'un coup et avec un couinement une partie supplémentaire; également appelé langue de belle-mère.
(Pâtisserie) Feuilleté à la crème saupoudré de sucre, de forme allongée et originaire de Rouen.
(Militaire) Coiffure militaire rigide et conique en feutre, avec une bande de tissus eroulée autours en spirale, légèrement différente du shako, portée autrefois par certaines unités de hussards.
(Chemin de fer) Panneau de signalisation ferroviaire, utilisé à la SNCF.
(Vieilli) Ancienne coiffure en vogue au XVIIIème siècle, où les cheveux courts étaient enroulés autours de la tête.
« Modifié: 18 Janvier 2019 à 22:26:09 par Federico »
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3107 le: 18 Janvier 2019 à 22:27:31 »

L’Ennemi

Ma jeunesse ne fut qu’un ténébreux orage,
Traversé çà et là par de brillants soleils ;
Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,
Qu’il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.

Voilà que j’ai touché l’automne des idées,
Et qu’il faut employer la pelle et les râteaux
Pour rassembler à neuf les terres inondées,
Où l’eau creuse des trous grands comme des tombeaux.

Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rêve
Trouveront dans ce sol lavé comme une grève
Le mystique aliment qui ferait leur vigueur ?

– Ô douleur ! ô douleur ! Le Temps mange la vie,
Et l’obscur Ennemi qui nous ronge le cœur
Du sang que nous perdons croît et se fortifie !

Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3108 le: 18 Janvier 2019 à 22:55:31 »

Maman, j'aurais bien voulu te "lire des choses"...

Albert Cohen : Le livre de ma mère (mon livre de chevet !).
"Chaque homme est seul et tous se fichent de tous et nos douleurs sont une île déserte. Ce n'est pas une raison pour ne pas se consoler ce soir, avec des mots"...
"Quel étrange petit bonheur, triste et boitillant mais doux comme un péché, quel bonheur tout de même d'écrire en ce moment, seul dans mon royaume et loin des salauds (ceux du dehors). Oui, les mots, ma patrie, les mots, ça console et ça venge. Mais il ne me rendront pas ma mère morte. Sujet interdit dans la nuit."...
"Pleurer sa mère, c'est pleurer son enfance. l'Homme veut son enfance, veut la revoir, et s'il aime davantage sa mère à mesure qu'il avance en âge, c'est parce que sa mère, c'est son enfance. J'ai été un enfant, je ne le suis plus et je n'en reviens pas."...
"Je ne veux pas qu'elle soit morte. Je veux un espoir, je demande un espoir. Qui me donnera la croyance en une merveilleuse vie où je retrouverai ma mère ?  Ce ciel où je veux revoir ma mère, je veux qu'il soit vrai et non une invention de mon malheur. Vivrais-tu en quelque merveilleuse part ? "...
"Mais rien ne me rendra ma mère, ne me rendra celle qui répondait au nom de Maman, qui répondait toujours et accourait si vite au doux nom de Maman. Ma mère est morte, morte, morte, ma mère morte est morte, morte. Ainsi scande ma douleur, ainsi monotonement scande le train de ma douleur, du train interminable de ma douleur de toutes les nuits et de tous les jours, tandis que je souris à ceux du dehors (les salauds) avec une seule idée dans ma tête et une morte dans mon cœur."...
"Des années se sont écoulées depuis que j'ai écrit ce chant de mort. J'ai continué à vivre, à aimer. j'ai vécu, j'ai aimé, j'ai eu des heures de bonheur tandis qu'elle gisait, abandonnée, en son terrible lieu. J'ai commis le péché de vie, moi aussi, comme les autres. J'ai ri et je rirai encore."

Maman, je n'aurais pas voulu te "dire une chose"... le suicide de Raphaël !

Maman, tout va bien !

Je t'embrasse.
Je t'aime.
B.
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3109 le: 19 Janvier 2019 à 12:55:18 »

Buongiorno et tutti quanti...

J'ai un problème... j'suis en train de boire ma p'tite pinte de "Rince-cochon"... et j'ne sais toujours pas ce que j'vais manger c' midi !
J'ai pourtant un large choix au menu : 1 -paëlla espagnole ..... 2 - couscous orientale ..... 3 - magret de canard de mon sud-ouest de la France !
J'hésite..... vous choisiriez quoi VOUS, mes chères amies !

D'accord, je suis loin d'être dans la panade ou la mouisse ou la purée ! mais chuis quand même un peu dans la merde en ce moment ! c'est loin d'être facile tous les jours ! clin d'oeil et sourire ! nomého ! nom d'une baïonnette !

Dis-moi Pascal-ito ... tu mangerai quoi toi ce midi ?

En attendant de recevoir vous suggestions... j'vais chercher le tire-bouchon pour me déboucher une bonne p'tite bouteille de vin rouge !

Affectueusement.

Fed-ito
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3110 le: 19 Janvier 2019 à 15:16:02 »
Dès que ça le fait, je partage un couscous avec toi en parlant de ce tire le coyote, de cette vision Navajo du coyote qui vient nous emmerdailler l'hozho, et de plein d'autres choses en route!
J'ai bien tapé la balle au tennis qui avait à peu près cette tronche là  :-\ tellement j'l'a tapée, histoire de retrouver la patate.
ça fait du bien, yes! 8) Allez je  vas balader la Cheyenne qu'attend avec sa laisse et son air de "alors on y va?"
Zoubix, amix! Et on fête ton 1/2 Million!!!!! Grave  ;D ;D ;D ;D ;D ;D ;D
« Modifié: 19 Janvier 2019 à 15:18:15 par résilience et silence »

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3111 le: 19 Janvier 2019 à 16:17:26 »

Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !

+ 3100 réponses et + 500.000 vues !

j'ai aussi écrit + 2700 messages amicaux et de solidarité sur ce forum "les mots du deuil".

J'essaie de faire vivre dans mon Coeur mon fils aîné Raphaël à travers mes textes, ma musique, ma poésie... ma joie, mon silence, ma solitude, ma mélancolie, mon en-VIE, mon amitié, mon Amour, mon ESPOIR !

Merci à vous

Papa de Raphaël
Federico
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3112 le: 19 Janvier 2019 à 22:38:44 »

    Pour tous les Anges d'ici et d'ailleurs ...

     8)https://www.youtube.com/watch?v=1Sw2JJ5nSbM


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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3113 le: 20 Janvier 2019 à 01:55:29 »

Une maman endeuillée par la mort accidentelle de son fils vient de m'écrire en MP ces quelques mots :
"Nos fils sont toujours au cœur de notre vie mais je n'ai pas la liberté de cette blessure !"
C'est fort comme phrase ! forte émotion !
" Avoir ou ne pas avoir la liberté de cette blessure "
Cela me bouleverse mais m'inspire et me pousse irrésistiblement vers un élan vital, soif de vivre, faim de savoir ! HUMBLEMENT !
ELLE sait que je défends corps et âme cette notion essentielle de Liberté dans le deuil !
Liberté de penser... pleurer, rire !
Cette inguérissable blessure ne peut être constamment insaisissable... indéfinissable !
Nous devons nécessairement prendre soin de la douleur de notre corps et apprivoiser au mieux la souffrance de notre Coeur.
Lutter pour plus de liberté c'est avoir la force physique et morale de mettre parfois notre blessure suffisamment à distance afin de ne pas se noyer dans notre sang de douleur et pouvoir ainsi profiter de moments plus doux... amicaux, amoureux !
La Liberté de mourir n'existe pas...
Seule la Liberté pour vivre est belle... avoir la sagesse de vivre en toute liberté notre blessure... j'y crois !

Federico

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3114 le: 20 Janvier 2019 à 11:34:37 »
Bonjour à toutes, à tous
Salut mon Grand... amiguito !

"Et je crois que l'un des "challenges" de l'endeuillé(e) c'est de retrouver l'unité." Pascal

OUI, OUI et OUI ! c'est exactement ça !

On ne cesse de diviser pour mieux régner...
On sépare... on multiplie... on éclate... on fracasse... on casse... on déchire en mille morceaux...
On compartimente... on sectionne... on parcellise... on fractionne... on fragmente...
On oppose... on désunit...
On se désunit... on se désolidarise...
ET il n'y a plus de lien ni d'amitié, ni d'Amour... il n'y a plus de lien humain !

L'Unité... quelle belle notion de collectivité, d'humilité et de respect !

Souder les choses de la vie,  réunir les choses de sa vie, harmoniser sa vie... Réunifier sa pensée, son comportement !

Unité et Harmonie

Bon dimanche
Federico

PS : aujourd'hui à midi... ça sera double apéro... puis repas (magret de canard avec cuisson à point) et gâteaux pour dessert ( polka et/ou gros macaron garni de framboises !)
... je doublerai aussi mon temps de sieste !... tranquillou-bilou le dimanche !
« Modifié: 20 Janvier 2019 à 21:20:38 par Federico »
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3115 le: 20 Janvier 2019 à 13:25:34 »
I've got some problems with my internet's connexion ! fuck ! fuck ! fuck !

Fed-ito en colère !
« Modifié: 20 Janvier 2019 à 21:21:55 par Federico »
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3116 le: 20 Janvier 2019 à 21:44:26 »
Oui... Pour tous les Anges d'ici et d'ailleurs...

 8)... https://www.youtube.com/watch?v=FngDSOuCNAA

     ... https://www.youtube.com/watch?v=nOubjLM9Cbc
« Modifié: 20 Janvier 2019 à 21:49:17 par Federico »
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3117 le: 22 Janvier 2019 à 19:36:01 »

Pourquoi les câlins sont-ils indispensables à notre équilibre ?

Le câlin est le principal moyen qu’utilise un être humain lorsqu’il veut démontrer son affection. Prendre quelqu’un dans ses bras est un geste simple, mais bien moins anodin que l’on pourrait le penser. Céline Rivière, neuropsychologue, évoque ses nombreux bienfaits.

Psychologies : Pourquoi les câlins nous font du bien ?
Céline Rivière : La première raison, c’est qu’un câlin va libérer une hormone : l’ocytocine. On l’appelle hormone de l’attachement, ou hormone du bonheur. Cela se produit dès que l’on prend dans ses bras, ou que l’on est pris dans les bras de quelqu’un pendant au moins vingt secondes. Produite par le cerveau, elle a un effet d’apaisement et engendre une sensation de bien-être immédiat. Elle fonctionne lorsque l’on est en état de calme et de plénitude. C’est bien évidemment le cas lors d’un câlin, mais cela peut aussi se produire lorsque vous êtes allongé sur une plage au soleil ou quand vous méditez. C’est l’antagoniste de l’hormone du stress, la cortisone. Mais ce n’est pas seulement une question hormonale. Les câlins nous font du bien car ils nous renvoient au tout petit enfant que nous étions. Celui qui est câliné, pris dans les bras de quelqu’un, en sécurité. Et lorsqu’une personne nous adresse un geste assimilable à de la bienveillance et à de l’amour, on est envahi par un sentiment de bien-être.

Que disent les recherches en neuroscience ?
Céline Rivière : Elles éclairent le rôle des neurones miroir. Quand l’autre en face de nous réalise une action, cela éveille la même chose en nous au niveau de notre activité neuronale. Par exemple, si je vois quelqu’un se gratter ou bailler, je vais avoir envie de faire pareil. De la même manière, si je vois quelqu’un arriver vers moi pour me prendre dans ses bras, je vais ressentir quelque chose de l’ordre de la bienveillance, du positif. Je serai en confiance.
Au niveau de la peau, les corpuscules tactiles - des petits récepteurs - nous permettent d’envoyer un message au cœur pour lui indiquer le bien-être que l’on ressent lorsque l’on est touché. On se sent alors beaucoup plus apaisé.

Qu’est-ce que l’on entend exactement par câlin ?
Céline Rivière : Un câlin, c’est prendre complètement l’autre dans ses bras. Cela n’a absolument rien de sexuel. C’est se mettre contre l’autre, dans sa chaleur, contre son cœur.

Les câlins favorisent-ils les liens sociaux et sont-ils efficaces face au stress ?
Céline Rivière : Exactement. Lorsque l’ocytocine est activée, on va beaucoup plus vers l’autre, on a moins peur. On se sent moins seul aussi, être touché c’est ne pas être seul. C’est le cas avec les Free Hugs. Même si la durée du câlin ne dure qu’un court instant, pendant ce temps-là, on se sent reconnecté à quelqu’un. C’est ainsi un antidépresseur naturel.

Pourquoi est-ce si difficile, dans notre société, de prendre quelqu’un dans ses bras ?
Céline Rivière : Parce que l’on a peur de sa réaction. Ce n’est jamais facile d’aller vers l’autre, on a toujours l’impression qu’il peut nous rejeter. Or, être rejeté, c’est ce qu’il y a de pire. C’est pour cela qu’il est parfois plus facile de câliner un animal. On ne craint pas qu’il puisse le faire. Et si au bout d’un moment ils s’en vont, c’est notamment le cas avec les chats, nous ne pensons pas que c’est grave. Ce n’est pas parce qu’ils nous jugent, mais seulement parce qu’ils en ont reçus suffisamment.

Que l’on fasse ou que l’on reçoive un câlin : le fonctionnement est le même ?
Céline Rivière : Oui, parce que l’on est dans le partage, dans l’échange. Quand on donne un câlin, on reçoit de l’autre.

Est-il vrai que ce simple geste a un effet sur le système immunitaire ?
Céline Rivière : Oui, une étude a été menée par une équipe de chercheurs américains de l'Université Carnegie Mellon à Pittsburgh. Elle a révélé que l’on est moins enrhumé, moins touché par la grippe et tous ces petits virus qui s’attrapent en hiver, lorsque l’on est touché, câliné.

Et face à certains troubles, tels que l’autisme ?
Céline Rivière : Les autistes ont un problème avec le toucher et le regard. Pour rééduquer cela, on peut notamment passer par les animaux, car le contact est souvent beaucoup plus facile qu’avec les humains. Cet échange va produire l’ocytocine. On le fait beaucoup avec des chevaux ou des chats car ce sont des animaux qui ne cherchent pas le regard, contrairement à nous. Ils en savent beaucoup plus que nous sur la manière de se comporter avec les autistes. Chez eux, c’est instinctif.

Câliner un proche ou un inconnu procure-t-il les mêmes bienfaits ?
Céline Rivière : Pas les mêmes, mais dans tous les cas on en tire des bénéfices. Avec les Free Hugs, on partage l’idée selon laquelle on va être dans un état de bienveillance. C’est un câlin qui va englober l’autre. Mais on peut se sentir bien dans les bras de quelqu’un et pas dans ceux d’un autre. L’échange fonctionne au niveau des énergies de chacun. Quelque part, il y a un côté magique que l’on n’explique pas…

Les câlins sont-ils indispensables ?
Céline Rivière : Ils le sont dès les premières secondes de la vie. D’ailleurs, dans les unités de prématurés, on s’est rendu compte que les enfants prennent 50% de poids en plus lorsqu’ils sont touchés. C’est pour cela que maintenant, on va tout de suite mettre le bébé qui vient de naître en peau à peau avec sa maman. C’est ce qui permet d’établir le contact.

Pour obtenir des bénéfices réguliers, à quelle fréquence devrions-nous faire des câlins ?
Céline Rivière : Tous les jours. Pour un enfant, cela ne semble pas énorme, contrairement à l’adulte qui a grandi avec des peurs et qui craint d’être rejeté. Cela ne signifie pas pour autant que l’on n’a pas envie d’en donner et d’en recevoir, c’est juste que la plupart du temps on n’ose pas. Il nous faut briser ce tabou et ouvrir des barrières. Autre point, il faut savoir que le câlin doit durer au moins vingt secondes pour pouvoir libérer l’ocytocine. Et comme il dure en moyenne trois ou quatre secondes chez l’adulte, on va multiplier les câlins. Cinq par jour ce serait idéal.

Quels conseils en tirer dans notre vie quotidienne, familiale, amoureuse ?
Céline Rivière : Au fond, plus on touche mieux on est. Il existe une corrélation entre le nombre de câlins que l’on donne et reçoit chaque jour, et la longévité des couples. Donc, si vous voulez avoir une relation qui dure et qui soit dans la sérénité, il faut se toucher. C’est la même chose avec les enfants : plus tôt on leur fait des câlins, plus ils se sentent en sécurité. En plus cela favorise leur apprentissage. Pour eux comme pour nous, plus on se sent en sécurité, plus on est disponible pour laisser notre intelligence s’exprimer, apprendre et comprendre.

A DÉCOUVRIR
A lire
Pour aller plus loin, retrouvez aux éditions Michalon le livre de Céline Rivière sur  la câlinothérapie : une introduction à la thérapie par les câlins.

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3118 le: 23 Janvier 2019 à 00:19:17 »

    Et pendant que TU lis, ups, moi ch't'ai fait un tit bisou dans l'cou, na !
    M.

 ???  ???  ???  ???  ???  ???  ???  ???  ???  ???

 :-[  :-[  :-[  :-[  :-[  :-[  :-[  :-[  :-[  :-[ 
 >:(  >:(  >:(  >:(  >:(  >:(  >:(  >:(  >:(  >:(

 :-X  :-X  :-X  :-X  :-X  :-X  :-X  :-X  :-X  :-X

B.
« Modifié: 23 Janvier 2019 à 00:42:57 par Federico »
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3119 le: 23 Janvier 2019 à 00:20:15 »

Que suis je devenu ?

Où suis je réellement ? Qui suis je vraiment ? Quel est mon devenir mais au fait... est il nécessaire d'avoir un avenir pour survivre ?

Questions difficiles !

Franchement, je ne sais plus ce que je deviens ! je ne sais plus Où je suis ! je ne sais plus Qui je suis !

Je vis sans réalité... sans lieu... sans avenir !

Je vis quotidiennement dans la métamorphose... je suis un " travestimenti carnevale "...

Je change d'un être en un autre ...

   -  Transformation totale de mon être au point que je ne suis plus reconnaissable...
   -  Modification complète de mon caractère, de mon état physique, de mon aspect  psychologique...surtout de ma forme physique et morale...
   
Je n'ai plus de développement "normal" ... je régresse... je ne suis que dans l'émotionnel... les sentiments... l'amour... l'amitié !

Selon L' Encyclopédie Larousse... la définition du mot "métamorphose" en biologie... c'est la transformation profonde que subit un insecte en passant de l'état larvaire à l'état nymphal et de celui-ci à l'état adulte ou imaginal.

MOI, en ce moment c'est exactement l'inverse... je suis à l'état adulte ou imaginal et je me transforme régressivement vers un état nymphal puis un état larvaire...

C'est pas compliqué... je dois renaître... de mes cendres si je veux continuer à être un être vivant !

Je n'aime plus QUE ce qui me transporte... Que ce qui me berce dans une infinie tendresse...

J'aimerais bien redevenir B. comme dans la vraie vie... mon vrai prénom ... dans une autre vie !
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