Auteur Sujet: Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !  (Lu 524805 fois)

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2760 le: 15 Octobre 2018 à 17:17:58 »
Bosoir,

Moi je redouble ( 1 an en septembre )
Je ne vais tout de même pas tripler !

Nath

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2761 le: 15 Octobre 2018 à 20:36:28 »
merci Federico



"si un jour je meurs et qu'on m'ouvre le coeur, on pourra lire en lettres d'or ... je t'aime encore"  William Shakespeare

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2762 le: 16 Octobre 2018 à 18:37:48 »
Je viens de reprendre tranquillement MON SPORT… avec mon Kiné ... deux fois par semaine ...
Plus 1 heure de marche rapide dans la nature !... les promenades en automne c'est beau !

Massages et activités physiques ( vélo elliptique fitness, musculation de mon corps , étirement, assouplissement) mais... pas encore d'activités sportives !

Je ne pratique que le sport en chambre … très occasionnellement ! hihihi huhuhu jajaja !!!
C'est excellent pour le moral et la santé !

Prenons grand soin de nous ! soyons tendre et doux !

Amicalement, solidairement.
Federico

« Modifié: 20 Octobre 2018 à 23:40:12 par Federico »
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2765 le: 18 Octobre 2018 à 12:25:30 »


L'absent

Vous pouvez verser des larmes parce qu'il est parti, ou
Vous pouvez sourire parce qu'il a vécu.

Vous pouvez fermer les yeux et prier pour qu'il revienne, ou
Vous pouvez ouvrir les yeux et voir ce qu'il nous a laissé.

Votre cœur peut-être vide parce que vous ne pouvez le voir, ou
Il peut être plein de l’amour que vous avez partagé.

Vous pouvez tourner le dos à demain et vivre hier, ou
Vous pouvez être heureux demain parce qu'il y a eu hier.

Vous pouvez vous souvenir de lui et ne penser qu'à son départ, ou
Vous pouvez chérir ce souvenir et le laisser vivre.

Vous pouvez pleurer et vous fermer, ignorer et tourner le dos, ou
Vous pouvez faire ce qu'il aurait voulu :

Sourire, ouvrir les yeux, aimer et continuer.

Eileen Cicoli
Extrait de “The Poem”
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2766 le: 18 Octobre 2018 à 17:43:30 »
https://www.franceculture.fr/emissions/etre-et-savoir/la-sante-mentale-des-jeunes-lurgence-dagir?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR3b2fR8uG1BkrmM_NcYptHSlj0Bd4_ZVmIpeZ8AuLEo-kLRqv7nObuTyws#Echobox=1539592971

Attention, urgence absolue. La santé mentale des jeunes est une priorité oubliée. Priorité car la détection et la prévention permettrait d’éviter à des adolescents de voir leur pathologie empirer en grandissant - en France, d’après les statistiques, près de 12,5 % des enfants et adolescents sont en souffrance psychique. Priorité car la prévention du suicide des jeunes n’est pas suffisamment développée et insuffisamment financée – des milliers de morts pourraient être évitées. Priorité car, que l’on parle de pathologies lourdes ou peu graves… courantes, banales, il est très compliqué pour les parents de s’orienter dans le parcours des soins. Priorité, car les services de soins justement sont saturés et que nous manquons de structures et de professionnels spécialisés dans le domaine de la pédopsychiatrie en France et en Europe – ce sont les Défenseurs des enfants qui ont, cette semaine, lancé l’alerte sur ce sujet. Priorité enfin, à maintenir les jeunes concernés dans les situations d’apprentissage et faire de l’école un environnement plus inclusif.
Se pose dès lors une question qui est la grande question de la santé mentale : pourquoi ne veut-on pas voir cette souffrance ? Comment surmonter les peurs collectives sur ce sujet, peurs qui sont peut-être encore plus prégnantes quand on évoque les enfants et les jeunes.

Avec :
David Gourion, ancien chef de clinique dans le service de psychiatrie de l'hôpital Sainte-Anne, psychiatre libéral et psychiatre du campus d’HEC, auteur notamment de La fragilité psychique des jeunes adultes : 15-30 ans : prévenir, aider et accompagner (Odile Jacob, 2015).
Comment demander aux enfants de parler de leurs problèmes psychologiques quand nous-mêmes, adultes, n'y parvenons pas?, David Gourion

Brigitte Accart, Secrétaire générale du SNIES (Syndicat national des infirmiers et infirmières éducateurs de santé), infirmière scolaire dans un collège du Val d'Oise.
L'école peut être anxiogène, elle a du mal à s'adapter aux élèves différents, Brigitte Accart

Geneviève Avenard, Défenseure des enfants, Adjointe du Défenseur des droits, Présidente du Réseau européen des défenseurs des enfants (ENOC).
La santé mentale des jeunes n'est pas qu'un problème de santé publique, c'est aussi un problème de société, Geneviève Avenard

Retrouvez le rapport du réseau européen des Défenseurs des enfants sur la santé mentale des enfants et des adolescents en Europe (septembre 2018).

https://www.defenseurdesdroits.fr/sites/default/files/atoms/files/rapport-enoc-fr-num-28.09.18.pdf

« Modifié: 18 Octobre 2018 à 20:34:27 par Federico »
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !

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- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2768 le: 18 Octobre 2018 à 21:27:49 »
C'est à genoux ... c'est à genoux... C'est à genoux...
que je t'aurais demander de rester !

C'est à genoux ... avec mon Coeur...
que je t'aurais supplier de rester !

C'est à genoux ... avec mon sang...
que je t'aurais écrit de rester !

J'aurai voulu que tu vois nos Coeurs plein d'Amour
pour toi !

J'aurai voulu que tu vois mon Coeur
pour toi !

J'aurai voulu que tu vois celui de ta mère 
pour toi !

J'aurai voulu que tu vois celui de ton frère
pour toi !

Tu n'as RIEN voulu voir,
Tu n'as RIEN voulu savoir
Tu n'as RIEN dit !

Tu as tout caché

Tu es parti

Tu t'es suicidé !

Tu es aimé...

Je t'aime Raphaël, mon fils, mon chéri, mon Amour.
Papa
« Modifié: 20 Octobre 2018 à 23:34:18 par Federico »
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2769 le: 18 Octobre 2018 à 22:34:56 »

"Depuis"...

J'ai mis 25 mois avant de pouvoir m'inscrire et m'exprimer sur un forum !
J'ai repris mon travail 3 semaines après
Refus de médicaments
Rejet des psys... médiums... guérisseurs
3 ans plus tard... séparation imposée après 25 ans de vie commune ! Elle m'a quitté... deuil impartageable !
J'ai été obligé de vendre ma maison, mon jardin, mes fleurs, mes arbres
J'ai perdu presque tous nos amis
J'ai quitté mon village, j'ai déménagé
Résilience... résilience... résilience...
Avec mes chers disparus ( mon grand père, ma mère, mon fils aîné !)
Avec mes présents (mon père, mon frère, mon jeune fils, quelques amis fidèles !)
Le devoir de survivre malgré mon désespoir, ma douleur, ma souffrance
Je sais, je comprends
L'espoir qui revient
Mon corps, mes sens
L' Amitié, l'Amour
Le sourire et le rire...
L'envie... la rage  de vivre !

Pour MOI, pour Raphaël, pour ceux que j'aime, pour ceux qui m'aime... pour la vie... contre le suicide !

Humblement, humainement.
Federico
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2770 le: 19 Octobre 2018 à 00:56:27 »
« Modifié: 19 Octobre 2018 à 01:04:47 par Federico »
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2771 le: 19 Octobre 2018 à 21:54:24 »

Arriver à séparer douleur et mémoire
 J’ai pensé à mon fils,

[...]

Je lui ai parlé intérieurement.
Nous nous sommes au moins quittés sans colère
- Lui ai-je dit-
Et sans rancœur.
Tu nous as aimés, et tu étais aimé.
Et tu savais
Que tu l’étais.

Je lui ai dit : Puis-je te demander une faveur ?
Je veux apprendre à séparer
La mémoire
De la douleur.
Du moins en partie,
Autant que possible, afin que tout le passé
Ne soit pas à ce point imprégné de douleur.
De la sorte, je pourrai aussi me souvenir de toi
Davantage,
Tu comprends : je n’aurai plus à craindre chaque fois
La brûlure du souvenir.

David Grossman
« Tombé hors du temps »
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2772 le: 19 Octobre 2018 à 22:00:02 »

Les Yeux

Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Des yeux sans nombre ont vu l'aurore ;
Ils dorment au fond des tombeaux
Et le soleil se lève encore.

Les nuits plus douces que les jours
Ont enchanté des yeux sans nombre ;
Les étoiles brillent toujours
Et les yeux se sont remplis d'ombre.

Oh ! qu'ils aient perdu le regard,
Non, non, cela n'est pas possible !
Ils se sont tournés quelque part
Vers ce qu'on nomme l'invisible ;

Et comme les astres penchants,
Nous quittent, mais au ciel demeurent,
Les prunelles ont leurs couchants,
Mais il n'est pas vrai qu'elles meurent.

Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Ouverts à quelque immense aurore,
De l'autre côté des tombeaux
Les yeux qu'on ferme voient encore.


René-François Sully Prudhomme (1839-1907)
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2773 le: 19 Octobre 2018 à 22:42:52 »
C'est à genoux ... c'est à genoux... C'est à genoux...
que je t'aurais demander de rester !

C'est à genoux ... avec mon Coeur...
que je t'aurais supplier de rester !

C'est à genoux ... avec mon sang...
que je t'aurais écrit de rester !

J'aurai voulu que tu vois nos Coeurs plein d'Amour
pour toi !

J'aurai voulu que tu vois mon Coeur
pour toi !

J'aurai voulu que tu vois celui de ta mère 
pour toi !

J'aurai voulu que tu vois celui de ton frère
pour toi !

Tu n'as RIEN voulu voir,
Tu n'as RIEN voulu savoir
Tu n'as RIEN dit !

Tu as tout caché

Tu es parti

Tu t'es suicidé !

Tu es aimé...

Je t'aime Raphaël, mon fils, mon chéri, mon Amour.
Papa

« Modifié: 19 Octobre 2018 à 22:46:50 par Federico »
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !

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Re : Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2774 le: 20 Octobre 2018 à 00:57:11 »

Tu n'as RIEN voulu voir,
Tu n'as RIEN voulu savoir
Tu n'as RIEN dit !

Tu as tout caché

Tu es parti

Tu t'es suicidé !


Partir comme ça ... ça fait si mal, c'est trop, trop dur !

Les 3 derniers poèmes sont des petits flocons pour apaiser un tout petit peu la brûlure intense de la douleur...

"J'aurai voulu que tu vois nos Coeurs plein d'Amour
pour toi !"

"Tu nous as aimés, et tu étais aimé.
Et tu savais
Que tu l’étais."

Oui,Raphaël avait votre amour, et ça la mort, le suicide, ne peuvent le voler ....

"Je veux apprendre à séparer
La mémoire
De la douleur.
Du moins en partie,
Autant que possible, afin que tout le passé
Ne soit pas à ce point imprégné de douleur.
De la sorte, je pourrai aussi me souvenir de toi
Davantage"

apprendre à séparer la mémoire de la douleur pour ne pas réduire ce qu'ils sont à leur dernier acte, pour arriver à se souvenir d'eux pleinement, entiers,

"Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Ouverts à quelque immense aurore,
De l'autre côté des tombeaux
Les yeux qu'on ferme voient encore."

essayer de préserver leur présence ...

"Vous pouvez faire ce qu'il aurait voulu :
Sourire, ouvrir les yeux, aimer et continuer".

continuer notre chemin, pour nous, pour eux, pour ceux qui restent ....

En lisant les derniers poèmes, je pense à toi, je pense à ton fils Raphaël,
je pense aussi à Mircea, je pense à vous tous et toutes ici enchagriné-e-s ,

Catherine