Auteur Sujet: Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !  (Lu 545426 fois)

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3210 le: 22 Février 2019 à 11:52:37 »

LA SPIRALE SUICIDAIRE

Les recherches sur le suicide (notamment celles du sociologue Émile Durkheim) parlent de ce que l'on appelle le "syndrome du désengagement" pour tenter de décrire l'état d'esprit des personnes suicidaires en train d'élaborer leur geste. Il est important de rappeler que ce modèle n'englobe pas la totalité des personnes qui ont l'intention de se tuer ; ce n'est qu'une proposition pour tenter de comprendre le vécu de la personne suicidaire.

Le terme "désengagement" traduit bien ce qui se passe : la personne est en souffrance pour une raison ou pour une autre. Elle essaie de trouver des réponses à son mal-être, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur d'elle-même. Ce n'est pas l'idée de mort qui prédomine, mais plutôt celle de l'arrêt de la souffrance, quels que soient les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir.

Quand elle ne trouve pas les réponses escomptées à l'extérieur, elle tente de trouver refuge à l'intérieur d'elle-même, son environnement lui semblant de moins en moins apte à répondre à son mal-être. Ainsi, progressivement, et très souvent même à son insu, elle se retire de toute interaction avec autrui. Elle semble toujours être en lien avec l'extérieur, mais c'est un lien de surface. Elle trouve de plus en plus de réconfort dans l'idée que mettre un terme à sa vie pourrait être la meilleure façon d'abréger sa souffrance.
Au début, il semble que ce repli soit relativement conscient et volontaire et que l'option du suicide ne soit qu'une modalité parmi d'autres pour arrêter de souffrir. La personne "teste" mentalement ces différentes options et ce processus mental agit comme une sorte de protection psychique visant à prendre de la distance par rapport à un environnement avec lequel elle se sent de moins en moins en phase.
Puis, avec le temps, ce qui était initialement volontaire devient automatique : sans s'en rendre compte, "l'habitude" de penser au suicide s'installe ; le nombre des options se réduit et le suicide apparait de plus en plus valide et "raisonnable" ; l'idée en devient de plus en plus familière. La personne s'enferme alors insidieusement dans la conviction que rien hormis le suicide, n'est capable d'apporter le moindre apaisement ... Les idées suicidaires avec lesquelles elle "flirtait" deviennent de plus en plus prégnantes. Elles deviennent envisageables et même logiques ou évidentes comme moyen ultime d'apaiser la souffrance.
Arrivée à ce stade, la personne suicidaire redoute qu'autrui fasse obstacle à son projet. Elle décide alors de ne plus, ou de ne pas, en parler, de peur qu'autrui tente de l'en détourner. ... Mais il ne faut rien dire à l'entourage. Il ne faut rien montrer ; non pas par défiance, mais gouverné par la conviction qu'ils sont impuissants à apaiser le mal de vivre. C'est désormais à soi de prendre la situation en main.

Et c'est là qu'un certain soulagement s'installe. En effet, il semble que le fait de prendre - enfin - la décision de se suicider apporte un énorme soulagement à cette personne qui cherche depuis si longtemps une voie d'issue. ça y est ! La décision est prise, il n'y a plus à lutter et la vie parait soudain plus douce, plus paisible. La personne vit dans l'anticipation d'un mieux-être à venir, après des mois ou des années d'errance et de confusion. Elle a enfin la clé et elle ne va laisser à personne la possibilité de la lui dérober. Alors, extérieurement, tout semble aller mieux ; elle parait plus calme ; plus rien n'a vraiment d'importance désormais et elle aborde les choses avec détachement et sérénité, même si c'est la sérénité du désespoir.
Sachant qu'elle va bientôt passer à l'acte, la personne suicidaire coupe tous les ponts et les seuls actes significatifs sont ceux des préparatifs de son départ. Plus rien d'autre ne compte.
Oui ..., mais en dépit de la pertinence de ces descriptifs du processus suicidaire, il manque toujours l'absence de réponses définitives. La vérité est que seule la personne qui s'est suicidée serait en mesure de dire pourquoi elle a fait ce geste.

Incidemment, ce qu'il y a aussi de troublant dans le suicide d'un proche, c'est que cette personne qu'on pensait tant connaitre rend manifeste, au grand jour, un mal-être qui reste une énigme, pour tous et pour toujours. Elle affirme puissamment quelque chose qui demeure à tout jamais inaccessible à son entourage, l'abandonnant à la tâche impossible de devoir interpréter le sens de son acte. Elle seule savait ce qui se tramait dans les méandres de son esprit ; elle seule pourrait expliquer pourquoi ; elle seule pourrait dire ce qui a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase ...
A l'interrogation s'ajoute parfois le doute. Il y a en effet des situations peu claires où les proches se demandent si, finalement, la personne suicidée souhaitait vraiment passer à l'acte.
Seule la personne décédée détient ce secret. Et cela même, est-ce certain ? Cette personne serait-elle vraiment à même de dire ce qui l'a conduite à se suicider ?

Les personnes suicidaires affirment toujours que l'acte n'a pas pour finalité la mort - même s'il y conduit - mais le soulagement de la souffrance morale. Se tuer, c'est d'abord rechercher la paix. Le fait que le suicide plonge les proches dans une douleur indicible n'est pas nécessairement présent à l'esprit de celui qui se tue à ce moment là. La souffrance d'autrui n'est pas la priorité : on est obnubilé par la sienne propre.
Quand la personne suicidaire a atteint le point de non-retour où sa décision est définitivement prise, il semble que le moindre incident, la moindre frustration soit vécue comme une preuve supplémentaire que la vie ne vaut plus la peine d'être vécue.

D'après le livre du Docteur Christophe FAURE : "Après le suicide d'un proche, vivre le deuil et se reconstruire" -

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3211 le: 22 Février 2019 à 20:39:23 »


https://www.youtube.com/watch?v=C3LK5ELvZwI

Que vive la fragilité de l'Amitié et de l'Amour !

Tout a une fin... tout est amené à disparaître sauf LE SOUVENIR des perles du passé !

Je vous offre la durée de vie de mes larmes...


Federico

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3212 le: 22 Février 2019 à 21:52:04 »
Un mot sur la spirale suicidaire...pour l'  avoir vécue je confirme point par point.. de l' intérieure tout est exact...la fin seule dans mon cas à été modifiée par. .disons  un ange gardien...pour ceux qui doutent vous ne pouvez rien faire..ni dire...ni imaginer..nous sommes totalement  seul et hors du monde ...biche
Si j'avais su que je T 'aimais autant, je T'aurais aimé encore davantage.

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3213 le: 23 Février 2019 à 00:39:15 »

"Je suis arrivé à l’adresse et j’ai klaxonné. Après avoir attendu quelques minutes, je klaxonne à nouveau. Comme il s’agissait de ma dernière course de la journée, je pensais partir, mais finalement je me suis stationné et puis je me suis dirigé vers la porte et j’ai toqué.

« Juste une minute », a répondu une voix de personne âgée. Je pouvais entendre quelque chose qui traînait sur le plancher.

Après une longue pause, la porte s’ouvrit. Une petite femme de 90 ans se tenait devant moi. Elle portait une robe imprimée et un chapeau à voilette, ressemblant à un personnage de film des années 1940.

À côté d’elle il y avait une petite valise en nylon. L’appartement semblait comme si personne n’avait vécu dedans depuis des années. Tout le mobilier était recouvert de draps.

Il n’y avait pas d’horloge sur les murs, pas de bibelot ni aucun ustensile sur les comptoirs. Dans un coin il y avait une boîte en carton remplie de photos et de verrerie.

« Pourriez-vous porter mon bagage jusqu’à la voiture? » dit-elle. J’ai porté la valise jusqu’à mon véhicule, puis suis retourné aider la femme.

Elle prit mon bras et nous avons marché lentement vers le bord du trottoir.

Elle n’arrêtait pas de me remercier pour ma gentillesse. « Ce n’est rien », je lui ai dit « J’essaie simplement de traiter mes passagers de la façon dont je voudrais que ma mère soit traitée. »

« Oh, tu es un bon garçon », dit-elle. Quand nous sommes arrivés dans la voiture, elle m’a donné une adresse, puis demanda: « Pouvez-vous passer par le centre-ville? »,

« Ce n’est pas le plus court chemin », répondis-je.

« Oh, cela ne me dérange pas », dit-elle. « Je ne suis pas pressé. Je me rends au centre de soins palliatifs. »

J’ai regardé dans le rétroviseur. Ses yeux scintillaient. « Je n’ai pas de famille » reprit-elle d’une voix douce. « Le docteur dit que je n’en ai plus pour très longtemps. » J’ai discrètement arrêté le compteur.
« Quelle route voudriez-vous que je prenne? » Demandai-je.

Pendant les deux heures qui ont suivi, nous avons roulé à travers la ville. Elle m’a montré le bâtiment où elle avait travaillé comme opérateur d’ascenseur.

Nous avons traversé le quartier où elle et son mari avaient vécu quand ils étaient jeunes mariés. Elle m’a fait arrêter devant d’un entrepôt de meubles qui était à l’époque une salle de bal où elle était allée danser lorsqu’elle était jeune fille.

Parfois, elle me demandait de ralentir en face d’un bâtiment particulier ou dans un coin et s’asseyait le regard perdu dans l’obscurité, sans rien dire.

Lorsque le soleil commença à rejoindre l’horizon, elle dit soudain: « Je suis fatiguée j’aimerai que nous y allions maintenant ».

Nous avons roulé en silence à l’adresse qu’elle m’avait donnée. C’était un petit édifice, comme une petite maison de convalescence, avec un portique pour rentrer dans une allée.

Deux infirmiers sont sortis et se sont dirigés vers le taxi. Ils étaient très attentionnés et surveillaient tous les mouvements de la vieille dame. Visiblement ils attendaient son arrivée.

J’ai ouvert le coffre et porté la petite valise jusqu’à la porte. La femme était déjà assise dans un fauteuil roulant.

« Combien vous dois-je? » M’a-t-elle demandé, en ouvrant son sac.

« Rien » lui dis-je.


« Vous devez gagner votre vie », répondit-elle.

« Il y aura d’autres passagers, » ai-je répondu.

Presque sans y penser, je me suis penché et lui ai donné une accolade. Elle me serra fort.

« Vous avez donné un petit moment de joie à une vieille dame », dit-elle. « Je vous remercie. »

Je lui serrai la main, et me retournai. Derrière moi, une porte a claqué, c’était le bruit d’une vie qui se termine.

Je n’ai pris aucun passager le reste de ma course. J’ai conduit sans but perdu dans mes pensées.

Je n’ai pratiquement pas parlé le reste de la soirée. Que se serait-il passé si cette femme avait eu à faire à un chauffeur en colère, ou à quelqu’un d’impatient et pressé ? Et si j’avais refusé de prendre la course, ou avais klaxonné plusieurs fois, puis parti sans attendre ?

Après réflexion, je ne pense pas avoir fait quelque chose de plus important dans ma vie.

Nous sommes conditionnés à penser que nos vies tournent autour de grands moments. Mais les grands moments sont souvent des jolis petits instants auxquels nous ne prêtons pas assez attention.»"

Kent Nerburn Chauffeur de taxi à New York ...
On a tous connu un jour une histoire qui ressemble à celle-ci, le partage authentique est probablement ce qu’il y a de plus beau dans la nature humaine.
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Re : Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3214 le: 23 Février 2019 à 01:07:44 »
C'est parfois mon sale caractère et mes propos grivois 

Tes mots d’accueil, de soutien, de réconfort, d’amitié  etc … avec ton coeur espagnol, sont chaleureux, expressifs, colorés, vivants, remplis d’humanité… 
Le revers de la médaille : parfois ton « sale caractère » (?), je ne sais pas si c’est « un sale caractère » mais ça arrive soudainement, ça peut être raide …. même si on te connaît, ça peut faire mal ….quand même  ….
Les propos grivois ….  :)  :D

Et je rejoins aussi Pascal pour te dire « on t’aime fort » !
 :-*
Catherine

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3215 le: 23 Février 2019 à 09:31:28 »


Liliane Schraûwen écrivain, très en colère contre Karl Lagerfeld ! ....

Les deux tiers de l’humanité crèvent de faim, de misère, de peur. Les enfants meurent sous les bombes, les migrants (qui sont en réalité des réfugiés) se noient au large des plages de nos étés ou, pour les plus chanceux, s’entassent dans des camps de misère et de honte. L’Afrique est pillée par les entreprises internationales, ses fils meurent dans l’indifférence et l’ignorance (la leur comme la nôtre) pendant que ses filles se font violer et éventrer, l’antisémitisme le plus décomplexé fait florès dans cette « patrie des droits de l’homme » dont se gargarisent les Français toujours chauvins qui ont oublié Vichy, le Vel d’Hiv et Pétain. L’obscurantisme se répand à la vitesse de l’éclair, la Syrie n’est plus que ruines, des manipulateurs sans âme sèment le feu et la mort sur les peuples de mécréants auxquels nous appartenons… L’Antarctique fond et déborde, partout les déserts avancent comme l’a chanté quelqu'un… De nouveaux continents tout en plastique translucide voient le jour et envahissent les océans. Des murs s’érigent, le président du plus puissant pays du monde est un psychopathe irresponsable. Bref, le monde court à sa perte.
Puis un homme meurt. Très riche. Grâce à son talent, peut-être, ou à son travail, ou à son sens du marketing. Ou à autre chose. Il laisse derrière lui un empire de luxe parfumé, et une ravissante chatte angora blanche joliment baptisée Choupette. Elle a son compte Instagram, elle tourne dans des pubs, et possède en propre, à ce jour – dixit feu le maître sur le divan de Fogiel – quelque trois millions d’euros. De quoi voir venir. Et l’on apprend aujourd’hui que le génie au catogan aurait pris des mesures pour en faire « son héritière »… L’héritière de ce que l’on appelle l’empire Chanel, quand même. Et peu m’importe que cela soit on non possible légalement. Comme le proclame la sagesse populaire : « c’est l’intention qui compte ». Et l’intention ici, est abjecte. Envie de vomir.
Quoi ? Pas un gamin des rues de Bogota ou de Kinshasa dans le besoin ? Pas une ONG à subventionner ? Pas un Denis Mukwege à aider ? Pas le moindre petit hôpital, la plus modeste école, à équiper ? Pas de fondation à créer, à soutenir ? Pas d’affamés à nourrir ? Pas de réfugiés à abriter ? Pas de SDF à tenter de réinsérer ? Pas même une « cause animale » à défendre ? Juste un chat, millionnaire et doté déjà de son propre compte bancaire, toujours selon les propos du Maître.
Oui, j’aime les chats. Mais là… Il m’arrive d’avoir honte, je vous assure, d’appartenir à la race de tels individus. Et de voir les hommages que partout on lui rend. Car le cynisme poussé à ce stade… Répugnant. Vomir, je vous le dis.


Je suis d'accord avec vous Madame Liliane Schraüwen
Federico
« Modifié: 23 Février 2019 à 12:22:22 par Federico »
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3216 le: 23 Février 2019 à 11:47:19 »
Quand Brassens est mort, Desproges a vraiment pleuré. Pour de vrai. Moi c'est quand Desproges est mort que ça m'a foutu les plombs. Pis pour d'autres, comme il a dit "j'ai repris 2 fois des nouilles". Eh Fédo, tu reveux un peu de coquillettes ? Moi je viens d'en reprendre avec un peu de beurre.
ito.
C'est dans les situations les plus difficiles et les plus désespérées que les individus trouvent le courage de se battre pour leur conviction. Tecumseh.

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3217 le: 23 Février 2019 à 12:54:23 »

Merci Pascal,

Dis-moi si tu es libre ce midi, je t'invite ! avec mon frangin, nous avons fait les courses à l'Intermarché de notre patelin (petite ville) et on va justement préparer des nouilles mais avec des crevettes roses et de la seiche !
Si ça te tente tu es le bienvenu ! tu verras il est super sympa mon frère ! c'est un "ito" comme toi et moi !

Chuis en train de boire une "despe" (bière Desperados) alors qu'aujourd'hui je ne suis pas spécialement désespéré !

Cet aprem j'suis "fully booked" pour cause Rugby à la télé : France-Ecosse puis Pays de galles-Angleterre !

Tu sais à Toulouse on aime tous ... au moins le Rugby... en plus des autres sports bien sûr !
Tu sais pas que Gaël Fickou ( joueur de l'équipe de France de Rugby) est venu et à ma maison et à mon appart ! garçon adorable ! j'crois qu'il joue cet après midi !
Moi j'ai principalement joué au football à un bon niveau , pratiqué l'athlétisme (la vitesse,  le sprint), le vélo pour l'endurance , la natation (l'été pour faire le cacou !) ... et aujourd'hui c'est branlette-cacahuète ! non j'déconne je vais à mes deux séances de massage et activités physiques chez mon kiné ( 1h 30mn) + une longue promenade de 2 heures le dimanche après midi ! pas mal pour mon âge ( 59 ans !)

Je dois honnêtement t'avouer que je suis encore vachement bogoss... hihihi !

N'amène rien ... j'ai acheté une p'tite bouteille de Gewurztraminer .. ça va le faire avec les nouilles !

j't'embrasse  :-*

Federico
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3218 le: 23 Février 2019 à 13:20:58 »
Je suis d'accord! ça se fera! Déjà je reluquais des enceintes cabasse à vendre vers chez toi en me disant que j'me ferai alors probable un p'tit resto avec mon pote Fédo! Mais, bon, faut attendre question de fonds et d'opportunité, et ok pour ton frangin, moi ça serait plutôt mon plus vieux copain (40 ans passés!) vu que je suis unique (comme fils, lol!).
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3219 le: 23 Février 2019 à 21:36:36 »

LE SUICIDE : L'IMPOSSIBLE RÉPONSE

On cherche ainsi pendant des mois, pendant des années ... On cherche partout, encore et toujours, avec, en soi, une vague inquiétude quant à la durée de cette recherche de réponses qui monopolise, à son cœur défendant, tant d'énergie psychique. On sent bien qu'on s'y épuise, mais c'est plus fort que soi. Et pourtant, au dire de ceux qui ont connu l'emprise de ce besoin impérieux, celui-ci, un jour, parvient à s'apaiser.

Il semble que cette décision de suspendre toute nouvelle recherche s'impose progressivement d'elle-même. Avec le temps, ce renoncement devient finalement possible, tolérable, acceptable. On comprend que renoncer ne signifie ni trahir ni abandonner et que "garder le lien" avec la personne disparue ne passera pas obligatoirement par l'obtention d'une quelconque réponse. On s'aperçoit qu'il est vain d'essayer d'avancer en force et que, finalement, "restaurer et pacifier le lien" sera l'issue naturelle du processus de deuil et que la volonté n'a pas grand chose à y voir. D'où l'importance de tout mettre en œuvre pour faire le moins obstacle possible à son déroulement harmonieux. On sait en effet que c'est par lui seul qu'émergera un authentique apaisement.

D'après le livre du Docteur Christophe FAURE : "Après le suicide d'un proche, vivre le deuil et se reconstruire" -
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3220 le: 23 Février 2019 à 22:43:20 »
Raphaël, mon fils, mon chéri, mon Amour

Je ne t'écris pas beaucoup en ce moment pour la simple raison que je pense "trop" à toi ... et je ne veux pas en plus m'obliger à t'écrire !
Je ne m'impose aucune contrainte supplémentaire car les forces me manquent !

L'indescriptible souffrance m'accompagne quotidiennement ! je suis las, épuisé, fatigué !
Je dois constamment faire d'incommensurables efforts afin de contrer cette indéfinissable douleur pour ne pas lui permettre de m'engloutir dans les méandres des pensées noires !
C'est très difficile... c'est très compliqué !

OUI, je me révolte parfois mais ma sensibilité d'écorché vif me mène vers cette blessante mélancolie d'où s'échappent  des larmes éternelles, immortelles qui s'envolent vers toi, mon fils !

Je ne parviens pas encore à te sourire !
J'attends avec impatience ce moment !
Il sera merveilleux...

Je t'embrasse
Je t'aime
Papa

« Modifié: 23 Février 2019 à 22:50:24 par Federico »
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3221 le: 24 Février 2019 à 11:33:34 »

Bonjour mes Ami(E)s,

Merci à Pascal et à Faïk d'avoir mis en lumière Julos Beaucarne !

Aujourd'hui, je me permets de mettre à l'honneur Henri David Thoreau ...

"Son œuvre majeure, Walden ou la Vie dans les bois, est une réflexion sur l'économie, la nature et la vie simple menée à l'écart de la société, écrite lors d'une retraite dans une cabane qu'il s'était construite au bord d'un lac. Son essai La Désobéissance civile, qui témoigne d'une opposition personnelle face aux autorités esclavagistes de l'époque, a inspiré des actions collectives menées par Gandhi et Martin Luther King Jr. contre la ségrégation raciale."

"Le journal intime de Thoreau n'est par ailleurs publié qu'en 1906 : « Ma vie a été le poème que j'aurais voulu écrire », explique Thoreau dans un poème, car il est avant tout à la recherche de l'existence la plus authentique. Selon l'expression de Michel Barrucand : « Vivre fut sa profession, s'émerveiller sa raison d'être, écrire sa façon de se révolter ou de témoigner."
... https://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_David_Thoreau


Bonne lecture... bon dimanche... pour les "itos" et les "itas" de la part de Fed-ito !

Federico
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3222 le: 24 Février 2019 à 12:41:23 »

Henri David Thoreau..... 90 belles citations..... https://citations.ouest-france.fr/citations-henry-david-thoreau-847.html
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3223 le: 24 Février 2019 à 13:19:02 »

CE QU'IL RESTERA DE TOI

Il restera de toi, ce que tu as donné.
Au lieu de le garder, dans des coffres rouillés,
Il restera de toi, de ton jardin secret,
Une fleur oubliée, qui ne s'est pas fanée.
Ce que tu as donné, en d'autres fleurira.
Celui, qui perd sa vie, un jour la trouvera.

Il restera de toi, ce que tu as offert.
Entre tes bras ouverts, un matin au soleil.
Il restera de toi, ce que tu as perdu,
Que tu as attendu, plus loin que tes réveils,
Ce que tu as souffert, en d'autres revivra.
Celui, qui perd sa vie, un jour la trouvera.

Il restera de toi, une larme tombée,
Un sourire germé, sur les yeux de ton cœur.
Il restera de toi, ce que tu as semé,
Que tu as partagé aux mendiants du bonheur.
Ce que tu as semé en d'autres germera.
Celui, qui perd sa vie, un jour la trouvera.


- Auteur inconnu -
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #3224 le: 24 Février 2019 à 13:46:09 »
Hola, que tal?
Merci Fédo pour Senor Thoreau et ses citationes ( se cassa la pata fut mon dernier devoir en espanol pour il s'est cassé la jambe):
Le critiqueur trouverait à redire même au paradis. Alors là, ça me fout un coup, je croyais être peinard!!! Mais non, comme à l'école que ma prof (désespéree :-\) elle m'a dit en 1ère D : "mais qu'est-ce qu'on va faire de vous?"
On t'aime fort ito!
En vrai Merci Poto-ito, ça éclaire mon dimanche!
C'est dans les situations les plus difficiles et les plus désespérées que les individus trouvent le courage de se battre pour leur conviction. Tecumseh.