Auteur Sujet: Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !  (Lu 470202 fois)

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2880 le: 08 Novembre 2018 à 08:08:38 »

Chère Catherine.... Mircea,

Je suis désolé d'être BRUT, PUR et DUR...  :'(
Je ne suis pas dans le déni ... mais plutôt dans l'authenticité des choses de la vie et de la mort... avec mon regard, mon sourire, mes larmes, ma sensibilité, mes émotions, mes sentiments, mes mots, ma musique, ma poésie !
Le suicide de mon fils aîné a changé à jamais ma manière de penser et d'agir... une autre perception de la réalité en ce bas monde !
Ma vie a explosé ... j'ai brûlé vif... je suis à nu, à fleur de peau !
J'aime beaucoup te lire... tu es douce, tendre, altruiste, généreuse... tu es très appréciée ici sur ce forum !  :-*

Affectueusement.  ;)  :)
Federico
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2881 le: 08 Novembre 2018 à 08:51:13 »

Pour mon pote Pascal... "résilience & silence"...

https://www.youtube.com/watch?v=juqTxbUiYnQ

Il était une fois dans l'ouest..... film de Sergio leone..... musique de Ennio Morricone
                                                                                                             

https://www.youtube.com/watch?v=Jjq6e1LJHxw..... The best of Ennio Morricone
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2882 le: 08 Novembre 2018 à 08:53:15 »
MERCI Federico, tant pour ton mot que d'être ce que tu es et de nous le faire partager ! Ne sois pas désolé, on t'aime comme cela, tel que tu es ! ! ! 

Ce matin, Pascal a mis en mots mon état de cette nuit "p'tit passage à vide à raviver des moment hardos" (Mircea mais aussi au niveau boulot : mort de A ... "mort sociale" ?) et la découverte de Benoît Tire le coyotte, une très belle découverte, encore une belle découverte chez toi .....
encore ici "une larme, un sourire, un arc en ciel"

Bisou Federico,
une journée, la meilleure possible, à toutes et tous
Catherine

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2883 le: 08 Novembre 2018 à 13:07:37 »

jeudi 11 octobre 2018
Le Royaume-Uni nomme un ministre « pour la prévention contre le suicide »

La Première ministre britannique, Theresa May, a annoncé mercredi la nomination d’un ministre chargé de la prévention contre le phénomène du suicide, une première dans le monde.
Red'Action | Publié le 10/10/2018
     
Tenant son premier sommet sur la santé mentale aujourd’hui pour marquer la Journée mondiale de la santé mentale, le gouvernement britannique a annoncé la nomination de Jackie Doyle-Price au poste de ministre responsable de la prévention contre le suicide.
Réagissant au nouveau poste, Hancock a déclaré que le Royaume-Uni « faisait déjà des progrès en matière de prévention contre le suicide », le « taux de suicide étant à son plus bas depuis sept ans », mais « nous devons faire plus pour lutter contre la stigmatisation des personnes ayant une mauvaise santé mentale et s’assurer qu’elles peuvent demander de l’aide ».
« Chaque suicide est une mort évitable et nous sommes déterminés à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour faire face à la tragédie du suicide », a-t-elle ajouté.
Doyle-Price, la nouvelle ministre de la Santé mentale, des Inégalités et de la prévention contre le suicide, a déclaré comprendre « à quel point l’effet du suicide peut être tragique, dévastateur et durable sur les familles et les communautés ».
« Depuis que je suis ministre de la Santé, j’ai rencontré de nombreuses personnes qui ont été endeuillées par le suicide et leurs récits de souffrances et de pertes me resteront longtemps gravés dans la mémoire », a-t-elle déclaré.
« Ce sont ces personnes qui doivent être au cœur de ce que nous faisons et je suis heureuse de pouvoir travailler en étroite collaboration avec elles, ainsi que des experts, pour superviser un plan de prévention contre le suicide pan-gouvernemental, en veillant à ce que leurs points de vue soient toujours entendus. »
La Première ministre Theresa May a également annoncé une contribution de 1,8 million de livres sterling (2,37 millions de dollars) aux Samaritains, un organisme de bienfaisance enregistré qui luttait contre les suicides, afin qu’ils puissent continuer à offrir un service d’assistance téléphonique gratuit pendant les quatre prochaines années.
Ruth Sutherland, PDG des Samaritains, a déclaré qu’elle « se félicitait de l’annonce par le gouvernement du financement de la ligne d’assistance téléphonique des Samaritains, qui couvrira environ 10% du coût total de cette ligne d’assistance au cours des quatre prochaines années et nous aidera à continuer à fournir notre service gratuitement ».
« Les 20 000 volontaires des Samaritains sont disponibles à tout moment pour tous ceux qui ont du mal à y faire face », a-t-elle déclaré, ajoutant qu’ils « répondaient à plus de 5 millions de demandes d’aide par an ».
En 2017, 5 821 suicides ont été enregistrés au Royaume-Uni.
Quelque 4 500 personnes se suicident chaque année en Angleterre.

Campaign Against Living Miserely, ou CALM, consacrée à la prévention du suicide chez les hommes, a qualifié cette nomination de révolutionnaire.
Le directeur général, Simon Gunning, a déclaré que cette démarche contribuait à « éclaircir le suicide et ses effets dévastateurs, à déstigmatiser le problème et à continuer de renforcer le soutien de toutes les personnes touchées à travers le Royaume-Uni ».

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2884 le: 09 Novembre 2018 à 01:08:16 »


https://www.youtube.com/watch?v=25MoY4KMow8
Grand Corps Malade & Richard Bohringer
Course contre la montre

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2885 le: 09 Novembre 2018 à 01:09:48 »
Nommer une ministre "responsable de la prévention contre le suicide", donner un peu de moyens supplémentaires : c'est reconnaître l'importance cette cause, la prioriser et cela inspirera peut-être d'autres pays ....

J'ajoute un petit article (pas pour faire la promotion du foot de compétition   :-[ ) qui rappelle que le renforcement du lien social peut parfois aider dans la prévention du suicide (et pas que pour cette prévention). A notre petit niveau, on ne peut pas faire grand chose contre le fléau du suicide, mais je pense que porter un peu d'attention là où on vit à celles et ceux qui nous entourent, s'en préoccuper un tout petit peu, c'est à la portée de tous, ça ne coûte rien, ça peut être bénéfique ... ( je reste persuadée que la prévention suicide, en plus de la nécessité d'un accès aux soins adaptés et autres moyens, ça reste un peu une "responsabilité collective", la notre et pas simplement celle des dirigeants. Ca réinterroge aussi nos façon de vivre etc ...).

Slate juillet 2018
Comment expliquer l’impact du résultat d’une compétition sportive sur le taux de suicide ?

 
Lors de la victoire de 1998, selon l’étude réalisée par Expert Market, l’indicateur du moral des Français avait fait un bond de 2,8% à ce moment-là.
 Lorsque l’équipe de France arrive en finale en 2006, il grimpe aussi de 2,1%
 Mais en 2002 et 2010, quand les Bleus sont éliminés dès le premier tour, il chute respectivement de 1,8% puis de 1,2%.

Ces fluctuations de l’humeur nationale, que les joueurs tiennent au bout de leurs pieds, pourraient avoir de nombreuses conséquences et influencer autant l’économie que la popularité du président de la République. Mais elles ont aussi des effets bien tangibles: les victoires font chuter le nombre de suicides.

«Durant la Coupe du monde de 1998, nous avons accueilli moins de personnes en crise suicidaire»
, se souvient le Dr Jean-Claude Girod, psychiatre à l’hôpital de la Chartreuse à Dijon. «Il y avait alors un véritable effet de groupe, les patients partageaient quelque chose d’évident. Même nos patients psychotiques se rendaient les uns chez les autres pour regarder les matchs: c’était réellement fédérateur

Un phénomène mis en évidence par une étude où des chercheurs ont démontré une nette baisse du taux de suicide de 10,3% (-95 suicides) le mois suivant la victoire française. Le lendemain de chaque match, une forte diminution (-19,9%) était aussi retrouvée par rapport au taux attendu. Cette baisse significative concernait surtout les hommes de 30 à 44 ans.
 
«Tu ne marcheras jamais seul»
L’un des principaux facteurs de risque suicidaire est la perte de lien social, c’est-à-dire «l’anomie» selon le terme employé par Durkheim dans son livre Le Suicide. Associé à d’autres facteurs tels que la maladie mentale, l’isolement est un fort pourvoyeur de suicides.
Or une victoire au Mondial de football –événement fédérateur comme il y en a rarement– vient temporairement briser cet isolement.

«Le niveau d’intégration social a considérablement augmenté durant la Coupe du monde de 1998 en France
», écrivent les auteurs de l'étude citée précédemment. «Les gens passaient du temps avec leurs amis en regardant les matchs à la maison, dans les bars ou devant des écrans géants. Après chaque victoire française, une foule envahissait les rues pour la célébrer.»

Que ce soit par le sentiment d’appartenance –être fier de son pays– ou par l’augmentation des relations sociales –célébrer la fin du match dans la rue avec des inconnus ou plus simplement avoir un sujet de conversation à la machine à café–, une victoire dans un sport aussi populaire que le football permet de resserrer le lien social et donc de prévenir le suicide. «You’ll never walk alone», chantent ainsi les supporters de Liverpool.

Un phénomène d’identification
Si le football est le sport le plus populaire en France, cet effet protecteur se retrouve aussi ailleurs. En 2011, la Nouvelle-Zélande gagne la coupe du monde de rugby à domicile contre la France. Son taux de suicide s’effondre alors jusqu’à devenir presque nul.
 
Pour le Dr Charles-Édouard Notredame, psychiatre qui participe au programme Papageno de prévention du suicide, les facteurs psychologiques et sociologiques sont nettement intriqués. «Des phénomènes d’ampleur nationale comme la Coupe du monde resserrent les liens sociaux, la cohésion d’une nation et renforce le sentiment d’appartenance. Or à l’échelon individuel, le sentiment d’appartenance est directement relié à l’estime de soi et à la confiance. Du coup, cela a un effet protecteur par rapport au suicide.»

Les supporters s’identifient à leur équipe. «Le fait que soient touchés en priorité des hommes, d’une classe d’âge jeune qui correspond à celle des joueurs sur le terrain, laisse supposer qu’il y a un phénomène d’identification, analyse le Dr Notredame. On est tellement en mal d’identification dans la société d’aujourd’hui, qu’il y a une avidité à ce propos. Mais en même temps, on n’arrête pas de faire déchoir, à tort ou à raison, les principales grandes icônes qu’on avait auparavant. Il y a donc inadéquation entre l'exhortation à se trouver une identité et une pauvreté du support. Dès qu’il y a vraiment des supports identificatoires, comme les sportifs, c’est hyperprotecteur

Et en cas de défaite ?
Combien de temps peut durer cette douce euphorie? Pas longtemps selon le Dr Girod. «Malheureusement en 1998, nous avons eu un effet rebond et les crises suicidaires ont augmenté une fois la Coupe du monde passée, se souvient-il. L’effet apaisant n’a pas duré

Et en cas de défaite?
Plusieurs études abondent dans ce sens. L’une d’elles avait par exemple démontré qu’au Québec, durant les éliminatoires de hockey, les jeunes hommes sont plus à risque de se donner la mort. Leur taux de suicide, variant avec le classement de leur équipe, augmente lorsque celle-ci est éliminée.

Ainsi le sport peut avoir un impact majeur sur la vie de certaines personnes. Une victoire aura un effet fédérateur et donc protecteur par le sentiment d’appartenance et le renforcement des liens sociaux qu’elle entraîne. Mais à l’opposé, la défaite d’une équipe surinvestie émotionnellement peut fragiliser certains individus.

«La plupart des théories qui expliquent les relations entre sport et suicide font référence au sentiment d’appartenance, d’intégration sociale, ainsi qu’aux cérémonies et activités sociales», concluent les auteurs de l’étude sur la victoire de 1998. «Ce qui souligne l’importance du renforcement du lien social dans la prévention du suicide.» L’esprit d’équipe avant tout.


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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2886 le: 09 Novembre 2018 à 01:33:13 »

Quelqu'un vous aime... je m'accroche désespérément à ce LIEN... à cet AMOUR.

Mes mains sont ensanglantées de douleur
mais je ne veux pas lâcher
je serre, je serre, je serre parce que j'ai cette certitude :  quelqu'un(e) m'aime !

Nos corps fouettés par d'inhumaines épreuves
ont les morsures de la vie
sont torturés en mille morceaux
mais nous ne sommes pas seuls.

La présence est toujours mieux que le souvenir
mais le souvenir est ce qui reste...
essentiel, inestimable.

Un sourire malgré les larmes...

Pensées émues...

Federico
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2887 le: 09 Novembre 2018 à 01:34:52 »


https://www.youtube.com/watch?v=WXMf8UN1sXI
Grand Corps Malade
Dimanche soir
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2888 le: 09 Novembre 2018 à 01:43:01 »

C'est tellement rassurant, réconfortant de s'entendre dire : Quelqu'un vous aime !
C'est la preuve qu'on existe !
Bien sûr, on existe d'abord pour soi avec humilité mais aussi pour les autres avec humanité...
L' exclusion est mortelle... l'Amour est éternel !
L'authenticité d'un "quelqu'un vous aime" ...
La force d'un sourire qui se dégage de ces simples mots !
OUI, j'aime...
OUI, je suis aimé...
OUI, j'existe encore malgré mon chagrin, ma douleur, ma souffrance !
Je vous invite mes amis, mes AmiEs à aimer inconditionnellement... sans possession... en toute liberté...
J'aime la générosité et le don de soi
C'est l'essence même du sens de notre vie
C'est la beauté de notre existence
C'est notre force pour vivre avec ... nos amours ... qu'ils soient présents ou absents...

Fraternellement.
Federico
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2889 le: 09 Novembre 2018 à 02:00:36 »


https://www.youtube.com/watch?v=Obq62ccIHX0
Grand Corps Malade & Sandra Nkaké
Te manquer
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2890 le: 09 Novembre 2018 à 12:53:05 »

LE SUICIDE : "JE N'AI RIEN VU DE SA SOUFFRANCE"

Il y a là une double interrogation : cette souffrance est-elle perceptible et, si c'est le cas, m'était il possible de la percevoir ?

En effet, la réalité nous est parfois tellement effrayante que nous mettons inconsciemment en place des mécanismes psychiques visant à nous protéger en "annulant" complètement les éléments du réel qui nous font peur : le déni fait partie de ces mécanismes. Et qu'y a-t-il de plus effrayant que la détresse d'un proche hautement suicidaire ?

On se retrouve face à quelqu'un qu'on aime envoyant, sans les nommer vraiment, des signaux (comportementaux ou verbaux) quant à son intention de mettre fin à ses jours. C'est parfois tellement "énorme", tellement au delà de tout ce qu'on peut concevoir qu'on ne voit pas, qu'on ne peut pas voir ce qui se passe. C'est bien plus qu'un refus de voir, c'est une véritable cécité psychique qui empêche de percevoir ce qui est en jeu. A un niveau inconscient, il est probable qu'on perçoive ces signaux, mais cette information n'arrive pas nécessairement au niveau conscient. Les proches, inconsciemment sidérés, impuissants, terrifiés, évacuent tout signal d'alarme de leur champ de conscience. Sans même s'en rendre compte, ils "zappent" la possibilité du suicide, même si, rétrospectivement, ils constatent effondrés, que tout était là pour les alerter sur l'imminence du geste. Certains d'ailleurs, se souviennent d'éclairs d'intuition sur la réalité de la menace suicidaire. C'est autour du souvenir de ces instants de lucidité que se cristallise la culpabilité après le suicide : ils se reprochent de n'avoir pas agi. Ils se condamnent. Ils se font l'amer reproche d'être humains et d'avoir, à leur insu, mis en œuvre un mécanisme de protection psychique sur lequel ils n'avaient pourtant aucun contrôle.

L'autre versant de cette accusation de "n'avoir rien vu" est de savoir s'il y avait, bel et bien, quelque chose à voir ! N'est-il pas toujours plus facile d'interpréter les situations passées à la lumière /des évènements du présent ? Disposais-t-on vraiment à l'époque des moyens de "décoder" ce que communiquait la personne suicidaire ?

(d'après le livre du Docteur Christophe FAURE : "Après le suicide d'un proche, vivre le deuil et se reconstruire" - Éditions Albin Michel - 2009 -

https://laviepourleternite.blogspot.com/p/le-suicide.html
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2891 le: 10 Novembre 2018 à 00:17:20 »

Ce soir je pensais juste à un p'tit truc...

Ce weekend, je vais sincèrement penser à tous les endeuillés qui vont se rencontrer en Ardèche !
C'est super car vous allez faire connaissance et ensuite vous pourrez vous visualiser physiquement... ça déjà c'est important !
Je vous souhaite à toutes et à tous de passer des moments complices et d'intenses émotions mais aussi d'autres plus détendus, agréables et conviviaux !

Parce qu'écrire uniquement sur le deuil et n'employez que les mots du deuil... c'est frustrant à la longue mais surtout c'est très réducteur !
C'est pour cette raison que j'ai toujours proposé... d'écouter de la musique... découvrir des chanteurs... choisir de publier des poèmes... divers articles, des beaux textes... afin de rendre un peu moins insupportable la mort de nos Amours !

Je sais, je comprends ... on fait comme on peut et de notre mieux !... chacun à son rythme ! Respect ! Amitié ! Solidarité !

Enfin, c'est comme si JE résumais toute la vie de mon fils Raphaël uniquement à son suicide... c'est ridicule et terriblement cruel et injuste !

Je pense qu'il est honnête de dire que sur le forum nous n'osons pas écrire autre chose qu'écrire sur LA MORT !
C'est dommage !

Oui, bien sûr, évidemment... notre chagrin, notre douleur, notre souffrance font que nous parlons trop peu de nos morts !
Il nous faudrait parfois parler plus  d'eux ... avec joie !........ ET ça nous ferait du bien !
Il faudrait que nous puissions avoir cette ouverture et cette largesse d'esprit !
Laissons-nous le temps !
Rendons plus authentique et plus conforme à la réalité... la vie de nos Enfants, de nos Amours !

C'est sûr que quand quelqu'un chiale voir l'autre sourire ... ça peut choquer mais n'oublions pas que nous ne sommes ni obliger ni de tout lire ni de nous lire tous !

Moi je dois certainement tellement "gonfler" que j'espère que ces personnes "gonflées" ne me lisent pas ! heureusement !

Bon "ouikende" en Ardèche et ... aussi partout ailleurs en France !

Federico
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2892 le: 10 Novembre 2018 à 08:31:17 »

LA MENACE SUICIDAIRE DANS LE PASSE

L'exploration du passé ramène immanquablement des souvenirs spécifiques, en lien direct avec le suicide. C'est le cas de tentatives de suicide d'autrefois et ces souvenirs deviennent d'autant plus douloureux qu'ils sont compris aujourd'hui comme les prémices du drame à venir.

Combien de fois le suicide n'est-il pas l'aboutissement d'années et d'années de souffrances au sein de la famille ? On ne compte plus les hospitalisations, les visites chez les psys, les moments de crise. Il a fallu trouver l'énergie d'accompagner du mieux possible la dépression, la schizophrénie, l'alcoolisme, la dépendance à tous types de drogues. La famille elle-même peut voir son équilibre menacé par les difficultés de la personne malade ou par les conséquences de son comportement. Le stress de vivre auprès de quelqu'un d'ouvertement suicidaire pendant des mois ou des années "use" physiquement et psychologiquement.

Faut-il alors s'étonner que, parfois, au détours d'une pensée, s'élève en soi un étrange et inconfortable sentiment de ... "soulagement" ? Dès le mot prononcé, on s'en sent coupable car il parait inconcevable d'éprouver un quelconque soulagement face à la mort de quelqu'un qu'on aime ! Et pourtant ...
... De fait, le suicide peut être le point culminant (et le point d'arrêt) d'une escalade d'évènements éprouvants pour l'entourage. Il signe la fin du mal-être de la personne disparue, mais il signifie également la fin de la toxicomanie et de la souffrance collective qu'elle génère, la fin des conflits, des chantages, des querelles amères et stériles ..., la fin de l'angoisse du lendemain quand on ne savait pas, le matin, si une nouvelle catastrophe ou une nouvelle tentative de suicide n'allait pas survenir le soir même.
... On comprend dès lors combien peut être forte la culpabilité des proches à renouer avec une harmonie familiale après le suicide de l'un des leurs. Il faut bien comprendre qu'on n'est pas soulagé d'être débarrassé de cette personne en tant qu'individu, on est soulagé de ne plus être happé par le tourbillon destructeur qui l'emportait elle-même et qui a finalement eu raison de son existence. Conscient de cela, on peut plus facilement s'autoriser le soulagement, sans avoir l'impression de trahir sa mémoire.

D'après le livre de Christophe FAURE "Après le suicide d'un proche - Vivre le deuil et se reconstruire"

https://laviepourleternite.blogspot.fr/p/le-suicide.html
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2893 le: 10 Novembre 2018 à 08:34:09 »

C'est tellement rassurant, réconfortant de s'entendre dire : Quelqu'un vous aime !
C'est la preuve qu'on existe !
Bien sûr, on existe d'abord pour soi avec humilité mais aussi pour les autres avec humanité...
L' exclusion est mortelle... l'Amour est éternel !
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La force d'un sourire qui se dégage de ces simples mots !
OUI, j'aime...
OUI, je suis aimé...
OUI, j'existe encore malgré mon chagrin, ma douleur, ma souffrance !
Je vous invite mes amis, mes AmiEs à aimer inconditionnellement... sans possession... en toute liberté...
J'aime la générosité et le don de soi
C'est l'essence même du sens de notre vie
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C'est notre force pour vivre avec ... nos amours ... qu'ils soient présents ou absents...

Fraternellement.
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2894 le: 10 Novembre 2018 à 09:12:14 »

NON, je ne veux pas que tu me dises par écrit : "Merci, merci pour tout"... et que tu partes comme ça !
parce que je ne me suis quand même pas cassé les couilles à t'apprendre la politesse
pour que tu me dises "Au revoir" de cette façon là...
J'aurais préféré que tu viennes me voir ! me parler ! m'embrasser !

C'est vrai, TU n'appartiens à personne et TU ne me dois rien...
Je déteste l'exclusivité, la possession !
Maintenant, JE ne te dois plus rien non plus...

Apparemment, il paraît que tu as choisi librement .... et moi aussi, apparemment, il paraît que j'ai retrouvé ma liberté !

Ton dernier film au cinéma : Django unchained... 3 jours avant le "depuis ton suicide"...

"Depuis"... ta mère, ton frère et moi... nous avons dû choisir... 
Choisir entre...
unité et indépendance,
éclatement et solidarité familiale,
sacrifice et don de soi,
survie et vivre,
esclavage et liberté...

La mort OU la vie ...

... Toujours dans une extrême solitude et un effroyable silence... en plus du chagrin, la douleur et la souffrance !

 "Aimer c'est donner à autrui une existence supérieure"
 "Je t'envoie ce mot qui est aussi un baiser : je t'aime ! "

Papa de Raphaël
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