Auteur Sujet: Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !  (Lu 449289 fois)

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Hors ligne Claraben

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2475 le: 10 Juillet 2018 à 12:55:30 »
Merci frederico d’avoir apporté à ce forum de beaux moments de réflexion, de belles citations et de magnifiques poésies! 
A d’autres moments tu m’as fait sourire alors que mon cœur ne cesse de pleurer...
J’espere sincèrement que ta douleur s'apaisera ... un peu ....
Douces pensées pour Raphaël et pour mon frère ....
Claraben

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Re : Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2476 le: 10 Juillet 2018 à 13:38:36 »
Merci frederico d’avoir apporté à ce forum de beaux moments de réflexion, de belles citations et de magnifiques poésies! 
A d’autres moments tu m’as fait sourire alors que mon cœur ne cesse de pleurer...
J’espere sincèrement que ta douleur s'apaisera ... un peu ....
Douces pensées pour Raphaël et pour mon frère ....
Claraben

Pour Toi, Claraben

https://www.youtube.com/watch?v=pWJ1wpp-N0k..... Feu Chatterton... A l'Aube

Claraben... Affectueuse, douce & tendre et Aimante Soeur... Tu es ici en  hommage pour TON FRERE...

Je m'incline très respectueusement devant "toutes les Soeurs et tous les Frères sur Terre" qui continuent d'honorer la mémoire et le souvenir de leurs "Frères & Soeurs du Ciel"...

Amicalement, solidairement.
Bise toulousaine.
Federico
« Modifié: 10 Juillet 2018 à 13:42:04 par Federico »
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2477 le: 10 Juillet 2018 à 14:20:32 »


"A d’autres moments tu m’as fait sourire alors que mon cœur ne cesse de pleurer...
Douces pensées pour Raphaël et pour mon frère ....
Claraben"


Je suis tellement content que tu me dises " tu m'as fait sourire alors que mon Coeur ne cesse de pleurer"...

Federico
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2478 le: 11 Juillet 2018 à 01:18:06 »
Alors que j'ai beaucoup de mal à exister... descendre au plus profond du puits me plonge dans une certaine insouciance  paradoxalement positive, salvatrice... et qui me laisse espérer... quelques journées ensoleillées !

Je souhaite mettre en avant mes qualités de négociateur syndicaliste révolutionnaire pour continuer à vivre en société et ... peindre avec mes mots ma douleur, ma souffrance , mon chagrin !
Le tableau sera minimaliste, infiniment intime avec ses nuances, ses couleurs, ses émotions...

il sera à moi mais il ressemblera à ma mère, mon grand-père et mon fils Raphaël !

La cicatrice, la déchirure, la brûlure... vivent AVEC moi !

Se souvenir des belles choses...

Federico
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2479 le: 11 Juillet 2018 à 01:45:14 »

COMMENT pourrions nous, physiquement et psychologiquement, retourner notre vie de douleur, de chagrin, de malheur et la transformer en une nouvelle vie de joie, d'espoir et de bonheur ?

Il faut du temps... et beaucoup d'envies, d'efforts, de volonté !

Déchirure très violente, brûlure qui fait encore et toujours très mal..... notre cicatrice peine à se refermer et à guérir !

C'est mon plus grand défi et mon plus bel espoir !

Je suis certain de vivre un "deuil impossible" mais malgré cela ce deuil m'inspire et me transporte vers autre chose...
Je sens parfois en moi... une force nouvelle... une rage de continuer à vivre... selon ma philosophie de vie !

Je souris parce que autant je vis l'impensable... et c'est justement cet impensable qui doit m'emmener vers une autre façon de penser ma vie avec un nouveau sens, une nouvelle orientation, une direction nouvelle...

Cet impensable est invivable...je dois forcer, lutter, résister puis m'encourager, croire, espérer...

C'est brouillon dans ma tête.....mais j'espère un jour en sortir une belle copie, une belle carte de voyage...

**********************************************************************

"-Certains enfants, par leur mort subite, invitent... leurs parents à oser un changement qu'ils n'avaient pu envisager jusqu'alors.
Certains enfants ont ce pouvoir de dire par leur présence furtive et fugitive et leur disparition brutale : "Ose ta vie, toi seul la vivra".
Message secret...d'espoir..." Jacques Salomé.
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2480 le: 11 Juillet 2018 à 08:51:29 »
Je suis certain de vivre un "deuil impossible" mais malgré cela ce deuil m'inspire et me transporte vers autre chose...
Je sens parfois en moi... une force nouvelle... une rage de continuer à vivre... selon ma philosophie de vie !

Je souris parce que autant je vis l'impensable... et c'est justement cet impensable qui doit m'emmener vers une autre façon de penser ma vie avec un nouveau sens, une nouvelle orientation, une direction nouvelle...



Oui, c’est exactement ça...mais quel exercice de pensée difficile...
« Le bonheur que l’on a vécu ou partagé nous appartient pour toujours. » Pièce Constellations de Nick Payne
❤️❤️❤️

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2481 le: 11 Juillet 2018 à 09:02:46 »
Oui c est ce à quoi je pense...mais trop difficile ;je n y arrive pas

Hors ligne Federico

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2482 le: 11 Juillet 2018 à 12:11:58 »

"Ose ta vie, toi seul la vivra".

Jacques Salomé.
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Re : Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2483 le: 11 Juillet 2018 à 14:44:44 »

La cicatrice, la déchirure, la brûlure... vivent AVEC moi !

Se souvenir des belles choses...

Federico

Merci Federico de ces jolis mots. Cela résonne dans ma carcasse en miettes.

Hors ligne Claraben

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2484 le: 11 Juillet 2018 à 16:23:06 »
Comment donner un nouveau sens à notre vie alors que notre vie n’a plus de sens ?

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2485 le: 11 Juillet 2018 à 18:38:01 »
C est ça,
comment trouver à  qui ,à quoi sourire,pour qui pour quoi...

Hors ligne Federico

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2486 le: 12 Juillet 2018 à 09:26:29 »

Il y a des personnes que nous aimons à la folie et nous ne pouvons les retenir malgré toute notre attention et tout notre Amour...
elles choisissent et décident de partir ! elles ont leurs raisons !

Il y en  a d'autres qui nous aiment à la folie et qui ne peuvent pas nous retenir malgré toute leur attention et tout leur Amour...
nous choisissons et décidons de partir ! nous avons nos raisons !

OUI, la vie est cruelle et injuste...

Je vis intensément mon deuil et je traverse douloureusement ma vie
Alors que...
Je devrais vivre intensément ma vie et traverser douloureusement mon deuil !

Oui, je suis résigné
Je ne veux plus combattre les moulins à vent
Je ne suis plus un guerrier !

Je souhaite être un homme plus apaisé, plus altruiste, plus sage... apporter une certaine légitimité à ma vie...

Federico
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2487 le: 12 Juillet 2018 à 16:26:42 »

Je vis intensément mon deuil et je traverse douloureusement ma vie

Alors que...

Je devrais vivre intensément ma vie et traverser douloureusement mon deuil !


Federico
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2488 le: 15 Juillet 2018 à 01:27:58 »

Mercredi 30 janvier 2013 : Tu es revenu dans ta chambre à la maison ! nous avons pu te veiller 48 h ( du mercredi 15h00 au vendredi 15h00 ) et par conséquent toute la journée et toute la nuit du jeudi 31... où tu as reçu de très nombreuses visites extrêmement douloureuses mais tellement réconfortantes et bénéfiques pour tous...
Ensuite, tu es parti directement de la maison au cimetière le vendredi 1 février 2013 !
Ton "ADIEU"... magnifique... sobre, silencieux... tellement de monde... les condoléances et le recueillement ont duré plus de 4 heures... personne ne voulait partir du cimetière...  quelle admirable jeunesse  !
Ton cercueil a provisoirement été déposé dans un "emplacement du dépositoire municipal" avant d'être définitivement transféré le 10 juillet 2013 dans le tombeau funéraire familial dans ce même cimetière de village où nous avons dû d'abord acheter une concession puis choisir et faire réaliser ta et... notre future tombe !

***************

"-Veiller un mort chez soi, quel réconfort !"

Ecrit par :Jean-Christophe Gruau

Pour avoir testé ce genre de pratique (d’un autre âge ?), j’ose affirmer qu’elle présente plus d’avantages que d’inconvénients !

Mais bien sûr, chacun est libre de réserver à ses êtres chers le dernier départ de son choix (à moins que le défunt n’ait laissé concernant ce domaine des consignes très strictes !).

Aujourd’hui quand un être humain décède – à l’hôpital, généralement – ses descendants sont d’accord pour éliminer le cadavre le plus vite possible. L’éliminer de leur vue d’abord, en le plaçant deux, trois jours au funérarium ; l’éliminer de la planète terre ensuite (pour des raisons écologiques, le plus souvent) en le réduisant en cendres.

Quand mon père est mort brutalement le 1er janvier 1993, à 54 ans, pendant la nuit de la Saint Sylvestre, les choses ensuite se sont passées différemment, à l’ancienne si l’on veut, et j’aimerais dire ici que les cinq jours que nous avons passés « avec lui » chez nous, dans la maison que ma mère allait désormais occuper en solo de longues années (elle s’est remariée dix ans après cette histoire), ces cinq jours furent des moments propices au recueillement, des journées – osons le dire - « bénéfiques » car elles nous permirent – selon l’expression consacrée – de faire le deuil d’une manière que j’ose qualifier d’idéale…

Pour expliquer ce genre de pratique, il convient de signaler les points suivants :

D’abord le fait que mes parents vivaient dans une maison suffisamment grande pour accueillir les visiteurs ;

Ensuite le refus de voir mon père au funérarium, refus partagé par sa veuve et ses trois fils ;

Ensuite la culture familiale liée à la mort : en 1949, quand ma mère perdit son père alors qu’elle avait 10 ans (lui en avait 47), ce dernier attendit également son enterrement dans sa propre maison où toute sa famille put ainsi le veiller jour et nuit selon la tradition de l’époque ;

Enfin, le fait qu’un de mes deux frères était en mission humanitaire à Sarajevo quand le drame est survenu et qu’il ne pouvait pas revenir en France avant quatre jours ! Il n’était pas concevable que ce frangin, le plus jeune de nous trois, ne voie point son père une dernière fois avant d’aller prier pour son âme au cimetière de L.

Ces choses dites, il était hors de question qu’après sa mort brutale notre père soit séparé de sa femme et de ses enfants, qu’on ne puisse pas pouvoir le voir, l’approcher, le toucher (oui, le toucher !), et ceux qui souhaitaient venir lui faire un dernier adieu.

Je voudrais dire aux personnes qui considèrent ce genre de pratique comme un tantinet macabre (Comment, garder un mort sous son toit !) qu’elle permet des échanges hautement privilégiés. Il est vrai que la mort d’un tiers offre souvent, dans les heures qui suivent cette dernière, la possibilité de s’élever au dessus des contingences, D’exprimer des sentiments qu’on taisait jusqu’alors. D’être plus réceptif à certaines paroles. De tisser des liens privilégiés, etc.

De plus chaque personne qui venait voir mon père une dernière fois avait toujours un souvenir à raconter, une anecdote à partager, un point de sa personnalité à évoquer. Devant le mort ou dans la cuisine. Entre deux larmes ou deux crises de fou rire…

Oui, vraiment, ces toutes dernières journées avec mon père furent de grandes, de belles, d’inoubliables journées même si, bien sûr, (ne me faites pas dire ce que je n’ai jamais voulu dire !), on eût préféré ne jamais les connaître…

***************

C'est un simple témoignage... très personnel écrit par ce monsieur ! donc pas de prise de tête...

Je comprends et je sais bien que nous faisons toujours de notre mieux et comme on peux selon les circonstances de la mort...


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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2489 le: 15 Juillet 2018 à 14:39:00 »
Si juste, Merci Federico.