Auteur Sujet: Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !  (Lu 448489 fois)

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2370 le: 09 Mai 2018 à 16:52:15 »

    J'viens m'asseoir un peu ici.
    En silence.
    Peut-être que seuls le silence et le calme
    suffiront à tout dire.
    M.

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2371 le: 09 Mai 2018 à 19:38:35 »

- Comment exister sans celui dont on respecte silencieusement le choix d’être parti ?
- Quelle place trouver parmi les vivants ?

On s'enferme dans une prison ? on vit dans un petit monastère ?
On accueille simplement, humblement les Visiteurs, les Passants...
Qui sont ils ? d'où viennent ils ?
Nous sommes différents...
et... tellement différents avec ceux qui ne sont plus ! qui ne viennent plus !

Avec le temps... un léger sourire illumine quand même notre visage... souvenirs nostalgiques, tristes, mélancoliques !

ça s'est très mal fini... suicide, séparation...

Tahar Ben Jelloun.
Extrait de " L'Auberge des pauvres " roman paru en 1999.

"Quand on ne peut pas changer le cours des choses, il faut faire l'effort de l'accepter."
Le déni de réalité ne mène nulle part.
J'ai choisi de ne rien enjoliver.
Il faut regarder la vie en face.
On s'habitue à tout...
Vieillir consiste à accepter la défaite !"

Accepter la défaite !
Accepter cette défaite est une victoire acquise au prix d'un effort surhumain.
Et on est seul, face à soi même, pour se décerner les lauriers de cette victoire à reconquérir chaque jour.

Aujourd'hui, nous vivons... nos sommes notre chagrin, notre douleur, notre souffrance...MAIS, nous vivons !

Federico
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2372 le: 10 Mai 2018 à 03:41:44 »

"Notre mémoire est un monde plus parfait que l'univers : elle rend la vie à ce qui n’existe plus" !
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2373 le: 10 Mai 2018 à 22:53:28 »

"Ce qu’il y a de merveilleux dans l’amour inconditionnel, c’est qu’il nous impacte profondément.
Il a le pouvoir de nous combler sans même que nous nous en rendions compte.
Quand vous aimez une personne de manière inconditionnelle, vous pouvez l’observer sous tous ses aspects avec un grand discernement.
Vous pouvez voir sa douleur sans la juger et vous êtes capable de lui démontrer une compassion car vous la comprenez profondément.

Chacun a une histoire et une vision particulières. C’est pour cela que nous allons partager avec vous plusieurs phrases sur l’amour inconditionnel, qui vous enchanteront.

“L’amour inconditionnel existe vraiment en chacun de nous. Il fait partie de notre être le plus profond. Ce n’est pas une émotion active mais une manière d’être. C’est n’est pas un “je t’aime” pour telle ou telle raison, ce n’est pas un “je t’aime si tu m’aimes”. C’est un amour sans raison, c’est un amour sans objet”.
-Ram Dass-

Dans cette phrase, le maître spirituel Ram Dass donne une définition assez complète de ce qu’est l’amour inconditionnel.
Il nous rappelle qu’il est complètement étranger à ce que l’autre personne vous donne.
Nous pouvons aussi comprendre que ce sentiment va bien au-delà des relations amoureuses.
Vous pouvez sentir un amour inconditionnel pour vos parents ou pour votre meilleur ami.
Il existe en soi, il ne faut pas nécessairement que l’autre personne ressente le même sentiment.
Tout au long de votre existence, vous pouvez rencontrer des personnes qui sont toujours là pour leurs proches.
De la même manière qu’il existe des personnes négatives, il y en a d’autres qui avancent dans la vie en diffusant un halo d’amour autour d’elles.
Pour elles, peu importe qui vous êtes, elles vous traiteront toujours avec tendresse. Elles vous mettront à l’aise et vous intégreront.
Vous faites partie de l’amour inconditionnel

“La dernière leçon que nous devons apprendre, c’est l’amour inconditionnel, qui inclut non seulement les autres, mais aussi nous-même”.
-Elizabeth Kübler-Ross-

Cette écrivaine et psychiatre touche un point très important : l’amour inconditionnel vous concerne vous aussi.
Ram Dass disait déjà que ce sentiment est une manière d’être car il est facile de comprendre que vous vous aimez vous, de la même manière que vous aimez les autres.
Il est clair que vous ne pouvez pas donner ce que vous vous refusez à vous-même. Combien de fois vous êtes-vous cruellement critiqué ?
Pensez-vous vraiment que si vous avez ce comportement avec vous-même, vous pouvez être meilleur avec les autres ?
Cette phrase est excellente car elle nous rappelle que nous ne pouvons pas nous oublier.
C’est d’ailleurs l’une des tâches les plus complexes que nous avons à réaliser en tant qu’être humain. Il s’agit d’apprendre à valoriser ce que nous sommes, à nous voir comme un être unique et courageux.

“Aimer inconditionnellement quelqu’un ne signifie pas lui donner son temps de manière inconditionnelle. Parfois, aimer complètement signifie ne jamais revoir cette personne. C’est aussi de l’amour. C’est donner la liberté à quelqu’un d’exister et d’être heureux, même si cela doit être sans nous”.
-Vironika Tugaleva-

Voici une autre citation sur l’amour inconditionnel qui vous plaira sûrement. Vironika Tugaleva est une conférencière qui nous rappelle que parfois, la meilleure manière d’aimer est de laisser partir.
Vous êtes-vous déjà éloigné de quelqu’un pour qu’il atteigne son propre bonheur ?
C’est une décision qui demande du temps et du courage. Nous avons tendance à considérer que les personnes que nous aimons doivent rester à nos côtés le plus de temps possible.
Donner cet espace est une bonne manière de démontrer que vous voulez que l’autre soit heureux. Peut-être que vous ne le reverrez jamais.
Dans tous les cas, il sera toujours préférable de se souvenir des bons moments qui ont existé plutôt que de voir cette personne se sentant triste et incomplète.

Ces phrases sur l’amour inconditionnel montrent que nos désirs ne peuvent jamais être une barrière pour l’autre.
Vous pouvez aimer de cette manière. Peut-être que vous l’avez fait et que vous ne vous en êtes pas rendu compte.
Ce qui importe vraiment, c’est de savoir que nous avons tous cette capacité."
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2374 le: 11 Mai 2018 à 01:16:23 »

J’abdique tout
Jovette Bernier


Je ne suis plus qu’un peu de chair qui souffre et saigne.
Je ne sais plus lutter, j’attends le dernier coup,
Le coup de grâce et de pitié que le sort daigne
Assener à ceux-là qui vont mourir debout.

J’abdique tout. J’ai cru que la cause était belle
Et mon être a donné un peu plus que sa part;
La mêlée était rude et mon amour rebelle,
Ma force m’a trahie et je l’ai su trop tard.

Je suis là, sans orgueil, sans rancœur et sans arme;
Mais l’espoir têtu reste en mon être sans foi,
Même si je n’ai plus cette pudeur des larmes
Qui fait qu’on a l’instinct de se cacher en soi.

La vie âpre, insensible, a vu ma plaie béante
Et tous les soubresauts qui ont tordu mon corps;
J’ai crispé mes doigts fous aux chairs indifférentes,
Mon amour résigné a pleuré vers la mort.

Qu’elle vienne, la mort, celle des amoureuses,
La mort qui vous étreint comme des bras d’amant,
Et qu’elle emporte ailleurs cette loque fiévreuse
Qu’est mon être vaincu, magnifique et sanglant.
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2375 le: 11 Mai 2018 à 09:10:51 »
 :-* :-* :-* :-*
*Où que tu sois, ne m'oublie pas. Ici, ta voix résonnera encore et toujours. C'est un nouveau monde qui s'ouvre à toi; mais c'est un monde où je ne suis pas...* (Dark Sanctuary)

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2376 le: 11 Mai 2018 à 13:19:19 »
ÉCOUTE MOI, S'IL TE PLAIT, J'AI BESOIN DE PARLER

Écoute-moi, s'il te plaît, j'ai besoin de parler.
Accorde-moi seulement quelques instants,
Accepte ce que je vis, ce que je sens,
Sans réticence, sans jugement.

Écoute-moi, s'il te plaît, j'ai besoin de parler.
Ne me bombarde pas de conseils et d'idées,
Ne te crois pas obligé de régler mes difficultés.
Manquerais-tu de confiance en mes capacités ?

Écoute-moi, s'il te plaît, j'ai besoin de parler.
N'essaie pas de me distraire ou de m'amuser,
Je croirais que tu ne comprends pas
L'importance de ce que je vis en moi.

Écoute-moi, s"il te plaît, j'ai besoin de parler.
Surtout, ne me juge pas, ne me blâme pas.
Voudrais-tu que ta moralité
Me fasse crouler de culpabilité ?

Écoute-moi, s'il te plaît, j'ai besoin de parler
Ne te crois pas non plus obligé d'approuver
Si j'ai besoin de me raconter
C'est simplement pour être libéré.

Écoute-moi, s'il te plaît, j'ai besoin de parler
N'interprète pas et n'essaie pas d'analyser
Je me sentirais incompris et manipulé
Et je ne pourrais plus rien te communiquer.

Écoute-moi, s'il te plaît, j'ai besoin de parler.
Ne m'interromps pas pour me questionner,
N'essaie pas de forcer mon domaine caché.
Je sais jusqu'où je peux et veux aller.

Écoute-moi, s'il te plaît, j'ai besoin de parler.
Respecte les silences qui me font cheminer.
Gardes-toi bien de les briser,
C'est par eux bien souvent que je suis éclairé.

Alors maintenant que tu m'as bien écouté
Je t'en prie, tu peux parler
Avec tendresse et disponibilité
À mon tour, je t'écouterai.


Jacques Salomé
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2377 le: 11 Mai 2018 à 14:29:33 »

     8)
     Texte superbe.
     J'aime bien t'écouter Federico.
     Et toi, tu m'entends ? Cui-cui, cui-cui-cui ...
     Amicalement et sereinement vôtre,
     M.

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2378 le: 11 Mai 2018 à 14:42:00 »
Quand je te demande de m'écouter J Salomé

Quand je te demande de m’écouter et que tu commence à me donner des conseils, je ne me sens pas entendu.

Quand je te demande de m’écouter et que tu me poses des questions, quand tu argumentes, quand tu tentes de m’expliquer ce que je ressens ou devrais pas ressentir, je me sens agressé.

Quand je te demande de m’écouter et que tu t’empares de ce que je dis  pour tenter de résoudre ce que tu crois être mon problème, aussi étrange que cela puisse paraître, je me sens encore plus en perdition.

Quand je te demande ton écoute, je te demande d’être là, au présent, dans cet instant si fragile où je me cherche dans une parole parfois maladroite, inquiétante, injuste ou chaotique. J’ai besoin de ton oreille, de ta tolérance, de ta patience pour me dire au plus difficile ou au plus léger.

Oui simplement m’écouter… sans excusation ou accusation, sans dépossession de ma parole.

Écoute, écoute-moi. Tout ce que je te demande c’est de m’écouter. Au plus proche de moi. Simplement accueillir ce que je tente de te dire, ce que j’essaie de me dire. Ne m’interromps pas dans mon murmure, n’ai pas peur de mes tâtonnements ou de mes imprécations. Mes contradictions comme mes accusations, aussi injustes soient-elles, sont importantes pour moi.

Par ton écoute je tente de dire ma différence, j’essaie de me faire entendre surtout de moi-même. J’accède ainsi à une parole propre, celle dont j’ai longtemps été dépossédé.

Oh non je n’ai pas besoin de conseils. Je peux agir par moi-même et aussi me tromper. Je ne suis pas impuissant, parfois démuni, découragé, hésitant, pas toujours impotent.

Si tu veux faire pour moi, tu contribues à ma peur, tu accentues mon inadéquation et peux être renforce ma dépendance.

Quand je me sens écouté, je peux enfin m’entendre.

Quand je me sens écouté, je peux rentrer en reliance. Établir des ponts, des passerelles incertaines entre mon histoire et mes histoires. Relier des événements, des situations, des rencontres ou des émotions pour en faire la trame de mes interrogations. Pour tisser ainsi l’écoute de ma vie.

Oui ton écoute est passionnante. S’il te plaît écoute et entends-moi.

Et si tu veux parler à ton tour, attends juste un instant que je puisse terminer et je t’écouterai à mon tour, mieux, surtout si je me suis senti entendu.

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2379 le: 13 Mai 2018 à 01:06:11 »

https://www.youtube.com/watch?v=rNtz1OTc3fk..... Matthieu Chedid & Fatoumata Diawara..... Cet air (live)

J'adore...
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2380 le: 13 Mai 2018 à 12:51:52 »


https://www.youtube.com/watch?v=DOpppaeA7bw..... Arthur H..... La boxeuse amoureuse

J'adore...

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2381 le: 13 Mai 2018 à 13:37:03 »

Pourquoi dois je vivre si injustement et si sauvagement blessé ?
Je cherche désespérément une réponse !
Je n'ai commis aucun crime et je suis condamné à la peine capitale ... OUI, condamné à la peine de mort depuis 2013 !
N'a t elle pas été abolie en France le 18 septembre 1981 ?
Putain j'ai envie de tout déchiré... puisque je plaide NON COUPABLE !
J'ai fait de mon mieux... avec mes qualités, mes défauts... avec mes limites humaines... toujours volontaire !
Je ne suis pas responsable et ... je suis odieusement condamné !
Je me révolte... j'ose l'insoumission au malheur !
"Je pisse, j'éjacule, je pleure "... je suis détruit !
Je veux encore jouir... je veux rire !
Suicide ! t'es un enculé... je te vomis chaque jour !
Je suis un combattant du désespoir... noble guerrier... serviteur de la vie !
J'ai été choisi pour vivre "ça" ! par qui ? par Dieu ! qu'il aille au diable !
Qui a décidé ? qui a dit que je dois vivre "ça" ?... MYSTERE !
Du calme, du silence, de la solitude... de la douceur dans ma souffrance !
Il y a aussi des jours où la tempête est carrément dévastatrice...
Que puis je faire ?
RIEN !
Je suis sur le toit du monde ... horreur absolue ! je domine toute la pourriture humaine !
Je vais dégueuler et je vais éteindre la lumière... la sombritude, la nuit m'apaise ...
Je craque, je pleure... je ne sais pas pourquoi ? mais je sais pour qui !
Je pense à toi et je t'aime, mon fils, mon chéri, mon Amour ! OUI, JE T'AIME ! Papa.
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2383 le: 14 Mai 2018 à 19:41:09 »

Je suis humble et j'ai conscience de tout le chemin de deuil parcouru depuis "La tragédie"...
Oh mon Dieu ! j'en ai écrit des "mots sur mon impossible deuil"...
Je m'aperçois doucement mais sûrement que je ressemble de plus en plus à "l'Homme que j'étais AVANT"
et .... j'aime bien !
Je retrouve jour après jour mes anciennes valeurs... les mêmes qui m'ont été transmises par mon Grand-père paternel, mon Père, ma Mère !
Des valeurs républicaines espagnoles, familiales, traditionnelles basées sur le respect de l'autre ... l'éducation, la tolérance, la solidarité...

Liberté OUI, oui, oui...toujours, je t'aime !

Je suis encore injustement, cruellement et quotidiennement provoqué par la mort de mon fils aîné...
Mais...
j'apprivoise ... j'apprends... je comprends... j'accepte... j'admets... je permets...
je m'autorise... je m'abandonne... je me libère...

Spirituellement, je suis plus riche aujourd'hui !
Je me recueille régulièrement dans les monastères à la recherche de profonde solitude et de Grand Silence...

Ma vulnérabilité, mes incertitudes, mes doutes, ma fragilité sont devenues source d'inspiration... force d'analyse et de réflexion...
Ma sensibilité est encore plus humaine... mon regard plus indulgent, plus doux, plus tendre, plus affectueux...

Il me reste un triste sourire à vie !

Papa de Raphaël
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #2384 le: 17 Mai 2018 à 20:27:14 »

Le Petit Prince - Antoine de Saint-Exupéry

CHAPITRE XXI

C'est alors qu'apparut le renard:
- Bonjour, dit le renard.
- Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.
- Je suis là, dit la voix, sous le pommier.
- Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli...
- Je suis un renard, dit le renard.
- Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste...
- Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.
- Ah! pardon, fit le petit prince.
Mais, après réflexion, il ajouta:
- Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
- Tu n'es pas d'ici, dit le renard, que cherches-tu ?
- Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
- Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C'est bien gênant ! Ils élèvent aussi des poules. C'est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?
- Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
- C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie "créer des liens..."
- Créer des liens ?
- Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...
- Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur... je crois qu'elle m'a apprivoisé...
- C'est possible, dit le renard. On voit sur la Terre toutes sortes de choses...
- Oh! ce n'est pas sur la Terre, dit le petit prince.
Le renard parut très intrigué :
- Sur une autre planète ?
- Oui.
- Il y a des chasseurs, sur cette planète-là ?
- Non.
- Ça, c'est intéressant ! Et des poules ?
- Non.
- Rien n'est parfait, soupira le renard.
Mais le renard revint à son idée:
- Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé...
Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince:
- S'il te plaît... apprivoise-moi ! dit-il.
- Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de temps. J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.
- On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !
- Que faut-il faire? dit le petit prince.
- Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près...
Le lendemain revint le petit prince.
- Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l'après-midi, dès trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux. A quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur ! Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le cœur... Il faut des rites.
- Qu'est-ce qu'un rite ? dit le petit prince.
- C'est aussi quelque chose de trop oublié, dit le renard. C'est ce qui fait qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures. Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village. Alors le jeudi est jour merveilleux ! Je vais me promener jusqu'à la vigne. Si les chasseurs dansaient n'importe quand, les jours se ressembleraient tous, et je n'aurais point de vacances.
Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure du départ fut proche:
- Ah! dit le renard... Je pleurerai.
- C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...
- Bien sûr, dit le renard.
- Mais tu vas pleurer ! dit le petit prince.
- Bien sûr, dit le renard.
- Alors tu n'y gagnes rien !
- J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.
Puis il ajouta:
- Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d'un secret.
Le petit prince s'en fut revoir les roses:
- Vous n'êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n'êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisé et vous n'avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n'était qu'un renard semblable à cent mille autres. Mais j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.
Et les roses étaient bien gênées.
- Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée. Puisque c'est elle que j'ai mise sous globe. Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent. Puisque c'est elle dont j'ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c'est elle que j'ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c'est ma rose.
Et il revint vers le renard:
- Adieu, dit-il...
- Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux.
- L'essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.
- C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.
- C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose... fit le petit prince, afin de se souvenir.
- Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose...
- Je suis responsable de ma rose... répéta le petit prince, afin de se souvenir.

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