Auteur Sujet: Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !  (Lu 209943 fois)

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #1695 le: 31 Août 2017 à 19:40:59 »

https://www.youtube.com/watch?v=aKJvbTEnp0I... LIGHT IN BABYLON... Hinech Yafa... Istanbul

J' A-D-O-R-E... j'adore... j'adore...

J'en ai la chair de poule...

Bien amicalement.
Federico
- Au Petit Monastère... paradis blanc où il neige tant de sentiments (élia)
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer (Federico)
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois croire, penser ou faire ? Personne !

Hors ligne Federico

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #1696 le: 31 Août 2017 à 19:54:21 »

Titre : Demain, dès l'aube

Poète : Victor Hugo (1802-1885)

Recueil : Les contemplations (1856).


 Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
 Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
 J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
 Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

 Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
 Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
 Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
 Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

 Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
 Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
 Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
 Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

 Victor Hugo.
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Hors ligne Monangesaveriu

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #1697 le: 01 Septembre 2017 à 01:23:27 »
Federico
Je fais une brève halte dans votre Petit Monastère si calme  et reposant  pour vous saluer vous et votre fils adoré Raphaël.
Merci pour les  chansons et les poèmes  que vous publiez, je me récite souvent ""Demain dès  l aube" mon préféré  de Victor Hugo .
Je ne vous oublie pas et vous embrasse
Gero

Hors ligne Federico

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #1698 le: 01 Septembre 2017 à 05:59:31 »

Gero, mon amie

Vous m'êtes si chère et vous vous faîtes si rare au forum que chacun de vos messages je le considère comme un véritable  cadeau.
Dans quelques heures, je vais aller me recueillir dans un vrai monastère pendant 3 jours notamment pour la date de naissance de Raphaël (3 septembre 1994).
Cette année, j'en ai particulièrement besoin... je suis épuisé et je perçois bien la nécessité de me ressourcer dans le calme, la solitude et la quiétude des lieux.
Je ne vous oublie pas non plus... je vous embrasse... pensées Xavier.

Federico
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Hors ligne Liesel

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #1699 le: 01 Septembre 2017 à 09:59:08 »
Cher Federico

Merci, merci, merci pour tes écrits qui sont durs mais d'une telle justesse.
Avec toi, c'est "pur et dur" comme tu le dis. J'oscille entre choc, larmes, sourires, rire.
Nous ressentons les mêmes choses, nous comprenons si bien. Souvent, je lis ce que tu écrits à mon mari, nous sommes, malheureusement, sur la même longueur d'onde que toi, pourrions faire passer les mêmes messages, utiliser les mêmes mots.

De tout cœur avec toi.
Bonne retraite dans ce monastère. (j'y songe souvent mais n'ai encore jamais franchi le pas)
Douces pensées pour toi et Raphaël, puisses-tu trouver un peu de paix.

Bien à toi
Liesel
Je choisis la vie, en ton nom Alexandre, mon fils,  pour honorer ta mort

Hors ligne kompong speu

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #1700 le: 01 Septembre 2017 à 20:38:15 »
bonne retraite et ressource toi bien

Hors ligne Mononoké

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #1701 le: 02 Septembre 2017 à 19:40:21 »
Quelques petits pas dans ton monastère, pour y déposer un bouquet de tendresse et quelques  fleurs de douceurs
pour ton fis Raphael et toi Benito, Fédérico
Mononoké
"Tu ne sais jamais à quel point tu es fort jusqu'au jour où être fort reste la seule option". B. Marley

L’arbre qui s’écroule fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse.

Ce qui compte, ce ne sont pas les années qu’il y a eu dans la vie.C’est la vie qu’il y a eu dans les années. A. Lincoln

Hors ligne Federico

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #1702 le: 04 Septembre 2017 à 16:52:47 »

J'ai rêvé qu'on puisse me lire (et comprendre) comme on pousse la porte d'un monastère abandonné.


Une belle présence, une âme... une amie qui dépose un bouquet de tendresse et quelques fleurs de douceurs.
Merci Mononoké

Il faut accepter de perdre pour retrouver...
J'ai perdu Raphaël,
Des larmes d'innommables douleur physique et souffrance morale.
J'ai retrouvé ma liberté.

Federico
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #1703 le: 05 Septembre 2017 à 16:05:46 »

Abyssal

Nadia Ben Slima


Quand comprendras-tu?
 tu n’es pas ce que tu craints
...
 Les fleurs ont soudain
 le parfum de ta peur
 et quand tu te souviens
 s’agite le chagrin
 tu en fait ta demeure
 des remparts de riens
...
 Quand comprendras-tu?
 tu es bien ce qui te plaît

Nadia Ben Slima, 2016
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Hors ligne Federico

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #1704 le: 05 Septembre 2017 à 16:18:21 »

Livre : Veilleur, où en est la nuit ?... écrit par : Adrien Candiard

Petit traité de l'espérance à l'usage des contemporains.

" Et si espérer, c'était d'abord renoncer à tous les faux espoirs ?
  Refuser d'idéaliser le passé.
  Refuser de sublimer l'avenir.
L'espérance des chrétiens n'a qu'une chose à offrir : la vie éternelle.
  Une vie qui ne commence pas après la mort.
  Une vie qui débute maintenant.
  Une autre manière de vivre, de vivre sa mort, de mourir sa vie.
Jamais, sans doute, renaître n'a été aussi simple, clair, aisé qu'avec ce livre. "
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #1705 le: 05 Septembre 2017 à 16:44:28 »


Titre : Rêve intermittent d'une nuit triste

Poète : Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859)

Recueil : Poésies inédites (1860).


Ô champs paternels hérissés de charmilles
Où glissent le soir des flots de jeunes filles !

Ô frais pâturage où de limpides eaux
Font bondir la chèvre et chanter les roseaux !

Ô terre natale ! à votre nom que j'aime,
Mon âme s'en va toute hors d'elle-même ;

Mon âme se prend à chanter sans effort ;
À pleurer aussi, tant mon amour est fort !

J'ai vécu d'aimer, j'ai donc vécu de larmes ;
Et voilà pourquoi mes pleurs eurent leurs charmes ;

Voilà, mon pays, n'en ayant pu mourir,
Pourquoi j'aime encore au risque de souffrir ;

Voilà, mon berceau, ma colline enchantée
Dont j'ai tant foulé la robe veloutée,

Pourquoi je m'envole à vos bleus horizons,
Rasant les flots d'or des pliantes moissons.

La vache mugit sur votre pente douce,
Tant elle a d'herbage et d'odorante mousse,

Et comme au repos appelant le passant,
Le suit d'un regard humide et caressant.

Jamais les bergers pour leurs brebis errantes
N'ont trouvé tant d'eau qu'à vos sources courantes.

J'y rampai débile en mes plus jeunes mois,
Et je devins rose au souffle de vos bois.

Les bruns laboureurs m'asseyaient dans la plaine
Où les blés nouveaux nourrissaient mon haleine.

Albertine aussi, sœur des blancs papillons,
Poursuivait les fleurs dans les mêmes sillons ;

Car la liberté toute riante et mûre
Est là, comme aux cieux, sans glaive, sans armure,

Sans peur, sans audace et sans austérité,
Disant : « Aimez-moi, je suis la liberté !

« Je suis le pardon qui dissout la colère,
Et je donne à l'homme une voix juste et claire.

« Je suis le grand souffle exhalé sur la croix
Où j'ai dit : « Mon père ! on m'immole, et je crois ! »

« Le bourreau m'étreint : je l'aime ! et l'aime encore,
Car il est mon frère, ô père que j'adore !

« Mon frère aveuglé qui s'est jeté sur moi,
Et que mon amour ramènera vers toi ! »

Ô patrie absente ! ô fécondes campagnes,
Où vinrent s'asseoir les ferventes Espagnes !

Antiques noyers, vrais maîtres de ces lieux,
Qui versez tant d'ombre où dorment nos aïeux !

Échos tout vibrants de la voix de mon père
Qui chantaient pour tous : « Espère ! espère ! espère ! »

Ce chant apporté par des soldats pieux
Ardents à planter tant de croix sous nos cieux,

Tant de hauts clochers remplis d'airain sonore
Dont les carillons les rappellent encore :

Je vous enverrai ma vive et blonde enfant
Qui rit quand elle a ses longs cheveux au vent.

Parmi les enfants nés à votre mamelle,
Vous n'en avez pas qui soit si charmant qu'elle !

Un vieillard a dit en regardant ses yeux :
« Il faut que sa mère ait vu ce rêve aux cieux ! »

En la soulevant par ses blanches aisselles
J'ai cru bien souvent que j'y sentais des ailes !

Ce fruit de mon âme, à cultiver si doux,
S'il faut le céder, ce ne sera qu'à vous !

Du lait qui vous vient d'une source divine
Gonflez le cœur pur de cette frêle ondine.

Le lait jaillissant d'un sol vierge et fleuri
Lui paiera le mien qui fut triste et tari.

Pour voiler son front qu'une flamme environne
Ouvrez vos bluets en signe de couronne :

Des pieds si petits n'écrasent pas les fleurs,
Et son innocence a toutes leurs couleurs.

Un soir, près de l'eau, des femmes l'ont bénie,
Et mon cœur profond soupira d'harmonie.

Dans ce cœur penché vers son jeune avenir
Votre nom tinta, prophète souvenir,

Et j'ai répondu de ma voix toute pleine
Au souffle embaumé de votre errante haleine.

Vers vos nids chanteurs laissez-la donc aller :
L'enfant sait déjà qu'ils naissent pour voler.

Déjà son esprit, prenant goût au silence,
Monte où sans appui l'alouette s'élance,

Et s'isole et nage au fond du lac d'azur
Et puis redescend le gosier plein d'air pur.

Que de l'oiseau gris l'hymne haute et pieuse
Rende à tout jamais son âme harmonieuse ;

Que vos ruisseaux clairs, dont les bruits m'ont parlé,
Humectent sa voix d'un long rythme perlé !

Avant de gagner sa couche de fougère,
Laissez-la courir, curieuse et légère,

Au bois où la lune épanche ses lueurs
Dans l'arbre qui tremble inondé de ses pleurs,

Afin qu'en dormant sous vos images vertes
Ses grâces d'enfant en soient toutes couvertes.

Des rideaux mouvants la chaste profondeur
Maintiendra l'air pur alentour de son cœur,

Et, s'il n'est plus là, pour jouer avec elle,
De jeune Albertine à sa trace fidèle,

Vis-à-vis les fleurs qu'un rien fait tressaillir
Elle ira danser, sans jamais les cueillir,

Croyant que les fleurs ont aussi leurs familles
Et savent pleurer comme les jeunes filles.

Sans piquer son front, vos abeilles là-bas
L'instruiront, rêveuse, à mesurer ses pas ;

Car l'insecte armé d'une sourde cymbale
Donne à la pensée une césure égale.

Ainsi s'en ira, calme et libre et content,
Ce filet d'eau vive au bonheur qui l'attend ;

Et d'un chêne creux la Madone oubliée
La regardera dans l'herbe agenouillée.

Quand je la berçais, doux poids de mes genoux,
Mon chant, mes baisers, tout lui parlait de vous ;

Ô champs paternels, hérissés de charmilles
Où glissent le soir des flots de jeunes filles.

Que ma fille monte à vos flancs ronds et verts,
Et soyez béni, doux point de l'Univers !


Marceline Desbordes-Valmore.
 



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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #1706 le: 06 Septembre 2017 à 13:27:10 »
Cher Federico, je viens m'assoir près de toi, savourer un peu de paix, de silence, dans l'amour de nos fils bien aimés


Je choisis la vie, en ton nom Alexandre, mon fils,  pour honorer ta mort

Hors ligne Federico

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #1707 le: 06 Septembre 2017 à 16:34:21 »

Ce week-end, mon petit séjour à Dourgne dans le Tarn s'est bien passé, comme prévu.

Je trouve ça dur de revenir à la "réalité des choses"... et tout particulièrement en cette toujours très délicate et stressante période de rentrée où il faut faire face à toutes sortes d'obligations familiales, professionnelles, sociales, amicales... etc

Là-bas... j'étais "ailleurs"... avec LUI... et j'étais bien... loin, très loin de parfois tout cet insupportable brouhaha !

Je suis toujours merveilleusement accueilli par sœur Catherine de l'Abbaye-monastère Ste Scholastique et je "profite" aussi de l'abbaye-monastère d' En Calcat.

Je ne suis pas complètement "redescendu" sur Terre encore aujourd'hui... et je relativise énormément les choses de la vie !

Des sentiments, des émotions... c'est bien au-delà des mots.

Le calme, ce silence , cette solitude choisie ... les mots n'existent pas !

Je suis sûr que vous comprenez...

Prenez bien soin de vous.
Portez vous bien.

Ni Dieu ni Maître.

Federico
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #1708 le: 06 Septembre 2017 à 17:05:11 »


OUI, en effet, j'ai parlé de séjour et de vrais monastères  car ce w.e et notamment dimanche 3 septembre c'était l'anniversaire de naissance de mon fils aîné Raphaël qui s'est suicidé à l'âge de 18 ans ! et qui n'aura par conséquent jamais 23 ans !

Ainsi, j'avais bien voulu réservé 3 nuits afin d'être dans le calme, le silence et la solitude... lieu paisible... la nature environnante est douce et magnifique ...je peux ainsi donc me reposer physiquement et mentalement quoique avec les belles et longues promenades et les incessantes pensées... les jambes et la tête tournent à plein régime ...
Heureusement, j'avais prévu de colorier des "Mandalas" ! c'est super pour... dévier un peu ses propres pensées et souffler, respirer ... pendant qu'on ouvre une bonne bouteille de vin rouge et qu'on la boit dans la soirée ... avant de faire sa prière et d'aller au dodo !

Je suis espagnol, chrétien et de culture catholique et j'ai été baptisé... mes enfants ont également été baptisés... mais voilà depuis de nombreuses années... je suis carrément fâché avec Dieu et les religions !

Je suis certainement un ex-Chrétien frustré et refoulé...
La religion chrétienne m'a excommunié à l'âge de 12 ans parce que je me suis révolté et que j'ai dit à Dieu que je ne l'aimais plus parce qu'il faisait trop souffrir ma maman !
Je lui ai également dit que je lui préférais ma mère, mon père, mon frère... ma famille, mes amis... il n'a pas du tout apprécié et je l'ai renvoyé chier...

Plus socialement je suis devenu un athée fidèle (à une ...religion !... j'allais écrire à une femme... quelle horreur ! fidèle à UNE femme !)

Puis en janvier 2013, il y a eu le suicide de mon fils aîné ... et là... la rupture totale et définitive avec Dieu !

Sœur Catherine du monastère Ste Scholastique m'a dit qu'elle comprenait parfaitement que je sois fâché avec Dieu et que je le lui dise avec rage et désespoir ! Alors, me voilà enfin comprise par une religieuse... formidable !

Plus sérieusement je crois que je suis aujourd'hui un Crétin athée infidèle... qui n'a ni Dieu ni Maître ! OUI ! c'est çà !

Je suis donc définitivement un Crétin athée infidèle... Ni Dieu ! ni Femme ! ni Maison ! ni Maître !... j'adore !

libre penseur... liberté d'expression... liberté de mouvement... ma nouvelle force, ma formidable richesse !

Je suis en recherche... oui en quête d'une recherche spirituelle afin d'apaiser mes souffrances !

La vie ne m'a pas épargné... encore dernièrement avec la rupture et la séparation de mon couple après 24 ans de vie commune d'avec la mère de mes enfants !

J'ai le droit d'en vouloir à Dieu et je m'en fous de sa bible !

Pourtant, je crois que pendant ce séjour, j'ai "un peu" voulu faire la paix avec lui... et non plus être en guerre ! ça sert à rien ! ce qui reste sûr et certain... Dieu n'est pas mon dieu ! ... juste en paix... des rapports de bons voisinages entre lui et moi !

Puissiez-vous le comprendre !

Bien Benoîtement vôtre !
B.
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Hors ligne Liesel

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #1709 le: 06 Septembre 2017 à 17:57:58 »
Je le comprends parfaitement...
Merci de partager...
Prends soin de toi  :-*
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