Auteur Sujet: Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !  (Lu 208562 fois)

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #15 le: 08 Mars 2016 à 11:51:49 »
Romane,

Quel plaisir immense... Quel espoir... Dans la nuit, j'ai légèrement aperçu ton joli sourire !

Clin d'œil  ;) cool  8) Sourire :) ... bisou  :-*

PS : mon message a malheureusement été censuré par le Webmaster... Dommage !
Heureusement, ma douce Romane, tu as pu le lire !
« Modifié: 08 Mars 2016 à 12:50:23 par Federico »
- Au Petit Monastère... paradis blanc où il neige tant de sentiments (élia)
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer (Federico)
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois croire, penser ou faire ? Personne !

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #16 le: 08 Mars 2016 à 12:37:10 »

Je vous salue Marie

Je vous salue Marie est une prière catholique, connue aussi sous le nom latin Ave Maria. Les premiers mots qui lui ont donné son nom, « Ave Maria », sont ceux par lesquels l'ange Gabriel salue la Vierge Marie (Lc 1:28) dans la scène communément appelée Annonciation.

La première partie de cette prière est commune aux catholiques et aux orthodoxes. Elle est adressée à la Vierge Marie. Récitée avec un chapelet en cinq dizaines, elle fait partie de la prière du rosaire, parfois appelé psautier marial parce que, comprenant trois chapelets — et donc 150 Ave Maria —, il égale le nombre de psaumes se trouvant dans le Livre des psaumes.

Plusieurs versions sont présentées ici ;
 version des catholiques avec texte originale de la première partie en araméen, traduction de la deuxième partie en araméen, en grec ancien, en latin et en arabe.
 version moderniste avec le tutoiement
 version orthodoxe.

- 1 - Français

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
 Le Seigneur est avec vous.
 Vous êtes bénie entre toutes les femmes
 Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
 Priez pour nous, pauvres pécheurs,
 Maintenant, et à l'heure de notre mort.
 Amen.
 

- 2 - Araméen1
Texte original

ܫܠܳܡ ܠܶܟ̣ܝ̱ ܒܬ̣ܽܘܠܬܳܐ ܡܰܪܝܰܡ ܡܰܠܝܰܬ̣ ܛܰܝܒܽܘܬ̣ܳܐ. Shlom lekh2 bthulto Maryam3 malyath taybutho,
ܡܳܪܰܢ ܥܰܡܶܟ̣ܝ̱. moran 'amekh.
ܡܒܰܪܰܟ̣ܬܳܐ ܐܰܢ̱ܬܝ̱ ܒܢܶܫ̈ܶܐ. Mbarakhto at bneshe.
ܘܰܡܒܰܪܰܟ ܗ̱ܽܘ ܦܺܐܪܳܐ ܕܰܒܟܰܪܣܶܟ̣ܝ̱. ܡܳܪܰܢ ܝܶܫܽܘܥ. Wambarakhu firo dabkarsekh moran Yeshu'4.
ܐܳܘ ܩܰܕܺܝܫܬܳܐ ܡܰܪܝܰܡ ܝܳܠܕܰܬ̣ ܐܰܠܗܳܐ. O qadishto Maryam yoldath Aloho5.
ܨܰܠܳܝ ܚܠܳܦܰܝܢ ܚܰܛܳܝ̈ܶܐ. Saloy hlofayn hatoye,
ܗܳܫܳܐ ܘܰܒܫܳܥܰܬ ܘܡܰܘܬܰܢ hosho wabsho'at u mawtan.
ܐܰܡܺܝܢ܀ Amin.


- 3 -Grec ancien
Texte original

Χαῖρε, Μαρία, κεχαριτωμένη Khaîre, María, kekharitôménê
ὁ Κύριος μετὰ Σοῦ, ho Kúrios metà Soû,
εὐλογημένη Σύ ἐν γυναιξί, eulogêménê Sú en gunaixí,
καί εὐλογημένος ὁ καρπός τῆς κοιλίας Σου, ὁ Ἰησοῦς. kaí eulogêménos ho karpós tễs koilías Sou, ho Iêsoûs.
Ἁγία Μαρία, Θεοτόκε, Hagía María, Theotóke,
πρέσϐευε ὑπέρ ἡμῶν τῶν ἁμαρτωλῶν, présbeue hupér hêmỗn tỗn hamartôlỗn,
νῦν καί ἐν τῃ ὥρᾳ τοῦ θανάτου ἡμῶν. nûn kaí en têi hốrai toû thanátou hêmỗn
Ἀμήν Amến

Au lieu de Μαρία on trouve aussi Μαριάμ (indéclinable). Voir St Luc 1-27: καὶ τὸ ὄνομα τῆς παρθένου Μαριάμ et le nom de la jeune fille était Marie


- 4 - Latin

Ave Maria, gratia plena,
 Dominus tecum,
 benedicta tu in mulieribus,
 et benedictus fructus ventris tui Iesus.
 Sancta Maria mater Dei,
 ora pro nobis peccatoribus,
 nunc, et in hora mortis nostrae.
 Amen.
 
Plenus commandant soit le génitif, soit l'ablatif, Gratiæ plena ou Gratia plena sont tous les deux corrects. Le pluriel, que l'on peut rencontrer en français, n'est pas usité dans sa version latine. Ce serait : Gratiarum plena, ou bien Gratiis plena.

- 5 -Arabe

السلامُ عليكِ يا مريم، يا مُمتلِئَةً نِعْمَةً
 الربُّ مَعَكِ
 مُبَارَكَةٌ أنتِ بَيْنَ النِسَاء
 وَمُبَارَكَةٌ ثَمَرَةُ بَطْنِكِ
 سَيِّدِنَا يَسُوعَ المَسيح
 يَاقِدِّيسَة مَريَم يَا وَالِدَةَ الله
 صَلِّي لأجْلِنَا نَحْنُ الخَطَأة

الآنَ وَفي سَاعَةِ مَوتِنَا، آمين 

**********
Réjouis-toi, Marie

Comblée de grâce,

Le Seigneur est avec Toi,

Tu es bénie entre toutes les femmes

Et Jésus, le fruit de ton sein est béni.

Sainte-Marie, Mère de Dieu,

Prie pour nous, pécheurs8,

Maintenant et à l'heure de notre mort.

Amen !

**********
O Vierge Théotokos

Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi,

Tu es bénie entre toutes les femmes,

Et Jésus le fruit de tes entrailles est béni,

tu as donné naissance au sauveur de nos âmes.

**********

***Origine***.
 Le Je vous salue Marie est une prière composée de deux parties définies à des époques différentes.

- La première partie est l'antienne Ave Maria, paroles de l'ange lors de l'Annonciation (Luc 1,28) et d'Élisabeth au moment de la Visitation (Luc 1,42), en usage depuis le Ve siècle.

- La seconde partie comporte le titre de Théotokôs (« Mère de Dieu »), défini au IIIe concile œcuménique, le concile d'Éphèse, en 431. Cette seconde partie du Je vous salue, Marie sont les ultimes paroles prononcées sur son lit de mort par saint Simon Stock, supérieur de l'Ordre du Carmel, en 1265 : « Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amen. » L'Église joignit ces paroles à cette prière, ce qui donna sa forme définitive à l'Ave Maria.


***L'Ave Maria dans le Rosaire.***
Le Rosaire est une prière où la répétition des « Ave Maria » oriente la pensée et l'affection vers le Christ, et donc, se fait supplication confiante vers sa Mère et notre Mère. Il est très recommandé par le magistère comme un moyen très bénéfique pour les chrétiens de s'associer aux mystères du Christ 11. Que Marie nous aide à accueillir en nous la grâce qui émane de ses mystères, afin qu'à travers nous elle puisse « irriguer » la société, à partir de nos relations au quotidien, et la purifier de si nombreuses forces négatives en l'ouvrant à la nouveauté de Dieu. Le rosaire, quand il est prié de manière authentique, apporte en effet la paix et la réconciliation.[non neutre]

**********
La prière de l'Ave Maria a inspiré plusieurs compositeurs de musique classique (les plus célèbres : Franz Schubert, Charles Gounod et Bach, Caccini/Vavilov).

« Je vous salue Marie » est également le refrain d'un poème de Francis Jammes, Rosaire, mis en musique par plusieurs compositeurs, dont Georges Brassens, avec pour titre La prière.

Enfin, l'Ave Maria est chanté par Mylène Farmer dans l'album Point de Suture sorti en 2008.

- Au Petit Monastère... paradis blanc où il neige tant de sentiments (élia)
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer (Federico)
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois croire, penser ou faire ? Personne !

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #17 le: 08 Mars 2016 à 14:13:53 »


Léo Ferré " Avec le temps"..... https://www.youtube.com/watch?v=ZH7dG0qyzyg
- Au Petit Monastère... paradis blanc où il neige tant de sentiments (élia)
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #18 le: 08 Mars 2016 à 16:32:45 »



A la Santé

Guillaume Apollinaire
 

I

Avant d’entrer dans ma cellule
 Il a fallu me mettre nu
 Et quelle voix sinistre ulule
 Guillaume qu’es-tu devenu

Le Lazare entrant dans la tombe
 Au lieu d’en sortir comme il fit
 Adieu Adieu chantante ronde
 Ô mes années ô jeunes filles

II

Non je ne me sens plus là
 Moi-même
 Je suis le quinze de la
 Onzième

Le soleil filtre à travers
 Les vitres
 Ses rayons font sur mes vers
 Les pitres

Et dansent sur le papier
 J’écoute
 Quelqu’un qui frappe du pied
 La voûte

III

Dans une fosse comme un ours
 Chaque matin je me promène
 Tournons tournons tournons toujours
 Le ciel est bleu comme une chaîne
 Dans une fosse comme un ours
 Chaque matin je me promène

Dans la cellule d’à côté
 On y fait couler la fontaine
 Avec le clefs qu’il fait tinter
 Que le geôlier aille et revienne
 Dans la cellule d’à coté
 On y fait couler la fontaine

IV

Que je m’ennuie entre ces murs tout nus
 Et peint de couleurs pâles
 Une mouche sur le papier à pas menus
 Parcourt mes lignes inégales

Que deviendrai-je ô Dieu qui connais ma douleur
 Toi qui me l’as donnée
 Prends en pitié mes yeux sans larmes ma pâleur
 Le bruit de ma chaise enchainée

Et tour ces pauvres coeurs battant dans la prison
 L’Amour qui m’accompagne
 Prends en pitié surtout ma débile raison
 Et ce désespoir qui la gagne

V

Que lentement passent les heures
 Comme passe un enterrement

Tu pleureras l’heure ou tu pleures
 Qui passera trop vitement
 Comme passent toutes les heures

VI

J’écoute les bruits de la ville
 Et prisonnier sans horizon
 Je ne vois rien qu’un ciel hostile
 Et les murs nus de ma prison

Le jour s’en va voici que brûle
 Une lampe dans la prison
 Nous sommes seuls dans ma cellule
 Belle clarté Chère raison

Guillaume Apollinaire, Alcools


 
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #19 le: 08 Mars 2016 à 17:16:18 »


https://www.youtube.com/watch?v=F_Omvxm9WDQ..... Rosario Flores... Rosa y miel...

https://www.youtube.com/watch?v=iVCEUDxJXP4..... Rosario Flores... como quieres que te quiera...
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Hors ligne Romanic

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #20 le: 08 Mars 2016 à 18:53:06 »
Merci pour ton message précédent Federico!
Ne pas oser écrire par peur ou difficulté à transmettre ses émotions, par crainte de se répéter, et se dire que l'on n'a pas la capacité d'aider les autres par les mots, alors que l'on se trouve dans la même souffrance, le même désarroi, la même désespérance...
Merci de garder la porte ouverte et d'accepter parmi vous les personnes qui ne s'expriment pas beaucoup , car elles sont touchées, émues, partagent vos douleurs, et ont parfois l'impression de trouver parmi vous une toute petite place apaisante,  grâce à vos mots si bien choisis face à nos maux si tristement communs.
Douces pensées.

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #21 le: 09 Mars 2016 à 01:08:59 »

Je tiens à vous remercier très sincèrement pour tous vos nouveaux messages de soutien plein de compréhension.
Je dois vous avouer... j'ai versé une petite larme.

L'écriture libère et permet d'exprimer émotions et sentiments... j'ai parfois écrit... trop personnel ! je ne regrette pas ! 

Depuis la mort de Raphaël par suicide à l'âge de 18 ans, ma vie a carrément explosé. Plus RIEN !!!
Ni corps Ni âme...
TOUT a brûlé à l'intérieur de moi et encore aujourd'hui, je vis comme sur un volcan en pleine éruption.
C'est l'injustice, la désolation, l'épreuve la plus inacceptable, la plus cruelle qui soi : vivre la mort de son enfant !!!

Vivre la mort de son enfant... survivre à la mort de son enfant... comment puis-je encore exister ?

Je suis l'inconsolable...

J'aurais donné et sacrifié MA VIE pour TOI et TOI, tu n'as même pas voulu de la tienne... Pourquoi ? quel mystère !

Je suis meurtri, anéanti, je ne suis plus que poussière dans un désert.
Je suis déchiré, cassé, brisé.
Je n'existe plus.
J'ai tellement mal que je n'ai rien à foutre du regard des autres.
Je baisse la tête, rentre les épaules, regard mélancolique, mal au ventre, envie de vomir ma douleur...
Je sens à peine mon corps.... j'ai mal au coeur !
Je vais plier tout doucement ...
je vais laisser passer... je suis vidé, sans forces ni physique ni morale.

Je sens venir la tristesse...la mélancolie m'envahir...Je pleure mon chagrin...

La chair de ma chair... le sang de mon sang... l'essentiel de mon essentiel... ma vie... ma douleur... mon sacrifice !

Je vais arrêter d'écrire.

J'ai peur de devenir fou ou alors j'accepte seulement à la condition de pouvoir continuer à penser à TOI, de t'aimer comme j'en ai envie c-a-d à la folie et d'en être toujours conscient...

LARMES de désespoir...
MORT... même pas peur...

Je t'aime Raphaël.


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Hors ligne milou

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #22 le: 09 Mars 2016 à 07:43:03 »
Cher Federico,

Vous avez atteint votre monastère et votre chagrin coule à flot.

Enfin, enfin...

À terre les multiples carapaces qui cachaient l'homme.

Le monastère est un lieu de paix et de recueillement. Il amène  à se retrouver nu et humble, face à soi même et à sa douleur.

Juste le papa, enfermé dans la prison de sa terrible douleur et de sa totale solitude.

Mais nous sommes là, qui vous lisons, vous  accompagnons de loin, respectons vos révoltes, vos colères, vos provocations jetées à la face de ce monde égoïste et indifférent à votre détresse et  nous attendons qu'un peu de lumière éclaire votre paradis blanc.Elle viendra, Federico, elle vient toujours.

L'homme ne peut pas vivre sans espérance. Vous ne le savez que trop bien.

Je vous embrasse .
Milou



« Modifié: 09 Mars 2016 à 08:20:08 par milou »

Hors ligne Federico

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #23 le: 14 Mars 2016 à 22:45:23 »
Mes lettres d'amour et mes mots de désespoir pour mon fils Raphaël et sa mort auront duré un an... maintenant je vis mon silence pour lui et ma solitude pour lui... dans la souffrance à vie mais avec l'espérance de la vie !

Mon Petit Monastère... je veux vivre discrètement... et Libre !

Federico.
« Modifié: 22 Mars 2016 à 23:53:49 par Federico »
- Au Petit Monastère... paradis blanc où il neige tant de sentiments (élia)
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Hors ligne Romane

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #24 le: 15 Mars 2016 à 15:06:13 »
Le silence...

Hors ligne Eva Luna

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #25 le: 15 Mars 2016 à 16:49:50 »
Ton petit message nous rassure...
Choisir le silence et la solitude...
pour bercer l'amour et le désespoir
de Raphaël et de sa mort
entre souffrance intense et espérance...
Respect de ce choix...

 

Hors ligne Federico

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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #26 le: 16 Mars 2016 à 23:42:40 »


Chanson : Déjeuner en paix - Stephan Eicher

J'abandonne sur une chaise le journal du matin
Les nouvelles sont mauvaises d'où qu'elles viennent
J'attends qu'elle se réveille et qu'elle se lève enfin
Je souffle sur les braises pour qu'elles prennent

Cette fois je ne lui annoncerai pas
La dernière hécatombe
Je garderai pour moi ce que m'inspire le monde
Elle m'a dit qu'elle voulait si je le permettais
Déjeuner en paix, déjeuner en paix

Je vais à  la fenêtre et le ciel ce matin
N'est ni rose ni honnête pour la peine
" Est-ce que tout va si mal ? Est-ce que rien ne va bien ?
L'homme est un animal " me dit-elle


Elle prend son café en riant
Elle me regarde à  peine
Plus rien ne la surprend sur la nature humaine
C'est pourquoi elle voudrait enfin si je le permets
Déjeuner en paix, déjeuner en paix

Je regarde sur la chaise le journal du matin
Les nouvelles sont mauvaises d'où qu'elles viennent
" Crois-tu qu'il va neiger ? " me demande-t-elle soudain
" Me feras-tu un bébé pour Noël ? "

Et elle prend son café en riant
Elle me regarde à  peine
Plus rien ne la surprend sur la nature humaine
C'est pourquoi elle voudrait enfin si je le permets
Déjeuner en paix, déjeuner en paix
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #27 le: 20 Mars 2016 à 00:51:48 »

Dépression

Sybille Rembard
 

Eclatement de la tête
 Aujourd’hui la chaleur ne peut plus s’y engouffrer
 Torpeur, turpitude, esprit engourdi
 et englouti dans l’impasse de la vie.
 Je me sens coincée dans le malaise du silence,
 Posture suprême indigne sublime essentielle
 Retour de poussière dans ce vide ensoleillé.
 Les cerisiers en fleur, l’âme meurtrie
 par le flétrissement prématuré
 Sans espérance
 ma motivation s’est évaporée avec les rêves d’une grandeur immaculée.
 Toi printemps tu ne crois plus à rien
 Tu navigues dans les ordures
 Tu raffoles des maladies
 Autodestruction à l’état pur
 Puissance zéro

Sybille Rembard, 2009
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #28 le: 20 Mars 2016 à 15:30:51 »

Le mur... Inspiré par la douleur d'un père devant son fils victime de la drogue.


 Le mur
 Il est là devant moi
 Silencieux, lointain
 Si proche et si loin
 Il y a ce mur qui me coupe de lui
 C’est dur. J’ai mal.

 C’est dur
 Si loin et si proche
 Il y la méfiance, il y a les souvenirs mauvais
 Il y a le désir, il y a la peur de la blessure
 Les silences qui nous emmurent
 Ensemble et si seuls

 Le mur ébréché.
 Devant, je resterai devant
 Malgré les repoussements
 Patient ; je serai patient
 Malgré les vents contraires
 Malgré la méfiance
 Je serai fort et aimant

 Plus fort que le mur
 J’ai l’espoir de retrouvailles
 Je vaincrai le mur,
 Si je fléchis je me redresserai
 Je verrai son écroulement pierre par pierre
 Tous les empires ont connu l’effondrement

 Il y a ce mur qui me coupe de toi
 C’est dur
 Je suis là devant, tenace
 Je serai là lorsque le mur ne tiendra plus
 Je serai ton père… à jamais.


 Jean-Marc Beaudoin
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Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Réponse #29 le: 20 Mars 2016 à 22:48:01 »
Je traverse la nuit... une période noire ...  douloureuse... de sang qui s'écoule doucement et lentement de mes veines jusqu'à... l'aube blanche...

J'attends avec frénésie ce moment de la journée où apparaissent à l'horizon est... les premières lueurs du jour... avant le lever du soleil !

L'alba est également appelée le "petit matin" ou le "poing du jour"...

Corps ensanglanté... lumière espérée...
« Modifié: 22 Mars 2016 à 23:50:39 par Federico »
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