Auteur Sujet: Bientôt suite au coronavirus  (Lu 2846 fois)

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Re : Bientôt suite au coronavirus
« Réponse #15 le: 25 mars 2020 à 16:40:44 »
Bien d’accord avec toi, Faïk.

Et le « rôle «  des  philosophes , aussi éminents soient ils, est il de polémiquer, juger ?

J’ai  rapidement cessé la lecture de cet article qui touche pourtant un sujet essentiel , infiniment douloureux , et d’une actualité  inédite .

Il s’agit désormais  de « construire « ., avec ce qui est possible, ce qui reste .

 Je vous invite à écouter en podcast  l’ interview  de Boris Cyrulnik par Léa  Salamé ce matin sur France  Inter .

Entendu dans ma voiture ce matin en allant travailler ... tout le monde n’est pas confiné ...

Au moins j’échapperai à ce stress là .

Bien à vous

Nora

merci Nora
https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-7h50/l-invite-de-7h50-25-mars-2020
écoutez car le texte ne donne qu'un petit aperçu  réducteur  ...
« Modifié: 25 mars 2020 à 17:17:41 par qiguan »
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Re : Bientôt suite au coronavirus
« Réponse #16 le: 27 mars 2020 à 10:35:09 »
article interview
Pour le psychologue clinicien et psychanalyste en équipe mobile de soins palliatifs (EMSP) au CHU du Kremlin-Bicêtre, le Dr Nizaar Lallmahamood, les patients «diagnostiqués Covid» sont dans un état de détresse psychologique et physique comme en période de guerre.
LE FIGARO MAGAZINE. - Quel est l’impact de l’épidémie sur les services hospitaliers?

NIZAAR LALLMAHAMOOD. - Nous sommes dans une situation sanitaire sans précédent. Un moment où l’ensemble du personnel soignant doit s’adapter d’heure en heure en fonction des arrivées aux urgences et de l’évolution des connaissances. Depuis l’apparition de l’épidémie, tout a changé. Le raz-de-marée des personnes atteintes de formes graves du Covid-19 a bouleversé l’ensemble des services hospitaliers de notre pays. En première ligne, les urgences, le service de réanimation puis le service des maladies infectieuses et celui de pneumologie sont confrontés principalement à une montée en charge comparable à ce qui est exigé en «médecine de guerre». La temporalité quotidienne d’avant le Covid-19 n’existe plus car nous sommes dans l’urgence.
C’est peut-être la première fois où la temporalité du patient malade est la même que celle du soignant. Mais cela ne veut pas dire que l’hôpital cesse ses autres activités: les soignants continuent de s’occuper de nombreuses pathologies chroniques, comme les cancers, ou urgentes, comme les accidents de la route ou les AVC. Mais, chose nouvelle, de nombreux services ont été placés à l’isolement et/ou fermés aux visites: ceux accueillant les patients atteints de Covid-19 ou ceux recevant d’habitude des patients fragiles ou atteints de comorbidité. Les services de gériatrie sont fermés au public, projetant à la fois les unités et les patients dans un certain isolement. Avec les nouvelles mesures sanitaires, nous sommes contraints de les isoler pour les protéger. Or, de nombreuses études ont montré que le manque de relation affective dans l’accompagnement des malades pouvait être irréversible. Certains patients vont connaître ce qu’il y a de pire, voire de déshumanisant: mourir seul.

Dans ces conditions «dégradées», quel est le rôle du psychologue?

Le rôle de psychologue clinicien à l’hôpital est en perpétuel mouvement. Nous sommes comme des funambules. En temps normal, comme psychologue clinicien, je participe bien sûr aux réunions des équipes médicales. Là, elles doivent prendre des décisions difficiles car les soignants sont amenés à «faire le tri» parmi leurs patients. Un tri objectif glaçant entre ceux qui pourront être pris en charge en service de réanimation et ceux qui seront placés directement en «soins palliatifs». Un tri nécessaire et terrible, effectué en fonction des chances de survie des individus pour éviter d’embouteiller les urgences et d’occuper en vain des lits en réanimation.

Comment évaluez-vous l’état de santé des soignants?

La détresse est généralisée et gagne de plus en plus de terrain sur le corps médical de par la violence des décisions à prendre, l’absence de moyens et les conditions d’isolement des patients. À l’hôpital, l’atmosphère est extrêmement pesante. Psychologiquement, c’est très lourd. Nous sommes lessivés. En dehors des services concernés par la gestion de l’épidémie, les couloirs sont vides. L’hôpital reste un lieu de vie qui grouille de patients, de familles, d’accompagnants, etc. Aujourd’hui, c’est un silence assourdissant qui rythme notre quotidien, nos déplacements entre les services et les bâtiments du site. On attend «le pic» sans savoir vraiment ni ce que cela veut dire réellement, ni ce que cela peut entraîner concrètement. Il ne faut pas oublier que nous sommes aussi assujettis à la contamination.

Cette nouvelle maladie a ceci de terrible qu’elle met en lumière de nombreuses failles de notre système de santé.
Cela fait dix ans que nous demandons à ne plus être gérés comme des entreprises dans lesquelles ce sont les chiffres qui décident de nos prises en charge.
Cela fait un an que les services des urgences sont en grève, que les chefs de service démissionnent de manière symbolique, etc. Mais rien n’est fait.

Le virus montre aussi les fractures sociales car il a d’abord touché de plein fouet les plus fragiles, les plus précaires.
Je voudrais insister sur le fait que rien n’est plus insupportable pour le corps médical, ou pour n’importe quelle autre personne qui travaille à l’hôpital, que de se retrouver démuni face à une telle situation.
publié dans le Figaro le 26
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Re : Bientôt suite au coronavirus
« Réponse #17 le: 27 mars 2020 à 10:36:08 »
j'ajoute les familles sont aussi dans la même détresse  ...  :'(
quelque fois déjà endeuillée avec un nouveau malade dans la famille  ...
prenez soin de vous !
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Re : Bientôt suite au coronavirus
« Réponse #19 le: 29 mars 2020 à 11:37:01 »
Les Français face au deuil: quelques leçons du passé par l’historien Philippe Ariès

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - En ces temps où la mort resurgit dans nos préoccupations collectives, le professeur d’histoire Guillaume Gros recommande la lecture de Philippe Ariès, qui était - entre autres - un spécialiste de l’histoire du deuil. Selon lui, tout démontre aujourd’hui la puissance des pressentiments et des observations de ce grand historien.
Philippe Gros est professeur d’histoire et de géographie. Spécialiste de Philippe Ariès, il est notamment responsable du site qui lui est consacré et auteur de l’ouvrage Philippe Ariès. Pages retrouvées (éd. du Cerf, 2020).

FIGAROVOX.- Dans un article que vous aviez consacré récemment au célèbre historien, vous aviez choisi pour titre: «Relire Philippe Ariès pour comprendre le présent». La période actuelle semble vous donner plus que jamais raison. En quoi Philippe Ariès nous aide-t-il à mieux comprendre le contexte particulier dans lequel nous sommes plongés, et les contradictions dans lesquelles nous nous trouvons à l’égard des valeurs constitutives de la société moderne?

Guillaume GROS.- Dans une société confrontée à l’accélération du temps, démultipliée par la vitesse de circulation des réseaux sociaux et la simultanéité d’une information individualisée, l’œuvre de Philippe Ariès mûrie dans la longue durée peut être un antidote.

Car ce qui a fait la force de ce traditionaliste non conformiste a été sa capacité, au cœur des Trente Glorieuses triomphantes, à ne pas se laisser berner par les sirènes du progrès lui qui, dans le même temps, a exercé un métier à la pointe du progrès, expert dans le domaine de la documentation. N’oublions pas qu’il n’était pas un historien professionnel même s’il intégra, en 1978, à la fin de sa vie, l’École des hautes études en sciences sociales.
Indubitablement, cette double casquette a été un aiguillon dans son rapport au réel et à la modernité. L’histoire a été pour lui, non pas un choix de spécialiste, mais un choix existentiel destiné à transférer dans son projet historique une culture politique héritée de l’Action française. C’est pourquoi il s’est intéressé à des sujets aussi essentiels que le rapport à la vie dans l’histoire des populations, le sentiment affectif dans la famille d’Ancien régime, l’homme devant la mort mais aussi la vie privée, autant de sujets cruciaux qui nous interrogent.

Philippe Ariès a montré comment la modernité a peu à peu évacué la question de la mort, qui était pourtant devenue centrale au Moyen Âge. Celle-ci est-elle en train de se réinviter au cœur de nos préoccupations collectives?

Si la modernité a évacué la question de la mort, il faut bien voir, comme le montre Philippe Ariès, que dans un temps long, elle n’a pas toujours été centrale, de la même façon, à toutes les époques. C’est tout l’intérêt de ses thèses sur l’Homme devant la mort qui nous permettent de mieux comprendre ce qui se passe aujourd’hui et le fait que rien n’est inéluctable. Dans son schéma explicatif, Philippe Ariès distingue plusieurs périodes dans le rapport à la mort. La première est celle de la mort familière et apprivoisée jusqu’au XIIIe siècle à laquelle succède «la mort de soi» quand la mort devient un drame personnel et solitaire du moi. À partir du XVIIIe siècle, la mort est exaltée et dramatisée, période à l’origine du culte nouveau des tombeaux et des cimetières. Enfin, après la Première Guerre mondiale, triomphe «la mort interdite» qui est escamotée.

Pour Philippe Ariès, dans cette modernité dont vous parlez, disons, fin XIXe, début XXe siècle, selon les aires géographiques, on assiste à un double phénomène: d’une part la médicalisation de la mort fait que l’on meurt de plus en plus à l’hôpital - et non plus à la maison - sans les rituels qui permettaient d’accompagner le deuil et d’autre part le recul des testaments car le mourant ne serait plus acteur de sa mort faisant davantage confiance à sa famille. Le tout aboutissant, en effet, à évacuer la mort tant redoutée dans nos sociétés, «la mort interdite». L’incinération étant la forme la plus extrême de ce processus même si elle ne signifie pas pour autant qu’elle ne s’inscrit pas dans une démarche de deuil.

Est-ce parce que la mort n’est plus un prolongement naturel de la vie, mais une rupture scandaleuse et intolérable, que nous vivons avec tant de gravité cette épidémie?

Il est certain que ce qui se passe actuellement avec cette soudaine invasion de la mort dans notre quotidien percute de plein fouet nos pratiques collectives. Ce qui se passe est différent des centaines de milliers de morts anonymes de la guerre en Syrie. C’est aussi différent des morts liés au terrorisme même si celui-ci a contribué à réinstaller la mort dans notre quotidien.

Dans nos sociétés surmédicalisées qui ont le culte du progrès, on ne pouvait pas concevoir qu’une simple épidémie provoque un tel bouleversement! Car au-delà du confinement, pratique sanitaire ancienne utilisée au temps de la grippe espagnole, c’est bien l’irruption brutale de la mort dans notre quotidien qui nous paraît intolérable: les images en Italie du Nord de cercueils évacués par l’armée, les premiers morts dans les Ehpad. Et nous qui nous croyions immunisés contre la mort, voilà qu’en plus, on nous interdit d’accompagner nos morts… Ou alors seulement dans le cadre d’une cérémonie réduite à la famille. Là sans doute, touche-t-on, une corde particulièrement sensible, dans notre subconscient, qui fait resurgir un legs que l’on croyait oublié et qui nous interroge sur nos attitudes et nos croyances.

Philippe Ariès est aussi l’historien de la famille, rempart à l’individualisme du monde moderne. Sommes-nous en train de faire collectivement l’expérience de l’importance de ce lieu premier de sociabilité, alors que toutes les autres formes de vie collective sont désormais proscrites?

Il est difficile de répondre car nous n’avons évidemment pas assez de recul pour analyser une situation aussi complexe qui touche à l’intime et à la vie privée. Et tant la question de la famille échappe aux idées reçues... Peut-être vais-je prendre le contre-pied de votre constat!

En effet, partons d’une tendance de fond, que l’on observe depuis des décennies, à savoir le repli dans nos sociétés sur la vie privée et donc sur la famille et plus particulièrement la famille nucléaire réduite aux parents et aux enfants.

Ici la thèse de Philippe Ariès nous permet de comprendre cette focalisation moderne sur la famille. En se situant dans un temps long, l’historien observe notamment que sous l’Ancien Régime, où l’espérance de vie est peu élevée et où seulement deux enfants maximum sur plusieurs atteindront l’âge de 18 ans, la famille beaucoup plus ouverte sur la société n’a pas le rôle affectif qu’elle a aujourd’hui. L’enfant devient vite alors un adulte autonome.

En réalité, ce qu’il a observé, avec son œil de démographe, dans sa magistrale Histoire des populations françaises, parue en 1948, c’est, sur fond de contraception, la grande révolution démographique du XIXe siècle où l’enfant devient rare car ses parents souhaitent qu’ils réussissent: c’est la naissance de la famille nucléaire centrée autour de l’enfant et de sa réussite sociale et donc de l’école dont la durée de scolarisation ne cesse d’augmenter depuis. Je crois que cette idée est essentielle et nous permet de comprendre beaucoup de choses aujourd’hui. Le sentiment familial tel que l’a évoqué Philippe Ariès n’a jamais été aussi développé voire exacerbé: toute la vie familiale et affective est centrée autour de cet enfant qui doit réussir à l’école, exerçant d’ailleurs une pression très forte sur certains d’entre eux. Familles unies, recomposées, isolées, l’enfant reste le plus petit dénominateur commun qui oriente toutes les décisions au nom de son «intérêt»: c’est ce que les anthropologues d’aujourd’hui appellent «l’enfant du désir».

Aussi, dans cette perspective, et pour essayer de répondre à votre question, oui la famille est bien ce premier lieu de sociabilité, refuge, pourrions-nous dire face à l’agressivité du monde moderne, ici du coronavirus. Et, dans le même temps, cette situation ne fait que renforcer un état de fait qui peut aussi avoir des effets secondaires si on peut dire: tyrannie de la vie privée et de la vie familiale. Ce tête à tête imposé par le confinement ne sera pas forcément toujours bien vécu: conflits entre parents et enfants, violences conjugales. Il suffit d’ailleurs de voir à quel point les réseaux sociaux sont appelés à la rescousse pour briser cet enfermement...

Pour nos lecteurs confinés qui en auraient l’envie, quels ouvrages d’Ariès recommandez-vous de (re)lire en priorité?

J’aurais envie de répondre spontanément: tous! La majorité de ses livres est encore disponible. Tous ses principaux titres ont été réédités à partir des années 1970, au Seuil, notamment dans la collection «Points histoire» en format poche: l’Histoire des populations françaises, l’Homme devant la mort, l’Enfant et la vie familiale sous l’Ancien régime ou encore les Essais sur l’histoire de la mort en Occident. Ces deux derniers se lisent comme des essais dans une langue très accessible car Ariès est un excellent vulgarisateur.

Enfin, n’oublions pas, l’Histoire de la vie privée, projet collectif qu’il a impulsé, à la fin de sa vie, avec Georges Duby, autre vulgarisateur de talent, dont les cinq volumes, aussi disponibles en poche, vont de l’Antiquité à nos jours. Certains de ses titres sont aussi disponibles en version électronique.
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Re : Bientôt suite au coronavirus
« Réponse #20 le: 29 mars 2020 à 20:07:33 »
Merci pour toute cette bibliographie ..

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Re : Bientôt suite au coronavirus
« Réponse #22 le: 30 mars 2020 à 19:12:13 »
Quelqu'un connait la plateforme d'hommages en ligne  INMEMORI et peut me donner un avis?

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Re : Bientôt suite au coronavirus
« Réponse #23 le: 30 mars 2020 à 19:16:38 »
Juste vu cela :

Quel est votre business model ?

D'une part, les groupes d'assurance nous versent une redevance mensuelle pour bénéficier d'InMemori et l'intégrer dans leurs garanties obsèques. Ils peuvent ainsi proposer ce service aux familles qui leur déclarent un décès. Nous avons signé avec le Crédit agricole, Malakoff Médéric et Allianz. D'autre part, nous percevons une marge ou une commission sur plusieurs fonctionnalités proposées sur notre site, comme la livraison de fleurs, l'impression d'un recueil d'hommages, les dons. Aujourd'hui, une page rassemble en moyenne 120 personnes ...


La réponse est dans la question ?
« Modifié: 30 mars 2020 à 19:18:18 par Faïk »

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Re : Bientôt suite au coronavirus
« Réponse #24 le: 01 avril 2020 à 19:40:27 »
Lucky strike, Dunhill et autres cigarettiers expérimentent un traitement à base de feuilles de tabac. Z'ont peut être peur que le Covid tue trop vite leurs clients... Je ne doute pas de la richesse de la pharmacopée qui a fait ses preuves et continue d'ailleurs... On peut tout espérer...
La rédemption dans un monde nouveau ?

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Re : Bientôt suite au coronavirus
« Réponse #25 le: 01 avril 2020 à 22:09:12 »
Site validé par mon association , je peux le recommander apparemment...
inmemori , pour un hommage virtuel et centralisé gratuit...
que je n'ai pas encore trouvé le courage de proposer à mon entourage très proche confronté à un deuil en temps de pandémie..

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Re : Bientôt suite au coronavirus
« Réponse #26 le: 02 avril 2020 à 00:51:48 »
Une page rassemble au moins 120 personnes....Thèse du livre
Naomi Klein en 2007

Après une préface où elle expose les différents points de son argumentation, le premier chapitre porte sur la torture et plus particulièrement sur les expériences de lavage de cerveau effectuées par Donald Ewen Cameron et qui auraient été financées par la CIA. D'après Naomi Klein ces recherches étaient menées pour détruire la personnalité du sujet en lui administrant des chocs divers afin d'obtenir une « page blanche » sur laquelle on pourrait écrire une nouvelle personnalité1,2,
Merci Faïk! Comme ça on a le nombre ciblé par page.
C'est dans les situations les plus difficiles et les plus désespérées que les individus trouvent le courage de se battre pour leur conviction. Tecumseh.

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Re : Bientôt suite au coronavirus
« Réponse #27 le: 02 avril 2020 à 12:46:00 »
Vers 1880 le brave curé de mon village s’inquiétait des changements importants qui s’opéraient à ce tournant de siècle et notamment de l’exode rural dont il se désolait et de sa conséquence selon lui : un urbanisme exponentiel et fauteur de troubles (non pas uniquement  de qualités morales qui seraient perverties mais également de la souffrance au travail, de l’exiguïté, de la promiscuité, de l’indifférence ...)
Les journées étant un peu longues, j’en profite pour lire un gros pavé sur le patrimoine, sur l’urbanisme et ses implications dans des domaines parfois insoupçonnés, tels que législation et rites funéraires depuis le Moyen-Age. Le sujet n’est peut-être pas très fédérateur, mais c’est vraiment intéressant. Enfin pour moi …

Ancienne citadine, ancienne néo-rurale et rurale tout court aujourd’hui, j’ai souvent regretté toutes les politiques diverses qui n’ont fait qu’alimenter un clivage citadin/campagnard qui a pris un relief particulier ces 2 dernières semaines.
1.2 million d’urbains ou péri-urbains (et peu importe de savoir de quelles régions ils viennent) , qui pour rejoindre sa famille, qui pour bénéficier plus d’espace, ont déserté la ville.
C’est le cas d’un de mes voisins qui a rejoint sa maison de campagne pour la période de confinement. Et qui s’inquiétait ce matin, après les annonces (du moins les pistes) du préfet, de la possibilité de prolonger plus longtemps le confinement des personnes résidant actuellement dans notre coin, qui est assez faiblement contaminé par rapport à d’autres régions en grande souffrance. Je cite :
- Ah non ! Alors là pas question, ça va bien comme ça. Être coincés c’est déjà pas marrant, alors si ça doit durer, on remonte 
!
L’exode à l’envers ...

Loin de tout discours moralisateur, je me suis dit alors, tout en comprenant fort bien les raisons qui animent ce monsieur puisque ce sont les miennes aussi, éloignée et isolée de mes enfants, qu’au-delà de ça il serait  temps un jour de repenser la répartition géographique des villes et des campagnes, de leurs compétences et de leurs pouvoirs …
Revenir à ce qu’Alphone Allais, sur un mode rieur, déclamait autrefois : « Il faudrait construire les villes à la campagne, l’air y est plus sain"... » Y réfléchir vraiment du moins...

En attendant, urbain ou campagnard, restez chez vous !

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Re : Bientôt suite au coronavirus
« Réponse #28 le: 02 avril 2020 à 13:02:57 »
Deconfinement par régions pas mal
Deconfinement par tranches d age encore mieux
Et cerise sur le gâteau seuls les immunisés pourront sortir les gens fragiles faisant tout pour éviter ce virus seront confinés jusqu à leur mort ou grâce à l arrivée d un vaccin

J avoue que je ne comprends rien et les élites non plus

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  • Le forum d'entraide durant un deuil
Re : Bientôt suite au coronavirus
« Réponse #29 le: 02 avril 2020 à 13:31:31 »
Ne pas trop réfléchir

Les américains nous volent des masques en Chine parce que trump à décidé de donner des masques a toute la population americaine

Chez nous les scientifiques sont d accord le masque est inutile ou on est trop cons pour s en servir

Ubuesque