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Discussions Générales / Re : Deuils multiples à 20 ans
« Dernier message par Bmylove le 17 Juin 2018 à 12:25:31 »
Je t'accueille moi aussi, avec toute la douceur dont tu as besoin...
Non, ça n'a aucun sens.
A nous de tricoter notre histoire avec ce que cette garce de vie nous donne comme bouts de laine.
Certains tricotent leur vie avec une pelote de laine bien moelleuse. Pas nous, c'est comme ça.
L'essentiel, c'est que la couverture te plaise, qu'elle te protège et qu'elle te réchauffe dans les moments difficiles.
Ce sera long, il faudra parfois détricoter pour recommencer, mais on peut y arriver, paraît-il.
Tu as toute ta vie devant toi, tu fais preuve de beaucoup de forces, mais tu as le droit de flancher.
Personne ne te demande d'encaisser sans broncher, au contraire.
Peux-tu parler de tout ça avec ta mère ? une amie ?

Tu trouveras ici des personnes qui ont vécu la même chose que toi, ou pas tout à fait, mais qui partagent l'expérience de la ou des pertes, du deuil, de la souffrance et du sentiment d'isolement.

Tu es la bienvenue, tu peux déposer tes questions, tes doutes, ton vécu et ton ressenti, ou juste lire les histoires de nos compagnons d'infortune.
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Assiniboine,

Je sais, je comprends, et j'ai les boules en te lisant. Vraiment.
Sans indiscrétion, dans quelle région habites-tu ? Y a-t-il des structures, des personnes qui puissent entendre ta révolte et ta souffrance ?
Le soin ne fait pas tout, loin de là. C'est le contact humain, le lien social, la relation à l'autre qui nous font vivre.
Il nous permettent aussi de désamorcer les bombes du passé, parfois.

Bien sûr que les autorités tout court n'en ont rien à foutre. De ça et de bien autre chose.
Ne compte pas sur eux. Compte sur toi.
Je suis en lien avec une personne qui veut monter une assoc pour les endeuillés par suicide sur Paris. Elle est sur ce projet depuis 2 ans, je lui ai proposé mon aide, même si niveau énergie, je suis à -15.
De ton côté, peux-tu construire qq chose à partir de ta colère ?

Tiens bon, continue à crier. Mais ne te détruis pas, s'il te plaît.
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Putain moi drogué au Xanax depuis 30 ans, je ne veux plus penser à tout cela, je n'ai plus envie de parler du système de soins en santé mentale. Tout le monde s'en  fout parmi les autorités sanitaires.

Marre de vivre.

A bientot
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En finir avec l'idée de ma thérapeute qu'il ne faut parler àà personne de ses problèmes, seulement à sa thérapeute.

Il faut au contraire developper très rapidement les groupes de paroles, avec qui on peut discuter de nos problèmes en se comprenant. Ma thérapeute a t elle vécu des attaques de panique, connaît elle la souffrance que procure l'anxiété généralisée. Comprend elle la souffrance d'une personne endeuillée du suicide ? Je ne le pense pas.

Je suis bien triste de l'indifférence, du manque d'intelligence que l'on développe  pour enrayer le suicide.

Cela doit être une priorité nationale bien avant les actes terroristes dont on nous parle tant à la télé

Travaillons ensemble pour la prévention du suicide, c'est de demander aux médias de faire leur boulot dans cette lutte commune et  non pas continuer à croire que  parler du suicide pousse les personnes fragiles à se suicider

C'est bien le contraire,  ne pas en parler, ne pas donner des solutions, de l'espoir, aux personnes en souffrance,  c'est les laisser se pendre dans l'indifférence.,
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Après son viol ma femme a mis au monde un enfant un an après. Ses parents croyant refusant l'avortement, l'ont placé dans un endroit ou se trouvait d'autres filles dans son cas. On les cachait, de quoi developper un sentiment de culpabilité pour  toute la vie. Ce sont des choses qu'on ne doit plus faire. Et malheureusement ma femme avec ces souffrance enkystée a mis fin à ses jours. Etait ce inévitable ?
Moi, on provoque la mort de mon père quand j'ai 4 ans et aucun soin psychologique, cela donne un adulte déséquilibré.
Mon suicide est il évitable ?

Oui mais on a besoin d'une aide efficace, intelligente, coordonnée, complexe certes, mais il est possible d'éviter  la souffrance psychologique qui amène au suicide.
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Discussions Générales / Re : Deuils multiples à 20 ans
« Dernier message par Mircea le 17 Juin 2018 à 10:53:49 »
Comment survivre. Que faire de ma vie. Pourquoi vivre. C'est trop. Beaucoup trop pour mes épaules de jeune fille de 24 ans.

Et il y a la vie à côté de ça. La terre qui continue a tourner, et il faut bien faire quelque chose. Mais comment continuer quand on est tellement en décalage avec les autres ?

Je poste ce message ici car j'aimerais avoir des témoignages d'autres personnes ayant vécu des choses similaires. Je ne vois plus le but de rien pour le moment, et je ne sais pas si il est possible de continuer à vivre dans ces conditions.
je t'accueille bien tristement ici Northvw et j'espère que ce forum pourra t'aider un peu.
 Oh oui tant de deuils violents à un si jeune âge, c'est bien trop lourd !
Tu as déjà pensé à te faire aider ? (psy ou autre ?)
Chercher un sens à la vie, être en décalage avec les autres, être débordé par la souffrance .... : nous sommes malheureusement bien nombreux ici à vivre cela.
Ce que tu ne peux pas évoquer avec d'autres à cause du décalage etc ..., n'hésites pas à l'écrire ici, à le crier ....  il y aura toujours des personnes pour comprendre.
Douceur et tendresse
Catherine
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Combien d'occasions manquées avant que votre conjoint, votre frère, votre sœur, en fisissent par ne plus être les mêmes, inatteignables et prêts au suicide. Oui arrivé au point d'une souffrance incrustée depuis des années le suicide alors parait inévitable

Depuis l'année 200 le suicide des jeunes jusqu'à 34 ans a diminué de moitié. On a enfin pris les moyens efficaces pour aider les jeunes en souffrance psychologique. Plus cette souffrance est prise tôt moins le jeune a de chance de se suicider, maintenant ou beaucoup plus tard à l'âge adulte.

D'un autre côté dans ma tranche d'âge le suicide a augmenté de 30 pour cent, avec un pic incroyable il y a quelques années.
On semble incqpable d'empêcher les gens d'un certain âge ayant souffert pendant longtemps de se suicier.

Tout comme pour les jeunes, il faut s'attauser au suicide des personnes de tout âge, mettre l es moyens pour aider ces candidats su suicide. Selon moi ce n'est pas fait, le remède pour certains psychiatres restent le médocs, ils se trouvent démunis  par rapport à des souffrances enkystées.

Le suiciide est évitable pour toutes les tranches d'âge et il faut en prendre conscience.
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Vivre le deuil de son conjoint / Re : Une dispute de trop ?
« Dernier message par Mircea le 17 Juin 2018 à 10:33:53 »
Bmylove, je me retrouve vraiment en grande partie dans tout ce que tu évoques, toutes ces peurs, toute cette souffrance face au geste de nos amours et de se dire qu'en effet face à tout ça, on pense que mourir arrêterait toute cette douleur.
Mais comme l'évoque si bien Stana, quand on connaît au plus profond de soi ce que le suicide engendre comme souffrance auprès de ceux qui restent, je me dis qu'on ne peut pas faire cela à ceux qui nous aiment.
En lisant certains témoignages plus anciens, j'ose espérer que l'après sera moins douloureux.

En attendant je t'envoie beaucoup de tendresse et de chaleur
Catherine
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Après le suicide d’un proche / Re : mon amour
« Dernier message par Mircea le 17 Juin 2018 à 10:12:46 »
Quelques jours plus apaisés (sauf au réveil le matin) puis tout s'écroule à nouveau. Ca commence doucement vendredi puis samedi c'est la cata, cette absence, ce manque insupportable, ça fait mal, très mal. Je hurle dans la voiture à n'en plus pouvoir, j'ai envie de tout exploser, d'avoir mal physiquement pour souffrir moins à l'intérieur. Après quelques jours plus calmes, ça revient avec une violence terrible .... pourquoi ? Quand ça va s'arrêter ????

En ce jour de "fête des pères", une grosse pensée d'amour à tous ceux pour qui ce jour ajoute encore une souffrance supplémentaire, aux endeuillés, particulièrement aux enfants qui ont perdu leur père, aux pères qui ont perdu un enfant ...
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Vivre le deuil de son conjoint / Re : Une dispute de trop ?
« Dernier message par Bmylove le 17 Juin 2018 à 10:10:01 »
Un brouillard, oui, c'est une image qui me semble juste... Il était dans le brouillard.
Moi aussi, je me sens dans le brouillard ce matin.
J'ai peur.
J'ai peur de tout, de tout le monde. Peur de ne pas pouvoir gérer le quotidien, peur de ne pouvoir compter sur personne, peur d'être aussi mal jusqu'à mon dernier souffle.
Peur de lui avoir fait du mal, peur d'en faire à d'autres, peur de ressentir quoi que ce soit.
Peur de ce manque viscéral qui me bouffe. Peur de ne plus jamais exister pour personne.
Etre mère ne m'a jamais suffi. J'aurais voulu être aimée comme une femme.
Peur d'être passée à côté de ma vie pour un confort chimérique et inondé de non-dits.
Peur de la haine que j'ai pour moi-même.
Je crois bien que seule la mort ne me fait plus peur.
Je l'ai vue en face, je l'ai regardée. J'ai eu le temps, 20 mn seule avec lui avant que les secours arrivent.
C'est effrayant, mais pas si moche, au final. Juste étrange. Et inerte.

Il m'aimait, je le sais, et c'est peut-être le pire...

Merci Stana. Ton msg me fait du bien, mais je suis vraiment très mal aujourd'hui.
J'ai passé la nuit à me refaire le film de nos dernières semaines houleuses à travers ce qu'il a pu ressentir, et il y a de quoi me sentir mal. Il a fait ce qu'il pouvait, avec ses difficultés, pour éviter qu'on en arrive à la séparation.
Je crois que son geste, entre autres, me dit "tu ne m'écoutes pas, je ne sais plus comment te faire comprendre que je ne peux pas vivre sans toi."
ça paraît très narcissique, mais je vous assure que c'est ce qu'il me répétait. "Sans toi, je meurs".
J'étais sa colonne vertébrale, sa raison de vivre.
Mon pauvre amour. Tu as mis ta vie entre les mains de celle que tu as trahie... Tu pensais que je serais assez forte pour dépasser ça. Mais non. Tu t'es trompé.
Je n'ai pas pu. Désolée. Je t'aime.
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