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Vivre le deuil de son conjoint / Re : être séparés dans cette vie-ci
« Dernier message par Mononoké le 22 Février 2018 à 22:04:31 »
ton histoire m'a fait pensé à ce que m'a dit une copine : "quand Jérôme est mort, on (elle et son mari) s'est dit, c'est pas juste, pas eux, c'était le couple parfait, vous aviez réussi votre amour,...", ça m'a fait beaucoup de bien

plein de douceurs pour toi Stana
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Vivre le deuil de son conjoint / Re : Je viens de perdre mon Amour
« Dernier message par Mononoké le 22 Février 2018 à 21:52:43 »
Oh Emi,
mes larmes coulent, je voudrais tant pouvoir t'aider, te sortir de là,
tes filles et le bébé, ça fait beaucoup trop pour une amoureuse qui souffre.
Nous, on sait que tu fais de ton mieux, que tu craques, c'est normal tu sais, c'est si difficile. la douleur, la fatigue, c'est si difficile

Tes mots m'ont rappelé les débuts, toutes ces inquiétudes, comment je vais pouvoir élever mes enfants, c'était lui mon pilier, lui qui me donnait confiance en moi, quand je voyais une famille dans la rue avec un papa et une maman, ça me faisait mal, je me demandais en voyant un couple, lequel partira le 1er..

J'ai envie de te serrer dans mes bras, de te prêter mon épaule
je te dépose chaleur et tendresse
en espérant que cette nuit t'apporte un peu de répit,  bon sommeil, sommeil  si nécessaire
affectueusement
mononoké
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Discussions Générales / Re : "Politiquement athée"...libre expression !
« Dernier message par Mononoké le 22 Février 2018 à 21:37:23 »
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Vivre le deuil de son conjoint / Re : Je viens de perdre mon Amour
« Dernier message par emi le 22 Février 2018 à 21:28:48 »
Sortez moi de ce cauchemar... Je n'en peux plus de me battre, j'en ai mare d'être forte! Je n'en veux plus !
Plus jamais je ne serai heureuse, j'aurais sûrement des moments de joie, mais je ne pourrai plus jamais être aussi bien que je l'étais avant ce 6 novembre. A 30 ans mon bonheur est fini...

Je me rapproche du terme et certes je pense un peu plus à ce bébé, mais aussi à toi mon chéri qui n'est plus là et ne sera plus jamais là. J'avais un rdv à le clinique aujourd'hui et j'ai vu le bonheur de ces couples qui rentrent à la maison avec leur petit bébé et ces papas qui viennent retrouver leur bébé et leur femme qui a accouchée les jours précédents... Ils sont si heureux et si beaux. Qu'ils profitent de ces moments de joie et d'insouciance car tout peut basculer du jour au lendemain.

Je suis fatiguée, usée. J'ai l'impression de donner mes dernières forces à mes filles. A vrai dire, je ne suis pas sûre qu'il m'en reste beaucoup, je n'arrête pas de craquer. Elles me testent énormément. Il y a l'âge mais pas seulement. Je sens qu'elles ont besoin inconsciemment de savoir si je suis toujours à la hauteur pour elles, si je suis toujours capable de m'occuper d'elles. J'essaie vraiment de faire le maximum mais je ne sais pas si ça durera. Comment vais-je pouvoir élever 3 enfants seules sans toi mon Amour. Sans mon soutien, sans celui qui me donnait confiance en moi, qui me rendais heureuse et qui a fait de moi une femme épanouie. Qu'est qu'il reste aujourd'hui ? J'ai l'impression d'être un zombie, je me coiffe vite fait, je suis à peine maquillée, la fatigue et le manque de fer lié à la grossesse me donne un teint livide. Depuis ce 6 novembre, j'ai l'impression d'avoir pris 10 ans et d'être si moche... En plus, moi qui avait perdu du poids suite à celà, je me goinfre de chocolat maintenant dès que j'ai un moment d'angoisse ou de moins bien. Autant dire que j'en mange beaucoup des chocolats dans la journée. Avec ça je vais en plus être grosse.

Plus rien ne va sans toi. Tu étais mon pilier et là je suis plus que bancale. Je voudrais tant me réveiller de cette horreur ou que tu reviennes.
Et puis où es tu maintenant ? Je ne réfléchissais pas à ça avant, mais là je me demande ce qu'il y a après. J'ai d'ailleurs commencé à lire "le test" de Stéphane Allix et j'avoue que c'est assez troublant. J'aimerais tant qu'il soit quelque part près de nous.
Je n'arrive pas à te lâcher mon Amour, tu représente tellement de choses à mes yeux. Je vais devoir vivre une cinquantaine d'années sans toi et rien que d'y penser j'ai mal. Jamais je ne cesserai de t'aimer !
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Les livres, vidéos et Médias / Re : Chansons
« Dernier message par Stana le 22 Février 2018 à 18:12:14 »
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Vivre le deuil de son conjoint / Re : être séparés dans cette vie-ci
« Dernier message par Stana le 22 Février 2018 à 18:08:47 »
  Merci pour ton soutien Mononoké, ça fait un bien fou de se sentir comprise-tellement plus que par certaines personnes, vie courante et forums confondus, bonnes intention ou non  ::) :(  -ça met du baume au cœur  :-* :-* :-* :-* hé oui, "ils" sont absolument partout...mais il existe aussi, heureusement, des personnes plus ouvertes.
  Aujourd'hui, ça a failli être mitigé par instant, mais j'ai pus maintenir un bon état d'esprit la plupart du temps, et compte bien continuer. Et plus encore! Ecrire ces mots me fait sourire et m'encourage  :)  je vais être vigilante à tout egars.
 
  Il y a eu un petit évènement (pas "petit" pour moi d'ailleurs) hier, qui m'a fait du bien et que j'avais oublié de noter: alors que j'ètais à la caisse d'une grande surface, je suis tombée sur une femme qui habitait le même quartier que Pierre, et qui m'a reconnue et adressé la parole en premier  :) elle m'a dis: "Ce n'est pas toi qui a perdu ton copain il y a quelques années?" J'ai confirmé, et on en a parlé d'une manière détendue. Elle ne s'est montrée ni mélodramatique, ni désinvolte, elle m'a parlé avec beaucoup d'humanité et de gentillesse. Je lui ai dis que ça fera 3 ans le 2 mai prochain, et que j'honore toujours sa mémoire, tout en continuant à vivre (je le précise toujours, on ne sais jamais...) Concernant ma spiritualité, elle m'a dit qu'elle c'est pareil, et je pense qu'elle était sincère. Elle a ajouté qu'elle appréciait Pierre, et le couple que nous formions. Elle a déménagé, elle non plus ne supportait plus le voisinage-je suis bien placée pour savoir comme ils peuvent être odieux  >:( "Le quartier...depuis qu'il n'y a plus Pierre..." a-t-elle dit en secouant la tête. Ca m'a touchée  :-*
  Cette petite rencontre précieuse a contribué à ma remontée de moral.
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Vivre le deuil de son conjoint / Re : Mon amour est parti au mois d'avril
« Dernier message par Stana le 22 Février 2018 à 17:54:02 »
  Adorable le pyjama  ;D ce genre de vêtement a un côté regressif qui peux faire un bien fou. Je m'habille toujours un noir, par choix et parce-que je me sens bien dans cette "couleur", outre le symbole de mémoire que cela représente pour moi, je m'y sens comme dans un cocon protecteur, rassurant  :) mais le soir ou le matin, avant de m'habiller, j'apprècie aussi d'avoir des vêtements de nuit clairs, dans lesquels je me sens bien aussi, comme s'il y avait une sorte d'"innocence" là-dedans^^j'aimerais bien m'acheter un pyjama rose, peut-être avec des nounours ou des petits lapins imprimés  :D le côté tendre et régressif qui fait du bien.
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Vivre le deuil de son conjoint / Re : j'ai perdu l'amour de ma vie
« Dernier message par Stana le 22 Février 2018 à 17:45:39 »
  Tony a parfaitement raison: tout le monde ne peux pas nous comprendre, très loin de là, et il vaut mieux s'entourer de quelques bonnes personnes en occultant celles qui nous feraient plus de mal que de bien. Heureusement, il y en a toujours  :-*
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Vivre le deuil de son conjoint / Re : Ca fait donc ben mal.....
« Dernier message par Stana le 22 Février 2018 à 17:43:51 »
  Hé oui, faire les gestes du quotidien, ces gestes "tout bêtes" que nous faisions mécaniquement, naturellement autrefois, demandent des efforts au tout début d'un deuil. Les premiers jours sont les pires: se lever le matin, se laver, être soignée un minimum, préparer à manger, faire le ménage, et recommencer...on n'a pas idée-tans qu'on ne l'a pas vécu, tu le sais-des efforts que ça nous demande à tout moment du quotidien, comme si on devait tout réapprendre dans cette nouvelle existence...et pourtant il faut bien les faire, ces gestes "de la vie", mettre un pied devant l'autre, comme un automate dans un premier temps. Comme dans une autre dimension, nous devons pourtant "continuer" ici et maintenant, et on en vient à s'étonner de pouvoir accomplir ces actes du quotidien, malgrès le manque atroce, cette désorientation...
  Au bout de quelques semaines, on s'"habitue" à ces gestes, à cette vie sans l'Autre, et en même temps on comprends, de plus en plus, que ce sera comme ça pour toujours, et c'est là que peux survenir le contrecoup.
  Un mois, ça parait peu d'un point de vue exterieur, mais c'est déjà l'éternité quand on est en deuil. Symboliquement c'est une étape, comme chaque date importante par la suite. On ne peux que survivre comme on peux, chacun à notre manière et avec les moyens qui nous restent. On voit que tu fais de ton mieux pour garder la tête hors de l'eau, et nous savons tous ici les efforts que ça demande, surtout à ce stade du deuil. On doit puiser dans toutes les forces, parfois insoupçonnées, qui sont en nous. Peut-être que ces forces restent à l'état latent jusqu'au jour où on en a vraiment besoin?...C'est du moins l'impression que j'ai eue, et que j'ai toujours.
  Prends soin de toi  :-*
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Vivre le deuil de son conjoint / Re : à l'usure
« Dernier message par tony36 le 22 Février 2018 à 17:05:22 »
Je suis plutôt actif au quotidien, mais j'ai toujours ces pics de douleur très intenses quand ce n'est pas l'angoisse ou le raz-le-bol de la merditude.
la douleur revient toujours,  pour la moindre chose : hier par exemple quelqu'un qui remplissait une petite bouteille d'eau, ça me rappelait les petites bouteilles d'eau de ma chérie que je lui remplissait le soir. C'est gérable dans un environnement plaisant, bien entouré, mais pas dans la merditude.

Ça me donne envie de crier ou de crever.

Le problème de la merditude, en fait, c'est que je crois qu'elle contribue aux pics de douleur et à l'angoisse. Concrètement, vissé devant un ordinateur ou à gesticuler pour des bêtises, ce n'est pas bon pour un cerveau qui a été abîmé.
C'est là que je disais que ceux qui ont les ressources peuvent mieux gérer leur douleur en s'évinçant de nécessités et problèmes du quotidien.
Vas la gérer ta douleur devant un putain de logiciel de merde qui te fait chier (désolé d'être vulgaire).

Je ne peux pas en parler autour de moi, ma famille, pour eux les choses sont censées être rentrées dans l'ordre, mon entourage je ne veux pas qu'il me voit me plaindre, les amis  pffff j'en parle même pas...
Il y a mon psy, c'est tout !

En fait, on attend de nous que les choses soient rentrées dans l'ordre je crois. Voilà, on est censés redevenir comme avant, comme si on s'était pété le pied, mais après un drame c'est compliqué.
Je fais de gros efforts pour faire semblant de comprendre, d'être normal, de pas me plaindre, mais moi parfois j'ai envie de secouer les gens et même de leur taper dessus en leur disant "mais tu comprends pas bordel, tu comprends pas que je peux pas faire ça, que je patauge ou que je n'entrave rien à ce que je dois faire ?"

J'ai assez peur de ma réaction le jour où je vais tomber sur quelqu'un qui voudra me faire du mal : j'entends pas là des réflexions, des remontrances, ou pire encore : du harcèlement moral ou du manque de respect au travail...

Vu que je n'ai plus peur de la mort (je tiens à rester en vie pour mon entourage mais pour ma propre personne, la mort ça ne me fait ni chaud ni froid), je ne crois pas que ça me fasse beaucoup peur d'attaquer quelqu'un si j'estime qu'il veut me nuire dangereusement et surtout si je considère sur le coup que c'est une vraie saloperie !

Une fois un type m'a fait une réflexion sur la bague que je porte (celle de ma femme) et je lui ai collé mon poing dans la figure immédiatement. J'imagine que si je fréquente régulièrement sur une personne cassante et irrespectueuse au travail (en dehors on peut les éviter) ma réaction pourrait être assez vive.

Ce que je veux dire par là, c'est que c'est déjà très dur de gérer la douleur et l'angoisse au quotidien, on ne se rend pas compte quand on n'est pas dedans.
Comme je ne veux pas moisir au fond de mon lit je me force à être assez actif et je me bourre de caféine toute la journée depuis le décès de ma femme (d'ailleurs les médecins se demandaient comment je faisais pour me lever et marcher beaucoup quand j'étais bourré de médicaments puissants). Mais alors par contre je ne peux absolument pas gérer un élément parasitaire extérieur qui viendrait me déstabiliser et me pourrir la vie, j'ai vraiment autre chose à gérer ! Je sais pas si vous comprenez ce que j'essaye d'exprimer...
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