Messages récents

Pages: 1 2 [3] 4 5 ... 10
21
Je ne vais pas m'étendre sur moi et mes états d'âmes. Aujourd'hui j'ai pris un peu
de temps pour lire vos histoires pour vous connaître un peu mieux et se fut un moment
très fort en émotions.
Je sais pas si cela m'a fait du bien ou pas mais voilà.
J'ai eu l'impression parfois que votre histoire était la mienne, votre vécu, vos sentiments,votre chagrin, vos larmes enfin que tout était moi.
Votre façon de vous raccrocher à quelque chose ou quelqu'un pour ne pas céder à l'envie que l'on a de les rejoindre. Votre solitude qui ressemble en tout point à la mienne.
On ne se connaît pas, mais quelque chose nous uni, nous avons tous la même douleur, les mêmes larmes, la même sensation de vide, la même sensation de manque, et tellement d'autres choses qui font qu'en faite on n'est pas si seul que cela.
En vous lisant je me suis dit «  tu es tout à fait normale, quoi qu'en pense ton entourage)
Il y a tellement de personnes qui ressentent la même chose que toi, ton caractère change, ton humeur  à des hauts et des bas, tu ris, tu pleurs, tu n'as plus envie de rien, tu fais plus rien d'ailleurs, bouge toi, avoir du mal a supporter les autres, le regard des autres, la peur de l'avenir et enfin l'envie que tout s'arrête. Ce sont tout les symptômes de ce que l'on appel le deuil.( ce vilain truc qui nous fait tant de mal) à vous, à moi.
Voilà même si c'est pas très bien écris, je voulais vous dire à tous que je pense très fort
à vous, prenez soin de vous.

Je vous fais à tous des gros bisous.
   

22
Être un parent en deuil / Re : (Pperte d un enfant
« Dernier message par MonNathan le Hier à 16:44:07 »
Je te remercie encore beaucoup Helpa pour ton message. Tu as raison. Je ne m'énerve pas uniquement après mon mari, je m'énerve aussi après ma fille. Hier mon mari m'a dit que je ne faisais que m'enfoncer tout le temps. Je suis à la maison depuis la naissance de mon premier fils qui a 15 ans aujourd'hui. J'ai adoré passer toutes ces années près de mes 3 enfants, j'étais tellement heureuse de pouvoir tout partager avec eux, d'être là pour écouter leurs petits malheurs et leurs bonheurs surtout, la maison était pleine d'amis, on riait beaucoup. Depuis 2 semaines, c'est le silence, c'est insupportable.
Oui, mon mari et mes enfants souffrent aussi, je me rends compte qu'on se soutient mutuellement, sauf depuis le début de la semaine, je pense que la fatigue est intense et qu'on a trop de mal du coup à s'aider. Pour moi en tout cas, ça devient compliqué.
Dis-moi, depuis combien de temps ta fille est partie? et surtout as-tu compris pourquoi son voyage a été si bref? C'est ce que j'ai beaucoup de mal à comprendre. Pourquoi mon petit est venu pour une si courte période? Pourquoi on m'a chargé de supporter ce mal terrible, ainsi que son père, son frère et sa sœur? Je l'ai tellement aimé et choyé que je me console en me disant qu'il a eu une vie merveilleuse (sauf ses petits séjours à l'hôpital, mais même à l'hôpital, j'essayais de le faire rigoler! il rit tout le temps!), que peut-être il devait venir au monde pour transmettre l'amour. Cet enfant m'a tellement réconcilié avec mon rôle de mère, il était tellement gentil et adorable, toujours à nous donner du réconfort, c'est un sage, une grande âme, une bonté et gentillesse que je n'ai jamais connues. Il aimait tellement la vie, que je ne comprends pas comment c'est possible...je ne crois plus en rien, et je ne vois que du vide devant moi. je ne vois pas ce qui pourrait me redonner un jour la joie de vivre.

Merci en tout cas pour tes mots qui me soulagent, et je lirais les livres que tu me conseilles.

Affectueusement.

23
Vivre le deuil de son conjoint / Re : Je viens de perdre mon époux
« Dernier message par danube le Hier à 16:39:58 »
Je ne sais pas si je peux vous aider mais au moins vous dire que je comprends ce que vous ressentez et que quel que soit l'âge que l'on a , on a tous envie de partir avec l'homme ou la femme  qui partageait  notre vie .
Perdre son mari est un bouleversement total de nos vies ,de nos repères .Tout notre quotidien est bouleversé .
Etes vous bien entourée et soutenue , c'est pour ma part ce qui m'aide : savoir qu'il y a des gens sur qui je peux compter .
Je vous souhaite beaucoup de courage.
24
Être un parent en deuil / Re : Re : (Pperte d un enfant
« Dernier message par Helpa le Hier à 15:56:03 »
il n'était pas dans le cercueil à l'église. Il est partout avec moi.

Tu as parfaitement raison. Il était à côté de toi à t'entourer, pas dans le cercueil.

J'étais comme toi, quand ma fille est partie (elle avait le double de l'âge de Nathan). Je ne voulais voir personne, parler avec personne. Des amis sont arrivés dès qu'ils ont connu la nouvelle et moi je me suis isolé, je ne voulais pas leur parler. Alors que ma femme, bien qu'aussi bouleversée que moi, faisait face. Ca dépend des caractères.

Moi aussi, je souffrais de voir que les parents de ses amies retrouvaient leur fille le soir et pas nous. Je pense que tout le monde est passé par là.

Il n'y a pas de recette miracle pour s'en sortir. Je crois qu'il faut essayer de préserver la famille nucléaire. Ton mari et tes autres enfants souffrent certainement autant que toi, même s'ils ne l'expriment pas. Ce sont les seuls qui peuvent vraiment comprendre.

 Tu peux aussi lire des livres de témoignages de parents qui ont perdu un enfant, il y en a quelques uns.

Je pourrais te dire qu'un jour ça ira mieux, mais tu ne me croiras pas. En attendant, il faut faire le dos rond, s'accrocher et surtout ne pas penser à le rejoindre. Ca ne résoudrait rien, ni pour lui, ni pour toi, ni pour tes enfants.

Ce que je peux te dire, c'est qu'il restera toujours auprès de toi et qu'un jour tu auras des manifestations.
25
Ma double, triple expérience concernant ce qu’on appelle les soins palliatifs m’a laissée de la colère, une amertume et une tristesse inextinguible … C’est très difficile pour moi de les évoquer, 3 et 4 ans après. Je crois ne l’avoir jamais fait.

J’habite une région que l’on nomme « désert médical ».
Certaines spécialités y sont peu représentées, que ce soit en public ou privé, les délais d’attente pour des consultations sont parfois bien au-delà de ce qu’on peut estimer raisonnables.

En janvier 2014, ma belle-mère était hospitalisée en secteur public, son retour à domicile, malgré un état assez alarmant et les soins importants qu’elle nécessitait, ne semblait souffrir aucune attente de la part de la direction de l’hôpital alors même que ses enfants n’étaient pas capables, dans un temps très limité, d’organiser au mieux pour elle ce retour. Pas d’unité de soins palliatifs, juste la bienveillance et le dévouement du personnel soignant en sous-effectif … ceci explique peut-être cela …  Elle mourut quelques jours après, ayant entre-temps passé par différents services et étages de l’hôpital.

En août de la même année, mon père vivait lui aussi ses derniers jours après de longues années de maladie et des soins palliatifs furent, difficilement et à notre demande, mis en place pour le soulager.

Un mois après son décès,  mon conjoint déclarait en septembre 2015 sa pathologie (je fus informée -par téléphone-des résultats du scan qui bouleversait notre vie par le service de radiologie qui m’invitait à récupérer mon mari qui ne pouvait plus « décemment » conduire …) et pour laquelle des soins palliatifs nous furent proposés dès le tout début par notre médecin traitant et devant être assurés par une association « Onco XX ». Ladite association étant sous contrôle de l’ARS et composée d’un médecin, infirmière et psychologue itinérants, se déplaçant dans le département au gré de leurs visites.
Bien qu’assommés par la nouvelle, nous avons fait le choix de recevoir, à notre domicile, les personnes évoquées plus haut.
Présentations, petite consultation médicale, j’ai continué seule cette première entrevue. L’équipe présente m’a informé des échéances (pour nous encore inconnues) qui nous attendaient, commencé à réorganiser notre maison en une future annexe hospitalière : montage de cloisons amovibles, aménagement des sanitaires … tout l’aspect matériel qui devait conditionner nos semaines et/ou mois futurs.
L’aspect psychologique des choses fut également initié et il me fut, à lui comme à moi, proposé un soutien … à raison de 2 à 3 visites/an.
Compte tenu du délai qui nous était imparti, j’ai exprimé le fait que cela représentait un engagement somme toute assez peu contraignant ... pour eux, comme pour nous. J’ai également regretté que ce parcours annoncé du combattant-vaincu d’avance- nous avait et nous était jeté à la figure sans aucun ménagement, et que notre vie actuelle et « future » ne semblaient réellement balisées que par des contingences matérielles, établies selon un schéma très professionnalisé et ne tenant aucun compte des ressources psychologiques et des desiderata des personnes malheureusement concernées.
Ce fut là notre première et dernière entrevue de ces services de soins palliatifs à domicile.

Je ne m’étendrai pas sur le chaos médical, physique et psychologique des mois qui suivirent.

Les soins palliatifs de sa fin de vie furent difficiles, avec des questions restées sans réponse de la direction médicale concernant les possibilités offertes par la loi et les sentiments, avec des aménagements purement matériels prévus  pour son confort  et jamais mis en place … etc …  mais avec une écoute, une attention sans failles du personnel infirmier et aide-soignant, malgré un travail difficile émotionnellement et toujours sous tension. Le personnel qui pallie les soins palliatifs …
Je ne peux même pas évoquer les circonstances de la déclaration du décès par le médecin qui fut ma première bataille post mortem … pour le coup, celui-là, je l'aurai bien euthanasié à ma manière !
Il n’y eut ni douceur, ni apaisement.
Si je devais résumer, je dirai que ces divers soins palliatifs, hors l’attention du personnel, n’ont constitué qu’en l’administration de produits divers à visée antalgique ou sédative profonde …

La mise en place de ces soins palliatifs s’est faite dans un contexte différent, concernant des pathologies différentes affectant des personnes d’âges divers.
J’ai conscience que je dresse là un tableau bien peu flatteur. Chabraque mais toujours raisonnable, je n’aurai pas la prétention de dire qu’il reflète la réalité des soins palliatifs en France. Parce que mon expérience ne concerne que le secteur public, qu’elle est contingentée par ma personnalité, mon vécu et également par ma situation géographique médicalement parlant.

La question ne se posait guère autrefois : pas d’hôpital, on mourrait chez soi, avec les « moyens du bord ». Et personne à qui adresser des récriminations ...
C’est un pari difficile aujourd’hui dans un système où le formatage est plus simple et moins coûteux que d’assurer de manière individuelle un « confort » de fin de vie personnalisé. Où la technologie a semblé repousser la mort hors de ses frontières, l’exilant bien loin du monde des vivants. Mais la politique de santé, soucieuse d’assurer le bien-être et le respect des personnes en fin de vie et qui légifère dans ce sens se doit de se donner les moyens de ses prétentions …

Je pense à vous
26
Vivre le deuil de son conjoint / Re : Veuve à 55 ans
« Dernier message par manou21 le Hier à 14:50:00 »
Bonjour Metiss

Je sais pas ce que tu en pense, mais je te trouve très courageuse. Mon mari m'a quitté le 21 avril dernier, j'ai 52 ans , trop tôt pour être veuve. Quoiqu'il est toujours trop tôt pour endurer cela.
C'est bien que tu essais de te reconstruire, j'en suis pas encore à ce stade.  Que tu te sentes en contradiction avec ce que tu ressens n'est ce pas tout simplement normal , on en est tous là. On est tous perdu, vivre seul est tellement difficile.

Je t'envoie de tendres pensée. 
27
Être un parent en deuil / Re : (Pperte d un enfant
« Dernier message par MonNathan le Hier à 13:25:58 »
Merci Helpa pour ton doux message qui m'a fait énormément de bien. Je vais attendre, tu as raison. En ce moment je suis comme anesthésiée, je ne ressens plus rien, et extrêmement fatiguée.
Je m'énerve très facilement après mon mari, c'est compliqué. Nous étions très soudés au début, mais maintenant je le supporte difficilement. On ne vit pas les choses de la même manière. Lui reste dans le contact aux autres, moi, je me dis que ça sert à rien, que rien ne me rendra mon bébé, que tous ces mots et témoignages de soutien ça reste du vent parce que chacun rentre avec tous ses enfants, et que moi j'ai plus mon petit...Plus je le vois être attentif à cela, plus je me sens être un monstre d'égoïsme. Hier une amie est venue, et a dit à mon mari que c'était bien d'être allé saluer tout le monde le jour de l'enterrement. Moi, je suis restée à l'écart, j'ai salué que quelques proches, et elle m'a dit qu'elle ne m'avait pas reconnue ce jour-là, que c'était pas moi. Je lui ai dit que je n'étais pas là ce jour-là, que je ne vivais pas cette journée avec les autres. ce que je ne lui ai pas dit c'est que je suis avec mon fils toute la journée, je le vois en train de jouer, sur le canapé, je l'entends me parler, il n'était pas dans le cercueil à l'église. Il est partout avec moi.
 être debout devant l'église devant une foule de gens qui nous observent, je ne vois pas comment on peut être soi-même, alors que c'est un moment particulèrement intime. je crois que tous les mots qu'on voudra me dire me heurteront de toutes façons.  et c'est ce qui me ramène à l'incapacité de communiquer avec mon mari.

Je te remercie encore Helpa pour ton message. 
28
Être un parent en deuil / Re : Mon fils Ethann
« Dernier message par souci le Hier à 13:24:13 »

   Chère maman d'Ethann,

   Te lire me déchire le cœur ...
   Comme me déchire la peine de mon frère et de ma belle-sœur, qui ont perdu leur fils aîné par suicide, il s'appelait Kalahan et n'avait que 14 ans et demi ...
   Cela s'est passé en 2013 et chaque jour cette blessure familiale et personnelle me déchire, oui, c'est le mot.
   Pendant plus de trois ans, je pensais que la souffrance allait me tuer physiquement, tellement elle me traversait le cœur, tellement elle cisaillait mon ventre.
   Elle ne nous a pas laissés indemnes, mais nous avons développé la capacité de vivre jour après jour dans l'épreuve ...
   Nos visages, nos expressions ont bien changé ...
   Mon frère et ma belle-soeur n'ont guère pu se "laisser aller", à l'époque leurs deux autres enfants étaient âgés de 12 et 7 ans ...
   Il fallait bien scinder en deux la réalité, la vivable et la mortelle ...
   Ils avaient toujours été très doués pour la vie, il leur en est resté des mécanismes, des bonnes habitudes, que machinalement, ils ont répété ...
   Ils ont tenu le coup et pourtant certains jours ... le poids écrasant de la fatalité les torturait ...
   Coupée en deux entre l'inhumaine séparation de ton petit Ethann ... et la promesse de vie qui illumine les visages de ses petites sœurs ...

   J'espère que les témoignages de ce forum t'aideront à te sentir moins seule dans cette souffrance épouvantable ...
   Je suis très touchée de te lire ...
   Tendresse à ton cœur meurtri, M.
29
Vivre le deuil de son conjoint / Re : Rencontre en apesanteur
« Dernier message par BEBE le Hier à 13:17:06 »
Bonjour Michael,

Pour moi au niveau des pleurs,  ca va mieux depuis hier, après la terrible tempête de lundi, je profite d'une belle accalmie et ca fait du bien de pouvoir souffler un peu.

Au boulot j'ai beaucoup de mal à rester concentrée, il faut vraiment que je me botte les fesses pour faire ce qu'il y a à faire .... j'ai une furieuse tendance a remettre les choses au lendemain depuis plusieurs semaines  maintenant ... comme à la maison d'ailleurs ... la paperasserie s'accumule sans que   j'arrive à m'y mettre... chaque matin je me promets de mettre de l'ordre dans tout ca et le soir je trouve milles prétextes pour remettre encore un fois au lendemain... la cata ....   il faut que je trouve un moyen de me remettre le pied à l'étrier... le pire c'est que je sais qu'il suffit de commencer pour que ca se fasse mais je reste bloquée dans une inquiétante mobilité... allez !!! ce soir je m'y mets.

Ici en Alsace on continue de profiter d'un soleil très généreux alors ce weekend je vais de nouveau aller faire une belle randonnée dans les Vosges avec mon père (80 ans mais il marche mieux que moi)  qui se porte pas trop mal malgré les séances de radiothérapie (cancer prostate) commencées mi Septembre. 

Le jeudi soir je me suis inscrite a un cours de danse de West Coast Swing ou je vais depuis maintenant quatre semaines... c'est une première... je n'en avais jamais fait... et c'est très chouette...et puis ca permet de rencontrer de nouvelles personnes  sans être obligé de trop parler... le cours est vraiment sympa, cool, détendu avec deux profs plein d'humour.... c'est ma petite bulle d'oxygène de la semaine qui me fait un bien fou.... 

Mon chat n'est pas très content car il est trop souvent seul...  il avait toujours profité de la présence de mon chéri puisque ce dernier  était  déjà en arrêt maladie quand nous avons adopté notre Pépette à la SPA  et là il faut qu'il affronte de longues journées tout seul alors quand il en a marre de ca il me le fait comprendre en me faisant des trous dans les mollets avec ses petites dents pointues.... lui aussi souffre de l'absence de mon chéri ... je cherche des idées comment faire pour l'occuper dans la journée... j'ai bien penser à lui lacher deux ou trois souris dans l'appart avant de partir mais bon c'est gore !!! et puis j'aime bien les petites souris aussi alors il faut trouver autre chose...  ;D

Bon voilà en vrac quelques petits bouts de ma vie .

J'espère que tes difficultés au travail ne sont pas trop graves. Si tu veux m'en parler en MP,  n'hésite pas.

Allez mon Michael,  je suis de tout coeur avec toi...  je sais à quel point c'est pénible quand on reste au fond pendant plusieurs jours, mais une accalmie finira bien par se présenter et te permettra aussi de reprendre ton souffle.

Je t'embrasse fort et n'oublie pas que tu peux aussi me contacter en MP si besoin.

BEBE
30
Après le suicide d’un proche / Re : Mon compagnon m'a quitté
« Dernier message par Bmylove le Hier à 13:08:12 »
Coucou Mike, il y a effectivement des moments où plus rien n'a d'intérêt ni de sens.
Je ne sais pas comment ou à quoi on s'accroche. Peu importe, d'ailleurs, le tout c'est de s'autoriser à  dériver jusqu'à un îlot d'apaisement.
Laisse les courants te bercer...
On est là, avec toi...
Pages: 1 2 [3] 4 5 ... 10