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Être un parent en deuil / Re : Jérôme mon enfant
« Dernier message par Une Maman le Aujourd'hui à 03:17:49 »
Jérôme

Je n'en peux plus de regarder tes photos, de penser à toi, tu me manques cruellement.
Personne ne peut te remplacer,
les discussions profondes sur tout les sujets (religion, politique, environnement....) n'existent plus, il ne reste plus que le superficiel, il en faut un peu, mais quand il n'y a plus que cela dans nos rencontres cela ne m'intéresse pas.

Une vie sans espoir, sans piment c'est tout ce qui reste depuis que tu n'es plus là.

Je n'attends rien, je n'espère rien, vivement que tout cela prenne fin...

Je t'aime et je t'aimerai toujours

Maman

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Vivre la perte d'un parent / Mon père...parti trop tôt
« Dernier message par Mandie le Hier à 22:38:01 »
Mes salutations,

J'ai vu récemment votre forum et j'ai longuement hésité avant de m'y inscrire et poster un message. Auparavant, je n'aurais jamais écrit sur ce type de forum. Lorsque j'ai vu à quel point vos échanges étaient aussi soudés, je me suis dit que ça ne me ferait pas de mal de partager à mon tour une certaine partie de ma vie, ainsi qu'échanger des ondes positives, ce dont tout le monde a besoin.

Pour vous expliquer brièvement, voici ma situation : J'ai 22 ans, j'ai perdu mon père il y a presque un an, précisément le 23 Novembre 2016. Une date horrible, que je n'oublierai jamais. Il est décédé suite à un cancer fulgurant, qui touchait l’œsophage, le côlon et l'estomac. Nous étions bien sûr sous le choc, mais nous avions toujours eu espoir. Il était au top de sa forme, très actif dans tous les domaines, avec ce besoin de se surpasser en permanence. Il était bon vivant, toujours prêt à faire la fête, voir ses proches, autant la famille que ses amis.  Il avait 46 ans.
Au début, c'était très localisé. Nous avons bien sûr réagit très rapidement, avec diverses analyses, puis l'enchaînement d'un traitement intensif. Dans les premiers temps, mon père était très faible, il ne pouvait pas faire grand chose. Après certaines habitudes, il s'est remis sur pieds, avec notre plus grande surprise. Il s'est stabilisé, ma mère et moi avions fait en sorte de le soutenir et l'écouter au maximum. Son fort caractère avait tendance à nous désespérer, mais il avait un grand cœur.
Je citerai pas les détails que les médecins expliquaient, à vrai dire, je n'étais jamais présente lors des rendez-vous. Ce que je peux vous dire, c'est que les derniers mois ont été difficiles. A partir du mois de Septembre, il se plaignait d'avoir des douleurs articulaires. On pensait qu'il s'agissait d'effets secondaires, car il avait souvent mal au dos durant cette année. Après avoir passé un été à faire des ballades en moto, manger plus qu'à sa faim, visiter divers endroits et voir ses proches, la transition était bien plus brutale. Il ne pouvait plus bouger, du moins très peu à part pour manger, aller aux toilettes etc... Les médecins avaient prévu un nouveau mode de traitement, qui pouvait s'avérer efficace mais considéré comme un "essai". Sa maladie était complexe et rare de ce que j'ai compris. Je suis désolée pour mes explications très vagues, si je ne m'exprime pas correctement. Je ne pensais pas que ce serait aussi difficile.
Enfin,  la dégringolade a réellement commencé au mois d'Octobre, où on a vraiment commencé à se poser des questions. On devait attendre pour son nouveau traitement, il n'avait plus de chimio mais il avait d'autres médicaments et traitements à suivre (Mon vocabulaire médical est peu développé ^^" J'espère que ce sera assez clair).  Et le pire, le mois de Novembre.
Il ne pouvait plus bouger. Manger s'avérait être un calvaire. Douleurs stomacales, aux articulations, quelques vomissements, un froid permanent. Il s'est donc déplacé en clinique, pour ne plus jamais y repartir.
2 semaines. 2 semaines dures, à se poser je ne sais combien de questions. Mais en même temps, je ne pouvais pas croire le pire. Je m'y préparais... Seulement, je pensais qu'il allait passer au-delà de tout ça. Qu'il allait guérir, lentement mais sûrement. Alors l'attente a été très longue. Heureusement, durant cette période ma mère et moi ne travaillions pas. Mon père, aimé tel qu'il était, très entouré, soutenu et encouragé... Je pense qu'il savait ce qu'il allait se passer. Ma mère aussi, même si elle ne me le disait pas. 
Le foie a été touché, à partir de là, on savait que c'était fini. Une infime partie de mon esprit ne voulait pas y croire.

Je l'ai vu partir. Je l'aurai suivi jusqu'au bout. Jusqu'à la dernière seconde, à prendre sa main, avec ma mère et mes grands-parents. J'étais paralysée. Profondément choquée, larmes aux yeux mais je ne pouvais pas pleurer de toutes mes forces, sortir ma colère et ma tristesse qui envahissaient mon coeur. Quand j'ai vu ses yeux, sa respiration qui était sur le point de s'arrêter, saccadée, en 3, 4 temps...la fin... bref... J'ai toujours ces images en tête. Se dire que quelqu'un qui nous a donné la vie peut partir du jour au lendemain. Partir en cendres, être partout et nulle part à la fois...
Honnêtement, je trouve mon message décevant car je pensais m'exprimer d'une meilleure façon, sans autant d'approximations... Comme si mon esprit préférait oublier et mettre de côté tout ça, qui je pense est tout à fait légitime. Je n'ai plus les mots. Mais les images, elles, sont là, dans ma tête.

Après son décès, j'ai voulu faire ma forte. Celle qui rien ne l'arrêtait. Alors oui je pleurais, de plus je suis une hypersensible. J'ai ce besoin d'extérioriser au risque de craquer. Pour moi, c'était un moyen d'avancer, et c'est ce qu'il aurait voulu. J'ai donc profité, avec ma mère, j'ai repris mes habitudes au fur et à mesure du temps. On a toujours été fusionnelles, du coup c'était plus facile de se soutenir entre nous. La pauvre, entre toutes les démarches administratives, la famille qui n'était pas forcément très tendre avec elle...
Enfin, j'ai donc repris un rythme normal. J'ai repris mes projets, fait une formation (j'étais en "pause" pendant un certain temps) d'orientation pour redéfinir mon avenir pro, travaillé petit à petit... Je me surprenais moi-même, à faire des choses que j'avais jamais osé faire auparavant. Cette force, je l'ai trouvée grâce à lui, il a fait en sorte de me la transmettre au maximum. Qu'importe ce que je veux faire, le principal est de parvenir à mes fins.

Je vais vous confier certaines choses, me concernant plus personnellement. Je n'ai jamais osé. Je ne me suis jamais écoutée avant tout ça, du moins pas réellement. J'ai toujours cru ce que je ne suis pas. Maintenant, avec du recul, je me suis complètement perdue. A force de penser des choses erronées par rapport à moi, qui vivait avec le regard des autres... Le fait d'avoir perdu un repère important a tout bouleversé.
Etant une fille très moyenne à l'école, que je n'ai jamais aimé d'ailleurs, j'ai préféré me spécialiser dans l'esthétique. Après la fin de mes études, j'ai donc longuement cherché du travail, sans réellement d'expérience sur le long terme. J'ai compris que ce secteur ne me correspond absolument pas, que je le sentais et que ça se voyait. Mon père est par la suite tombé malade, alors un cercle infernal est né...
Quelques mois après son décès, je me suis lancée avec une formation liée à pole emploi, concernant l'orientation qui m'a beaucoup apportée. Rien que le fait de reprendre un rythme normal et actif : se lever le matin, avoir des objectifs, être suivi... J'ai pu faire des stages, et mieux définir mon projet professionnel.
Je ne vais pas rentrer dans les détails car ce serait hors-sujet. Mais en bref : Je suis actuellement en formation pour avoir un niveau bac (diplôme d'accès aux études universitaires). J'ai pu combattre peu à peu une phobie qui m'a envahie pendant 10 ans, bien que je ne sois pas entièrement sortie de cela. J'ai pu faire des rencontres qui m'ont beaucoup apportée. J'ai le projet de partir seule cet été pour des cours à l'étranger. Ce que je veux résumer, c'est qu'il y a toujours moyen de retrouver sa force,  peu importe combien de temps, on finira bien par y arriver.
Seulement : Je ne pensais pas qu'autant de portes pouvait s'ouvrir soudainement. En ce moment, je rentre dans une phase difficile parce que ce mois me rapporte beaucoup de souvenirs. Sans parler de ces images que je revois. De tous ces gens qui pleuraient et me disaient "toutes mes condoléances" je ne réalisais pas... Et j'ai l'impression que tout me revient dans la face, désolée pour cette expression. Comme si cette tristesse que j'essayais tant de contenir se révélait aujourd'hui. Je me pose des questions existentielles : Pourquoi j'existe ? Comment est-ce la mort ? Je prends conscience d'éléments importants, aussi positifs que négatifs malheureusement...
Je ne veux pas échouer, me décevoir et décevoir les autres à nouveau. Je ne veux pas qu'on me revoit comme mon père m'a vue à la fin de sa vie. Molle, avec peu de perspectives... Je ne croyais plus aux études. Moins j'en faisais, mieux c'était.

Je suis désolée pour ce si long message, je crois que je vais m'arrêter là pour l'instant. Merci pour les personnes qui auront lu jusqu'au bout. Je vous souhaite à tous une agréable journée/soirée,

Mandie
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Vivre le deuil de son conjoint / Re : Re : VIVRE SANS LUI
« Dernier message par qiguan le Hier à 20:44:25 »
bonsoir,
pourrais-tu me redonner ces liens. MERCI beaucoup à toi
tous les liens sont en stock dans table des matières
à faire défiler
http://forumdeuil.comemo.org/vivre-le-deuil-de-son-conjoint/en-guise-de-table-des-matieres/
affection
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oh mon Dieu! votre texte, j'ai l'impression que j'aurais pu l'écrire!  c'est vrai que personne ne peut comprendre vraiment ce que l'on vit . alors, on se tait, on fait semblant ,! c'est terriblement douloureux, mais à quoi bon expliquer? même les gens qui vous aiment vous font le " cadeau" de ne pas parler du défunt . pour ne pas vous faire de peine sans doute . mais la peine, elle est bien là et le pire, c'est quand on ne vous parle plus de votre grand amour . alors, il n'existe plus que pour vous, tout le monde l'a oublié? ça, c'est pas possible !  quand même, il a vécu, tous ces gens l'ont connu, apprécié et pffuit !  il n'y a plus que vous pour le maintenir un peu en vie . normal d'être miné, et SEUL .
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Vivre le deuil de son conjoint / terrible semaine , terrible mois
« Dernier message par Vanille le Hier à 20:34:35 »
la semaine s’achève tant bien que mal ,enfin plutot mal que bien ... mercredi avec notre fille nous avons dit adieu  ton père , entouré de tes frères et sœurs,mais ce fut tellement violent de vivre ce moment .. tous me revenait par flash et tout ces gens , je les entendaient penser , c'est elle la veuve de Manu  et a coté c'est leur fille ...je me suis retenue pour ne pas partir  et surtout pour soutenir ta sœur qui en a bien besoin ...
je me sens totalement anéanti ce soir , je savais que la semaine qui vient serait difficile  , j'ai d'ailleurs pris une semaine de vacances parce que je sature au travail et ne supporte plus tous ces gens avec leur petits tracas ....j'aimerais tellement n'avoir que des petits tracas...
dans 2 jours cela fera un an que tu as passé notre porte pour aller bosser ...mais tu n'es pas rentré ....je t'attends encore ...je t'attendrai toujours  mon amour ...dire que tu me manques  n'est pas la vérité , c'est bien plus que ça, je suis handicapé depuis ce  maudit jour , il me manque mon oxygène , mon épaule , ma moitié , mon Manu , l'amour de ma vie ..mon âme sœur .
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Vivre Le Deuil / Comment écrire et partager sur le forum ?
« Dernier message par CATEL 29 le Hier à 19:40:55 »
Bonjour et bienvenu(e) sur le forum de la communauté d’entraide des « Mots du deuil »

Si vous êtes ici, c’est que vous aussi vous avez perdu un être cher et que depuis votre vie en est bouleversée. Le chemin que vous traversez est bien sûr unique, pourtant il a cela de commun avec celui d’autres endeuillés, d’être long et éprouvant. Dans les moments les plus difficiles il est bon de pouvoir compter sur des personnes bienveillantes qui traversent les mêmes épreuves et qui peuvent comprendre notre souffrance.

Ainsi, c'est conscient qu’il est important de pouvoir partager un peu de sa peine et son vécu avec des personnes qui savent l’accueillir que s’est formé notre réseau d’entraide. Nous souhaitons offrir ici, un lieu apaisant et sécurisé afin de permettre à chaque endeuillé de trouver des ressources pour traverser l’épreuve du deuil et le réconfort dont nous avons tous besoin dans les moments difficiles.
 
Comment se joindre au forum ?


Si vous souhaitez rejoindre le forum, vous pouvez très simplement vous inscrire en cliquant sur ce lien : S'inscrire au forum

Un mail de confirmation vous sera envoyé, si vous ne recevez rien dans l’heure pensez à bien vérifier votre boite spam.


Comment partager sur le forum ?


Pour écrire sur le forum, il vous suffit une fois inscrit, de vous connecter via le bouton :Se connecter au forum

Ensuite, rendez-vous dans la rubrique qui fait le plus écho en vous (Vivre le deuil de son conjoint, être un parent en deuil, après le suicide d’un proche, témoignage etc..) et cliquez sur le bouton « Nouveau sujet » en haut à droite.


Dès lors, vous pouvez partager votre témoignage avec les autres membres de la communauté.

 
Comment mettre des mots sur les maux ?


Face à la solitude des mois qui passent, écrire peut être une façon formidable de libérer le torrent d’émotions qui nous traverse et exprimer les souffrances les plus silencieuses. Comme l’écrit si bien Paul Claudel « L’écriture à ceci de mystérieux qu’elle parle… ».

Il y a plusieurs manières d’écrire après la perte d’un être cher, certains écrivent une lettre au disparu, d’autre tiennent un journal de deuil tandis que d’autres encore préfèrent un dialogue écrit avec le défunt. Pour certains l’écriture est devenue un rituel rassurant et sécurisant et dans tous les cas écrire et partager sa peine peut être d’une vraie aide.


Pourtant ce n’est pas forcément facile de se lancer, souvent on ne sait pas comment s’y prendre, cette appréhension est une limite qui peut vous priver des bienfaits que peut apporter l’écriture. C’est pourquoi, si vous avez du mal à écrire, nous vous proposons quelques questions qui pourront vous aider à initier votre démarche :


•    Qui était cette personne qui me manque tant (sa personnalité, ses qualités, ses défauts, ce qui la rend unique...) ?


•    Quelle était notre relation (quelle était la nature de notre relation ; ce qu’elle m’apportait, ce que je lui apportais, comment elle a évolué au fil du temps, les moments difficiles, les jours heureux) ?


•    Que s’est–il passé, (le récit des derniers moments) ?


•    Quels souvenirs, heureux ou tristes, me reviennent aujourd’hui ? Quelle est ma manière de faire vivre sa mémoire ? Mes rituels ?


•    Qu’est-ce qui est le plus difficile aujourd’hui ? Ce qui m’apaise ?


•    Quelles émotions me traversent : le manque, la culpabilité, la colère, la tristesse, la paix, la quiétude, la confusion… ? Pourquoi est-ce que je ressens cela aujourd’hui ? Qu’est-ce qui a changé ?

•    Où en suis-je aujourd’hui dans mon chemin de deuil ? Moralement, spirituellement, socialement, au quotidien ?

•    Quelles sont mes ressources, qu’est ce qui m’aide ?  (Accompagnement, écriture, activités, rituels)

• Qu’ai-je envie de dire à d’autres personnes qui vivent aujourd’hui comme moi la même épreuve que moi ?


Quand je pense à toi aujourd’hui, je…

•    Je me souviens de…
•    Je me sens reconnaissant vis-à-vis de toi de…
•    Je voudrais te dire que…
•    Je n’ai jamais osé te dire que…
•    J’aurais aimé que tu…
•    J’aurais besoin aujourd’hui que… etc.

 
J’espère que certaines de ces questions feront écho en vous et vous aideront à mettre des mots sur votre ressenti.


Préserver un cadre sécurisé et apaisant :


Enfin, nous tenons à rappeler quelques règles importantes. Ce lieu est un lieu d’écoute, de partage et d’entraide, nous traversons tous des moments difficiles, la bienveillance et le respect de la souffrance de chacun sont primordiaux. C’est pourquoi, en vous inscrivant au forum, vous vous engagez à rester respectueux en toutes circonstances, à ne pas proférer de propos diffamatoires, à ne pas faire la promotion de vos activités professionnelles, ni aucune action prosélyte de quelque sortes que ce soit.


Chaleureusement,


Yacine et toute l'équipe des mots du deuil
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Discussions Générales / Re : Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !
« Dernier message par souci le Hier à 18:43:00 »

   Celui qui ignore la souffrance "sait", mais ne connaît rien.
   Et toc.
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Vivre le deuil de son conjoint / Re : VIVRE SANS LUI
« Dernier message par kate911 le Hier à 18:30:46 »
bonsoir,
pourrais-tu me redonner ces liens. MERCI beaucoup à toi
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Vivre la perte d'un parent / Ma mère me manque viscéralement
« Dernier message par Enamor le Hier à 18:27:27 »
Bonjour à tous,

Je suis nouvelle sur ce forum, j'ai besoin de partager ma souffrance avec des personnes pouvant la "comprendre", je ne sais pas trop par où commencer, il est très difficile pour moi de parler de ça mais je me rend compte que si je ne le fais pas je ne m’en sortirai pas.

Voila bientôt 10 mois que ma mère est partie, elle a lutté de toutes ses forces contre un cancer du pancréas, elle a énormément souffert, j’ai assisté à sa longue descente en enfer (douleur, perte de poids, mauvais diagnostics, opération douloureuse, manque d’humanité de la part du personnel médical, perte d’autonomie totale…).
Depuis toute petite j’étais très liée à elle, je la considère (j’ai du mal à dire cette phrase au passé) comme mon âme sœur, la seule personne qui m’a toujours compris et qui a toujours été là pour moi et voila qu’aujourd’hui elle n’est plus là… Ce manque est très dur à vivre mais ce qui l’est encore plus est de savoir qu’elle a passé la dernière année de sa vie à souffrir chaque jour un peu plus, en sachant très bien ce qui l’attendait (finir impotente était sa plus grande peur et malheureusement elle s’est réalisée).

Elle s’est éteinte à l’âge de 63 ans, j’en avais 23 à l’époque, depuis j’ai l’impression que le temps s’est arrêté… Le 6 décembre elle aurait fêté ses 64 ans, j’ai peur de ne pas réussir à gérer ce jour si important à mes yeux, je ne veux pas inquiéter ma famille et mes amis… Je dors de plus en plus mal redoutant cette date fatidique, contrairement à ce qu'on m'avait dit j'ai l'impression que chaque journée est plus dure que la précédente, je n’arrive pas à remonter la pente…
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Après le suicide d’un proche / Re : ce deuil pour les autres
« Dernier message par souci le Hier à 18:26:41 »

   Oh, justement ce soir en rentrant, le soleil se couchait,
   et comme cet automne est très doux,
   les arbres sont encore majoritairement pourvus
   de la moitié de leur feuillage,
   alors sur les bois s'étend
   une rare couleur
   rousse-rouille, plus éteinte que les ocres
   mais si majestueuse ...
   J'aime me laisser porter par la couleur, ce songe de toute éternité ...
   Tendresse à vous tous, M.
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