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Mamandeuil ou la vie après la mort de ma fille.

Démarré par Eva Luna, 10 Avril 2014 à 23:02:35

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souci


    Les enfants qui naissent n'ont aucune idée des drames qui les ont précédés ... ils sont le renouveau de l'innocence, la page blanche ...
    Laissons-nous envahir de cette blancheur ...
    https://www.youtube.com/watch?v=HHZD8eBNa9o

Magi

Quand d'autres se dirigent doucement vers la lumière, et qu'il nous faut toujours porter l'ombre de ce qui n'a pas été ... de ce qui ne sera pas ... Faik

" On pleure aussi ce qu'ils n'auront jamais, ce qu'il n'arrivera jamais "Eva Luna


Oui, l'ombre de ce qui n'a pas été et ne sera jamais. Oui, je pleure pour ma fille ce qu'elle ne vivra jamais. C'est ce que je ressens, ce que je vis.  Cette douleur de l'absence des événements "heureux " prévus. Se peut-il que cette ombre, cette douleur , porte en elle une certaine lumière ? Je veux dire, partout, dans tous les écrits, on parle d'un moment  d"intégration" , d'un moment où la douleur de l'absence s'atténue pour laisser place à de "doux souvenirs"...  Dans mon  groupe de parents endeuillés, des Anciens de 15, 20, 25 ans d''ancienneté",  on dit que ça prend environ 7 ans...  Est-ce trahir ma fille de penser qu'un jour, je pourrai vivre sans cette oppression dans la poitrine, chaque fois que je pense à elle ?  Cette douleur est importante pour moi en ce moment, elle est l'expression de ma fidélité , de mon amour pour ma fille. Ça n'est pas un choix. Ou peut-être un choix inconscient qui maintient ma survie...

Eva Luna

"Oui, je pleure pour ma fille ce qu'elle ne vivra jamais."
C'est ça...
et la vie sème maintes occasions de mesurer ce qu'on a perdu en "perdant" notre enfant... et tout l'avenir avec eux...

J'ai longuement souffert autant que je l'aimais...

souci


   Nous aimerons toujours autant que nous les aimions ... plus conscients de cet amour, dans la difficulté de l'absence ...

Eva Luna

Ça va..
Ça va pas mal...
Profitons en...
Le Grand Chagrin du deuil intense reflue...
et les petits soucis ordinaires de boulot prennent la place...  voudraient prendre la place...je résiste...
Il va me falloir accepter que l'ordinaire reprenne ses droits dans ma vie chiffonnée...
Le prochain défi sera de savoir quoi faire de ma vie, de ce qui me rste à vivre, savoir ce que je veux en faire, ce qui me plait.. et là... c'est pas gagné!
mais ça ira...
Du mieux est  possible...
Savourer l'accalmie...je sais faire...
J'avais envie de témoigner plus optimistement ici...

Après une siestouille et un gigantesque coup de pied au c.l, me voilà partie pour mes cours de rock...fatiguée mais déterminée...je sais que c'est bon pour ce que j'ai...
Mais...
J'aurai vraiment dû rester tranquille sur mon canapé du vendredi soir, je me serai évité la  honte d'être reprise 3 fois par le prof tellement je fais tout bien les figures...et le ratage de marches...
Conduire dans les bouchons avec une entorse, moyen bof la soirée...
Attendre  aux urgences ... très moyen bof...
Penser à une autre attente dans un autre hopital...boffissime...

Entorse/attelle/béquille/arrêt de travail... la totale!

Rien n'est grave... plus rien n'est plus jamais grave...
mais ça reste chiant...
Contrariée, je suis...
La glace pilée prévue pour les mojitos fond sur ma cheville présentement...
Mon WE à la mer tombe à l'eau...
Mon moral va chuter libre...
Je vais avoir du temps pour ruminer...

kompong speu

Lecon de pensées positives
Atelle arrêt
super je vais pouvoir lire le dernier livre que j'avais mis de coté pour partir en voyage
Repos bien mérité de qq jours j'irais chez le kine me faire masser
et hop finis les embouteillages pour qq temps
Ensuite j'irais chez Kps au bord de la mer
aller bises a toi profite plutôt du reflux du chagrin

souci


    Idée pour la semaine: tu t'installes un coin où profiter d'une belle lumière, tu t'y fais livrer de très jolies fleurs que tu auras bien le temps d'admirer, na.
    Et pourvu que l'humeur plus légère se stabilise, tu l'aurais bien gagnée ...
    Amitiés, Titine.
   

Faïk

#1462
Si tu veux, on ruminera ensemble ... La Roussette n'est jamais très loin, elle sera trop contente de machouiller avec nous ... et puis je ne serai pas mécontente de reposer un peu mon tendon (et tout le reste !) dans un fauteuil bien moelleux.
On parlera de la pluie et du beau temps, surtout de la pluie, des bouchons qu'on ne voit que très rarement dans ma campagne, si ce n'est parfois le samedi à la déchetterie quand tout le village se décide à amener le "vert", branches et tonte de pelouse confondues ... Tu me raconteras toutes les dernières informations que tu as pu compiler, je te dirai comment je me suis aménagée un bureau provisoire dans la petite dépendance qui est ordinairement ma lingerie, et comment je "compile" mes dossiers entre le lave-linge et le congélateur ... J'y ai également installé un vieux fauteuil un peu dépenaillé mais agréable à mes côtes en long ...
Au retour de ton séjour chez Kompong Speu, fais un détour par la maison, je t'installe une méridienne près de la cheminée, façon Mme Récamier (mais sans toux ni chichis), et s'il fait bon dans la véranda ouverte sur le jardin, ou sous la pergola s'il fait très beau ; tu verras, les clématites commencent à s'ouvrir, c'est un petit bonheur ... tout petit, mais il a le mérite d'exister ... J'ai de vieux draps en métis que j'adore qui grattent bien, et qui sont longs comme un jour sans pain, on aura largement de quoi pleurer dedans.
Je te béquillerai si tu veux bien dans les jolis châteaux qui émaillent la campagne, là où les princesses attendent leurs princes charmants qui leur feront beaucoup d'enfants (à moins que ce ne soit le contraire, nonmého !) et avec lesquels elles vivront heureuses à un point parfaitement indécent ...
Et quand on aura fini, on ira chercher un fromage de chèvre à la ferme, et on se débouchera une bonne bouteille de derrière les fagots pour la soirée (aïe, ça suffira peut-être pas, les copains et copines ayant l'odorat bien développé ...)
Tu verras, tout est mochissime et bofissime, mais à plusieurs, c'est mieux ...

Bon, c'est pas le tout, pendant que tu te prélasses paresseusement dans ton canapé et avant que tu n'arrives, petit passage de tondeuse ... avant la déchetterie et ses improbables bouchons !

A plus

souci


  Oho, les boiteuses,
  Tout-à-coup je vois l'allure que va prendre votre convalescence ...
   Avoir des copines qui boitent, bon prétexte pour déplacer la boite de nuit en boite jour et nuit, et s'il continue de faire beau, je vois se profiler l'organisation impromptue d'une soirée-nuisette dans la véranda, des naïades parmi les clématites ... couronnées de lierre piqué de marguerites ...
   On va se lyre des belles choses au soleil couchant ...
   Romantico-stoïco-éclopées, tant que le rêve va, tout va ...

Faïk

Moi, je suis trop pour les délyres ... quand tu veux Souci !

Tondeuse  : Bon sang, mais qu'est-ce que tu fais Faïk ?
Faïk : J'arrive !!!!

souci


    Laisse rouspèter la tondeuse,
    c'est du tire-bouchons dont on va avoir besoin !
    Où il est encore, celui-là, dans l'cafoutch ?

    Sourire, les filles, vous êtes chou ...
    Je vais m'y mette ôssi ... d'abord dégager mon Caramel de mes genoux ... bon samedi ... Titine.

Eva Luna

Du réconfort en tranches, vous êtes ...réconforteuses..
J'ai bien eu raison de déposer ici ma contrariété du soir...un peu contrarieuse.
j'allais pas envahir mes gosses avec encore du souci de maman clopineuse...
et je me retrouve bien entourée de vos  jolis mots et de cette ambiance copineuse
qui me sort vite fait de ma tendance rumineuse
qui revient au galop dès que  la vie se montre chieuse...

Merci les filles...

Eva Luna

J'ai du temps...alors je lis... trop...
mais  ça meuble les heures ...
un roman, un témoignage "Survivre avec les loups" puis un témoignage de deuil..."Le cadeau d'Hannah"

Je me rends compte que la charge mentale omniprésente du deuil et de la mort desserre son empoigne ...
et je me sens  à la fois plus légère et plus vide...
Je pense moins à Emmanuelle et je m'en veux un peu...tout en sachant que c'est "normal", tout en ressentant bizarrement le manque du manque d'Elle....
Je la pleure moins, du coup je suis toute étonnée quand l'émotion me prend par surprise...encore plus surprise quand les larmes explosent ...c'est si rare désormais...

souci


    Peine comme un jardin à peine jardiné
   
    Suivant l'exactitude de la ronce intrépide

    Sinueuses torpeurs entre-filées d'épines

    Indolores à cette heure noyée d'incandescence ...

    poésie pas finie scribouillée hier soir, dehors ... M.

Faïk

#1469
Scribouilleuse, écri-vaine, pouêtesse, écrivaillonne, littérateuse, écrivassière, gâte-papier, écrivailleuse, y'a même folliculaire (mais toujours avec scrupules ...)

Ecrire, c'est résister


ou se laisser aller au manque du manque ... qui n'est jamais oubli.