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Mort de mon père d'une tumeur au cerveau

Démarré par alexfull, 17 Mai 2014 à 16:25:10

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alexfull

Bonjour,

Je n'avais jamais réussi à franchir le pas et à délier cette parole qui, depuis un an, reste bloquée dans ma tête mais je crois qu'il est temps pour moi de le faire, j'en ai ressenti le besoin oppressant il y a quelques jours et ne pouvant m'adresser à mes proches qui me comprennent mal, je sens qu'il me sera bien plus bénéfique de vous parler à vous qui avez vécu des situations similaires, difficiles et qui êtes complètement neutres.

Donc je me lance.
Mon père est décédé le 15 Juillet 2013 d'une tumeur au cerveau, ça a été très rapide, il est parti en seulement 2 mois après la découverte de sa maladie, les médecins ont été complètement impuissant devant ce type de cancer et qui m'ont donné comme seul faux espoir, qu'une " guérison tiendrait du miracle". Tout a été beaucoup trop rapide, je n'ai pas pu réaliser ce qui se passait. L'annonce de l'irréversibilité de sa maladie avait pourtant été faite très tôt, mais je n'ai rien compris ou n'ai pas voulu comprendre et j'ai fais comme si rien n'avait été dit.
J'ai 23 ans, je ne pensais pas qu'une telle chose pouvait me frapper surtout à mon âge. Et je me rends compte maintenant que tout est fait dans notre société pour cacher la mort, l'évincer des discussions, l'enfermer dans les hôpitaux et l'enterrer dans les délais les plus brefs pour éviter qu'elle puisse affecter ceux qui ne sont pas concernés. Et tout le problème est là, la vision la plus horrible de ma vie, celle qui me tourmente tout les jours et quasiment toutes les nuits, celle du corps de mon père allongé, raide, les yeux vidés et sans substances, et la peau désormais d'une blancheur livide et froide comme la glace, tout cet amalgame qui contrastait tellement avec la vigueur et la force de mon père, tout ça me hante jour après jour, mais je ne regrette pourtant pas de l'avoir vu, je dirais presque que cette vision horrifique fût tellement brève que je ne me suis pas forgé l'idée réelle qu'il était mort. Car, après cela, comme les différents protocoles l'exigent, ils l'ont transporté à la morgue, les obsèques ont été réglé dans la journée et j'ai pu revoir son corps quelques minutes seulement dans son cercueil avant qu'ils ne le referme définitivement. Deux jours plus tard, il fût incinéré et tout fût fini. Ca a été tellement court, certains diront que c'est mieux ainsi et d'autres admettront que cet enchainement ne laisse pas de place à la vision si terrible soit-elle du corps, qui peut-être m'aurait permis de saisir cette idée qu'il a bien disparu.
Bien que je le raconte comme si tout avait été compris, la réalité est autre, et je dois dire que mon cerveau fait un blocage sur cette représentation de la mort et je n'arrive pas à m'extirper de la tête ce fait que je ne le reverrai jamais plus. Je peux intellectualiser mais pas ressentir et pour fuir la réalité, je m'enferme dans une non-acceptation sécurisante qui me permet quand l'idée de mort refait surface de la bloquer immédiatement en détournant par un certains nombres de subterfuges, la dure réalité.

Mais je crois que ce n'est pas tant de ça dont j'ai envie de vous parler que de ma lourde solitude actuelle.
Le contraste est fort entre le moment du décès et aujourd'hui quand je prends le temps de vous écrire. Il y a un an, l'entourage était omniprésent, la famille, les proches et amis qui vous tiennent à bout de bras en vous disant que " la vie continue", que "tout s'arrangera", phrases au demeurant insupportables à entendre tant la douleur est vive et c'est déjà selon moi, un recul entre l'endeuillé et ceux qui n'ont rien connu de semblable. Mais au moins, ils sont là, partout présents, à tout moments et vous promettent d'être disponibles pour vous quelque soit l'heure, quoiqu'il se passe. Les semaines passent, et cet engouement s'épuise, ces gens tant attentifs reprennent vaillamment leurs vies, en excluant peu à peu cette personne qui souffre, que l'on voit tout de même et qu'on accompagne encore, mais moins régulièrement et avec moins de prestance. Et puis 6 mois après, ce sont des discussions toujours bien évitantes du sujet sensible, et si par malheur vous avez envie de parler, vous recevez des silences gênés ou des phrases banales et à la limite contres-productives, je me suis dis depuis qu'on est effectivement toujours tout seul dans ces drames, que seules certaines personnes ayant vécues des choses semblables pouvaient éventuellement apportées un certains réconfort, même si étant donné que chaque personne vit son deuil de façon différente, on ne retrouve pas forcément de nous dans la parole de ces gens là. A l'heure actuelle, je fais comme si tout allait bien, je me suis résigné à ne plus aborder ce sujet avec les autres, je suis suivis par une psy et ça me fait un bien relatif, je me dis qu'elle est là pour ça, mais qu'elle fait son "métier" et qu'à partir de là, je ne sais pas si elle se montre sincère à mon égard. J'ai des crises de pleurs nocturnes incontrôlables qui, quand elles se terminent me laisse complètement hagard et perplexe et renforce cette terrible solitude. Et le matin, quand je me lève, je suis épuisé, je n'ai pas envie de sortir, la population me mets mal-à-l'aise, je mange n'importe quoi n'importe comment, j'ai pris pas mal de poids, et surtout j'enchaîne les crises d'angoisses à répétitions.
Je n'arrive pas à me recueillir devant ce collumbarium où le nom de mon père côtoie d'autres défunts, et peut-être qu'un endroit lui étant réservé, faciliterait plus ce recueillement. Je ne suis pas croyant et pourtant je fréquente de plus en plus les églises et cathédrales où je trouve un certain réconfort, loin du tumulte du dehors. En somme, je crois que tout est encore entre parenthèse dans ma vie, je laisse les images traumatiques dans une partie cloisonnée de mon cerveau, sans vraiment chercher à les sortir mais quand elles surgissent malgré mes efforts pour les retenir, je lutte comme je peux pour les renfermer à nouveau et tout cela devant aucun témoin, personne, quoique ma mère ou ma soeur peut-être mais je ne me sens plus la force de leur parler de tout ça, vu le mal qui les ronges elles aussi. J'en viendrais presque à parler tout seul pour me tenir compagnie... enfin voilà, j'ai omis évidemment beaucoup de choses ici, mais je n'avais pas la force de trop en raconter non plus, j'ai déjà réussi à vous faire part de cela, et je remercie le fait que ce genre de site existe, je n'attends pas forcément de réponse de la part de qui que ce soit, mais c'est un exutoire utile pour lâcher les sentiments pesants qui nous empoisonnes l'esprit.

Merci de m'avoir lu, je souhaite en toute sincérité après ce que je viens d'écrire, beaucoup de courage et de force aux personnes qui souffrent en ce moment même du fait de la perte d'un proche.

Coccinelle12

Bonsoir Alexfull,
Ton tĂ©moignage sur la disparition de ton père est poignant. Ce  dĂ©cès est  encore  rĂ©cent, c'est normal que tu ressentes toutes ces Ă©motions.
La perte d' un proche est une Ă©preuve terrifiante et terrible,  qui nous laisse sans voix, qui nous ampute Ă  jamais d'un membre. Plus rien ne sera pareil, toute notre vie est chamboulĂ©e.
Tu as bien fait de te décider à franchir le pas et à t' exprimer sur le forum.
Par expérience, je peux te dire que ça ne peut que t'apporter du mieux, un certain apaisement.
Tu abordes principalement le thème de la solitude.
Hélàs, en parcourant les différents posts du forum, tu constateras que c'est le lot de nombreuses personnes.
On la ressent tous,  très entourĂ©s au dĂ©but du deuil, et de plus en plus seuls des mois après.
Chacun Ă  sa façon  trouve une parade pour la contourner, je te souhaite d'en trouver une.
Courage
"Le plaisir d'avoir un ami est parfois éphémère, mais pas le bonheur d' en avoir eu un "
"La mort laisse un chagrin que nul ne peut consoler, L' amour laisse un souvenir que nul ne peut voler"

alexfull

Bonsoir Coccinelle12,

Je te remercie vraiment pour ce que tu m'as écris, c'est vrai que je me suis lancé brutalement l'autre jour dans cette écriture sans même me relire et pour tout te dire, je n'étais vraiment pas sûr de revenir, je crois que j'avais besoin avant tout d'extérioriser ce trop plein d'émotions que seuls des gens dans la peine peuvent comprendre. Mais je suis revenu ce soir quand même et lire ton petit paragraphe m'a fait plaisir, je ne sais pas encore comment "contourner", par quels moyens surtout, cette solitude accablante, pesante qui m'oppresse tout le jour, bizarrement ce n'est que maintenant que je ressens cela, pendant 10 mois, j'ai crée une barrière infranchissable qui ne me permettait pas d'y penser, et donc d'une certaine manière, je ne me rendais compte de rien. Mais aujourd'hui, je ne peux plus l'appeler au telephone et j'en prends bien conscience, c'est douloureux, je ne peux plus lui demander conseil... plus rien de ce que je faisais quand il était encore là, et cette conscience progressive ne fait qu'apparaître, elle était complètement absente ces derniers mois.

En tout cas, je te remercie de m'avoir lu et de m'avoir Ă©crit, tu as donnĂ© de l'importance Ă  mes paroles et ça me touche beaucoup,  et je peux vraiment dire comme tu l'avoues Ă©galement, qu'il n'y a que très peu de personne qui prĂŞte ne serais-ce qu'une infime attention Ă  nos douleurs. Ils sont d'autant plus anĂ©antis quand ils sont frappĂ©s eux aussi. Le malheur, le dĂ©sespoir frappe toujours ailleurs, c'est ce qu'ils se disent ou espèrent tout au moins et c'est pour ça qu'ĂŞtre prĂ©sent dans ces lourds moments est durs pour eux, ce que je comprends aussi, mais je crois que s'ils leurs arrivaient la mĂŞme chose, ils seraient peut-ĂŞtre bien contents d'avoir des personnes sur qui compter. 

Merci encore.


Claudia1972

Bonsoir Alexfull,

Je vis actuellement exactement la mĂŞme douleur que toi : j'ai perdu mon papa voici 4 mois, le 7 mars 2014 et Ă©galement d'une tumeur au cerveau ... enfin, de deux tumeurs ... des glioblastomes degrĂ© 4 ... Il est parti en 5 mois, après 30 sĂ©ances de radiothĂ©rapie et autant de chimio . Je suis restĂ©e proche de lui durant tout le temps de sa maladie et ce, grâce au fait que je n'habite pas très loin de mes parents. Tous les jours j'Ă©tais prĂ©sente afin de le voir et profiter au maximum de sa prĂ©sence car je savais très bien que son futur Ă©tait sombre ... Mon père Ă©tait un homme fort, robuste, grand, beau ... et très actif. Cette maladie lui aura tout Ă´tĂ© : lui qui adorait marcher et travailler, il ne pouvait plus rien faire car il perdait constamment l'Ă©quilibre et il fallait l'aider Ă  marcher ... En raison des oedèmes qui s'Ă©taient formĂ©s, il devait prendre de très fortes doses de cortisone qui Ă  force, lui ont fait fondre tous ses muscles ... En janvier, il n'arrivait pratiquement plus Ă  marcher : il fallait faire de nombreuses pauses pour qu'il puisse s'asseoir . Tous mes jours de congĂ©, je l'amenais faire ses sĂ©ances et j'assistais Ă  tous ses rendez-vous chez le mĂ©decin. Je contrĂ´lais sa pression, lui massais les jambes car elle gonflaient Ă©normĂ©ment ... Lui, si fier, Ă©tait devenu totalement dĂ©pendant des autres ... lui, si pudique, a dĂ» passer par des moments inimaginables ... Puis il y a eu cette chute dĂ©but fĂ©vrier (la 2e)  : ma mère a appelĂ© l'ambulance et je suis allĂ©e avec lui aux urgences. On l'a gardĂ© Ă  l'hĂ´pital .... mais les rĂ©sultats de son IRM Ă©taient bons : il rĂ©pondait bien aux traitements ... Mais il a fait une infection urinaire et tout a basculĂ© ... infection gĂ©nĂ©ralisĂ©e ... puis douleurs intolĂ©rables, puis morphine, puis coma ... puis ... la fin ...
J'ai passĂ© tout mon temps près de lui ... le touchant, lui parlant, sachant très bien qu'il allait partir ... Je voulais en profiter le plus possible car je ne pouvais penser que j'allais devoir continuer ma vie sans lui ... et pourtant ... Nous l'avons veillĂ© jour et nuit durant 1 semaine : il n'Ă©tait plus alimentĂ© ni hydratĂ© depuis plus de 10 jours : il continuait Ă  se battre ... Et moi, je lui ai demandĂ© de lâcher prise car ce n'Ă©tait pas possible qu'il continue Ă  souffrir ainsi ... Après une nuit passĂ©e Ă  ses cĂ´tĂ©s, mon mari et moi avons passĂ© le relais Ă  ma soeur et mon beau-frère : Ă  midi, elle m'a appelĂ©e pour me dire d'aller chercher maman et de venir au plus vite : papa vivait ses derniers instants ... Quand je suis entrĂ©e dans la chambre, mon papa respirait très fortemment, comme s'il avait des glaires;  sa peau Ă©tait dĂ©jĂ  marbrĂ©e ... signe de la fin. Il respirait tellement fort que tout le lit bougeait ... Durant tout le temps de la maladie, ma maman avait fait un dĂ©ni mais lĂ , elle devait le laisser partir. On s'est tous mis autour de lui en se tenant par la main et nous lui avons tous dit que nous l'aimions, qu'il nous avait prouvĂ© tout ce qui Ă©tait possible de prouver, qu'il Ă©tait fort, qu'on allait rĂ©ussir Ă  s'en sortir sans lui mais que lĂ , il fallait qu'il parte ... Il a tenu dur jusqu'Ă  18h00 oĂą enfin, il a quittĂ© son enveloppe de douleur ...
Je l'ai caressé durant de long moment ... je voulais profiter encore de sa chaleur ... puis gentillement, le froid a pris le dessus mais le visage de mon papa était doux et serein ... Mon papa a toujours était un bel homme : même durant sa maladie qui l'avait fait grossir énormément et malgré la perte de ses cheveux, il restait beau ...
Aujourd'hui, sa prĂ©sence physique me manque terriblement ... Je n'arrive pas Ă  m'y faire ... Je sais qu'il va bien, je sais qu'il est près de moi mais malgrĂ© tout, tout me manque de lui ... J'ai cessĂ© de prendre les antidĂ©presseurs car ma douleur est une douleur de l'âme mais je ne sais pas comment avancer sans lui ... Mon père a toujours Ă©tait mon pilier, celui vers qui j'allais pour demander des conseils ... c'Ă©tait mon hĂ©ro et lĂ , il me manque plus que tout. Je souffre horriblement et je sais tellement ce que tu vis car je vis exactement la mĂŞme chose que toi ... Les gens qui n'ont cesse de rĂ©pĂ©ter "ça passera avec le temps tu verras", etc ... je n'en peux plus ... Eux vivement leur vie normalement et moi, je ne veux pas qu'on oublie mon père ... cet homme bon, droit, honnĂŞte, travailleur  ... Parfois je me fâche quand je vois tous ces gens qui Ă©taient ses "soit-disant" amis et qui rient au cafĂ© du coin ... Ont-ils dĂ©jĂ  oubliĂ© mon papa ? ... Il avait 68 ans, j'en ai 42 ... Je suis mariĂ©e et mère d'une fillette de 4 ans qui Ă©tait très attachĂ©e Ă  son Papy ... et moi, je suis lĂ , perdue avec un vide Ă©norme Ă  l'intĂ©rieur de moi .... Comme j'aimerais que tout cela ne soit qu'un cauchemar ...

JeanLuc

Vos témoignages sont poignants et me touchent profondément ...

Perdre ses parents est très douloureux parce qu'on a le sentiment que le destin a coupé nos racines profondes et qu'il nous laisse seul dans un monde indifférent sinon parfois hostile.

Quand j'ai perdu mes parents, j'avais l'impression qu'il n'y avait plus personne derrière moi pour me consoler, me réconforter, m'apaiser et m'aider à avancer.

Cependant, j'ai vite réalisé qu'au plus profond de moi, ils étaient encore là ... Comme je dis toujours, l'amour ne peut pas mourir et il laisse des traces indélébiles dans les coeurs de ceux qui l'ont accueilli.

En tant que père de 3 enfants, j'ai le sentiment étrange que même la mort ne me séparera jamais de mes enfants et qu'au delà de mon départ, je continuerai à les protéger ...

Ne doutez pas ... Vos parents restent à vos côtés ... Parlez leur, dites leur que vous les aimez, envoyez leur tout votre amour et au détour de vos pensées, vous vous apercevrez qu'ils vous écoutent....

Affectueusement,
La vie est le commencement de toutes choses ... La mort, c'est simplement le début d'une autre vie ...

Atoi

Je me reconnais dans vos messages, je n'ai pas perdu mon père mais mon oncle, avec qui j'Ă©tais encore plus proche que mon père car plus prĂ©sent.. Mon  oncle nous a quittĂ© en 2011, aujourd'hui j'ai 19 ans et je n'arrive toujours pas Ă  m'y faire.
Quand j'ai su qu'il avait une tumeur je n'ai pas compris, on ne m'a rien dit aussi, j'avais entendu que cette maladie l'emporterai mais je n'y croyais pas. c'est horrible de le voir partir. 3 ans après c'est toujours aussi difficile

JBNB

Je me reconnais aussi dans tout ce que vous avez relaté.
Mon Ă©pouse, Nicole, est partie Ă  64ans, d'un glioblastome grade IV....  tumeur  très dĂ©vastatrice.
J'ai vĂ©cu, moi aussi, toutes ces peines, en voyant l'Ă©volution du mal,  exactement comme vous le dĂ©crivez.
Celui ou celle qu'on a tant aimé(e), se voit progressivement privé(e) des fonctions normales d'un être humain.
Je me souviens avec beaucoup de douleur, de tous ces moments, qui font souffrir moralement le patient. J'en ai encore les larmes aux yeux.
Et l'après...  l'après est bien difficile Ă  vivre, bien sĂ»r. Et lĂ , c'est souvent le vide de la part de ceux qui semblaient très proches avant.
Alors, je comprends parfaitement votre douleur, puis le vide que vous subissez.

Ne baissez pas les bras... pensez aux vĂ´tres qui, mĂŞme s'ils ne manifestent pas toujours leurs sentiments, restent encore proches de vous, dans le silence.

Bien Ă  vous...

Jacques