Comme toujours dans la vraie vie
Certains soirs,
en poésie,
il y a des poèmes qui ne parlent plus
fatigués par une trop longue journée de travail
on a envie de leur dire : allez ailleurs raconter vos histoires
de désespoir ou d'amour fou ou de n'importe quoi c'est pareil,
allez ailleurs je suis fatigué.
Certains soirs dans la vie il y a des hommes qui ne parlent plus.
Parfois en poésie,
on n'a plus envie
ni d'amour ni d'espoir
juste de fermer les yeux et dormir.
Arrive alors, en poésie
qu'ouvrant au hasard une page
explosent quatre vers comme un volcan,
un sourd-muet en pleurerait
retrouvant la parole
un désespéré sa joie de vivre.
Il arrive que dans la vie, parfois, des hommes
explosent.
Il est vrai que
toujours, en poésie
rire rêver pleurer :
un seul et même mot.
Comme toujours.
Dans la vraie vie.
Villebramar, 2016
Figurez-vous, chers Mexicains, que je viens de pondre un petit poème en qqs minutes !
Orfila, je t'en dois l'inspiration née de ton post de ce matin à 10h22 sur ton fil "Parler avec Lui ? Mon Amour est où ?"
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"Si en claquant des doigts
mon intérieur dérangé
pouvait hop hop faire des piles bien ordonnées
et que
le placard de ma cervelle
pouvait un peu moins déborder
je dirais youpi youpi youpi...."
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Et ... je le mets ici car c'est la poste restante des Seychelles, des Galapagos, des Feroé ... voire d'îles désertes mal desservies ...
Tiroirs tiroirs.
^^^^^^^^^^
D'abord le tiroir des clés
Celles pour entrer, pour fermer
D'abord faudrait les trier
Trouver quelles utiliser.
Le tiroir des lendemains
S'ouvre sur vides écrins
De velours et de gros lin.
Peu de rangement besoin.
Le tiroir des souvenirs
Déborde de vie et de rires
Où s'emmêlent nos soupirs
Mais le refermer est pire.
Le bric-Ã -brac des humeurs
Ne s'ordonne pas en ces heures
Où la sagesse nous écœure
Où notre courage est leurre.
Dans le tiroir à oubli
Se déposent les non-dits
Et les cent origamis
Des parcours jamais choisis.
Le tiroir des libertés
De double-fond empesé
Paraît facile à gérer
Mais il peut nous avaler.
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ M.
C'est tout chaud, sel, poivre, bon appétit!
Et le tiroir à idées
Il est tout empoussiéré
De projets abandonnés
Comme souliers dépareillés.
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ complicité mexicaine, M.
" Dans le tiroir à oubli
Se déposent les non-dits
Et les cent origamis
Des parcours jamais choisis."
Comme toujours dans la vraie vie, sourd la Poésie, entendez ...
Approchez-vous ... carpe diem ...
Je crois que voici encore un tiroir qui s'ajoute à mon dressing spirituel ...
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
Le tiroir de la mauvaise foi
Serrure en langue de bois
Un foutu sacré fatras
Saturé d'abracadabras.
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Heu ... j'ai failli le mettre en "spiritualité" athée ...
schocking or not schoking, that is the question ...
Je pose la question à Caramel: il s'en fout, voluptueusement et tendrement étendu sur mes jambes ...
Sans foi, mon Caramel ? Attendez l'heure des croquettes, hihi !
hihi, comme j'ai choisi de joindre à ma lettre PAPIER, s'il vous plaît, à ma petite Betty nièce de 18 ans qui entame ses études de médecine à la lointaine grande ville ...
ce poème "Tiroirs tiroirs", hihi,
je lui ai ajouté au crayon, alors que j'ai copié à la main bien sûr, le reste au stylo, vous savez, l'objet sripteur à plume de métal et recharges d'encre noire utilisé au XXème siècle ... une strophe POUR ELLE, cette petite bombe d'intelligence et de beauté intérieure ...
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Dans mon tiroir à Betty
Sa petite robe vichy
En taille deux ans et demi
Temps qui passe n'a pas tout dit.
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ tata M.
Comme toujours dans la vraie vie,
Je n'attends que poésie ...
Un homme était en enfer, au charbon, noir de suie ... transpirant, étouffant, crachant ... rechargeant le feu sans plus y croire ...
Nous avons parlé un peu ...
Puis il est parti, me laissant ce fort beau poème, et son prénom.
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Un pseudonyme,
un mot de passe.
Les cœurs se cassent,
Bruits anonymes.
Vouloir, pouvoir:
ils se confondent.
De désespoir,
ils se morfondent.
Soleils-écrans,
claviers errants,
phrases dédales,
fil lacrymal.
Pauvres gargouilles:
guetteurs lassés,
quêteurs chassés.
Notre peau rouille.
Jamais trop tard,
nous dit le fruit
de nos hasards.
Quel usufruit ...
Vincent.
^^^^^^^^^^^^^^
Pauvres gargouilles que nous sommes ... désespérées dans notre solitude si peu aérienne ... mais nous avons le mot de passe pour les mots qui passent ...
Passeurs de mots ...
Avec toi
Aïe ! Comme toujours, quand la vie vous inspire des poèmes,
c'est qu'ça va mal ...
Si tout va bien, on se fait pas chier avec des conneries pareilles,
on vit,
youpie, blabla ! Pirouette, tralala ! Galipettes et tracas !
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A toi toujours aimé.
Son talon transpercé
Mon Achille est tombé ...
Il est mort au combat
A peine commencé.
Comme font un deux trois,
Les blessures ont porté
Leur projet dur et froid,
Et les torts sont vengés,
Pour la fureur des lois,
Pour l'insigne sensé.
Son souvenir en moi,
Son absence exaltée,
Me coupe de mes choix,
Et mon cœur consacré
S'y plaint bien à l'étroit
Face à son sang versé ...
Ce mal-avoir me ruine
A un cheveu de rien,
Mon talon se patine
A user le mot vain ...
Parcours fléché piétine
Effaçant le chemin ...
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ M.
Comme toujours dans la vraie vie, j'ai envie de continuer de rigoler
AUSSI !
Alors je partage avec vous une de mes dernières découvertes en matière d'humour, la meilleure perle est à la fin, le super moit-moit,
cuite de rire ...
Parce que c'est la vie aussi, parce que nos disparus aimaient bien rire ...
C'est pas la vie c'est le paradis ... on peut bien s'en prendre une tranche, non ?
Bisous à tous, M.
https://www.youtube.com/watch?v=-xgwd5kLiDY (https://www.youtube.com/watch?v=-xgwd5kLiDY)
"La mira fuerte" ...
C'était dans l'émouvant documentaire sur Picasso qui m'a émerveillée, il y a quelques jours ...
Vous allez me dire "Titine, on s'en fout de ton tocard de Picasso"!
Ben ... il a vécu pas mal de deuils terribles, vous savez ... enfant, une de ses sœurs est tombée malade et a agonisé sous le toit familial ... il a perdu son meilleur ami Apollinaire, fragilisé par sa blessure de guerre ... puis son premier grand amour, emportée par la grippe espagnole ... tout ça, tout ça ...
Mais il a choisi de ne pas renoncer à "la mira fuerte", ce regard fort, ce regard en face, intérieur et droit, et vivant envers et contre la bêtise, la cruauté, la fatalité ...
Il y a tant d'horreurs qui veulent nous faire baisser ce regard, le travestir, le tuer ... le moquer ...
Pour Nouvel-an, je vous souhaite de tenir "la mira fuerte" ...
De garder ou retrouver votre regard fort sur les êtres et le monde ...
C'est sincère et sans mièvrerie aucune ... Titine.
(http://www.aht.li/3003393/photopic.jpeg)
Ne m'aime pas.
Ne m'aime pas, essaie plutôt de boire
A la source des mots, Ã la source de toi ...
Mes regards, étaient bien dérisoires
Oublie et pour toujours, ne te retourne pas.
Ne m'aime pas, force le désespoir,
A la force des bras, surtout, et pas pour moi !
Je m'en vais, pour mille autres départs ...
Qu'importe donc pour toi, tu peux, tu comprendras ...
Ne m'aime pas, trouve le moyen de feindre
La joie tremblant de froid, la joie qui n'est plus là .
Je ne puis de couleurs douces peindre
Ce ciel noir déchiré, qui signe nos trépas.
Ne m'aime pas, et laisse-moi rejoindre
Ce retour d'autrefois, Ã la source de moi ...
Inutile, pour toi de te contraindre
A rester près de moi, je suis parti déjà ...
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ M.
La feuille blanche.
^^^^^^^^^^^^^
Elle s'est retirée d'un trait-
Lasse, en pâture au concret
Et aux soupirs sans visage.
Quand bien tout je te dirais ...
Tout recule au bord des pages.
Des brides je rassemblais,
Courant pour nouer des vœux,
Et chiffonner les apprêts
D'indisciplinés cheveux.
Quand bien tout je te dirais,
L'amour est anthropophage ...
Des veines poussent déjà ,
Ailleurs, et loin de nos bras,
Trachées charriant le lait,
La blanche sève suave ...
Et tout cela tu le sais,
Et encore bien davantage.
Quand bien tout je te dirais
Rassemblant tout mon courage ...
N'oublie pas: pour moi, tu es,
Et ma faim je te partage.
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^M.
Qu'est-ce que c'est, au fond, la poésie ?
C'est quand, épuisé, on peut plus continuer son chemin,
et que c'est le chemin qui nous continue ...
Tout blindage a cédé, sensibilité à nu,
consentement passif ...
Vie passe à travers moi car j'en peux plus ...
Ah, j'ai un peu pondu, y'était temps !
Mon papa le petit Jeannot se demandait bien ce qu'il avait pu gaffer pou avoir pondu un'fille ainlà qui n'ècoutait jamais rin.
t'as ben réson, papa, c'est toudjou bon pou quiqu'c'est ...
Sacré Jeannot ... bisou, tout petit papa ...
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Vitrail.
Il n'y a plus de je, il n'y a plus de plainte
La solitude n'est que la moindre des atteintes
Si jamais tu m'emmènes, si toujours je t'emmène,
entendre une mélodie, c'est le monde endormi ...
En mode gris à demi, demi-ton tu souris,
L'instant soudain tu fuis ... là où je t'ai compris.
Atteindre ce sommet gravé d'ingratitudes,
Nos corps parfumés des sucs de la plénitude ...
Quand l'amour a fini, sa taille accidentelle
Fracture nos oublis, ces hôtes exceptionnels ...
Le temps se pose aussi en gestes routiniers,
Ces anneaux corrompus, ces trop faibles alliances,
Par les sombres terriers où nos cœurs fatigués
Déçus par le jour nu, honorent d'allégeance
La nuit, friche de sang repue, de joies décomposées,
Qui mène notre instinct aux grandes transhumances.
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^M.
J'en reste sans voix...
De Nicolas Peyrac, remarquable refrain qui m'avait beaucoup impressionnée fin des années 70 ...
"J'ai comme un cancer au cerveau
qui m'aurait bouffé tous les mots
Les mots de paix, les mots d'enfant,
Les mots qu'on apprend à dix ans" ...
Cette chanson parle des dictatures "pures et dures", mais, on peut la transposer dans la vie du deuil, par rapport à toutes les barricades et sécurités qu'elle fait sauter ...
Je connais bien ça les barricades qui ont sauté, les sécurités qui se sont abattues comme des châteaux de cartes ...
Je connais bien le détraqueur qui nous a bouffé la substantifique moelle ... Glio mon amour ...
"Je suis tombée par terre, c'est pas la faute à Voltaire,
le nez dans le ruisseau ...
De rébellion, je suis rentrée en révolution, et je porte mon drapeau de colère comme des haillons rouges, de nausée et de vertiges éplorés ... Marianne du deuil ...
Je pense à vous
Je pense à vous...
Mariannes du deuil...
Ces poèmes sont de toi? ils sont magnifiques ils parlent, ils racontent, ils disent...
moi je n'ai pas, plus de mots pour dire...
Citation de: souci le 12 Janvier 2017 à 15:00:26
Ne m'aime pas.
Ne m'aime pas, essaie plutôt de boire
A la source des mots, Ã la source de toi ...
Mes regards, étaient bien dérisoires
Oublie et pour toujours, ne te retourne pas.
Ne m'aime pas, force le désespoir,
A la force des bras, surtout, et pas pour moi !
Je m'en vais, pour mille autres départs ...
Qu'importe donc pour toi, tu peux, tu comprendras ...
Ne m'aime pas, trouve le moyen de feindre
La joie tremblant de froid, la joie qui n'est plus là .
Je ne puis de couleurs douces peindre
Ce ciel noir déchiré, qui signe nos trépas.
Ne m'aime pas, et laisse-moi rejoindre
Ce retour d'autrefois, Ã la source de moi ...
Inutile, pour toi de te contraindre
A rester près de moi, je suis parti déjà ...
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ M.
salut Tit,
Ce dernier poème que tu aimes bien, il m'est venu en extrapolation du très joli texte de Marceline Desbordes, "N'écris pas", mis en musique et chanté avec brio par Julien Clerc.
Cela ne m'étonne pas que tu l'ais choisi, il semble très désespéré, mais ne contient-il pas LE défi de la contradiction au désespoir, du fait même qu'il existe, formé, rythmé ?
J'ai fait l'artiste quand j'étais jeune, puis bah, j'me suis rendu vite compte que dans ce domaine-là comme dans les autres, y a beaucoup de cons ...
Autant s'amuser avec sa cervelle que s'emmerder ...
C'est du pipeau, l'Art, mais c'est quand même moins con que la guerre, non ? Les munitions font des choses plus saines que de tuer purement et simplement l'ennemi ... et puis va tirer avec un mac ten sur le désespoir ... tandis que chier un poème ... ah, c'est mon caca, c'est Mon caca ! Hihi ! Bisou, M.
AH! Zamis mexicains ...
Bien que ça m'ait bien fait chier d'engranger toutes ces données complexes, je vais tout de même faire un peu de pédagogie imagée, ce matin ...
Démolie par le rejet de mon expression vitale, je l'ai été tellement de fois aussi je campe souvent dans mon tipi au milieu des bois ...
Donc, voici, ce matin, ce que j'aimerais dire sur le poète.
Voici tout d'abord sa véritable effigie ...
(http://www.aht.li/3032629/coiffeplumes.jpeg)
Et pas besoin de me fatiguer plus, ceux qui n'auraient pas compris ne comprendront pas le reste ...
Ma coiffe de plumes a subi une rafale de vent à 200 kms/h hier, me suis retrouvée les quatre fers en l'air plaquée sur mon tas de compost ...
Il y a de quoi faiblir un peu ... mais les plumes repoussent toujours, sur les crânes à plumes ...
Tout cela semble bien inutile, mais si cela vous fait sourire un peu c'est déjà ça ... c'est déjà ça ...
Mélancoliquement vôtre, M.
Ce soir j'ai pu ouvrir les vannes et ça m'a fait un bien fou.
Vu qu'il n'y a rien de rien à colmater sur un vide.
Les larmes donc.
Des vœux y germent toujours, non ?
Puis voilà , comme ça, j'ai retravaillé un poème de F.G.Lorca, qu'il avait pas fini, un brouillon, égaré, un brouillon où avait germé un joli vœu.
Une reprise donc, comme faisait ma grand-mère aux fonds de culotte que j'usais à l'école ...
Puisqu'on n'est plus, ironiquement, "des sauvages" ...
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Parole de cire.
Parole est de cire :
N'y penserons plus.
Maintenant aspire
La brise venue.
Parole est de plomb.
Elle tombera
Dans le fond du fond
Et bon débarras.
Capte dans l'instant
Les lettres de vie,
L'arbre frémissant
De branches s'écrie ...
L'alphabet primaire
Est de vives choses
Et un inventaire
Fait de sages pauses.
C'est clair après ça,
Tu t'en vas léger,
Les mots dans les poches
Au fond oubliés.
Pour F.G.Lorca, M.
Lorca ... n'avait pas pour vocation de "faire" de la poésie, mais davantage de la diffuser ... avec un zèle qui lui a valu la fin qu'on lui sait ... bonne infusion ... ça m'a calmée un rien ... je vais faire de jolis rêves à présent ...
Poétiquement correct,
celui qui est mon mari depuis 21 ans,
alors que j'ai passé la nuit dernière à Broadway, pris le tramway nommé désir, un homme ravissant dans ma loge V.I.P. ...
Mon mari m'a regardé ce matin, les yeux débordant de joie, pour me dire:
"Je t'aimerais encore même si tu avais dix amants".
Classe, n'est-ce pas ?
Vachement princier je dirais même.
Trop beau pour rester caché.
On aime pour les autres ...
Je vous ai retravaillé un petit poème de Garcia Lorca
Très printanier, très léger ... superbe ... diaphane ...
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Suite en blanc.
Cerisier en fleur,
Dans la lune tu vas.
C'est ton ombre ici,
Au pré aérien.
Sont tes oiseaux blancs.
Cerisier en fleur,
Je suis
Dans tes blanches fleurs !
Ouvre-toi, enfant,
J'étais, je serai,
Ce bel enfant blanc.
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^Pour F.G.Lorca,M.
« J'ai envie de te tenir, te parler, t'entourer de mes bras, te couvrir et te brûler de mes caresses. Te voir pâlir et rougir sous mes baisers, te sentir frissonner dans mes embrasements, c'est la vie, la vie pleine, entière, vraie, c'est le rayon de soleil, c'est le rayon du paradis ! Ô mon ange, que tu es belle, viens que ma bouche pose et cueille sur la tienne ce mot qui est le plus doux des baisers : Je t'aime ! »
Des mots de Victor Hugo ; Lettres à la fiancée (1821)
Toi
Esther Granek
Toi c'est un mot
Toi c'est une voix
Toi c'est tes yeux et c'est ma joie
Toi c'est si beau
Toi c'est pour moi
Toi c'est bien là et je n'y crois
Toi c'est soleil
Toi c'est printemps
Toi c'est merveille de chaque instant
Toi c'est présent
Toi c'est bonheur
Toi c'est arc-en-ciel dans mon coeur
Toi c'est distant...
Toi c'est changeant...
Toi c'est rêvant et esquivant...
Toi c'est pensant...
Toi c'est taisant...
Toi c'est tristesse qui me prend...
Toi c'est fini.
Fini ? Pourquoi ?
Toi c'est le vide dans mes bras...
Toi c'est mon soleil qui s'en va...
Et moi, je reste, pleurant tout bas.
Comme dans la vraie vie, que la liberté et donc la versatilité de toute chose ne nous fasse pas peur ... Les choses de la vie sont libres, nous aussi ... accords libres, musique instinctive sans préceptes, confiance ...
De Federico Garcia Lorca, cette extraordinaire poème des "Suites".
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HERBIERS.
1.
Le courtier en jardins
porte un herbier.
Avec son album d'odeurs il fait ses tournées.
La nuit, sur ses branches reviennent
les âmes des oiseaux anciens.
Elles chantent dans ce bois étouffé
qui appelle les sources des larmes.
Comme le nez des petits enfants
sur les vitres embuées,
s'écrasent les fleurs de ce livre
à l'invisible carreau des années.
Le courtier en jardins
ouvre son livre en pleurant
et sur l'herbier défaillent
les couleurs vagabondes.
2.
Le courtier du temps
apporte l'herbier des rêves.
Moi
Où est cet herbier ?
Le courtier
Tu l'as dans tes mains.
Moi
Mes dix doigts sont libres.
Le courtier
Les rêves dansent sur tes cheveux.
Moi
Combien de siècles ont passé ?
Le courtier
Il n'est qu'une heure à mon herbier.
Moi
Où vais-je ? Vers l'aube ou vers le soir ?
Le courtier
Le passé est inhabitable.
Moi
Ô jardin aux fruits d'amertume !
Le courtier
Plus triste est l'herbier de la lune.
3.
En grand secret, un ami
me montre l'herbier des bruits.
(Chut ! ... silence !
La nuit se suspend au ciel !)
Vers le phare d'un port désert
accourent les échos de tous les siècles.
(Chut ! ... silence !
La nuit oscille dans le vent !)
Chut ! ... silence !
De vieux courroux s'enroulent à mes mains.
F.G.L.
Miniature.
Je prendrai aujourd'hui chemin de haute neige.
Pour que mes joies y jouent, mes peines y peinent, que dire.
Montagnes de souvenirs d'où se tire un fil grège
Chemin de haute neige, épure bien mes soupirs ...
Je t'emporte où les ombres ne peuvent tout envahir
Les regrets dévorants, les conflits parasites ...
Je n'y veux rien connaître pour ne plus rien haïr.
Et la délicatesse, éveil tout floconneux,
Viendra comme elle sait faire ses petites magies
Me frapper savamment de blanche apoplexie
Plus de mots, plus d'idées, de demain ou d'hier,
Commence en un instant une fragile lumière ...
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ M.
Rainer Maria RILKE (1875-1926)
Le dormeur
Laissez-moi dormir, encore... C'est la trêve
pendant de longs combats promise au dormeur ;
je guette dans mon coeur la lune qui se lève,
bientôt il ne fera plus si sombre dans mon coeur.
Ô mort provisoire, douceur qui nous achève,
mesure de mes cimes, très juste profondeur,
limbes de tout mon sang, et innocence des sèves,
dans toi, à sa racine, ma peur même n'est pas peur.
Mon doux seigneur Sommeil, ne faites pas que je rêve,
et mêlez en moi mes ris avec mes pleurs ;
laissez-moi diffus, pour que l'interne Ève
ne sorte de mon flanc en son hostile ardeur.
Le mystère de notre "vraie vie" ...
Où sont nos sources ?
Il nous faut de l'eau, il nous faut de l'air, sur cette Terre de feu où nous ne pourrons plus jamais poser nos pas, construire notre maison ...
Survivre, respirer, eau fraîche pour nos brûlures ...
C'est simple ... entrer chez Rilke, chez Picasso, ou tout simplement dans son jardin, mais y entrer vraiment ...
https://www.youtube.com/watch?v=6y-2ila8zmA (https://www.youtube.com/watch?v=6y-2ila8zmA)
Bien solidairement à tous, c'est gra-tuit ...
Et Zut ...
On me signale qu'en France, il faut payer pour regarder la vidéo
"le mystère Picasso" ...
Ici, j'y ai accès librement ... trop petit marché sans doute ?
Ici, les étrangers ont le droit de vote ...
Par contre, un copain vient d'être licencié, son patron vient d'embaucher à sa place un polonais qu'il devra payer beaucoup moins ...
Sommes-nous en Europe ou au Far West ?
Et flûte pour le blocage de ce merveilleux document ...
J'essaie de l'envoyer autrement, en regrettant que cette version soit tronquée de la superbe introduction ...
Zut, ça ne marche pas ... tant pis !
Hier c'est tombé sur ma pomme:
convocation expresse dans le bureau de la souffrance en chef herself, vous savez comment elle nous réduit en ratatouille.
Sans défense, sans défense.
Elle m'a foutue dans la piscine avec un anaconda et lestée d'un sac à dos rempli de briques, purée merde merde.
Résultat: ratatouille.
Il me reste une petite poésie écrite samedi soir, quand on est dans la résistance on a toujours un peu la plume qui grattouille.
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En veille.
Cela fait si longtemps
Les gouttes de pluie se pressent
Les jours s'en rebattant
Et de passer ne cessent
Délavé monotone
Accueillant les soupirs
Des sentiments aphones
Oubliés du désir.
Nimbée de solitude
La lune rode au loin
Comme un poème enfreint
Qui me promet l'espoir
C'est ma douce veilleuse.
En secret se préparent
Les pétales du jour
Sensations mystérieuses
A la vie ramifiée
Et à la mort autour.
Je ferai un dessin
Simple jeu de mes mains.
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ M.
Coucher de soleil.
Où es-tu ? Mon âme ivre de ton délice
S'enténèbre, car l'heure vient de fuir où j'écoutais
L'Adolescent solaire dans sa grâce,
Tout sonore d'accords dorés,
Jouer son chant du soir sur la lyre du ciel,
Et lui répondre l'immense choeur des bois et des collines.
Mais loin de chez nous il s'en est allé
Chez les peuples qui savent encor lui rendre gloire.
Hölderlin
" et si l'on ne concevait pas la vie sans (elle, ou lui)...
si on arrêtait de projeter quoi que ce soit ?
ne pensons plus,
laissons la vie circuler,
la mort nous emportera quand elle le décidera,
en attendant, si on laissait faire ?
sans projet, sans rien ? "
Merci... Mononoké
;) et :-*
Tu sais, ici.
par Jeff Bergey
Tu sais, ici
Ma chérie
Je brillerai
De longs silences
Toi, tu pleureras
De mes absences
Ce soleil, dans ma voix
N'aura plus, d'éclats
Il y murmura
Que les échos
De ma voix.
Pense à nous
À nos cœurs brisés
Dans cette bulle
Notre bulle, qui vient d'éclater.
Plus, de longs discours
Plus, de doux mots
Pour parcourir
Tes alentour
Simplement
Les silences, de ma voix
Je partirai, le cœur meurtri
Toi, ici, tu y resteras
À la vue
De mon avatar
Il n'y brillera
Que ton, cafard
De m'avoir, perdu
De m'avoir, tromper
Pour une histoire
De cul.
Pense à nous
À nos cœurs brisés
Dans cette bulle
Notre bulle, qui vient d'éclater.
Avant de partir
Je vais t'écrire
Les choses
Que je n'ai pas osé, te dire
Sache, que tu seras
Toujours à moi, toujours lÃ
Là , dans ce cœur
Qui battait, pour toi
Quand toi, tu rêvais
De me vouloir
Dans tes bras
Mais cela, ne te suffisait pas
Car, tu as tout cassé
Dans mes maux
Sous ma vue
Pour une histoire
De cul.
pure et dure, la Poésie ...
Une histoire de cul est à l'Amour
ce qu'une culotte en dentelle est à un poème ...
Mais qui voudrait s'en aller nu ...
(http://www.aht.li/3084865/shorty.jpeg)
Âmes nues.
Mon âme nue fait ses dentelles,
Faut percer les voiles des regards.
Peut-être, après tout, un œil veille
Dans l'absence qui tout sépare.
Plus une peau ne transparaît
Où vibre l'onde dans le flux,
Où âme nue tu te baignais,
Très jeune, je t'ai reconnu.
Entre nous deux est un silence,
Chagrin ancien que l'on partage.
Quelle est la part de toi, tu penses ?
Quelle est la part de moi, sauvage ...
Il n'est de mémoire innocente,
Ni d'amour à bien retenir.
Il est de nature conquérante
Et d'inconditionnel devenir.
Nos âmes dévêtues, cruelles,
Font des dentelles indéchiffrables
Pour imiter l'éternelle
Réalité indispensable.
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ M.
De Federico Garcia Lorca:
"Je ne pourrai me plaindre
Si je n'ai pas trouvé ce que je cherchais
Quand je m'envolerai
Mêlé à l'amour et aux sables" ...
J'ai lu pour la première fois ce morceau de poème à l'âge de 17 ans ...
Il ne s'est jamais effacé de ma mémoire ...
Est-ce à cela que servent les poésies, à RESTER ?
C'est le troisième été que je promène mes yeux et mon cœur tristes à Mexico ...
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
illologue.
- Tu sais, toi, en trois ans,
Comme un enfant grandit,
Comment pousse un rosier,
Combien tombe un regard ?
- C'est pas le fil du temps
Si tout nous a menti
Si on a trébuché
C'est quoi, c'est le hasard ?
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ M.
(J'ai épousé Lorca dans un monastère tibétain ...)
Soldes
par Alain Bosquet
Après faillite,
je solde.
Je me liquide.
A pile ou face,
tu emportes mon corps, pauvre gagnant !
Cent pour cent de rabais
sur mon âme : comment
la retirer du bric-Ã -brac ?
Gratuit,
Monsieur, mon vieux cerveau :
on vous le met dans cette boîte ?
Ma peau, elle est pratique, un jour d'hiver,
Mademoiselle.
Je vous offre ma voix, en prime :
elle n'a pas d'égale
pour les bobards, pour les jolis mensonges.
Venez,
Madame,
j'ai un cadeau pour vous : c'est un poème ;
n'ayez pas peur, son petit air miteux
cache un profond mystère.
Chaque matin, vous l'arrosez ;
au bout d'un mois, ses fleurs auront la taille
des grandes cathédrales.
Approchez, citoyens.
Je solde, je me sacrifie.
Alain Bosquet
Alain Bosquet écrit vraiment des choses géniales ... merci de nous partager cette super lecture ...
Âmes trop rationnelles s'abstenir !
On respire un peu de "crazy attitude" ...
On se gonfle à l'hélium ...
Tout va bien ? Souci-souça ...
Chanson composée et interprétée par Voulzy, écrite par Souchon ... merci ...
Paroles officielles de la chanson "Paradoxal Systeme"
Car
Parce que je pars
Il y a de l'eau dans ton regard
Mais les pleurs que tu pleures sont inutiles
Car tous les départs
Resserrent les cœurs qui se séparent
Je serai bien que loin de toi
Tout contre toi
Dans la nuit les trains voyagent
Vers des villes et des visages
Creusant dans nos cœurs
Un écart lourd
Tellement lourd
Plus je m'éloigne et plus je t'aime
C'est le paradoxal système
Car
Tous les départs
Resserrent les cœurs qui se séparent
Et les pleurs que tu pleures
Sont inutiles
Car en tous sens
Attisés par la longue distance
Je serai bien que loin de toi
Tout contre toi
PLus je monte vers le nord
Plus notre amour devient fort
Rêveur absent
Je serai comme ça
A cause de toi,
De toi
Plus je m'éloigne et je t'aime
C'est le paradoxal système
Car
Parce que je pars
Il y a de l'eau dans ton regard
Mais les pleurs que tu pleures sont inutiles
Car tous les départs
Resserrent les cœurs qui se séparent
Bien que loin je suis contre toi
Ah...
" Cette nuit-là , je ne le vis pas se mettre en route. Il s'était évadé sans bruit. Quand je réussis à le rejoindre il marchait décidé, d'un pas rapide.Il me dit seulement:
- Ah! Tu es là ...
Et il me prit la main. Mais il se retourna encore:
- Tu as eu tort. Tu auras de la peine. J'aurai l'air d'être mort et ce ne sera pas vrai...
Moi je me taisais.
- Tu comprends. C'est trop loin. Je ne peux pas emmener ce corps-là . C'est trop lourd.
Moi je me taisais."
Le Petit Prince Antoine de St Exupéry
Sur l'ourlet de ton sourire.
À l'orée de ton regard.
Au fil de tes cheveux
qui coulent comme un long fleuve de lumière.
Sur le bord de ton innocence.
Au creux de ta générosité.
Dans le silence de ton tourment.
Au gré de ta liberté.
Dans l'abrupt de ta conscience.
Au temple de ta sacralité.
Au sein de ta complexité.
Dans ton appartenance à la nature.
Dans ton appartenance à l'humanité.
Dans la courbe de tes gestes.
Au cœur de ta sensibilité.
Sur la ligne de ton horizon.
En chacun de tes lieux
s'avère le miracle de la vie,
son renouveau incessant,
son mystère inexplicable.
*
le silence
qui se cache
dans certains mots
fait trembler la page
et ouvre une brèche
pour pénétrer dans
le mystère
du langage.
*
tout ce qui n'est pas dit
l'indescriptible
ce rien d'indicible
ce bateau silencieux de l'infini
qui va s'échouer
entre les pages du
néant
comme une fleur séchée
prête à défier
le cours du temps
enfilée
dans le livre des éblouissements,
l'inexprimable...
*
Il est un lieu
où jamais mot ne fut prononcé.
Un lieu où tout se tait.
Un lieu antique, inculte et surprenant.
Un lieu sans voix et sans chuchotements,
sans l'ombre d'un raisonnement
sans le tourment d'un mental
envahissant.
Un lieu sacré
Un lieu de paix
que les humains appellent Silence
sans trop savoir pourquoi.
Un lieu d'avant leur venue sur Terre
et que si peu savent écouter.
Un lieu accessible seulement
à ceux qui descendent dans leur profond.
Un lieu où rien ne bruit
sinon la symphonie de la nature
sinon le chant de l'univers.
Il est un lieu
situé bien au-delà de la parole
fréquenté par les fous, les enfants,
les sauvages, les intuitifs, les illuminés.
Un lieu spirituel
où se rencontrer avec l'éternel.
Un lieu plein de vibration
un lieu de lumière.
Un lieu de dépouillement
Un lieu où l'on se perd
pour mieux se retrouver.
*
Chacun de nous est un univers à soi,
tout l'univers est en chacun de nous.
*
Les doigts de la poésie
effleurent les joues des événements,
démêlent les cheveux des sensations
pour en faire des tresses,
entrelacées de rubans et de perles,
d'images parfumées, de métaphores
et de pépites d'or,
de nids d'oiseaux, de rêves d'amour
qui te chuchotent à l'oreille
des mots d'utopie et
d'impossibles voyages.
Les doigts de la poésie
écrivent
avec l'encre magique,
écrivent d'un monde à réinventer,
d'un monde tout à réécouter.
***
--Nadine Léon.
Merci Liesel,
beaucoup d'humilité et de paix dans ces mots choisis.
M.
Ulysse from Bagdad
Éric-Emmanuel Schmitt
Ulysse from Bagdad est un roman d'Éric-Emmanuel Schmitt publié chez Albin Michel en 2008.
Ce livre raconte l'histoire d'un jeune irakien, Saad Saad (qui veut dire espoir en arabe et triste en anglais) qui quitte son pays en guerre pour essayer d'envoyer de l'argent à sa famille et d'être en sécurité. Il décide de partir en Angleterre afin de trouver un travail. De l'Irak au Royaume-Uni, tel l'Ulysse de l'Odyssée, Saad Saad s'apprête à vivre une aventure comme il n'en a jamais connue, et doit affronter bien des dangers pour espérer atteindre sa terre promise. En accomplissant son périple, il doit faire face à son statut de clandestin.
Saad Saad traverse plusieurs pays dans la peau d'un apatride, ces « sous-hommes » qui n'ont aucune existence officielle et dont personne ne veut. Pourchassé par les uns, exploité par les autres, Saad Saad reprend courage grâce à un père philosophe qui, par ses remarques fines et sensées, aide son fils à ne pas se perdre et a garder confiance .
************
Raphaël,
J'aimerais être l'ombre de ton ombre...
Discrètement être "La Voix" du père pour continuer à échanger nos idées, nos pensées... dialoguer, partager, plaisanter...
te réconforter parfois... t'encourager surtout à poursuivre ton chemin dans la vie !
Mon Fils parti... Ma Vie brisée...
Puis-je encore croire que je suis à tes côtés ? moi, je sais que tu es définitivement parti !
Je t'aime.
Papa
Mon frère est lui aussi un si bon père ...
Que faire ...
Garder les pieds sur terre mais la tête ?
C'est sans toit c'est sans loi ...
M.
La scène vide.
Dans l'ombre est embusqué
L'abandon en défiance
Prêt à nous engloutir.
Des rêves de danger
Des peurs sans assistance
Attisent les délires.
Il est de grands sommeils
L'amour est un réveil
Peuplé de souvenirs.
Désir pour cœurs blessés
Un greffon sur silences
Qui peuvent refleurir.
J'ai mes yeux doux posé
Que pèse la patience
Attention, un sourire ...
Mes phrases ont défriché
Dans la forêt des sens
Clairière pour un soupir.
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ M.
Très beau poème, merci Martine :)
Début enfin.
^^^^^^^^^^^^
1/ Fin .
Les mots et leurs dégâts,
Sonnants et trébuchants,
Espèces disparates
Pour commerce grossier.
2/ Début.
Elle est généralement
Plus lente que la vie,
Elle tombe sur les gens
De la lune, la pluie.
Tombe sur les gens de la lune,
Les cœurs composent en leurs débris.
Il pleut vers la mortelle lune,
Le bonheur a blessé aussi.
Désespoir corps à corps,
Du sang à l'abreuvoir.
Souffre l'espoir encore,
Corps à corps dur et noir.
L'escalier qui s'est effondré,
C'était notre malheur en cage.
La pluie tombée sur les idées,
S'évapore de tous les étages.
La suite dans les idées,
C'est garder l'origine,
C'est trouver en premier
L'innocente rétine,
Qui sait les choses de la nuit,
Qui n'a pas oublié la lune,
Ni que les pleurs étaient la pluie,
Ni qu'en nos vies sont bien plus d'une.
Désespoir corps à corps.
J'ai mal la mort devant.
Souffle l'espoir d'abord.
Surtout, retourne avant.
Les stratagèmes abandonnés,
Le poème est en corps extrême.
Entendu il crache, éventré,
Ces seuls animaux mots: JE T'AIME.
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ M.
Paroles et traduction de «Les Mots (feat. Seal)»
Les Mots (feat. Seal) (Les Mots)
(Mylene Farmer)
(Mylene Farmer)
Fixement, le ciel se tord
Fixement, le ciel se tord
Quand la bouche engendre un mort
Quand la bouche engendre un mort
LÃ je donnerai ma vie pour t'entendre
LÃ je donnerai ma vie pour t'entendre
Te dire les mots les plus tendres
Te dire les mots les plus tendres
(Seal)
(Seal)
When all becomes all alone
Quand tout devient tout seul
I'll break my life for a song
Je casserai ma vie pour une chanson
And to lives that stoop to notice mine
Et aux vies qui se penchent pour remarquer la mienne
I know I well say goodbye
Je sais que je dis bien au revoir
But a fraction of this life
Mais une fraction de cette vie
I would give anything, anytime
Je donnerais n'importe quoi, n'importe quand
[Refrain]
[Refrain]
(M. F. )L'univers a ses mystères
(M. F. )L'univers a ses mystères
(M. F. )Les mots sont nos vies
(M. F. )Les mots sont nos vies
(Seal)You could kill a life with words
(Seal)Vous pourriez tuer une vie avec des mots
(Seal)Soul, how would it feel
(Seal)L'âme, comme cela se sent
(M. F. )Si nos vies sont si fragiles
(M. F. )Si nos vies sont si fragiles
(Seal)Words are mysteries
(Seal)Les mots sont des mystères
(M. F. )Les mots des sentiments
(M. F. )Les mots des sentiments
(M. F. )Les mots d'amour, un temple
(M. F. )Les mots d'amour, un temple
https://www.youtube.com/watch?v=0exixgU7tDc (https://www.youtube.com/watch?v=0exixgU7tDc)
Hier, mon compagnon, un peu surpris de ma (toujours) absence de PROJETS CONCRETS pour la RENTRÉE :
- Et qu'est-ce que tu vas FAIRE ?
- Continuer d'écrire de la poésie ...
- Mais comment tu vas T'Y PRENDRE ?
- Ben ... j'vais attendre l'inspiration ...
Vraie vie, la vie en poésie ?
Admirer des ruines, voyons, est-ce bien raisonnable ?
M.
Je le veux vert.
^^^^^^^^^^^^^
Un peu de joie, j'invite
A vie convalescente.
Je prends ce véhicule,
Prête et irrésolue.
Les chances périclitent,
De bien peu me contente.
En mon vert crépuscule
Troué de sombre vue.
Au pied de la maldonne,
A vie convalescente.
C'est foutu pour foutu,
Mais ne quitte personne.
La liberté ardente
A bien peu parcouru,
Au pied de la maldonne.
Humilité déçue,
Quelle folie indécente.
Ais-je habité en toi ?
En moi es ton refuge,
Mais c'est plus que des ruines,
Où reste ma ferveur.
J'appelle sans ma voix,
J'ai tous les subterfuges,
Pour aimer dans les ruines
Ce brasier dans mon cœur.
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ M.
Chant d'automne
Charles Baudelaire
I
Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;
Adieu, vive clarté de nos étés trop courts !
J'entends déjà tomber avec des chocs funèbres
Le bois retentissant sur le pavé des cours.
Tout l'hiver va rentrer dans mon être : colère,
Haine, frissons, horreur, labeur dur et forcé,
Et, comme le soleil dans son enfer polaire,
Mon coeur ne sera plus qu'un bloc rouge et glacé.
J'écoute en frémissant chaque bûche qui tombe ;
L'échafaud qu'on bâtit n'a pas d'écho plus sourd.
Mon esprit est pareil à la tour qui succombe
Sous les coups du bélier infatigable et lourd.
Il me semble, bercé par ce choc monotone,
Qu'on cloue en grande hâte un cercueil quelque part.
Pour qui ? – C'était hier l'été ; voici l'automne !
Ce bruit mystérieux sonne comme un départ.
II
J'aime de vos longs yeux la lumière verdâtre,
Douce beauté, mais tout aujourd'hui m'est amer,
Et rien, ni votre amour, ni le boudoir, ni l'âtre,
Ne me vaut le soleil rayonnant sur la mer.
Et pourtant aimez-moi, tendre coeur ! soyez mère,
Même pour un ingrat, même pour un méchant ;
Amante ou soeur, soyez la douceur éphémère
D'un glorieux automne ou d'un soleil couchant.
Courte tâche ! La tombe attend ; elle est avide !
Ah ! laissez-moi, mon front posé sur vos genoux,
Goûter, en regrettant l'été blanc et torride,
De l'arrière-saison le rayon jaune et doux !
Charles Baudelaire, Les fleurs du mal
https://www.youtube.com/watch?v=1mvz7I7Dp5c (https://www.youtube.com/watch?v=1mvz7I7Dp5c)
Le printemps revient toujours
Le temps des tristesses est nu
La seule tendresse autour
Frissonne et se croit perdue
Les saisons comme l'amour
Vont doucement reposer
Dépouillés de leurs atours
En belle simplicité.
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ M.
A l'horizon .
Horizon, non, ce n'est pas toi
C'est moi qui me suis repliée
En deux sous tant de désarroi .
Que veux-tu donc que je comprenne
Au travers du rideau baissé !
Horizon que me diras-tu
Que je croie ou qui me revienne ,
Vers quel ailleurs m'emmènes-tu ?
Hors des émotions qui m'enserrent
Ou des idées qui trop macèrent,
Laisse-moi le droit de rêver !
Tous les mots sont prématurés .
Mes yeux savent à l'intérieur
La déchirure des horizons
Et au lieu du monde trompeur
Je chéris les quelques prénoms
Qui sont ma dernière demeure .
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ M.
Dans la marge 7
Jacques Viallebesset
J'aurais voulu être celui-là qui vient
Porteur d'une joie d'être à partager
Avec tous les humains qui saignent
De leurs rêves lourds d'espoirs blessés
Je porte en moi les sucs de la terre
La danse de flamme du sang au cœur
Ma poitrine se gonfle du vent des astres
J'halète de la sève de tout ce qui vibre
Frémit palpite et vit au rythme des saisons
Juin
Dans cette vie ou nous ne sommes
Que pour un temps si tôt fini,
L'instinct des oiseaux et des hommes
Sera toujours de faire un nid ;
Et d'un peu de paille ou d'argile
Tous veulent se construire, un jour,
Un humble toit, chaud et fragile,
Pour la famille et pour l'amour.
Par les yeux d'une fille d'Ève
Mon coeur profondément touché
Avait fait aussi ce doux rêve
D'un bonheur étroit et caché.
Rempli de joie et de courage,
A fonder mon nid je songeais ;
Mais un furieux vent d'orage
Vient d'emporter tous mes projets ;
Et sur mon chemin solitaire
Je vois, triste et le front courbé,
Tous mes espoirs brisés à terre
Comme les oeufs d'un nid tombé.
François Coppée, Les mois
Aux HOMMES de ce Forum...
Je pense à vous... Hommes, Fils, Papas, grands-pères, frères, tontons, époux, amants, amoureux, amis !
Vous qui êtes dans le chagrin, la douleur physique, la souffrance morale...
Vous qui connaissez cet état de mal-être ou une grosse boule nous nargue pour stagner au niveau de la gorge ... Boule d'amertume, de frustration, de colère !...
Moments incommensurablement mélancoliques !
Désespérément désertiques d'affection, de tendresse, d'amour...
La solitude, le vide, le néant, les profondeurs abyssales ... de notre existence !
Amitiés... espoir, espérance...
Amicales pensées pour vous...
Bien Solidairement.
Federico
Chers Hommes du Forum,
Merci pour vos réponses !
Amicalement et Solidairement !!!
Federico
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Charles BAUDELAIRE (1821-1867)
La beauté
Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre,
Et mon sein, où chacun s'est meurtri tour à tour,
Est fait pour inspirer au poète un amour
Éternel et muet ainsi que la matière.
Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris ;
J'unis un coeur de neige à la blancheur des cygnes ;
Je hais le mouvement qui déplace les lignes,
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.
Les poètes, devant mes grandes attitudes,
Que j'ai l'air d'emprunter aux plus fiers monuments,
Consumeront leurs jours en d'austères études ;
Car j'ai, pour fasciner ces dociles amants,
De purs miroirs qui font toutes choses plus belles :
Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles !
Ici ... ici ce n'est pas un forum pour "les enfants de chœur",
ce n'est pas un forum de psychologie positive à la mords-moi-le-nœud ...
Non, nous écrivons, nous sommes en recherche non pas de "la vérité", qui n'existe foûtument pas, mais de NOS vérités intimes, que nous partageons, qui nous inspirent et nous correspondent, ou pas.
Et puis disons-le, c'est aussi, parfois, un crachoir à "insanités".
Alors je jette les phrases qui commencent par "la vérité c'est que".
Jamais plus je ne peux rester heureuse, tout est furtif "depuis".
Je ne peux plus dire "je t'aime" à la vie, c'est fini, ça et c'est irréparable.
Et c'est paradoxal car mon amour déborde !
Mais je déteste la vie, je la déteste "depuis" !
Mon Amour ... il déborde mais ne peut plus "vivre".
Il est mort et il déborde !
Poids mort sans personne d'autre que des échos !
Ma vérité est double:
je n'ai plus d'espoir en rien de concret
je déborde de générosité abstraite
Voilà ce que recèle mon cœur aujourd'hui.
La vie m'a trop trahie avec le suicide de Kalahan, je ne serai pas assez courageuse pour pardonner "ça".
Désolée, il faudrait, peut-être, c'est impossible je ne peux pas.
La mort aurait dû me choisir moi, et Le laisser vivre.
Mouchoirs.
Kalahan, J'ENRAGE DE TON ABSENCE, tata.
Gaëtan Roussel... Il y a... https://www.youtube.com/watch?v=ukjqLxFOLow
Il y a
Il y a là la peinture
Des oiseaux, l'envergure
Qui luttent contre le vent
Il y a là les bordures
Les distances, ton allure
Quand tu marches juste devant
Il y a là les fissures
Fermées les serrures
Comme envolés les cerfs-volants
Il y a là la littérature
Le manque d'élan
L'inertie, le mouvement
Parfois on regarde les choses
Telles qu'elles sont
En se demandant pourquoi
Parfois, on les regarde
Telles qu'elles pourraient être
En se disant pourquoi pas
Il y a lalala
Si l'on prenait le temps
Si l'on prenait le temps
Il y a là la littérature
Le manque d'élan
L'inertie, le mouvement
Parfois on regarde les choses
Telles qu'elles sont
En se demandant pourquoi
Parfois, on les regarde
Telles qu'elles pourraient être
En se disant pourquoi pas
Il y a là les mystères
Le silence sous la mer
Qui luttent contre l'temps
Il y a là les bordures
Les distances, ton allure
Quand tu marches juste devant
Il y a là les murmures
Un soupir, l'aventure
Comme emmêlés les cerfs-volants
Il y a là la littérature
Le manque d'élan
L'inertie, le mouvement
Parfois on regarde les choses
Telles qu'elles sont
En se demandant pourquoi
Parfois, on les regarde
Telles qu'elles pourraient être
En se disant pourquoi pas
Parfois on regarde les choses
Telles qu'elles sont
En se demandant pourquoi
Parfois, on les regarde
Telles qu'elles pourraient être
En se disant pourquoi pas
Paroliers : Clarisse Luginbuhl / Gaetan Roussel / Frederic Pallem
Ce texte est magnifique.
Pourvu que la guimbarde
à deux ch'veux sur un peigne
qui me sert de cithare
en fasse à hue à dia
mieux qu'un bourrin danseur
Qui sait ... ça calme un
peu,
les belles choses ...
Il y a de la sérénité ...
quand on s'injecte dans les veines
l'Orient des migrateurs ...
Je ne sais pas QUI vous aime,
mais moi je vous aime ...
(si vous "êtes gentils", huhu!)
Bonne soirée,
respect à TOUS ici ... M.
"utile" d'écrire de la poésie ?
"utile" d'écrire à des "plaignants suicidaires" (j'emploie ce terme car tout être humain sans exception est potentiellement en risque) ?
Mes brouillons poétiques sont en marinade
et mes suicidaires en poivrade
^^^^^^^^^^^^^
Slt R.,
Je vais partir ce wiwi, donc à lundi ...
J'écris sur deux forums si tu veux d'autres news de ma part ...
Je sais que tu as tes études à travailler et je ne te mets pas de pression quant à des délais de réponse à mes messages ou de disponibilité de ta part ...
En cas de "crise", tu sais où me joindre à notre tel fixe ... sauf que demain soir il n'y aura que les minets at home, alors pense fort à eux si tu stresses trop et va voir des bouilles de ptitszamimaux sur pinterest ... et pense "simple" et respire par la fenêtre ...
Je n'ajoute donc rien aujourd'hui quoique j'aie encore beaucoup à dire sur ton dernier post ... et qui ne me fait pas plaisir car ce sont des choses dont nous avons discuté et sur lesquelles j'ai bien insisté .
Je me doute bien que tu ne le fais pas "exprès" de ne pas intégrer, et c'est d'ailleurs pour CETTE RAISON que je te demanderai avec insistance, lors de notre prochaine possible entrevue (mardi prochain, peut-être?) de consulter - ne fais pas ton "réac" sur le terme, tu m'offenserais, moi qui en ai humblement besoin, en psychiatrie (et plus de préjugés s'il te plaît).
Bonne continuation (je RAPPELLE que "bonne continuation" est une manière comme une autre de saluer, parce que tu t'étais braqué une fois là -dessus, "vous m'abandonnez", NON, mais je te RESPONSABILISERAI, pas question d'être pour toi une sorte de "soin palliatif" jusqu'à ton suicide "annoncé", je te ferai bosser et ... tu souffriras mais de moins en moins car tu te renforceras.
La souffrance on l'a TOUS, il faut juste apprendre à s'en défendre. Bye, M.
Aux roses.
^^^^^^^^
C'est pas le ciel
C'est pas la mer
Qui nous envoie les roses
Ni le soleil individu
Qui les révèle
A demi nues ...
Peu substantielles
Feu d'étincelles
Car on vit d'autre chose
On veut plus loin dans l'inconnu
Chaleur réelle
Et continue .
Si végétales
Si peu amères
Elles nous proposent
Une sphère un peu trop pointue
Pas très normale
Déconvenue .
Mathématiques
Rythmes pimpants
Métamorphoses
Régulez mon champ décimal
Le leurre des proses
M'a tant déçue .
Si la couleur
Née de la terre
Est devenue la rose
C'est que tout est possible au jour
Même la nuit
M'aime la rose .
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ M.
Ne me fermez pas vos portes. (Walt Whitman.)
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
Ne me fermez pas vos portes, orgueilleuses bibliothèques,
Car tout ce qui manquait sur tous vos rayons chargés,
et dont on a pourtant le plus besoin, je l'apporte,
Surgi de la guerre, j'ai fait un livre,
Les mots de mon livre ne sont rien, ce à quoi je veux en venir est tout,
Un livre à part, qui est sans lien avec les autres et n'est point perçu par l'intellect,
Mais vous, forces latentes qu'on tait, vous en pénétrerez toutes les pages.
^^^^^^^^^^^^^ Walt Whitman.
Citation de: souci le 20 Octobre 2017 à 11:45:15
Ne me fermez pas vos portes. (Walt Whitman.)
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
Ne me fermez pas vos portes, orgueilleuses bibliothèques,
Car tout ce qui manquait sur tous vos rayons chargés,
et dont on a pourtant le plus besoin, je l'apporte,
Surgi de la guerre, j'ai fait un livre,
Les mots de mon livre ne sont rien, ce à quoi je veux en venir est tout,
Un livre à part, qui est sans lien avec les autres et n'est point perçu par l'intellect,
Mais vous, forces latentes qu'on tait, vous en pénétrerez toutes les pages.
^^^^^^^^^^^^^ Walt Whitman.
Très humblement, voici ma petite version légèrement modifiée de ce joli poème.
Le NOUS c'est "NOUS" toutes et tous les membres du Forum avec nos peines, nos chagrins, nos douleurs, nos souffrances...
Ne NOUS fermez pas vos portes. Ne NOUS fermez pas vos portes, orgueilleuses bibliothèques
Car tout ce qui manquait sur tous vos rayons chargés,
et dont on a pourtant le plus besoin, NOUS vous l'apportons,
Surgi de la guerre, NOUS avons fait un livre,
Les mots de notre livre ne sont rien, ce à quoi Nous voulons en venir est tout,
Un livre à part, qui est sans lien avec les autres et n'est point perçu par l'intellect,
Mais VOUS, forces latentes qu'on tait, VOUS en pénétrerez toutes les pages.
Pour NOUS... pour VOUS...
Amicalement & Solidairement
Federico
"L'amour véritable comme l'amitié vraie ont besoin de solitude intérieure. " Anselm Grün
"-...on ne peut vivre bien une relation qu'à partir du moment où le dialogue avec la solitude nous est familier. Peut-être faut-il d'abord être vraiment solitaire pour être ensuite franchement solidaire.
Chaque être a une part d'intransmissible, de grande solitude intérieure, qui fait partie de son histoire personnelle, de son identité et de son mystère.
Partager l'intimité de quelqu'un ne signifie pas que l'on a élucidé son mystère.
La relation suppose la proximité infinie dans la distance infinie.
Nous devons être pleinement ami avec l'ami, pleinement amoureux avec l'être aimé, et pleinement soi-même en rejoignant notre belle et farouche solitude, qui est comme l'amie et la bien-aimée, et réclame elle aussi sa part d'attention..."
Petite pensée revigorante du jour...c'est bon pour l'intellect et la réflexion...
Demain... belle journée ensoleillée.
Federico
Rencontre.
Mais comment font les villes,
Poèmes échafaudés
En cachettes inutiles,
Comme autant de paupières
Et de portes fermées
Aux clameurs des prières.
Et laçant des souliers,
Des bannières vantardes,
Aux rubans de brouillard,
Masquant l'amour souillé
De qui ne vous regarde.
Les sanglantes lézardes,
Le long du jour cachées,
Brûlent comme des lettres.
Les brûlants mots d'amour
Aux obstacles s'entêtent,
Fentes par les fenêtres,
Réalité de cour.
Et du côté jardin,
Grille la chair tribale,
Pour assouvir la faim
Des pouvoirs cannibales.
A l'issue d'une impasse,
J'ai rencontré ton âme
Pure de mélodrames.
Pendant que l'on trépasse
Dis des trucs à deux balles
Pour éclairer la fin.
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ M.
Aimes-tu.
Si tout ne nous était connu,
On saurait des petites tortues
Fabriquer avec nos doigts d'or.
Si tout ne nous était connu,
Toujours nous avions le dessus
Le bon sens et la joie si forts.
Si tout ne nous était connu,
Somnambules gens contigus
D'ici que les vers nous dévorent.
Si tout ne nous était connu,
De savoir le sang répandu
Dans le rouge ne serions encore.
Si tout ne nous était connu,
Pour nous offrir une autre vue
Aveugle s'est cachée la mort.
Si tout ne nous était connu,
Les ocres au soleil invaincu
Nos étoiles nous remémorent.
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ M.
CERTAINS...
Certains peuples vivent pour avoir un peu de tranquillité,
Et certaines mentalités n'ont toujours pas évoluées,
Les droits de l'homme sont constamment bafoués,
Et des innocents démunis sont tous les jours persécutés.
Certaines communautés ne demandent juste qu'à vivre en paix,
Mais même en priant, ils se font chaque jour massacrer,
Ces peuples qui supportent sans rien dire ces atrocités,
Ces barbares ont volés leur vie, ont pris leur dignité.
Certains détraqués veulent tout piller, tout saccager,
Et ainsi annihiler aux pieux toute vie et toutes pensées,
Leurs âmes sont maudites et ils ne sont que manipulées,
Et ne reflètent ni le respect et les valeurs des vraies communautés.
Certains sont enchainés pour avoir eu l'envie de s'exprimer,
Et des criminels commettent sur des enfants des atrocités,
Que des innocents emportés par de telles violences,
Comment peux ton nourrir sa haine et engendrer la souffrance.
Certaines ethnies vivent dans la misère et la terreur,
Mais comment survivre quand il y règne que la crainte et la peur ?
Que pouvons-nous faire au quotidien pour soulager leurs cris,
Quand nous sommes mains liées face à tous ces génocides.
Certains ont le pouvoir d'agir mais ne prennent pas de sanction,
Ces hommes d'états sont là , passifs sans prendre les bonnes décisions,
Nous avons juste nos maux que nous alignons sur un papier,
Nos cœurs sont lourds face à tous ces crimes d'humanité.
Les-mots-de-la-passion
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Écrit le 27/06/2015
Rien Appris
par Alain Bosquet
J'avais dans ma jeunesse une idée de ce monde
et jouais avec lui.
Ma connaissance en est-elle profonde ?
Trop de soleils ont lui
pour que je puisse me targuer de certitudes.
Je ne fais qu'un serment : ma vérité m'est suspecte et j'élude
le mensonge infamant.
Entre les deux, je crois établir l'équilibre :
je vis tant bien que mal, endormi sous ma peau ; parfois je vibre,
pareil à l'animal :
je me veux un renard, un paon, une belette.
À quoi bon repenser la matière ? elle est douce... À la sauvette,
je ne puis ressasser
que les tristes défauts de ma mémoire ;
je dois neutraliser l'événement, l'amour fumeux, la gloire,
tout cet être embrasé
qui ressemble au cyprès devenant une cendre
retournée à la mer.
Je suis sceptique et mon doute est si tendre,
que parfois je m'y perds.
Tout est confus en moi, malgré les analyses :
je suis l'ombre et l'objet, le squelette et son âme, une sottise !
mais si je m'engageais
à plus de fermeté, je serais la victime
de quelque parti pris ; ma tourbe est plus précieuse que les cimes.
Je n'aurai rien appris.
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ Alain Bosquet.
Encore combien de temps...
Encore combien d'année à attendre mon amour,
Avant de pouvoir te tenir la main tous les jours,
Encore combien d'année encore à supporter,
Avant que nos deux âmes s'unissent pour l'éternité.
Encore combien de mois à attendre mon cœur,
Et enfin baigner par le soleil et ta douce chaleur,
Encore combien de mois encore à patienter,
Avant de devenir tienne et prendre perpétuité.
Encore combien de semaine à attendre mon ange,
L'horloge a beau tourner mais rien ne change,
Encore combien de semaine encore à espérer,
Et pouvoir vivre enfin cette union tant rêvée.
Encore combien de jours à attendre patiemment,
Le désir est en nous pourquoi autant de temps,
Encore combien de jours avant de vivre tous les deux,
Et redécouvrir sans fins les plaisirs amoureux.
Encore combien de seconde en nous le virus de cupidon
Celui qui sème en nous l'amour, le désir et la passion,
Encore combien de seconde à attendre seule mon amour,
Et vivre enfin avec toi notre amour au grand jour.
Jalila
Se reconnaître
Les tambours de notre sang
Battent la même cadence
L'amour et la tendresse
Sont reconnus et partagés
Les mots que j'embrase
Lilou pour te célébrer
Entrent dans le haut silence
De l'ineffable et de l'indicible
L'éternité trace son échéance
Dans un étonnement perpétuel
Ma tendre Beauté rebelle
Qui n'a pas renoncé
Et ta tête haute
Eblouie de secrets
Porte ses rêves
Jusqu'au plus haut des astres
Je chante tous les jours
Et dans le silence des nuits
J'écoute dans le coquillage
De ton sexe ce bouillonnement
Dans sa gangue originelle
L'une face à l'autre
L'autre face à l'une
Hors du temps du mépris
Et de l'espace de l'indifférence
Que l'abondance d'être
Nous protège de la laideur
La lumière brille en nous
Afin que l'on apprenne
À se re-connaître
Et à naître de nouveau
Afin que nous nous souvenions
De la glaise et du feu
Qui nous a engendrés
Nous nous endormirons
Dans le souffle des agneaux
Nous nous réveillerons
Dans le désir des béliers
Nous entonnerons au fil des jours
Des cantiques pour nos temples
Et des mélopées
Pour rythmer nos cœurs
Ma faim ta soif
Nous accompagnent
De l'aube nouvelle
Jusqu'au couchant
On fait halte
On poursuit notre chemin
De l'eau fraîche
Au creux de nos mains
Partage d'une soif avivée
Par la fièvre de vraiment exister
L'une par l'autre
L'autre par l'une
Unis par la ressemblance
Par la parole
Ou par le silence
Qu'importe
Le jour sur nos lèvres
Laissera une empreinte de miel
Signant par sa présence
Le bourdonnement du baiser
Le sable sous nos pas
Soulagera la violence
Pour la rendre à l'Amour
L'une avec l'autre
L'autre avec l'une
Unis par le regard
Hasardons une main
Vers l'autre main
En découvrant le monde
Dont nous sommes le seul miroir
Pour se donner une promesse
D'Amour mon amour
Plus amples sont nos pas
Qui nous conduisent
Beau chemin faisant
Allant l'amble
De la brume laiteuse du levant
Jusqu'aux vapeurs épicées
Du couchant.
Nous voici arrivés enfin
Nus au fond du désert
J'entrevois
Derrière le voile des mots
Le sens d'une vie
Vécue à vif et au cœur .
Jacques Viallebesset, l'écorce des cœurs, 2011
Oh, le forum aujourd'hui est fleuri de poèmes
choisis avec grande sensibilité ...
C'est WHITE MONDAY,
c'est absolument immatériel
mais tellement indispensable ...
M.
Ah ! Si y avait que des cochons de poètes parmi ces singes vaniteux que sont les Hommes ...
Hier, j'ai vu un doc sur la jeunesse et l'éducation de Heinrich Himmler,
ah ! Un PUR, celui-là , irréprochable sens de la bonne conduite ...
Pas question de batifoler ! Du sérieux ...
Faut croire que psychorigidité, déni de la sexualité et agressivité forment un syndrome ...
^^^^^^^^^^
Poésie de Federico Garcia Lorca:
La Mariée infidèle
Et moi qui, sans m'en douter,
L'ai menée à la rivière !
Je croyais qu'elle était fille,
Mais elle avait un mari.
Pour la nuit de la Saint-Jacques,
Tout paraissait convenu.
Sitôt les lampes éteintes
Et les grillons crépitant,
Au dernier tournant des rues
J'ai touché ses seins dormants
Mais vite éveillés pour moi,
Grappes de jacinthe écloses.
L'amidon de son jupon
Me crissait dans les oreilles
Comme une pièce de soie
Quand dix couteaux la déchirent.
Sans clair de lune à leurs cimes,
Les arbres se font plus hauts.
L'horizon des chiens aboie
Loin, très loin de la rivière.
Passés les mûres sauvages,
Les épines et les joncs,
Elle a défait ses cheveux,
Aplani pour nous la rive.
J'ai enlevé ma cravate.
Elle a enlevé sa robe.
Moi, ceinture et revolver.
Elle, ses quatre corsages.
Odorant nard, coquillages,
Rien ne se peut voir si fin.
Ni le miroir sous la lune
N'éblouit de cet éclat.
Ses cuisses, qui m'échappaient
Comme des poissons surpris,
C'était le feu tout entier,
Et aussi la fraîcheur même.
Cette nuit-là , j'ai couru
Dans le meilleur des chemins,
Montant pouliche de nacre,
Sans étriers et sans brides.
Je n'ose dire, étant homme,
Les choses qu'elle m'a dites.
Le grand jour de la raison
M'incite à plus de réserve.
Je la ramenai salie
Par les baisers et le sable.
Contre le vent bataillaient
Les iris et leurs épées.
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ F.G.L.
Rectangle triangulaire
L'allée est silencieuse
Je n'entends pas les oiseaux ce matin
Cette fois tous les arbres sont verts autour de la gare
Un mécanisme de vérité s'est mis en route inexorablement
Voilà pourquoi je ne comprends plus rien
Ce printemps ne ressemble plus à celui où j'étais fidèle à toutes mes femmes
J'attends l'heure éternelle de volupté
Semblable à la délicatesse des sens
Qui occupait l'espace d'une vie
La joie n'aura plus jamais sa place maintenant
C'est l'heure de la folie destructrice
Que nous attendons tous
Edgar Georges, 1999
(https://www.aht.li/3156460/flerettes.jpeg)
Une seule vérité,
Un seul printemps,
Et tant de pleurs ...
M.
oh, des cosmos!
Tropique du Cancer
À l'heure où se voile la nuit
Il me revient en mémoire la saveur de très anciennes amours
En des cités où le Soleil ne se couchait que par intermittences
Pour prendre le deuil de la terre.
Et croyez-moi, Ô vous , marins du «Mogadiscio»,
C'étaient de fières amantes que nos amies d'alors.
À l'heure où tombe la nuit
Vite, si vite qu'on n'a aucune peine à se savoir sous de très basses latitudes,
Il me revient le souvenir de déchirures oubliées,
Car mes bonheurs eurent parfois de tragiques fins.
Peut-être vous les conterai-je quelque jour,
Car il n'est pas de secret qui ne se puisse partager.
Puis vint le temps où le Soleil cessa de se coucher...
Et les jours étaient longs et mornes
Ô si longs et mornes les jours
longs, longs sous leur blanche morsure
Et des bonheurs, seule la déchirure.
Je t'ai quitté
Pour les Pays des Hautes Terres Froides et des Nuits Sombres
Je t'ai quitté pour les tempêtes atlantiques et les aurores
Pour la chanson du vent sur les genêts au temps d'hiver.
Mon souvenir va vers toi
Quand s'effaçaient au loin les contours de Fuerteventura.
Alors, pour les marins du « Mogadiscio », venait l'heure,
Le moment furtif du regret
Jusqu'à ce que la première étoile se lève
Seulement la première étoile.
Villebramar, Puerto del Carmen, 1986
Symphonie des parfums
À Madame Dardoize
Je veux m'endormir dans le parfum des roses fanées, des sachets vieillis, des encens lointains et oubliés. –
Dans tous les chers et charmeurs parfums d'autrefois. –
Mes souvenirs chanteront sur des rythmes doux, et me berceront sans réveiller les regrets.
Tandis que le morne et spléenétique hiver pleure sur la terre inconsolée,
Et que le vent hurle comme un fou,
Tordant brutalement les membres grêles des ormes et des peupliers,
Je veux m'endormir dans le parfum des roses fanées,
Des sachets vieillis, des encens lointains et oubliés.
Et les rythmes et les parfums se confondront en une subtile et unique symphonie;
Les roses fanées se lèveront superbes et éclatantes,
Chantant avec leurs lèvres rouges les vieilles chansons aimées;
Elles s'enlaceront aux pâles jasmins et aux nénuphars couleur de lune;
Et je verrai passer leurs ombres miroitantes, comme en une ronde des robes de jeunes filles.
Les clochettes des liserons chanteront avec leurs parfums amers – les mortelles voluptés;
La violette à la robe de veuve dira les tendresses mystiques et les chères douleurs à jamais ignorées;
L'héliotrope avec son parfum vieillot et sa couleur défraîchie, fredonnera des gavottes, ressuscitant les belles dames poudrées qui danseront avec des mouvements lents et gracieux.
Musc minuscule et compliqué comme une arabesque,
Scabieuse, – reine des tristesses,
Opoponax dépravé comme une phrase de Chopin,
Muguet, – hymne à la gloire des séraphiques fraîcheurs,
La myrrhe solennelle, le mystérieux santal,
L'odeur du foin coupé, – sereine et splendide comme un soleil couchant,
Iris où pleurs l'âme des eaux dormantes,
Lilas aux subtils opiums,
L'amoureuse vanille et le chaud ambre gris
S'uniront en des accords grondants et berceurs – comme les orgues et comme les violons
Évoquant les visions cruelles et douces
Les extases évanouies, – les valses mortes, – les cassolettes éteintes et les lunes disparues.
Tandis que le morne et spléenétique hiver pleure sur la terre inconsolée;
Et que le vent hurle comme un fou, tordant brutalement les membres grêles des ormes et des peupliers,
Je veux m'endormir dans le parfum des roses fanées, des sachets vieillis, des encens lointains et oubliés.
Marie Krysinska, Rythmes pittoresques
Un petit poème de Lorca,
extrait de la suite "Herbiers."
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
"Le courtier du temps
apporte l'herbier des rêves.
moi
Où est cet herbier ?
le courtier
Tu l'as dans les mains.
moi
Mes dix doigts sont libres.
le courtier
Les rêves dansent sur tes cheveux.
moi
Combien de siècles ont passé ?
le courtier
Il n'est qu'une heure à mon herbier.
moi
Où vais-je ?
Vers l'aube ou vers le soir ?
le courtier
Le passé est inhabitable.
moi
Ô jardin aux fruits d'amertume !
le courtier
Plus triste est l'herbier de la lune.
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ F.G.L.
huhuhu, hihihi!
N'est-ce point un peu brutal de souhaiter d'un bloc toute une bonne année D'UN COUP ?
Franchement, si je dis "bonne année" ce soir, ce sera d'une petite voix des jours ramollos ... aussi je vous garde au frais des bondjou pouêt-pouêt printaniers pleins de verdure ...
Les traditions, c'est super pour la technique, l'artisanat, tout ça, mais les sentiments ... LIBERTÉ !
Le code ? Où ça, le code ?
https://www.youtube.com/watch?v=YRxPRwmn6IM (https://www.youtube.com/watch?v=YRxPRwmn6IM)
Première ponte de l'année ...
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Poème d'hier.
On peut voir encore
Mes pas sur la neige
Pour un temps
-Soupçon d'inconfort-
Seulement y étais-je ?
Seulement ...
Si un seul disparaît
Une seule préférence
Son souvenir revêt
Toutes les différences
Que te connaître un peu
Me confine en ces pas
Où neige l'épaisseur
Et ta douce présence
Qui fit fondre mon cœur.
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ M.
Écriture
Un livre une page des mots
Un adulte
l'enfant caché
Tu parles
à toi, de toi
à moi
au monde
Maintenant, tout de suite
Sans aucune règle
Libre de t'affirmer
sans respecter les conventions
bourgeoises, castratrices, arbitraires
la pensée globalisée se construit
élixir alchimique enivrant
réaffirme notre analogie
le temps d'un instant
recompose le puzzle fraternel
le mot philosophale rayonne
ainsi restauré
Sybille Rembard, 2016
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J'aime beaucoup ! MERCI..... A découvrir... cadeau pour vous mes AmiEs du forum !
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Sybille Rembard – biographie
Sybille Rembard est née à Turin en Italie le 21 juin 1966.
De père français et de mère italienne, elle a vécu une enfance et une adolescence paisible se construisant dans l'univers multiculturel d'une famille aux multiples racines. Son esprit libre s'est nourri des livres de la bibliothèque familiale et en particulier de la vaste collection d'œuvres poétiques dont, depuis le plus jeune âge, elle était friande. Les débats et les échanges, dans une famille très ouverte au monde et aux autres, ont forgé sa personnalité et sa pensée. Après des études littéraires, elle est partie à la découverte du monde. Dans ses pérégrinations d'outre-Manche elle a rencontré l'Amour avec qui elle a fondé une grande famille.
Aujourd'hui elle a planté ses racines en France, en faisant de sa passion pour les mots et l'écriture son métier.
Les poèmes de Sybille Rembard... https://www.poetica.fr/categories/sybille-rembard/
Pour détendre un peu l'atmosphère ...
Et parce que sur l'autre forum où j'écris c'est pas rigolo-rigolo non plus ...
Je crois que nous pouvons nous détendre à constater nos pathétiques limites ... en tant qu'êtres humains ...
Alors voilà , j'ai écrit cette réponse pour un petit groupe qui se plaint d'addiction ... sexuelle ... quand on a le nez dedans, on l'a pas dans la poégie, bien chûr ... Esche changeschpoir ? Jamais !
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Bonsoir les amis ...
Je m'appelle Martine et je suis ...
Chocolatomane ...
J'essaie de lutter mais ...
Un matin peut-être on me retrouvera ...
noyée dans une mare de chocolat ...
Je sais, c'est nul ...
Purée j'essaie de m'en sortir, de me dire qu'il y a pire malheur ...
Mais le chocolat c'est trop bon ... et je replonge ... dans une apnée de cacao ...
Courage, courage, mes zamis, z'vous comprends, quand c'est si bon c'est dur de résister ...
En plus je devrai peut-être quitter mon mari parce que ... il veut pas que j'arrête d'acheter du chocolat quand on va au magasin ... alors je sais pas couper mon addiction puissqu'y a toujours dans l'armoire, du praliné, du truffé, du aux noisettes ...
Et puis après je mange les Nougatti et puis il dit "Quoi, y'a d'jà plus de Nougatti" ?
Enfin bref c'est pas facile je vous comprends tous ... je voudrais surmonter mais je suis surmontée ... saloperie de dépression !
Et mon psychiatre qui en rajoute en me disant "mais le chocolat, c'EST un antidépresseur !"
Bien solidairement et ... bâtons-nous !
Titine ...
http://revedespagne.over-blog.com/2017/04/el-nino-con-el-pijama-de-rayas/le-garcon-en-pyjama-raye-john-boyne.html
El niño con el pijama de rayas / Le garçon en pyjama rayé - John Boyne
[...] sus piernas, que no paraban de moverse, lo iban acercando más y más a aquel punto, que entretanto se habÃa convertido en una manchita y empezaba a dar muestras de convertirse en un borrón. Y poco después el borrón se convirtió en una figura. Y entonces, a medida que Bruno se acercaba más, vio que aquella cosa no era ni un punto ni una manchita ni un borrón ni una figura, sino una persona.
Y que aquella persona era un niño.
Bruno habÃa leÃdo suficientes libros de aventuras para saber que uno nunca podÃa estar seguro de qué iba a encontrar. La mayorÃa de las veces los exploradores tropezaban con algo interesante que sencillamente estaba allÃ, sin molestar a nadie, esperando a que lo descubrieran (por ejemplo, América). Otras veces descubrÃan algo que seguramente era mejor dejar en paz (como un ratón muerto en el fondo de un armario).
El niño pertenecÃa a la primera categorÃa. Estaba allà sentado, sin molestar a nadie, esperando a que lo descubrieran.
El niño con el pijama de rayas / Le garçon en pyjama rayé - John Boyne
"El niño con el pijama de rayas es un libro tan emocionate que es difÃcil saber a qué género pertenece... Una novela histórica quizás. O más bien una fábula. Una fábula histórica. Una historia de niños para que los mayores aprendan a pensar sobre el sentido de la vida, sobre estas fronteras visibles e invisibles que erigimos sin darnos cuenta. El odio no es innato, se inculca, se aprendre. Todos nacemos iguales y un dÃa erigimos muros infranqueables que encierran a los demás y nos encierran a nosotros mismos.
Es la historia de Bruno, un niño de nueve años igual que otros muchos niños de nueve años; vive en una casa grande y bonita en el BerlÃn de los años 40 con sus padres y su hermana que es "tonta de remate"; también viven cerca los abuelos y sus "tres mejores amigos para toda la vida". Un dÃa un hombre extraño y maleducado con un pequeño bigote muy raro viene a cenar en casa de Bruno. Entonces su padre militar consigue un nuevo trabajo muy importante y Bruno y su familia tienen que mudar de casa e irse a vivir en un lugar extraño de nombre impronunciable : Auchviz, en una casa más pequeña, en medio de la nada, frente a una alambrada detrás de la que viven millares de personas, todas vestidas con un pijama de rayas. Y como a Bruno le encanta jugar al explorador, un dÃa decide explorar cerca de la alambrada y conoce a un niño, Shmuel, con quien va a trabar amistad.
No os imaginéis que se trata de un libro más sobre la segunda guerra mundial y sus horrores. Sobre los campos de concentración. Nada de eso. Es la historia de dos niños cuya inocencia el mundo de los adultos no ha conseguido alterar. Niños que viven en un mundo sin barreras ni fronteras ni alambradas. Bruno no entiende lo que está pasando allà del otro lado, no sabe quiénes son estas personas aunque sospecha que ocurre algo feo. Muy feo. Sin embargo conserva todas sus ilusiones sobre el mundo y sobre su padre que para él es un héroe, el comandante a quien todos respetan, con su uniforme con un dibujito raro pero muy bonito. Tampoco sabe lo que significa otro dibujito bonito en forma de estrella en el brazalete de Shmuel. Sólo ve a un niño flaco, muy flaco eso sÃ; y hambriento. Pero quiere jugar con él, los niños están para jugar, ¿ verdad ? La inocencia de Bruno es conmovedora, vemos el horror a través de sus ojos; no, el horror no se ve sino que se adivina o se presiente, pero nunca se ve porque ojos de niños no pueden ver eso. Vive en su mundo de niño con su padre-héroe, su hermana "tonta de remate", los criados callados y sus sueños de explorador. Y no tiene la más mÃnima idea de adónde le van a conducir sus sueños de explorador... Y Shmuel, el niño del pijama de rayas que vive allÃ, del otro lado y apenas habla de lo que ve, de lo que aguanta. Por temor a perder a su nuevo amigo o por pudor casi no habla, sólo habla del pasado porque ya no hay presente. Los dos niños son iguales : nueve años y nacidos el mismo dÃa; casi gemelos, separados por la alambrada y por una crueldad insensata.
Me encantó este libro que leà casi de un tirón; se lee con facilidad porque en él cabe toda la sencillez y la inocencia de un niño; no busca complicaciones, sólo la verdad : la verdad de los sentimientos. Y con un final totalemente inesperado, probablemente el final más triste que he visto, que te deja un sabor amargo y unas tremendas ganas de gritar al mundo que el mundo no es eso : no debe ser eso. El odio y las alambradas deberÃan desaparecer de la faz de la tierra para siempre. Sin embargo los muros crecen y crecen cada vez más altos."
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[...] ses jambes, qui n'arrêtaient pas de bouger, le rapprochaient de plus en plus de ce point qui, entre-temps, était devenu une petite tache et semblait vouloir se transformer en gribouillage. Et très vite le gribouillage devint une silhouette. Et alors, au fur et à mesure que Bruno s'approchait encore, il vit que cette chose n'était ni un point, ni une petite tache, ni un gribouillage, ni une silhouette, mais une personne.
Et que cette personne était un petit garçon.
Bruno avait lu assez de livres d'aventures pour savoir que l'on ne peut jamais être sûr de ce que l'on va trouver. La plupart du temps, les explorateurs tombaient sur quelque chose d'intéressant qui était simplement là , sans embêter personne, en attendant qu'on le découvre (comme l'Amérique, par exemple). D'autres fois, ils découvraient quelque chose qu'il valait sûrement mieux laisser tranquille (comme une souris morte dans une armoire, par exemple).
Le petit garçon appartenait à la première catégorie. Il était assis là , sans embêter personne, en attendant qu'on le découvre.
El niño con el pijama de rayas, John Boyne
"Le garçon en pyjama rayé est un livre si émouvant qu'il est difficile de déterminer à quel genre il appartient... Un roman historique, peut-être. Ou plutôt une fable. Une fable historique. Une histoire d'enfants pour que les grands apprennent à réfléchir sur le sens de la vie et sur ces frontières visibles et invisibles que nous érigeons sans nous en rendre compte. La haine n'est pas innée, elle s'inculque, elle s'apprend. Nous naissons tous égaux et un jour nous érigeons des murs infranchissables qui enferment les autres et nous enferment nous-mêmes.
C'est l'histoire de Bruno, un petit garçon de neuf ans semblable à bien d'autres petits garçons de neuf ans; il habite une jolie grande maison dans le Berlin des années 40 avec ses parents et sa soeur qui est "une abrutie finie"; ses grands-parents vivent aussi non loin de là , ainsi que "ses trois meilleurs amis pour toute la vie". Un jour un homme étrange et aux mauvaises manières, avec une petite moustache très bizarre, vient dîner chez Bruno. C'est alors que son père militaire obtient un nouveau travail très important, et toute la famille doit déménager pour vivre dans un endroit au nom imprononçable : Auchviz, dans une maison plus petite, au milieu de nulle part, face à une clôture en barbelés derrière laquelle vivent des milliers de personnes portant toutes un pyjama rayé. Et comme Bruno adore jouer à l'explorateur, il décide un jour d'explorer tout près de la clôture et fait la connaissance d'un petit garçon, Shmuel, avec qui il va se lier d'amitié.
Ne vous imaginez surtout pas qu'il s'agit d'un énième livre sur la seconde guerre mondiale et ses horreurs. Sur les camps de concentration. Pas du tout. C'est l'histoire d'enfants dont le monde des adultes n'a pas encore réussi à corrompre l'innocence. Des enfants qui vivent dans un monde sans barrières ni frontières ni barbelés. Bruno ne comprend pas ce qu'il se passe là -bas, de l'autre côté, il ne sait pas qui sont ces personnes, mais pressent qu'il s'y passe des choses laides. Très laides. Cependant il garde toutes ses illusions sur le monde et sur son père qui est pour lui un héros, un commandant respecté de tous, qui porte un uniforme avec un curieux petit dessin très joli. Il ne sait pas non plus ce que signifie le joli petit dessin en forme d'étoile sur le bracelet de Shmuel. Il voit juste un petit garçon maigre. Très maigre, ça oui; et affamé. Mais il veut jouer avec lui, car les enfants sont là pour jouer, non ? L'innocence de Bruno est émouvante, nous voyons l'horreur à travers ses yeux; ou plutôt non, l'horreur ne se voit pas mais se devine ou se pressent, mais ne se voit jamais car des yeux d'enfant ne peuvent pas voir ces choses-là . Il vit dans son monde d'enfant avec son père-héros, sa soeur "abrutie finie", les domestiques muets et ses rêves d'explorateur. Et il n'a pas la moindre idée d'où vont le mener ses rêves d'explorateur... Et Shmuel, le garçon en pyjama rayé qui vit là -bas, de l'autre côté, et parle à peine de ce qu'il voit, de ce qu'il supporte, par peur de perdre son nouvel ami ou par pudeur; il ne parle que du passé car il n'y a plus de présent. Les deux garçons sont semblables : neuf ans, nés le même jour; presque des jumeaux, séparés par une clôture et une insensée cruauté.
J'ai adoré ce livre, que j'ai lu presque d'un trait; il se lit facilement car il renferme toute la simplicité et l'innocence d'un enfant; il ne cherche pas de complications, rien que la vérité : la vérité des sentiments. Et avec une fin totalement inattendue, probalement la fin la plus triste que j'ai vue, qui te laisse un goût amer et l'envie de hurler au monde que le monde n'est pas cela : il ne doit pas être cela. La haine et les clôtures de barbelés devraient disparaître de la surface de la Terre à jamais. Et pourtant les murs ne font que grandir, toujours plus haut."
Comme dans la vraie vie ...
la "vraie vie" on se demande bien parfois "c'est quoi" ...
Surtout "depuis", avant on n'y pensait pas trop on la vivait c'est tout, puis tout-Ã -coup, PAF!
Catapultés dans la dernière dimension avant l'ultime, celle qui est le mystère absolu qui nous dérange le plus ...
Parce que bon, un être qui vient au monde, mystère également mais tellement agréable à accueillir ...
Et voilà , qu'est-ce que j'raconte ?
C'est pour dire qu'aujourd'hui il y a ENFIN
du soleil DANS LE NORD
et illico ma pôv'ciboulette repersille !
Donc j'ai pondu un petit poème (OUF, je savais pu), mais les poules c'est comme ça aussi, après tout.
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Les mots.
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Lorsqu' enfin ils se déposent
-De quand étaient-ils tombés-
Écrire ma foi pas grand-chose
Que la vie n'ait point filtré.
Blanc sur blanche apothéose
Mon Amour s'est irradié
Écran fertile et grandiose
Difficile à rédiger.
T'apporter plus que les roses
Dire ce que tu aimerais
Avant que se décompose
La chair qui est mon apprêt.
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ M.
Touchée...puissamment...
merci Martine.
"Comme dans la vraie vie ...
la "vraie vie" on se demande bien parfois "c'est quoi" ...
Surtout "depuis", avant on n'y pensait pas trop on la vivait c'est tout, puis tout-Ã -coup, PAF!
Catapultés dans la dernière dimension avant l'ultime, celle qui est le mystère absolu qui nous dérange le plus ...
Parce que bon, un être qui vient au monde, mystère également mais tellement agréable à accueillir ... " souci
Un enfant qui quitte notre monde, mystère absolu et tellement de souffrance à accueillir...
Amicalement, solidairement. F.
Les fleurs reviendront
Le printemps est loin, si loin
Les champs sont roses sombres
Dans le fil d'une pensée morbide fluide
Le vieil homme crache, crapote
Comme un cochon il se fera abattre
Le lampadaire tremble dans la nuit effervescente
Les gens crient que c'est la fin du monde
Puis rient car tout n'est pas encore fini
Les fleurs et les odeurs reviendront
C'est sûr
Et on y sera, ou pas
Jules Delavigne, 2010
En deuil d'un enfant ...
Il semble qu'on rame déjà pas mal ...
Mais pour certains on ferait pas encore assez d'efforts ...
(https://www.aht.li/3186493/ram.jpg)
Décidéboum ...
" OUi, nous ne sommes plus les mêmes. Je l'ai sentis dès les tout premiers instants, et ça ne s'est jamais démentis. Depuis que j'ai appris le décès de Pierre, je ne me sens plus exactement la même personne, à la fois semblable et différente de ce que j'ètais auparavant, et surtout, je n'ai plus le sentiment de faire partie intègrante du même monde que la plupart des gens. J'observe ce monde "de l'exterieur", avec le détachement qui vas avec, à la fois proche (en apparence) et lointaine. Surtout depuis que le deuil m'a fait mesurer l'insensibilité, le prosaïsme et même la cruauté de certaines personnes, de beaucoup de personnes même, et du monde qui m'entoure. Je me concentre sur les bonnes personnes, les vraies, et celles qui ont suffisament de finesse et d'empathie savent bien qu'il y a un "avant" et un "après", et que je ne suis plus la même personne. J'ai trouvé une certaine paix intèrieure, pouvant être très douce, dans ce "nouveau monde", cette nouvelle existence, mais il y a des moments plus difficiles, dus aux pires souvenirs, et ce qui toucherait peu d'autres personnes me blesse profondément-je parle du souvenir de certains comportements inapropriés de ceux que l'on dit être mes semblables >:( :'( je profite des petites joies-loin d'être négligeables du quotidien quand elles se présentent, je les acceuille comme des cadeaux. J'ai dû apprivoiser cette nouvelle existence, parce-que je savais que c'est ce que Pierre aurait voulu pour moi et que par-delà la mort, je veux continuer à être digne de lui et de ce que nous avons vécu, de notre merveilleux amour.
:-*
Stana "
Stana,
J'aime beaucoup ton texte... merci pour ta douceur, ta tendresse, ta sensibilité... ta sagesse... ton Amour !
Merci Magnifique Stana...
un texte qui fait du bien car il est vrai
(https://www.aht.li/3187368/bisoulapin.gif)
Faut pas perdre son savoir-faire,
tous les jours je fais un petit ciment
un petit ciment en vrac
un ciment de potentiel
- Votre ciment, c'est pour construire ?
C'est pour mettre où ?
- Nulle part, j'le garde en vrac,
vivant, bien hydraté,
le marchand de sable l'emporte tous les soirs ...
M.
Moi aussi je vais garder par devers moi un tonneau de p'tit ciment en vrac de potentiel...
En vrac, et surtout pas se casser la tête pour se demander à quoi il va servir ...
ce qui est dur ne dure pas ...
l'origine des sentiments est une vie foisonnante ...
un tourbillon qui casse le temps ...
qui casse les obstacles ...
qui trame immatériellement notre solitude ...
Il est bien plus fiable de ne plus rien construire.
Amour en vrac.
Est ce qui est, moi je resterai en vrac après "ça".
C'est pas un choix, c'est la réalité de mes ruines irréparables.
Le seul choix que j'ai est de ne pas m'en plaindre et d'assumer le plus sainement possible, entre amertume et douceur, souffrance et créativité.
M.
"Everybody hurts" du groupe REM ...
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Une grande partie de la chanson a été écrite par le batteur Bill Berry, bien que les crédits soient donnés au groupe5. Ce n'est pas Bill Berry qui joue de la batterie dans la chanson - c'est une boîte à rythmes Univox qui est utilisée - mais il a fourni les échantillons du modèle de la batterie. L'arrangement a été fait par le bassiste de Led Zeppelin, John Paul Jones.
Dans les notes d'accompagnement de l'album In Time, Peter Buck, le guitariste du groupe écrit que « si les paroles sont si extraordinairement simples c'est parce que la chanson était destinée à des adolescents ». Il dit d'autre part, « Je n'ai jamais regardé Buffy contre les vampires, mais l'idée qu'un lycée puisse être un portail vers l'enfer me paraît assez réaliste6,7. »
En 2005, Peter Buck dit à la BBC : « Si vous écrivez consciemment pour quelqu'un qui n'est pas allé à l'université, ou qui est assez jeune, il est bon d'être très direct. À cet égard, cela va avoir tendance à fonctionner avec des personnes de tous les âges8,9. »
En 1995, l'équivalent anglais de SOS Amitié, Samaritans, en réponse au fort taux de suicide parmi les jeunes et du faible nombre d'associations d'aide aux jeunes hommes, a lancé une campagne de presse contenant uniquement des paroles de la chanson Everybody Hurts et le numéro de téléphone de l'association10.
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Pour changer, dans la version des "Corrs"
https://www.youtube.com/watch?v=nkp-U36c_wo (https://www.youtube.com/watch?v=nkp-U36c_wo)
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Enfin, paroles et traduction :
Paroles et traduction de «Everybody Hurts»
Everybody Hurts (Tout Le Monde Souffre)
When your day is long and the night,
Quand ta journée est longue et la nuit,
The night is yours alone
La nuit n'appartient qu'Ã toi
When you think you've had enough of this life,
Quand tu penses en avoir assez, de cette vie,
Well hang on
Alors accroche toi
Don't let yourself go,
Ne te laisse pas aller
Cause everybody cries sometimes
Parce que tout le monde pleure, parfois
Everybody hurts, sometimes
Tout le monde souffre, parfois
Sometimes everything is wrong
Parfois tout va mal
Now it's time to sing along
Maintenant il est temps de chanter et d'aller de l'avant
When your day is night alone,
Quand ta journée n'est qu'une nuit
Hold on (x2)
Accroche toi (x2)
If you feel like letting go
Si tu sens que tu te laisses aller
Hold on
Accroche toi
When you're sure you've had too much of this life,
Quand tu es sûr que tu en as marre de cette vie
Well hang on
Alors accroche toi
Everybody hurts, sometimes
Tout le monde souffre, parfois
Take comfort in your friends
Cherche du réconfort auprès de tes amis
Everybody hurts
Tout le monde souffre
Don't throw your hands
Ne baisse pas les bras
If you feel like you're alone
Si tu te sens seul
No, no, no you're not alone
Non, non, non tu n'es pas tout seul
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inRead invented by Teads
If you're on your own, in this life
Si tu ne peux compter que sur toi même, dans cette vie
The days and nights are long
Les jours et les nuits semblent longs
If you're sure you've had to much of this life to hang on
Si tu es sûr d'en avoir marre de t'accrocher à la vie
Everybody hurts sometimes, everybody cries
Tout le monde souffre, tout le monde pleure
And everybody hurts sometimes (x2)
Et tout le mondre souffre parfois (x2)
So, hold on (repeat until fade)
Alros accroche toi ( répété jusqu'à la fin)
Ô nostalgie des lieux
Ô nostalgie des lieux qui n'étaient point
assez aimés à l'heure passagère,
que je voudrais leur rendre de loin
le geste oublié, l'action supplémentaire !
Revenir sur mes pas, refaire doucement
- et cette fois, seul - tel voyage,
rester à la fontaine davantage,
toucher cet arbre, caresser ce banc ...
Monter à la chapelle solitaire
que tout le monde dit sans intérêt ;
pousser la grille de ce cimetière,
se taire avec lui qui tant se tait.
Car n'est-ce pas le temps où il importe
de prendre un contact subtil et pieux ?
Tel était fort, c'est que la terre est forte ;
et tel se plaint : c'est qu'on la connaît peu.
Rainer Maria Rilke
Vergers
Il faut que je vive ce deuil pour les autres, car je ne pourrai pas me sauver, non ... je suis tellement imparfaite avec ma dépression chronique, tellement imparfaite ... tellement absente par moments ...
Je n'en revenais pas le jour où ma grand-mère, femme forte et accomplie, a exprimé son admiration pour moi, celle de ses cinq petits-enfants qui ratait pourtant tout.
Merci pour ton regard sur moi, Madeleine, rien ni personne ne peut salir cette pureté, pas même la somme de toutes mes fatigues anormales.
Hier, j'ai écrit à une jeune femme qui souffre elle aussi de dépression chronique, avec le parcours de vie atypique que cela entraîne ... elle est actuellement en HP afin de passer le cap d'une crise suicidaire ...
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Re: perdue...
Envoyé par: souci
Date: mar. 10 avril 2018 19:22:57
Bsoir Purplebird,
La maladie n'est pas facile, mais JE lui reconnais les particularités qui me rendent hypersensible et unique,
c'est à NOUS de sauver ça, c'est BEAU et ça vaut la peine.
Nous ne sommes pas, aux yeux de certains, des personnes assez capables, assez volontaires, assez aptes: il y a plus de "comme eux" que de "comme nous", et où va la société, on est en plein recul d'humanisme, alors ...
Vive les non-violents, et puis zut, tant pis pour nos circuits qui cui-cuitent !
Tu penses, qu'on peut bien s'accrocher à nos valeurs et à nos talents, NOUS sommes formidables !
A pluche, Martine-Titine-souci (et je porte mon gilet violet foncé, couleur de tes plumes, hihi!)
"Comme toujours dans la vraie vie !"
Je pense que je vais bientôt finir d'écrire ma triste et trop longue phrase sur ce Forum ... comme toujours dans la vraie vie... il y a un début et il y a une fin !
... enVIE de vivre mon deuil autrement, différemment... ailleurs !
"Ô Zarathroustra, dirent alors les animaux, pour ceux
qui pensent comme nous, ce sont les choses elles-mêmes
qui dansent : tout vient et se tend la main, et rit,
et s'enfuit - et revient.
Tout va, tout revient, la roue de l'existence tourne
éternellement. Tout meurt, tout refleurit,
le cycle de l'existence se poursuit éternellement.
Tout se brise, tout s'assemble à nouveau ;
éternellement se bâtit la même maison de l'être.
Tout se sépare, tout se salue de nouveau ; l'anneau de
l'existence se reste éternellement fidèle à lui-même"
Ainsi parlait Zarathroustra
Frédéric Nietzsche.
Tout va, tout revient, tout refleurit... la roue de l'existence tourne éternellement.
MAIS...
Tout meurt, tout se brise, tout se sépare...
Mon Raphaël, mon fils ... tu es parti définitivement, tu ne reviendras plus jamais... tu es mort... et MOI avec TOI...
Comme dans la vraie vie ...
Mort est-ce Mort ?
Ma pivoine à deux yeux
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Il est pourtant bien recommandé dans les manuels de jardinage:
-Lorsque vous achetez un plant de pivoine, regardez s'il est sain et s'il comporte aux moins trois yeux (les yeux étant les départs de repousse sur le rhizome)
Mais voilà , j'ai choisi d'adopter un plant mal fichu, en me disant qu'avec des super-soins, planté dans les règles de l'art, protégé, bien placé, il s'en sortirait.
-1ère année: j'ai eu 2 feuilles
-2ème année: il poussait 3 feuilles, je me dis chouette, il forcit, un 3è me œil !
Hélas, l'été fut froid et pluvieux, ma pivoine semblait avoir autant pourri que la météo.
Je l'ai laissée en place ...
-l'année dernière, j'ai eu 2 feuilles.
-Cette année, une petite feuille
Et une grande feuille, au bout de laquelle est en train de se former ...
UNE PETITE FLEUR
Comme dans la vraie vie ...
Fidélité, je n'abandonne pas ...
ni pivoine ni PERSONNE que j'adopte sur mon chemin ...
Si la pivoine le veut, elle peut faire ses valoches et partir ...
Elle gardera sa place en mon jardin ...
M.
LES CHOSES LES PLUS PHÉNOMÉNALES
SONT LES PLUS SECRÈTES ET DISCRÈTES
Pour sourire un tout petit peu,
une des cabanes à minets qui nous inspire pour nos 4 amis ...
Un peu de dingodouceur dans cette brute de vie ...
(https://www.aht.li/3244096/chamour.jpg)
M.
Ma niche à chat n'a pas du tout cette allure là !
j'adore!
Naître, aimer, souffrir, mourir ...
Voilà le cycle court, le court-circuit de nos histoires ...
Trouve-t-on la paix "ailleurs", "après" ?
La trouve-t-on "ici et maintenant" ?
Oh, les mots n'ont rien à dire
Il y a la souffrance, il y a l'amour,
il y a l'espoir, il y a la mort ...
Et personne ne sait rien
Je sais qu'au moment de ma mort
Je chercherai le souvenir de l'amour
Seulement de l'amour
M.
Supplique à une jeune passante
de : Charles Bukowski
fille en short, qui ronge tes ongles en tortillant du cul,
les garçons te regardent -
tu as plus d'importance, semble-t-il, que Gauguin ou Brahma ou Balzac,
plus, en tous cas, que les crânes qui nagent à nos pieds,
ta démarche hautaine brise la Tour Eiffel,
fait tourner la tête des vieux vendeurs de journaux à la sexualité éteinte depuis longtemps ;
tes bêtises réfrénées, ta danse de l'idiote, tes grimaces délicieuses -
ne lave jamais tes sous-vêtements sales,
ne chasse jamais tes actes d'amour
à travers les allées résidentielles -
ne nous gâche pas ça
en accumulant kilos et fatigue,
en acceptant la télévision et un mari gnangnan ;
n'abandonne jamais ce déhanchement maladroit et inepte pour arroser la pelouse le samedi -
ne nous renvoie pas à Balzac ou à l'introspection
ou à Paris
ou au vin,
ne nous renvoie pas
à l'incubation de nos doutes
ou au souvenir du frétillement de la mort,
salope,
affole-nous d'amour et de faim,
garde les requins, les requins sanglants
loin du cœur.
Comme dans la vraie vie,
je n'arrive plus à "en" parler ...
En Absurdie seules les fleurs sont capables de faire la révolution ...
(https://www.aht.li/3300980/rosanapurna.jpg)
M.
Une plume qui saigne
1 décembre 2018
Cela m'arrive encore
Certains jours, certains soirs, Ã certains moments
J'ai l'impression de te perdre à nouveau
Tu m'échappes et je n'arrive pas à te retrouver
Ni le son de ta voix ni ton profil cheveux aux vents.
Quelquefois, pas toujours, l'espace d'un instant
J'ai peur de ne plus savoir
Comment on fait pour mettre un pied devant l'autre
Simplement avancer ni sans ni avec trop de toi.
Il se peut, pas toujours, seulement de temps en temps
Que je ne trouve pas plus en moi qu'autour
La force et l'énergie, l'espérance et l'envie
De me battre pour cette vie que je n'ai pas choisie.
Il arrive quelquefois, rarement rassure-toi
Des périodes de flottement où je me sens perdue
Je ne sais plus où je vais, pourquoi je continue
Cela m'arrive encore de ne plus rien sentir.
C'est de plus en plus rare et de moins en moins fort
J'ai appris enfin je crois qu'on peut rester debout
Que l'Amour reste là et qu'on n'oublie pas tout
En particulier rien qui me rappelle toi
J'ai aimé caresser les objets du passé, retrouver tes traces
Tu es entré en moi et je ne t'ai plus quitté
En fermant les yeux, je sens la légèreté de tes doigts
Sur ma joue, la douceur de tes lèvres
Cela m'arrive encore
STME
Hello everybody !
Aujourd'hui j'ai envie de vous parler de la "real life" c.a.d de la vraie vie !
Depuis ce matin... 3 exemples :
1 - exceptionnellement, je suis allé faire quelques petites courses au Carrefour city du centre ville de mon patelin de village !
A la caisse, une dame retraitée, juste devant moi ! elle doit payer la somme de 19, 32 euros ! elle n'a que 19 euros dans son porte monnaie ! le caissier lui demande de choisir ce qu'elle ne peut pas prendre ! elle décide de laisser un petit filet de pomme de terre ! J'interviens discrètement et je complète son paiement avec 32 centimes ! elle a ainsi pu repartir avec ses petites pommes de terre ! elle m'a regardé, sourit et remercier ! suis sorti avec la larme à l'oeil !
Merci Mr Macron de gouverner pour le Grand Patronnat, les riches entrepreneurs et les banquiers et laisser crever tous les autres !
2 - petite revue de presse : des gendarmes agressés sur un pont à Paris portent plainte... les flics n'arrêtent pas de bastonner à coups de matraque, lance-eau, bombes lacrymogène, grenades offensive, défensive et de désencerclement, des chevaux, des motos, des tanks... la police, les CRS frappent, cognent et ... finissent par porter plaintes ! qui est agressé et qui sont les provocateurs et les agresseurs ? moi, j'ai mon idée ! en plus LA POLICE a négocié et rapidement obtenu une prime exceptionnelle pour Noël et une augmentation de salaire avec paiement de leurs heures supplémentaires !
Vive la République sous Macron ! Liberté, égalité, fraternité ?
3 - je reçois un sms de mon fils, il est emmerdé... il n'a plus d'eau dans son logement (cause travaux sur la voirie !)
Ils (lui et sa fiancée) ont besoin de se laver et me demande s'ils peuvent venir se doucher ce soir chez moi... et comme ça ils resteront également pour manger ! je lui ai répondu " pas de problème... avec plaisir !" ! je n'avais pas de nouvelles de lui depuis 10 jours !
C'est super parce que maintenant je sais ce qu'il faut que je fasse quand je voudrais le voir... je coupe l'eau de son immeuble ! hihihi !
Bonne journée... bonne semaine !
Bisous !
Federico
"pour les nénettes... quand elles sont grave tristounettes... y a de la dum-dum dans l'escopette ! "..... Pascal-ito
LOL ! MDR ! hihihuhujajaja !
Federico
La vraie vie c'est où, c'est quand ?
On n'a pas eu le choix: un jour, un deuil nous a tranchés en deux, ouverts et fermés à la fois, changés, instantanément.
Il n'y a pas à savoir.
On est là , c'est tout, et pour longtemps encore, alors autant y être bien.
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Les plages du silence.
Sur les plages du silence
Le son retient la foule
Des émotions
Comment se retrouver
Comment se reconnaître
Il semble ouvert, Hier,
Et Hier sur la houle
Et le temps est un grain
Dans un grand sac de son
La plage est maintenant
Et les objets perdus
Jonchent l'horizon
Sans conséquence
Que ce silence
Des dunes nues
Où le sable déverse
L'heure qui passe
Au bracelet d'argent
J'ai retenu
Bien des adresses
A nos sourires
C'est tout je pense
Qui recommence ...
M.
https://www.youtube.com/watch?v=04eRXYHVQ1Q (https://www.youtube.com/watch?v=04eRXYHVQ1Q)
COMME UNE RAISON DE VIE
Tu as été l'époque la plus belle de ma vie.
C'est pourquoi, non seulement, je ne pourrai jamais t'oublier, mais même, je t'aurai toujours constamment dans la mémoire la plus profonde comme une raison de vie.
- Pier Paolo PASOLINI -