Auteur Sujet: Ce que je ressens tout le temps  (Lu 1616 fois)

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Hors ligne mitzou

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Ce que je ressens tout le temps
« le: 09 Avril 2012 à 18:22:22 »
demain.... dès l'aube

"Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur."

Victor Hugo

Sèche tes larmes. Si tu pouvais me voir, tu serais toute consolée. Maman, ton amour pour moi était si grand !...
Au diapason du ciel de Marcelle Jouvenel

Hors ligne mam'deCath

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Re : Ce que je ressens tout le temps
« Réponse #1 le: 10 Avril 2012 à 16:47:35 »

Que de d'émotions de colère de révolte d'effroi de désespoir dans ces Contemplations,  que je peux comprendre
que je ressens violemment aujourd'hui où je me répète à longueur de temps : "non ce n'est pas vrai", j'en suis là
encore au bout de 9 mois....

Oh ! je fus comme fou dans le premier moment,
Hélas ! et je pleurai trois jours amèrement.
Vous tous à qui Dieu prit votre chère espérance,
Pères, mères, dont l'âme a souffert ma souffrance,
Tout ce que j'éprouvais, l'avez-vous éprouvé ?
Je voulais me briser le front sur le pavé ;
Puis je me révoltais, et, par moments, terrible,
Je fixais mes regards sur cette chose horrible,
Et je n'y croyais pas, et je m'écriais : Non ! --
Est-ce que Dieu permet de ces malheurs sans nom
Qui font que dans le coeur le désespoir se lève ? --
Il me semblait que tout n'était qu'un affreux rêve,
Qu'elle ne pouvait pas m'avoir ainsi quitté,
Que je l'entendais rire en la chambre à côté,
Que c'était impossible enfin qu'elle fût morte,
Et que j'allais la voir entrer par cette porte !

Oh ! que de fois j'ai dit : Silence ! elle a parlé !
Tenez ! voici le bruit de sa main sur la clé !
Attendez! elle vient ! laissez-moi, que j'écoute !
Car elle est quelque part dans la maison sans doute !