Auteur Sujet: Le mal de les voir rechercher leur père  (Lu 520 fois)

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Hors ligne Sortie de ma noyade

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Le mal de les voir rechercher leur père
« le: 24 Décembre 2018 à 15:21:40 »
Un parent en deuil qui observe sa fille  rechercher l’autre parent, son papa (souvent son premier amour), maintenant décédé,  n'est pas chose facile à témoigner. Le pire est que cette dernière ne s'en rend pas compte. C'est un peu la phase du déni n’est-ce pas?  Elle est convaincue qu'elle finira par le retrouver..Elle n'a pas entièrement tort puisqu'elle recherche ce qu'elle aimait de lui et cela, elle risque le retrouver...
Il n'y a pas moyen de la faire asseoir tranquille et regarder sa peine à l'intérieur de soi.  Même confrontée avec cette «conviction» (d'après moi du moins), pour elle ce n'est pas ça. Un psy? Il n'en est pas question.  De la consultation? encore moins.
Est-ce moi qui se crée une perception ou qui projette mes sentiments sur l'autre? Peut-être...mais chose certaine, je dois la respecter et je dois me respecter moi-même aussi, dans son cheminement et le mien.  Je dois la prendre telle qu'elle est en attendant patiemment comme l'on attend un enfant qui va bientôt naître à la fin d'une grossesse...sinon la prématurité risque tout gâcher. Il faut prendre soin de soi durant la période d’attente afin de refaire ses propres énergies. 
Consulter soi même d'abord? Découvrir ses passions? Écrire dans un journal? Dessiner, peindre, danser, dormir, faire de l'exercice physique, bien manger, prendre une marche, lire un bon bouquin, cuisiner, appeler un(e) ami(e)que sais-je?... La présence ressourcée que je deviendrai sera du moins plus  dispos à l'aider si elle me demande un conseil.
N'est-ce pas ça la vraie attente des fêtes?   Il finira par arriver cet accouchement, bien ou moins bien c’est vrai.  Et, je finirai par le traverser ce temps comme tout le monde non? Que je le veuille ou pas, j'en suis imprégnée de cet esprit de temps des fêtes embrouillé de l'esprit du deuil malgré moi.  Puis après, ce sera le soulagement du stress de l'avoir traversé une fois de plus ...Nous pourrons en reparler peut-être?...

Tant qu'à mon fils, ce fut quelques mois après le décès de son père, qu'il ressentit son deuil: la culpabilité de ne pas l'avoir suffisament visité (et pourtant il l'avait visité assez régulièrement tout de même, lorsque celui-ci était suffisament dispos pour pouvoir l'accueillir).  Le désespoir  rongeait mon fils, le mal au coeur par le déchirement, le départ de son papa qu'il ne verrait plus. J'ai dû le garder à la maison et embaucher un tuteur afin de l'aider avec ses travaux scolaires.  Des allergies alimentaires étaient devenus en plein effervescence. L'accompagnement, le temps est ce dont il avait besoin.  L'année suivante, les enseignantes ne percevait pas son retard scolaire de l'année précédente.
« Modifié: 10 Janvier 2019 à 18:34:45 par Sortie de ma noyade »