Auteur Sujet: Après la perte d'un enfant : Comprendre et aider un parent en deuil  (Lu 14619 fois)

0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

Hors ligne Eva Luna

  • Membre Héroïque
  • *****
  • Messages: 2223
Re : Après la perte d'un enfant : Comprendre et aider un parent en deuil
« Réponse #30 le: 15 Juillet 2015 à 00:53:07 »
Comment survivre à la mort de son enfant © France Culture, émission à écouter,j'écoute et je viens en même temps ici lire et écrire...
https://www.youtube.com/watch?v=9tma_NUIVVQ


Hors ligne Coccinelle12

  • Membre Complet
  • ***
  • Messages: 214
Re : Après la perte d'un enfant : Comprendre et aider un parent en deuil
« Réponse #32 le: 29 Décembre 2016 à 10:36:35 »

"L'actrice Debbie Reynolds est morte quelques heures après sa fille Carrie Fisher"

J'ai une pensée pour tous les parents en deuil.

L'actualité déborde d' évènements tragiques.

Courage et ne baissez pas les bras






"Le plaisir d'avoir un ami est parfois éphémère, mais pas le bonheur d' en avoir eu un "
"La mort laisse un chagrin que nul ne peut consoler, L' amour laisse un souvenir que nul ne peut voler"

Hors ligne Eva Luna

  • Membre Héroïque
  • *****
  • Messages: 2223
Re : Après la perte d'un enfant : Comprendre et aider un parent en deuil
« Réponse #33 le: 21 Février 2017 à 20:00:39 »
Anne Dauphine Julliand .21 h ·hier..."Repose en paix ma belle Azylis chérie ❤. Laisse-nous ta douceur, ton espérance et ta joie !
Thaïs, accueille ta petite soeur, fais-lui visiter le paradis et garde-la toujours avec toi..."


Si triste nouvelle...

Perdre 2 enfants...ma hantise...

Hors ligne Eva Luna

  • Membre Héroïque
  • *****
  • Messages: 2223
Re : Après la perte d'un enfant : Comprendre et aider un parent en deuil
« Réponse #34 le: 22 Février 2017 à 14:48:59 »

Anne Dauphine Julliand .21 h ·hier..."Repose en paix ma belle Azylis chérie ❤. Laisse-nous ta douceur, ton espérance et ta joie !
Thaïs, accueille ta petite soeur, fais-lui visiter le paradis et garde-la toujours avec toi..."


C'est la maman de la petite Thaïs, la petite fille du livre: 2 petits pas sur le sable mouillé... que j'ai lu et aussi la suite: une journée particulière...elle a annoncé lundi la mort de sa seconde fille, Azylis,malade de la même maladie que thaïs... et cette annonce m'a  beaucoup touchée...


Hors ligne kompong speu

  • Membre Héroïque
  • *****
  • Messages: 1296
  • Le forum d'entraide durant un deuil
Re : Après la perte d'un enfant : Comprendre et aider un parent en deuil
« Réponse #35 le: 22 Février 2017 à 18:21:43 »
« Nous avons su ce qu’était la souffrance, avait expliqué en janvier dernier à La Croix Anne-Dauphine Julliand, à qui l’on doit également le documentaire Et les mistrals gagnants (actuellement en salles) qui suit le quotidien de cinq enfants malades. Bien sûr, j’aurais préféré ne pas devoir passer par là, car la souffrance de la mort de son enfant ne s’atténue pas, on apprend simplement à vivre avec. Je n’ai aucune envie de revivre cela, lorsque viendra le moment de la mort d’Azylis. On dit qu’il faut avoir confiance en la vie, mais il nous faut surtout avoir confiance en nous, en ce que l’humain peut déployer comme belles choses en des circonstances exceptionnelles. »

Depuis plusieurs jours, l’état de santé de leur seconde fille (ils ont aussi deux garçons, Gaspard né en 2002 et Arthur né en 2008) s’était dégradé. Le 11 février dernier, sur Facebook, la réalisatrice écrivait « Azylis, mettre mon cœur au diapason du tien, caler ma respiration sur la tienne, c’est faire ta fragilité mienne, c’est accepter ta faiblesse et la mienne, c’est puiser dans tes forces, c’est adopter ta paix. C’est t’aimer, t’aimer, t’aimer ! » Quelques jours plus tard, le cœur d’Azylis a cessé de battre.

Hors ligne Eva Luna

  • Membre Héroïque
  • *****
  • Messages: 2223
Re : Après la perte d'un enfant : Comprendre et aider un parent en deuil
« Réponse #36 le: 28 Février 2017 à 20:55:47 »
Quand les mots n'existent pas - Isabelle Constant à TEDxVaugirardRoad 2013

https://www.youtube.com/watch?v=ubDtuo_R7tg

Hors ligne Liesel

  • Membre Complet
  • ***
  • Messages: 157
  • Vivre avec...
Re : Après la perte d'un enfant : Comprendre et aider un parent en deuil
« Réponse #37 le: 27 Juin 2017 à 22:52:22 »
Le Nom de son Enfant

Prononcer le nom de son enfant.

1 an, 2 ans, 5 ans, 10 ans, 20 ans même nous séparent du départ de notre enfant et nous, parents en deuil, avons besoin des autres.

Bien que nous ne soyons pas faciles à vivre, nous aimerions rencontrer de la compréhension dans notre entourage . Nous avons besoin de soutien.

Nous aimerions que vous n'ayez pas de réserve à prononcer le nom de notre enfant mort, à nous parler de lui. Il a vécu, il est important encore pour nous ; nous avons besoin d'entendre son nom et de parler de lui. Alors, ne détournez pas la conversation. Cela nous serait doux, cela nous ferait sentir sa mystérieuse présence.

Si nous sommes émus, que les larmes nous inondent le visage quand vous évoquez son souvenir, soyez sûr que ce n'est pas parce que vous nous avez blessé. C'est sa mort qui nous fait pleurer, il nous manque ! Merci à vous de nous avoir permis de pleurer, car, chaque fois, notre cœur guérit un peu plus.

Nous aimerions que vous n'essayiez pas d'oublier notre enfant, d'en effacer le souvenir chez vous en éliminant sa photo, ses dessins et autres cadeaux qu'il vous a faits. Pour nous ce serait le faire mourir une seconde fois.

Être parent en deuil n'est pas contagieux ; ne vous éloignez pas de nous.

Nous aimerions que vous sachiez que la perte d'un enfant est différente de toutes les autres pertes : c'est la pire des tragédies. Ne la comparez pas à la perte d'un parent, d'un conjoint ou d'un animal.

Ne comptez pas que dans un an nous serons guéris ; nous ne serons jamais, ni ex-mère, ni ex-père de notre enfant décédé, ni “guéri”. Nous apprendrons à survivre à sa mort et à revivre malgré ou avec son absence.

Nous aurons des hauts et des bas. Ne croyez pas trop vite que notre deuil est fini ou au contraire que nous avons besoin de soins psychiatriques. Ne nous proposez ni médicaments ni alcool ; ce ne sont que des béquilles temporaires. Le seul moyen de traverser un deuil, c'est de le vivre. Il faut accepter de souffrir avant de guérir.

Nous espérons que vous admettrez nos réactions physiques dans le deuil. Peut-être allons-nous prendre ou perdre un peu de poids, dormir comme une marmotte ou devenir insomniaques. Le deuil rend vulnérable, sujet aux maladies et aux accidents.

Sachez, aussi, que tout ce que nous faisons et que vous trouvez un peu fou est tout à fait normal pendant un deuil ; la dépression, la colère, la culpabilité, la frustration, le désespoir et la remise en question des croyances et des valeurs fondamentales sont des étapes du deuil d'un enfant. Essayez de nous accepter dans l'état où nous sommes momentanément sans vous froisser.

Il est normal que la mort d'un enfant remette en question nos valeurs et nos croyances. Laissez-nous remettre notre religion en question et retrouver une nouvelle harmonie avec celle-ci sans nous culpabiliser.

Nous aimerions que vous compreniez que le deuil transforme une personne. Nous ne serons plus celle ou celui que nous étions avant la mort de notre enfant et nous ne le serons plus jamais. Si vous attendez que nous revenions comme avant vous serez toujours frustré. Nous devenons des personnes nouvelles avec de nouvelles valeurs, de nouveaux rêves, de nouvelles aspirations et de nouvelles croyances. Nous vous en prions, efforcez-vous de refaire connaissance avec nous. Peut-être nous apprécierez-vous de nouveau ?

Le jour anniversaire de la naissance notre enfant et celui de son décès sont très difficiles à vivre pour nous, de même que les autres fêtes et les vacances. Nous aimerions qu'en ces occasions vous puissiez nous dire que vous pensez aussi à notre enfant.

Quand nous sommes tranquilles et réservés, sachez que souvent nous pensons à lui : alors, ne vous efforcez pas de nous divertir.

Tiré de la lettre des Amis Compatissants du Québec
Je choisis la vie, en ton nom Alexandre, mon fils,  pour honorer ta mort

Hors ligne souci

  • Membre Héroïque
  • *****
  • Messages: 2178
Re : Après la perte d'un enfant : Comprendre et aider un parent en deuil
« Réponse #38 le: 27 Juin 2017 à 23:32:45 »

   "Efforcez-vous de refaire connaissance avec nous" ...
     Mais leur sommes-nous accessibles ?
     Dans ma famille, ça s'est bien passé, mais les moins proches ...
     Quelle distance ... M.
Heureuse d'être inconsolable, j'Aime.

Hors ligne Liesel

  • Membre Complet
  • ***
  • Messages: 157
  • Vivre avec...
Re : Après la perte d'un enfant : Comprendre et aider un parent en deuil
« Réponse #39 le: 28 Juin 2017 à 10:57:36 »
Je suis d'accord avec toi Martine.
Nous ne leur sommes pas, plus, forcément accessibles; parfois, avec certains, proches ou moins proches, ne le souhaitons nous même plus, n'acceptant plus désormais le moindre compromis face à la bêtise.
Bien amicalement
Liesel
Je choisis la vie, en ton nom Alexandre, mon fils,  pour honorer ta mort

Hors ligne souci

  • Membre Héroïque
  • *****
  • Messages: 2178
Re : Après la perte d'un enfant : Comprendre et aider un parent en deuil
« Réponse #40 le: 28 Juin 2017 à 11:47:43 »

   Tout simplement, Liesel, je crois qu'un deuil profond initie tellement de changements que non seulement nous ne convenons plus à certaines personnes, mais comme ces dernières ne sont pas capables d'adopter nos nouvelles priorités, ça fragilise pas mal de relations ...
    Un autre truc que j'ai envie de nuancer en rapport avec ce fort beau texte de nozamis du Québec, dans la phrase:
   "Le seul moyen de traverser un deuil, c'est de le vivre. Il faut accepter de souffrir avant de guérir.",
    c'est le mot guérir ...
    à remplacer je pense par le verbe "soigner" ...
    Ma psychiatre, qui n'est pas hypocrite, (hihi!), est d'accord avec moi, les blessures du sensible sont inguérissables ... impossible d'empêcher un cerveau de retourner dans ce qu'il connaît  ! Enfin un pro sérieux qui fait son travail avec ART ... nous papotons d'ailleurs souvent ensemble des dérives de la médecine et de ses lacunes ... et de la négligence des blessures psychiques en général ... je lui ai raconté entre autres, le culot de l'administration qui considère ton droit aux indemnités en cochant la case "maladie ordinaire" ... saloperie ! Si seulement le propre de l'hypocrisie n'était pas, qu'elle est un manque de CONSCIENCE profonde ... ce qui en fait un mensonge bien retors ...

   
Heureuse d'être inconsolable, j'Aime.

Hors ligne Liesel

  • Membre Complet
  • ***
  • Messages: 157
  • Vivre avec...
Re : Après la perte d'un enfant : Comprendre et aider un parent en deuil
« Réponse #41 le: 28 Juin 2017 à 14:21:01 »
Encore une fois, complètement d'accord avec toi Martine et les nuances que tu apportes.
Non, on ne guérit pas d'un telle bombe émotionnelle, on apprend juste à vivre avec.
Il est aussi écrit dans ce très beau texte plein de justesse:

"Ne comptez pas que dans un an nous serons guéris ; nous ne serons jamais, ni ex-mère, ni ex-père de notre enfant décédé, ni “guéri”. Nous apprendrons à survivre à sa mort et à revivre malgré ou avec son absence."

Oui, notre monde fait preuve de beaucoup d'hypocrisie, d'égoïsme aussi; certaines personnes sont effectivement dénuées de " CONSCIENCE profonde". Heureusement, la vie met aussi sur notre chemin de belles personnes, de belles âmes  :)

Merci pour ces échanges, ces partages de ressentis et d'expérience, je les apprécie beaucoup  ;)
Je choisis la vie, en ton nom Alexandre, mon fils,  pour honorer ta mort