Auteur Sujet: Suicide : Comment mobiliser davantage pour sauver des vies ?  (Lu 1586 fois)

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Suicide : Comment mobiliser davantage pour sauver des vies ?
« le: 08 septembre 2020 à 10:10:13 »
Je vais déplacer ici une première partie d'une discussion qui a commencé sur mon fil d'écriture.
Non pas que je pense qu'elle n'ait pas sa place " chez moi ", mais parce qu'elle y serait noyée dans une forme de désespérance d'un deuil qui m'est personnel, et dont le cheminement qui m'est propre, sera encore long.


J'aimerais que cette discussion puisse au moins amener à une réflexion face au suicide. 
Cette discussion a sans doute été initiée par ce simple constat, et par cette question :


[...] il y a plus de morts par suicide que par accidents de la route.
Y a-t-il un " plan " national contre ce fléau ?
Non...
[...]

Cette discussion reste ouverte à tous ceux qui le souhaitent.
Elle a cet avantage de ne pas appeler à des témoignages individuels.
Et peut-être, à sa lecture, pourront s'initier des actes isolés ou collectifs …

« Modifié: 12 septembre 2020 à 10:25:32 par Adnarag »
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Re : Suicide : Quelles actions possibles pour sauver des vies ?
« Réponse #1 le: 08 septembre 2020 à 21:38:37 »
Coucou,

Rechercher, et tirer des enseignements à partir des statistiques, est un labeur particulièrement délicat.
Les chiffres sont des indicateurs mais il ne disent rien.
Ce qu'on en tire comme conclusions est object systématique de critiques et c'est bien normal car elles peuvent être mal orientées en trimbalant des erreurs d'appréciation.
Je me méfie de tout ce qui tente de classer les suicides dans un moule mathématique et social.
Il y a une seule réalité évidente : il y a plus de morts par suicide que par accidents de la route.
Y a-t-il un " plan " national contre ce fléau ?
Non...
Peut-on tenter de comprendre pourquoi les pouvoirs publics semblent traîner des pieds pour prendre en charge ce dossier ?
Le tabou de la mort ?
Je l'ai écrit plus haut et je continue à penser, malgré ses effets négatifs dans le cas du suicide, que la mort doit rester un tabou dans notre société.
Lui enlever ce statut finirait par la banaliser, ce qui rendrait le remède pire que le mal.
Alors comment faire pour " extraire " le suicide du tabou de la mort ?
Mission impossible ?

Je pense que c'est à ceux qui vivent la mort d'un proche par suicide de montrer la réalité de ce phénomène.
Comment ?
Massivement.
10.000 morts par suicides par an, cela laisse des milliers d'endeuillés sur le carreau chaque année.

Si seulement 50% ( en sachant que chaque décès impacte environ 3 personnes de l'entourage, sur 10 ans, cela fait potentiellement 150.000 personnes mobilisables ) montraient leur simple présence aux autorités par une manifestation, par exemple,  je pense que les choses " bougeraient " vraiment.
Voeux pieux ?
Certes, ceux qui sont dans la perte d'un proche ont d'autres priorités.
Mais chacune de ces 30.000 personnes qui, chaque année, souffrent de la disparition d'un proche, se posent toutes les mêmes questions :
Comment en est-on arrivé là ?
Pourquoi ce suicide, pourquoi cette personne ?
Pourquoi est-ce si injuste ?
Pourquoi je n'ai rien vu venir ?
Pourquoi un tel tabou sur cette mort ?
Pourquoi un tel tabou qui mine nos relations sociales post- suicidaires ?

On en est tous là.

La question de la non prise en compte du suicide par les autorités et l'ormeta qui est son corollaire, je pense, ne doit pas se focaliser sur le tabou de la mort par suicide, mais pour être réellement prise en compte, les " endeuillés ", s'ils veulent être efficaces pour l'avenir, devraient montrer, par une simple présence collective, à quel point le suicide impacte la vie sociale et humaine de ceux qui vivent ce deuil très particulier...
domi...
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Re : Suicide : Quelles actions possibles pour sauver des vies ?
« Réponse #2 le: 08 septembre 2020 à 21:42:24 »

Une dernière chose, qui n’a rien à voir cette fois avec cette impression d’une incompréhension de mes propos, ou ma propre interprétation des propos des autres, mais qui concerne les actions possibles à mener face au suicide.

[...]
Il y a une seule réalité évidente : il y a plus de morts par suicide que par accidents de la route.
Y a-t-il un " plan " national contre ce fléau ?
Non...
[...]
10.000 morts par suicides par an, cela laisse des milliers d'endeuillés sur le carreau chaque année.
Si seulement 50% (en sachant que chaque décès impacte environ 3 personnes de l'entourage, sur 10 ans, cela fait potentiellement 150.000 personnes mobilisables ) montraient leur simple présence aux autorités par une manifestation, par exemple,  je pense que les choses " bougeraient " vraiment.

Pour ce qui est d’une action collective des endeuillés du suicide, j’y crois personnellement peu. Je ne pense pas qu’il s’agisse là d’une « ignorance » ni des gouvernements en place (la preuve en est peut-être cette plaquette que l’on reçoit sur le suicide lorsque l’on confie le corps aux services funéraires), ni vraiment des populations.
Chacun à la tête dans le guidon comme on dit, son guidon. Il s’agit plus d’une forme d’indifférence, toujours à mon humble point de vue, d’une société qui vise plus la performance que tout autre chose. Pas de place pour la fragilité, quelle qu’elle soit. Et la dépression, les idées suicidaires, le suicide, le deuil, sont des fragilités. Pas de place pour le « sentimentalisme ! » Les sentiments sont aujourd’hui essentiellement individuels, bien rarement collectifs. L’individualisme. Un bien commun qu’il sera bien difficile de « déboulonner » en dépit des discours de bienveillance souvent empreints de vide, voire d’opportunisme. Car, je pense, cela n’engage toujours que moi, que bien au contraire, nous resserrons fermement les écrous.
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Re : Suicide : Quelles actions possibles pour sauver des vies ?
« Réponse #3 le: 08 septembre 2020 à 21:44:29 »
Domi

C'est important en effet tu as raison.
Alors pourquoi ne pas partager aussi ce message dans la partie « info » de cette section du forum ?

Même si je pense qu'il s'agit plus d'un déni que réellement d'un tabou, que la mort de manière générale est déjà banalisée (comme preuve les images à foison, …), même si je pense que les gouvernements en place en sont bien conscients mais s'en contrefichent éperdument, il n'empêche que je pense que tu as raison sur ce point : une mobilisation de grande ampleur des endeuillés du suicide pourrait faire bouger "les marqueurs". Non pas parce qu’il permettrait une prise de conscience (je parle ici des pouvoirs publics), mais parce que cela serait dérangeant d’afficher un tel manquement face à un phénomène d’une telle ampleur.
Mais la question est : quelle stratégie pour générer une telle mobilisation ?

Tu sais, en tant qu'épouse d'un être suicidé, et mère de ses enfants (MES enfants) je peux t'assurer que je suis bien consciente de ce fait que là, au moment où j'écris, des actes suicidaires ont lieu. Je l'ai déjà écrit quelque part sur ce fil d'écriture. C'est ma colère envers lui que je nourrirai toujours, la peur qui m'accompagnera jusqu'à ma propre mort, le seul regret qui m'accompagnera dans "ma tombe" (ne pas être là si ils avaient besoin de moi) : il a fait de cet acte pour nos enfants un acte possible. C'est effroyable.

Adnarag
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Re : Suicide : Quelles actions possibles pour sauver des vies ?
« Réponse #4 le: 08 septembre 2020 à 21:45:46 »
Coucou à tous,

Il semble nécessaire, aux vues des réactions sur ce fil de paroles, que je précise ma pensée...

Suicide et tabou...

En effet, le suicide est un tabou dans notre société.
Tous ceux qui subissent un deuil lié au suicide d'un proche l'ont compris.
La première idée qui vient serait de sortir le suicide des affres du tabou qu'il génére pour tenter de limiter ses méfaits.

C'est là où je pense qu'il y a une erreur d'appréciation qui consiste à " faire une fixette " sur cette idée.
Le suicide est un tabou parce que la mort est un tabou ( tabou: Se dit d’une chose ou d’un être qu’il n’est pas permis de toucher, ou d’un sujet qu’il n’est pas permis ou très délicat d’aborder sans choquer ou provoquer de fortes réactions )

Ce n'est pas par hasard.
C'est un tabou parce que notre société, depuis que le crime et les meurtres ont été jugés et les auteurs condamnés par un acte de Justice, a placée dans cette position là, cette position de tabou
La vie est sacrée et l'acte qui la supprime dans la mort est quant à lui inadmissible et doit être condamné fermement.
L'auteur de sa propre mort ne l'est pas ( jugé), bien sûr, mais il reste l'acte commis...
L'acte reste un tabou, et à mon sens, doit le rester.
C'est une des béquilles de notre société humaine, avec ses autres pieds, Liberté, Éga..., etc...
On peut le regretter, mais si on veut changer la façon dont le suicide est abordé dans notre société, il faut s'y prendre autrement.
D'où la proposition que je fais.
Il y en a d'autres ?
En tout cas, ceux pour qui la situation actuelle paraît intolérable devraient y réfléchir,  en conscience, lucidement, et avec pour but ultime l'efficacité qui pourrait se traduire par une diminution massive du nombre de suicidés en sachant que par l'action publique, on a pu faire diminuer le nombre de morts sur la route, parce que la volonté des pouvoirs publics a engagé l'ensemble de la société dans ce sens...
domi...
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Re : Suicide : Quelles actions possibles pour sauver des vies ?
« Réponse #5 le: 08 septembre 2020 à 21:49:17 »
je trouve ça sut un réseau social ce soir, je partage...sans connaitre vraiment.

Papageno Programme@PapagenoSuicide

"Avez-vous des idées suicidaires ?" une phrase simple qui peut tout changer. Le médecin généraliste, partenaire de la prévention du #suicide A voir dans @Allodocteurs
 @France5tv
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Re : Suicide : Quelles actions possibles pour sauver des vies ?
« Réponse #6 le: 09 septembre 2020 à 03:32:52 »
Adnarag, je salue sincèrement ton initiative d'ouvrir un fil sous ce titre : est-il possible de sauver des vies? Pour moi, la réponse est oui, mille fois oui.
Déjà, ouvrir un fil de cette nature est un acte en lui-même porteur de salubrité sociale : il est des endroits où il est possible de se poser cette question, sans jouer la politique de l'autruche.
il est presque facile de jeter l'anathème sur cette société contemporaine, tant les failles qui l'habitent sont béantes, nombreuses et révèlent ce triste constat : il y a quelque chose qui ne tourne pas rond, mais par quel bout le prendre?
Eva, je n'ai pas regardé les liens, suggère les médecins généralistes. Il faut leurs reconnaître qu'ils sont aux premières loges, comme d'autres fonctions, les profs, entre autres, par ex. Mais les uns et les autres ont la barque tellement chargée par les temps qui courent qu'ajouter de la nouvelle "technicité" non seulement surcharge la barque, mais risque fort d'avoir un effet inverse à celui escompté. Pas pour autant qu'il faut baisser les bras, et poser le débat est déjà un sacré pas. Puisque rien ne filtre sur le sujet dans les médias "généralistes", que par ailleurs,  de plus en plus de consciences s'ouvrent à ce mal être qui se ficelle autour de l'individualisation à tout crin comme seule forme de savoir vivre, notre fibre solidaire doit bien trouver des formes pour s'exprimer. Et, à mon humble avis, ce premier pas que tu fais, en est un bel exemple.
Pascal.
PS : j'ajoute que nous sommes dans un contexte qui met en scène que la solidarité puisse être un délit!  :o
« Modifié: 09 septembre 2020 à 04:24:36 par résilience et silence »
C'est dans les situations les plus difficiles et les plus désespérées que les individus trouvent le courage de se battre pour leur conviction. Tecumseh.

Hors ligne résilience et silence

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Re : Suicide : Quelles actions possibles pour sauver des vies ?
« Réponse #7 le: 09 septembre 2020 à 06:41:33 »
Un petit temps de réflexion entre ce message et mon précédent, histoire de réfléchir au comment...Et soutenir au mieux ta belle initiative.
Instruire du débat, diffuser de la réflexion à partir d'expériences vécues, partager des espaces de parole, accepter de la controverse dans un esprit de solide ouverture d'esprit, presque "accueillir" ce qui dérange avec d'autres formules qu'une arrogance de savoir, multiples possibles à notre porte...mais un pas après l'autre, comme notre cheminement dans le deuil, car là, nous ne sommes pas sur du court terme, mais sur du long et à défaut d'anticipation, du moyen.
Comme les processus pathologiques qui demandent parfois plusieurs générations pour se délier de leur nocivité, l'enjeu est de taille, à mon avis, et demande de supporter le plus "sereinement" possible la résistance qu'il soulève dans un contexte qui défend son orientation folle...
Résistance est un terme qui m'a personnellement beaucoup soutenu. Non seulement il s'enracine dans l'historique de celui de résilience, mais surtout, surtout, il est bien connu de l'exercice thérapeutique.
En systémie, ma "chapelle", la résistance du système au changement est qualifiée d'homéostasie (plus exactement, une force d'équilibre dont la résistance au changement Et les ressources associées).
Le symptôme, en l'occurrence, le suicide, est une force de changement qui interpelle le dysfonctionnement du système. Un peu "techniquement", désolé, c'est cette force que le Dr Jean-Marie Lemaire qualifie en partie de "force convocatrice" à l'échelle des thérapies familiales. En raccourci, c'est le symptôme et l'augmentation de sa charge qui active la force de nos ressources psychiques : le créer/trouver de Winnicott, en quelque sorte.
Donc, ma façon de pensée, rejoint le fameux proverbe : quand on nous ferme la porte au nez, il nous faut passer par la fenêtre (sans s'y jeter, pardonnez mon humour!). Pas question de rejeter les portes qui s'ouvrent, bien sûr! Nous devons, à mon avis, contribuer à développer la complémentarité et non l'exclusivité!
Comme nous sommes face à un contexte où la solidarité dite "mécanique" (Cfr Georges Devereux) est en berne, c'est sur la solidarité organique, celle des gens en direct, la nôtre qu'il faut "miser". Avec prudence, tout de même.
Multiples actions de prévention dans le champ des toxicomanies, par ex, ont fait plus de dégâts qu'autre chose. Je m"explique : dans notre processus de grandissement, l'adolescence passe par des étapes de confrontation, de transgressions. D'emblée, le risque facile à identifier est de renforcer les risques de passages à l'acte transgressifs (risque de fascination, par ex) plutôt que de les diminuer, surtout en phase de rébellion à un ordre établi qui déraille. Et là, je pense, mon avis, bien sûr, seulement, que le "savoir être" doit se conjuguer avec un "savoir faire" sans qu'ils se  contredisent l'un l'autre. Aborder des vérités suppose l'humilité de sa posture, comme dit Etienne Klein: oser dire, je ne sais pas, fait partie du jeu scientifique et encore plus dans les sciences humaines. Assommer autrui d'un discours péremptoire est à fuir absolument, à mon avis...Le principal écueil actuel, au regard du flux d'infos, style BFMTV pour rejoindre les positions d'Assiniboine!
Bon, à vous la balle!!!!
Bizs.
Pascal.
« Modifié: 09 septembre 2020 à 07:15:16 par résilience et silence »
C'est dans les situations les plus difficiles et les plus désespérées que les individus trouvent le courage de se battre pour leur conviction. Tecumseh.

Hors ligne Catherine Th

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Re : Suicide : Quelles actions possibles pour sauver des vies ?
« Réponse #8 le: 09 septembre 2020 à 07:13:58 »
Extrait du communiqué de l'association "PHARE Enfants - Parents"

Ne restons pas masqués face au suicide :
il existe aussi des gestes barrières pour prévenir le SUICIDE


Depuis mars 2020, une politique de santé publique d’une ampleur inédite visant à combattre la propagation du Covid 19, nous a appris à vivre ensemble, attentifs à l’autre, pour sauver des vies. Elle est marquée par le principe de protection au niveau le plus élevé, prouvant que la vie est au centre des préoccupations « quoi qu’il en coûte ».

Or le même processus peut s’appliquer à la prévention du suicide.

Le monde s’est mobilisé face à une pandémie qui a fait près de 900.000 morts en quelques mois.

Mais sait-on que le suicide fait presque autant de morts chaque année ?

Chaque année, près de 800.000 personnes se suicident dans le monde.

Pourtant, comme l’affirme l’OMS, le suicide est une mort évitable. « Chaque suicide est une tragédie qui touche les familles, les communautés, des pays entiers et qui a des effets durables sur ceux qui restent ».

Notre action pour lever le tabou et mieux le prévenir

Nous avons fait de la levée du tabou notre cheval de bataille car il est dommageable et entretient le fléau :
 il nuit aux actions de prévention
 il freine l’octroi des fonds nécessaires à la prévention
 il retient la parole de ceux qui vont mal
 il augmente la souffrance des endeuillés frappés par le suicide d’un proche


Notre campagne de sensibilisation :
 une clé USB ci-jointe, contenant une vidéo de témoignages de parents confrontés au comportement suicidaire de leur enfant et un clip de photos de jeunes suicidés avec la voix off d’une comédienne, Tessa VOLKINE

 une diffusion à des personnalités identifiées comme influenceurs : des membres du gouvernement, des politiques, des élus, des journalistes, des écrivains, des acteurs-comédiens célèbres



NOS ACTIONS DE PREVENTION

Accompagner, écouter :
- accueil et écoute des jeunes en mal-être et toute personne concernée par la souffrance d’un jeune : parents, proches, communauté éducative
- écoute bienveillante et sans jugement, soutien moral, appui psychologique, orientation vers les structures les plus appropriées ou vers un suivi psychologique interne ou en cabinet privé (partenariat avec la CPAM de Paris)
- personnes concernées : les jeunes, les familles confrontées au comportement suicidaire ou d’autodestruction d’un enfant, les adolescents ou jeunes adultes, les personnes endeuillées par le suicide, essentiellement les parents et la fratrie

Relayer, informer :

- réseau dans tout le pays, constitué entre autres de 750 contacts, favorisant l’échange entre les familles, notamment au moyen de 3 groupes Facebook
- informations préventives sous forme de « fiches Prévention » thématiques sur notre site internet
www.phare.org

Hors ligne Adnarag

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Re : Suicide : Quelles actions possibles pour sauver des vies ?
« Réponse #9 le: 09 septembre 2020 à 10:34:54 »
Bonjour Catherine.
Je voyais cela comme une discussion en fait : nos échanges de point de vue. Sur le comment générer des nouveaux possibles face à la prévention.
Je ne voyais pas cela comme une nouvelle rubrique qui ferait redondance ou prendrait la place de celle que tu as déjà créée, la rubrique "Info", ni celle : Le guide "Vous êtes en deuil après le suicide d'un proche".
J'ai mal choisi le titre alors.
Bien à toi
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Kergaran-Adnarag

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Re : Suicide : Quelles actions possibles pour sauver des vies ?
« Réponse #10 le: 09 septembre 2020 à 10:49:40 »
Bonjour,


Citation  ( voir texte plus haut de Catherine Th ):

" Chaque année, près de 800.000 personnes se suicident dans le monde.

Pourtant, comme l’affirme l’OMS, le suicide est une mort évitable. « Chaque suicide est une tragédie qui touche les familles, les communautés, des pays entiers et qui a des effets durables sur ceux qui restent ».

Notre action pour lever le tabou et mieux le prévenir

Nous avons fait de la levée du tabou notre cheval de bataille car il est dommageable et entretient le fléau :
 il nuit aux actions de prévention
 il freine l’octroi des fonds nécessaires à la prévention
 il retient la parole de ceux qui vont mal
 il augmente la souffrance des endeuillés frappés par le suicide d’un proche "




Interpellons le tabou...

Le double tabou.

La mort, tout d'abord, qui est le tabou le plus puissant qui existe.

Ainsi, de ce fait, elle est absente de nos relations communes et routinières, ce qui, somme toute, est assez normal puisque c'est un tabou.
Tout, dans notre condition et notre constitution intellectuelle et physique nous pousse vers la vie, vers la perpétuation de notre espèce, par la reproduction de la vie.
Il en va ainsi de toutes les espèces vivantes.
Nous sommes pris dans notre condition naturelle et animale qui nous pousse dans ce sens.

Le suicide, ensuite, est un double tabou puisqu'il fait exploser cet instinct de vie animal dans la mort.

Ainsi, le suicidé brise un cycle immuable de la vie qui doit s'achever, certes, mais ordre millénaire oblige, dans la vieillesse ou dans la maladie, et ceci dans un cadre religieux. ( c'est ainsi que les religions excluent du salut éternel ceux qui mettent fin à leur jours... )
Le suicidé prend une décision unique et ultime qui tord le cou à cette logique ancestrale.
Il brise le tabou de la mort, tout comme le criminel.
Le suicide est un crime contre soi-même, contre sa propre personne.

Ainsi, le suicidé, tout comme le criminel, explore une planète psychique que peu de personnes investissent, avec une logique mentale qui brise le tabou de la mort, lui donnant une suprématie sur la vie, la mort passant de l'état de tabou à celui de nécessité, d'évidence, de libération.

Ils entrent dans une autre dimension mentale qu'il nous est impossible de saisir réellement sans la caricaturer ou la falsifier.
Lorsque des jurés, lors d'un procès criminel, tentent de comprendre pourquoi tel individu en est arrivé à donner la mort à un autre, ils tentent de comprendre une logique, s'il y en a une, qui conduit à l'inacceptable de donner la mort à un autre être humain.

Et le fondement de la Justice, son rôle, c'est comprendre, juger et condamner un acte qui brise le tabou de la mort.
Pour ce qui est du suicidé, aucune Justice, pas même celle d'un quelconque dieu, n'est en mesure de faire ce travail, parce qu'évidemment il n'est pas possible.
Reste à ceux qui restent de faire avec ce manque de Justice, de compréhension,  de délibération.

Ici, sur ce site, nous faisons partie de ceux qui restent avec ce geste criminel qui ne donnera lieu à aucun exercice de Justice.
Nous devons faire avec cette frustration majeure, et au fond, chacun de nous cherche à comprendre, regrette, condamne ce geste morbide en sachant que le travail de deuil consiste essentiellement à faire, et à continuer de vivre, sans une œuvre de Justice, sans délibération, sans condamnation du suicidé qui commet un crime contre sa propre personne, contre cette personne qui ne méritait pas cette fin-là, cette personne que nous aimions et qui nous manque.

Il faut faire une sorte de dédoublement intellectuel entre le criminel qui a fait le choix de donner la mort à cette personne qui nous était chère, sachant que cette personne est elle-même le criminel.
Tout ceci est évidemment difficilement concevable tant la situation suicidaire est complexe.

Le tabou de la mort a la vertu et le rôle essentiel de donner une excellence  à la vie, de la sublimer, de lui donner une force.
C'est ce qu'ont trouvé les humains, au cours de leur évolution,  pour rendre la vie plus vivable, même lorsqu'elle ne l'est plus.

Le tabou de la mort sacralise la vie à travers la Justice, les efforts de recherche de traitements contre les maladies, l'aide à autrui, etc...

LE TABOU DE LA MORT EST UN FONDEMENT MAJEUR ET ESSENTIEL de notre vie en société humaine.

Quant à l'absurdité de la vie et de la mort, elle est gommée et cachée derrière des paravents ( religions, philosophies, politique, etc...), l'être humain étant le seul animal qui se suicide et croit en des dieux.
C'est notre caractéristique différentielle par rapport à nos frères animaux.

En effet, le suicide est un tabou dans notre société.
Tous ceux qui subissent un deuil lié au suicide d'un proche l'ont compris.
La première idée qui vient serait de sortir le suicide des affres du tabou qu'il génère pour tenter de limiter ses méfaits.

C'est là où je pense qu'il y a une erreur d'appréciation qui consiste à " faire une fixette " sur cette idée.
Le suicide est un tabou parce que la mort est un tabou ( tabou: Se dit d’une chose ou d’un être qu’il n’est pas permis de toucher, ou d’un sujet qu’il n’est pas permis ou très délicat d’aborder sans choquer ou provoquer de fortes réactions )

Ce n'est pas par hasard.
C'est un tabou parce que notre société, depuis que le crime et les meurtres ont été jugés et les auteurs condamnés par un acte de Justice, a placée dans cette position là, cette position de tabou
La vie est sacrée et l'acte qui la supprime dans la mort est quant à lui inadmissible et doit être condamné fermement.
L'auteur de sa propre mort ne l'est pas ( jugé), bien sûr, mais il reste l'acte commis...
L'acte reste un tabou, et à mon sens, doit le rester.
C'est une des béquilles de notre société humaine, avec ses autres pieds, Liberté, Éga..., etc...
On peut le regretter, mais si on veut changer la façon dont le suicide est abordé dans notre société, il faut s'y prendre autrement.
D'où la proposition que je fais.
Il y en a d'autres ?
En tout cas, ceux pour qui la situation actuelle paraît intolérable devraient y réfléchir,  en conscience, lucidement, et avec pour but ultime l'efficacité qui pourrait se traduire par une diminution massive du nombre de suicidés en sachant que par l'action publique, on a pu faire diminuer le nombre de morts sur la route, parce que la volonté des pouvoirs publics a engagé l'ensemble de la société dans ce sens..
.



Rechercher, et tirer des enseignements à partir des statistiques, est un labeur particulièrement délicat.
Les chiffres sont des indicateurs mais il ne disent rien.
Ce qu'on en tire comme conclusions est object systématique de critiques et c'est bien normal car elles peuvent être mal orientées en trimbalant des erreurs d'appréciation.
Je me méfie de tout ce qui tente de classer les suicides dans un moule mathématique et social.
Il y a une seule réalité évidente : il y a plus de morts par suicide que par accidents de la route.
Y a-t-il un " plan " national contre ce fléau ?
Non...
Peut-on tenter de comprendre pourquoi les pouvoirs publics semblent traîner des pieds pour prendre en charge ce dossier ?
Le tabou de la mort ?
Je l'ai écrit plus haut et je continue à penser, malgré ses effets négatifs dans le cas du suicide, que la mort doit rester un tabou dans notre société.
Lui enlever ce statut finirait par la banaliser, ce qui rendrait le remède pire que le mal.
Alors comment faire pour " extraire " le suicide du tabou de la mort ?
Mission impossible ?

Je pense que c'est à ceux qui vivent la mort d'un proche par suicide de montrer la réalité de ce phénomène.
Comment ?
Massivement.
10.000 morts par suicides par an, cela laisse des milliers d'endeuillés sur le carreau chaque année.

Si seulement 50% ( en sachant que chaque décès impacte environ 3 personnes de l'entourage, sur 10 ans, cela fait potentiellement 150.000 personnes mobilisables ) montraient leur simple présence aux autorités par une manifestation, par exemple,  je pense que les choses " bougeraient " vraiment.
Voeux pieux ?
Certes, ceux qui sont dans la perte d'un proche ont d'autres priorités.
Mais chacune de ces 30.000 personnes qui, chaque année, souffrent de la disparition d'un proche, se posent toutes les mêmes questions :
Comment en est-on arrivé là ?
Pourquoi ce suicide, pourquoi cette personne ?
Pourquoi est-ce si injuste ?
Pourquoi je n'ai rien vu venir ?
Pourquoi un tel tabou sur cette mort ?
Pourquoi un tel tabou qui mine nos relations sociales post- suicidaires ?


La question est de savoir rendre le plus efficace possible une action en faveur de la prise en compte du fait suicidaire dans notre société...

Si on est tous, ici, touché par un deuil très particulier, nous avons tous un peu de mal à imaginer qu'aujourd'hui ou demain, à cet instant même où j'écris, un homme, une femme, un enfant, va mettre, sont en train de mettre , ou mettront un terme à leurs vies.
On sait aussi combien de personnes endeuillées vont se retrouver confrontées à " l'après suicide ", et à la souffrance très particulière qui s'y rattache, ces hommes, ces femmes, ces enfants dont la vie a basculé, bascule ou basculera dans un tunnel psychique aux allures de parcours du combattant de la vie...

C'est insupportable de penser à cela sans éprouver le besoin d'exprimer une forme de rancœur et d'exaspération face à cette réalité morbide.
À terme, on pense tous à la prévention, après un certain chemin de deuil ( même si on est tous tentés de ne plus vouloir entendre parlé de cette mort-là,  de " passer " à autre chose, d'oublier, c'est humain et c'est bien normal )
Comment empêcher cela ?

Puisqu'on a été incapable de l'empêcher soi-même, comment pourrait-on empêcher ce ou ces suicides qui sont en gestation, ou en préparation, en ce moment même ?
Puis-je être crédible en voulant changer quoi que ce soit ?
Je pense que oui, car inéluctablement, chacun de nous, chacune de nous, de par son expérience individuelle, a pu poser sur l’événement une critique qui a une extrême valeur d'expertise.

On sait tous, même si c'est parfois un peu flou, qu'il s'en est fallu de peu que le suicidé survive à sa souffrance extrême.
Pour preuve, ils sont des milliers chaque année, à " rater " leur suicide.
Il est donc possible de prévenir, d'agir, en quelque sorte pour favoriser un échec du suicide.
Mais encore 10.000 morts par an, quelle injustice !



domi...


« Modifié: 09 septembre 2020 à 16:08:41 par dom1 »

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Re : Suicide : Quelles nouvelles actions possibles pour sauver des vies ?
« Réponse #11 le: 09 septembre 2020 à 16:17:05 »
Même si je ne suis pas forcément d'accord avec cette vision du tabou de la mort, je suis évidemment d'accord avec ce fait que le suicide est un tabou.

Mais je repose la question :
Quelles stratégies pour générer une telle mobilisation ?

Des associations, certaines prises en charges, etc, ... existent déjà. 
OUI MAIS
Oui mais un constat s'impose : CELA NE SUFFIT PAS.
Un mort toutes les 40 secondes.
10 à 20 fois plus de tentatives.


Je mets ici une vidéo que propose Catherine Th (encore et toujours le Canada Philippe) :
https://www.youtube.com/watch?v=HFHLs37E4-4&ab_channel=TEDxTalks

Je suis d'accord avec toi Pascal quand tu dis que les professionnels existants ont déjà la barque suffisamment chargée pour qu’on leur surajoute une nouvelle technicité.
De nouveaux professionnels dont les interventions viendraient prendre place plus largement dans la sphère publique, à l'école, au collège, au lycée, dans les communes, au sein des assos déjà existantes,  ... (?)
Les assos c'est sans doute formidable, mais je peux assurer que dans les zones rurales, ... et bien ... cela n'existe pas.
Il serait peut-être temps que l'on replace l'humain au cœur des débats.
Cela m'a toujours sidérée par ex que les " blouses roses " dans les hôpitaux soient liées au bénévolat.
Dans une société où l'on nous rabâche que la modernité va détruire mais aussi créer de nouvelles formes d'emplois, voilà de nouvelles formes d'emplois spécialisés qui mériteraient leur existence.
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Re : Suicide : Quelles actions possibles pour sauver des vies ?
« Réponse #12 le: 09 septembre 2020 à 19:03:24 »
Tout à fait d'accord avec toi, Adnarag. Il y a certainement des actions bénéfiques qui se développent, mais loin d'être suffisantes. Et, bien sûr, le problème est encore plus corsé dans les zones rurales.
Professionnel de la prévention spécialisée, je le fus...Une prévention réussie ne se voit pas, et l'un des problèmes est aussi là : "guérir" plutôt que prévenir...Non que la prévention ait une prétention à éradiquer les symptômes, mais peut proposer des armes pour affronter les crises de la vie avec d'autres modes que d'en finir avec elle. De nouveaux professionnels? Pourquoi pas, mais je doute que ce soit un potentiel miraculeux. Perso, je crois plus en nous, en nos forces qui se conjuguent pour cette raison : ce ne sont jamais les professionnels qui créent les réseaux mais les "patients" qui les y oblige. La fameuse "force convocatrice" de Jean-Marie Lemaire, dans ce cas de figure, je crains que nous en fassions partie. Alors, nous former, nous entraider si besoin, comme Eva et d'autres à travers des groupes de parents deuil ou autre groupe, à mon avis, c'est une porte, non pas à négliger, mais au contraire à cultiver. Ce qui semble marcher pour notre processus de parents deuil ne me semble pas réservé à cette seule appartenance. Sur ma région, des parents ayant un enfant décédé de suicide proposent de construire d'immenses mandalas sur la plage...évidemment autour de leur deuil. Des fois, il est plus indiqué de tourner autour du pot que d'aller dedans...ça fait moins peur que d'en parler, mais une action porteuse de ressources, de partage autour de ce sujet. Un exemple parmi d'autres certainement...;
Pascal.
C'est dans les situations les plus difficiles et les plus désespérées que les individus trouvent le courage de se battre pour leur conviction. Tecumseh.

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Re : Suicide : Quelles actions nouvelles possibles pour sauver des vies ?
« Réponse #13 le: 09 septembre 2020 à 21:32:06 »
Et si on s'intéressait aussi aux suicidés, leur histoire, leur vie, qui ils étaient, leur famille, leur généalogie, et pas seulement les comptabiliser, il y aurait sûrement a dire aussi sur la manière de compter, et le peu d'études en France sur ce sujet montre a quel point la société s'y intéresse.
Mon grand père s'est suicide à 60 ans, j'étais enfant, ma famille n'en a jamais parlé, seul mon frère ainé qui "savait" me l'a appris un jour, quand j'étais adulte.
j'ai deux anciens collègues de travail proches qui se sont suicidés, France Télécom vous en avez entendu parler, on a désigné des responsables mais qui a parlé de ces personnes disparues ?
J'ai été "forcé" deux fois a changer de poste et de métier par des réorganisations mais je n'ai jamais pensé à me suicider pour ça, d'autres l'ont fait, qui étaient-ils, personne n'en a parlé, seuls quelques noms ont été évoqués lors du procès.

Je n'évoquerai pas ma propre histoire autour du suicide, et si on me posait la question "êtes vous suicidaire ?" je répondrai non, parce que ma seule crainte serait qu'on m'enferme.

A l'ère du big data et de l'intelligence artificielle, les entreprises dépensent des milliards dans des études avec les ordinateurs les plus puissants du monde pour collecter nos habitudes, notre façon de vivre, nos déplacements et pour mieux nous vendre leur produits, j'ai lu quelque part qu'Amazon aurait même comme objectif de savoir à l'avance le produit que vous allez commander.
On pourrait peut-être utiliser ces techniques pour analyser toutes ces données sur les suicidés et se donner cet objectif : savoir à l'avance qui va tenter de se suicider.
Sans être aussi utopiste, on trouverait peut-être d'autres causes qui amènent à ce geste et pas seulement les problèmes psys, qui sont d'ailleurs déjà une conséquence.
Bien sûr qu'il y a plein d'autres domaines de recherche pour sauver des vies, et chaque endeuillé est plus sensibilisé par la cause qui a emporté leur proche, mais devant les chiffres qui sont publiés plus haut il devrait y avoir du monde pour faire engager ces recherches.

Voilà ma modeste contribution au débat, sur ce forum, je ne sais pas ce que ça peut apporter.

Prenez soin de vous.
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Re : Suicide : Quelles actions nouvelles possibles pour sauver des vies ?
« Réponse #14 le: 09 septembre 2020 à 22:59:05 »
Toute la difficulté il me semble Pascal reste quand même par rapport au suicide la capacité des vivants, il me venait à l'esprit les "survivants" à conduire ce type de groupe de parole ou parler de prévention. Non ? Les fameuses "pincettes" dont parlait Domi sur mon fil ...

Je voyais plus un truc comme un nouveau métier, plutôt qu'un ajout de nouveaux professionnels. Je pense sincèrement que le bénévolat a ses limites. On n’est pas formé pour ça.

Non, c'est vrai, une prévention réussie ne se voit pas. Une guérison non plus.


Une belle idée ça, les mandalas ! Une action de ce type quand même sur toutes les plages de France et d'ailleurs ... ça s'entendrait, non ?
Un peu juste pour demain.
Mais pour la journée nationale du 5 février sur nos plages hivernales ?
Perso ici, ce n'est pas ce qui manque, les plages.
A vos réseaux sociaux !
A vos râteaux !


Journée Nationale de prévention contre le suicide : Mandalas géants sur toutes les plages. A vos réseaux sociaux. A vos râteaux.
Pour une meilleure sensibilisation et pour rompre les tabous liés à l'acte suicidaire
Tous à nos réseaux sociaux, tous à nos râteaux !


Pascal 13
Oui sans doute. Parler des suicidés. Aussi. Mais tu sais, là s'est extremement difficile. On touche à l'intime.
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