Auteur Sujet: Raphaël, je t'aime. Papa.  (Lu 3986 fois)

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Hors ligne Federico

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Re : Raphaël, je t'aime. Papa.
« Réponse #30 le: 03 Juillet 2017 à 15:22:17 »

The Avener, Kadebostany...Castle in the snow... https://www.youtube.com/watch?v=2ABNMRWr1Sg
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Re : Re : Raphaël, je t'aime. Papa.
« Réponse #31 le: 03 Juillet 2017 à 18:19:55 »

Que suis je devenu ?

Où suis je réellement ? Qui suis je vraiment ? Quel est mon devenir mais au fait... est il nécessaire d'avoir un avenir pour survivre ?

Questions difficiles !

Franchement, je ne sais plus ce que je deviens ! je ne sais plus Où je suis ! je ne sais plus Qui je suis !

Je vis sans réalité... sans lieu... sans avenir !

Je vis quotidiennement dans la métamorphose... je suis un " travestimenti carnevale "...

Je change d'un être en un autre ...

   -  Transformation totale de mon être au point que je ne suis plus reconnaissable...
   -  Modification complète de mon caractère, de mon état physique, de mon aspect  psychologique...surtout de ma forme physique et morale...
   
Je n'ai plus de développement "normal" ... je régresse... je ne suis que dans l'émotionnel... les sentiments... l'amour... l'amitié !

Selon L' Encyclopédie Larousse... la définition du mot "métamorphose" en biologie... c'est la transformation profonde que subit un insecte en passant de l'état larvaire à l'état nymphal et de celui-ci à l'état adulte ou imaginal.

MOI, en ce moment c'est exactement l'inverse... je suis à l'état adulte ou imaginal et je me transforme régressivement vers un état nymphal puis un état larvaire...

C'est pas compliqué... je dois renaître... de mes cendres si je veux continuer à être un être vivant !

Je n'aime plus QUE ce qui me transporte... Que ce qui me berce dans une infinie tendresse...

J'aimerais bien redevenir B. comme dans la vraie vie... mon vrai prénom ... dans une autre vie !

Waou.... ces mots... Ça vibre, ça raisonne... Exploration infinie, avec ce "moi" pour seule boussole... ce "moi" si changeant justement... qui ne cesse de se décupler, se démultiplier... se dérober... Nous n'existons peut être pas en propre... Nous cherchons sans cesse le point qui nous définit, mais peut être sommes nous plutôt... des trajectoires...
C'est flippant, parce que lorsque le chemin traverse la forêt sombre, il regarde ses pieds, son point de départ, son extrémité un peu plus loin en amont, dans la prairie ensoleillée, et il voudrait y revenir. Mais il ne peut pas, parce qu'il n'est pas ce caillou sur le chemin, qui repose sous le soleil. Il est chemin! Pas un point, mais une trajectoire.
Alors c'est flippant, mais ça peut aussi être encourageant, lumineux, de considérer cette liberté, terrible, impitoyable, mais liberté tout de même de se transformer... se métamorphoser... explorer...
Certains se déploient en ligne droite... en évitant les coins trop sombres. La cartographie de leur histoire est faite de grands axes, qui relient de manière rapide, pragmatique, des points précis. Une carte organisée, rassurante pour certains, trop sommaire, ennuyeuse pour d'autres.
Avec l'intention sincère de ne pas porter de jugements (même si bien sur, je  suis souvent encore loin d'être aussi sage), je me contente simplement de tenter d'accepter de ne pas être de ceux là. La vie m'a obligé à prendre des chemins de traverse, plus étroits et plus sombres... mais même au delà des épisodes où les changements de trajectoires se sont imposés à moi, avec force... si je suis honnête... rester sur les chemins larges et balisés, "incarner" moi-même un tel chemin... parfois plus facile d'accès,  plus reposant... n'a jamais été dans ma nature...
Je n'ai pas de conseils à te donner, parce que je partage presque mot pour mot les ressentis et les questions que tu évoques dans ce commentaire. Simplement, je crois que  tu peux  sans l'ombre d'un remord, travailler à faire la paix avec ce nouveau B. que tu te sens être ou plutôt devenir sans parvenir à le définir. Parce que les chemins escarpés, les sentiers sinueux, les allées qui serpentent loin des sentiers battus... les trajectoires imprévisibles sont une bénédiction dans le monde dans lequel nous vivons.
Alors bien sur, les chemins sinueux nous mènent parfois là où on préférerait ne pas aller... Parfois, on les maudit ces chemins, parce qu'ils nous entraînent au cœur d'une forêt de ronces, en plein dans des marécages boueux... D'ailleurs, je me permets d'évoquer en espérant ne pas le raviver, cet épisode où, englués dans nos propres trajectoires, nous nous sommes montrés plutôt rudes dans nos échanges. Je me suis sentie agressée par ton "pessimisme", toi par ce que tu as peut être perçu comme une volonté impérieuse et déplacée de te faire revenir vers le "droit chemin"... C'est le risque de cette exploration... de se révéler comme un fil à nu. Lorsque le courant passe, il peut faire des étincelles magnifiques, mais parfois, gare au court-circuit.
Mais sincèrement, à côté de combien de trésors cachés, de beautés fabuleuses et discrètes passerions-nous si notre "nature?" "destin?" "hasardeuse volonté?" (peu importe la question n'est pas là) nous poussait tous sur les mêmes autoroutes?   
Si je suis infiniment reconnaissante à des amis fidèles dont la trajectoire, droite et sans obstacle apparent n'a à priori rien a voir avec la mienne, il n'en reste pas moins vrai que les rencontres les plus bouleversantes que j'ai faite sont celles de personnes aux trajectoires sinueuses, complexes.
Alors oui, les avenues droites, les grands chemins dégagés sont nécessaires eux aussi... Parfois, on a besoin de filer droit, de se laisser porter par le courant... est-ce un crime? Mais cette réalité serait tellement plus laide sans ceux qui nous rappellent au doute, à la possibilité de nous perdre, à tous ces mystères cachés qu'il reste à explorer, même avec la boule au ventre...
Je dis "possibilité de nous perdre", mais peut-on vraiment se perdre quand on est trajectoire? Je n'en sais rien. Ce n'est pas qu'une question purement rhétorique... Je me la pose souvent et peut être que c'est au fond, cette question que tu te poses aussi?
Je crois qu'il y a quelque chose de fondamental à régler avec le fait d'apprivoiser cette peur. Cette peur terrible de perdre, de tout perdre et de finir par se perdre aussi.
La meilleur réponse que j'ai trouvé pour l'instant, c'est de me dire que lorsque j'ai peur, c'est parce que je m'imagine, perdue sur ce chemin inquiétant, sans réaliser que je ne suis pas "sur" le chemin, mais que je suis le chemin.
Comme toujours, je me lance dans une petite réponse et je me perds dans mes divagations métaphoriques ^^ . J'espère que tu ne m'en tiendras pas rigueur.
Simplement, ce texte que tu as écrit, il m'a vraiment ému. Et je tenais à te dire que ton exploration n'est pas vaine. Qu'il fait émerger beaucoup de jolies choses.
Je t'embrasse.

Hors ligne Federico

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Re : Raphaël, je t'aime. Papa.
« Réponse #32 le: 04 Juillet 2017 à 14:05:22 »
Raphaël,

...Jusqu'à ma mort, je viendrais ici ... peu importe comment... en souriant, en rampant.... à genoux... en chialant, en vomissant et... j'irais aussi ailleurs pour te déclarer mon amour... mon fils, je te dédie ma vie...

Papa.
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Re : Raphaël, je t'aime. Papa.
« Réponse #33 le: 04 Juillet 2017 à 14:09:26 »

"-N'allez pas là où le chemin peut mener. Allez là où il n'y a pas de chemin et laissez une trace." Ralph Waldo Emerson.

 " Nous aimons les itinéraires bien balisés, les chemins fléchés, les buts annoncés à l'avance. Nous sommes davantage suiveurs que pionniers. Et pourtant, la beauté de notre condition consiste à se mettre en marche et à s'aventurer sans savoir, à obéir à un élan, à une intime conviction, à une ardeur, à une passion. Mus par une telle énergie, comment saurions-nous alors nous contenter des chemins, itinéraires et passages répertoriés, suivre le guide et la cohorte des touristes ? Osons nous aventurer là où personne n'a cru pouvoir se frayer un chemin, osons explorer ce que les autres, par couardise, indifférence ou ignorance, n'ont jamais cherché à aborder. Que votre pensée soit inédite, votre cœur hardi et votre pas fébrile en foulant ces territoires nouveaux dont la vie est prodigue..."

 ****************

 "- Notre besoin de consolation est impossible à rassasier". Tel est le titre bref et mélancolique de Stig Dagerman, écrivain suédois taraudé par la douloureuse réalité de l'existence. Ce sentiment d'incomplétude, de pièce manquante dans notre vie, même quand celle-ci se déroule sous les meilleurs auspices, chacun a pu l'éprouver jusqu'à la souffrance. Ou la sérénité."

 "...questionnement existentiel...aux abords du sublime et de ce qui ne mourra jamais."

 *****************

 C'est pour toi, Raphaël....ici, tout est pour toi, mon chéri !
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Re : Raphaël, je t'aime. Papa.
« Réponse #34 le: 04 Juillet 2017 à 14:25:48 »


Mon fils cadet A. est diplômé !  à 21 ans ! Il est tellement LIBRE !

Mon fils aîné R. n'a même pas atteint ses 19 ans ! est il libre ?...

Je suis tellement heureux pour toi A.

Je pense aussi tellement fort à R.

Je vous aime infiniment tous les deux.

Ma vie est tellement compliquée à vivre aujourd'hui...

Papa d'A. et de R.
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Hors ligne kompong speu

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Re : Raphaël, je t'aime. Papa.
« Réponse #35 le: 04 Juillet 2017 à 22:11:11 »
Il fait quoi F ton fils ?
On attends demain les résultats du bac de la dernière. La vie continue sans eux
Pensées pour toi

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Re : Raphaël, je t'aime. Papa.
« Réponse #36 le: 05 Juillet 2017 à 02:33:54 »


Ivresse rose
 

 Fraîche omniprésence du destin
 Ton parfum, ma beauté, cette rose oblique
 Heureusement qu’on peut être
 Je crie ma joie, mon étourdissement, noyée dans cette banlieue oubliée du monde
 Passion jaillissante de toi
 Envie d’exister
 de vivre
 de jouir
 de tes mains, chaleur enivrante
 Ma peau est là encore aujourd’hui, demain, qui sait, elle ne sera point
 Cuirasse, bouclier ou coquelicot sauvage
 Pétales à cueillir cet instant
 Chair sublime
 Engrenage de reproduction humaine

Sybille Rembard, Beauté fractionnée, 2002
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Re : Raphaël, je t'aime. Papa.
« Réponse #37 le: 06 Juillet 2017 à 16:48:00 »

Raphaël, mon chéri, mon amour...

Tiens l'autre jour c'était la Fête des pères ! En France !

Je n'attends rien, absolument rien ! sois tranquille-peinard et repose en paix !

Si tu as choisi de partir c'est aussi pour justement qu'on ne te fasses plus chier !
Tu avais marre de tout ce bordel et tu as fais ton choix en pleine conscience !
"Moi, je me casse" tu as dis... et les autres ? vous n'avez qu'à assumer VOTRE CHOIX !
Je ne suis pas d'accord avec toi mais bon...tu as quand même eu une super paires de couilles !

... 18 ans ! très beau, très brillant, très bel avenir ...et TU choisis de te suicider ! comme ça ...

................. Je n'ai plus qu'à aller me faire voir ailleurs !

Je t'embrasse et je t'aime.... allez sans rancune !
Papa

 .......Maintenant, LA FETE DES PERES... c'est tous les jours pour moi !
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Re : Raphaël, je t'aime. Papa.
« Réponse #38 le: 06 Juillet 2017 à 17:08:49 »

Tiens, Rapha, tant que je te tiens encore un peu avec moi...

L'autre jour c'était le 1er juillet, donc l'anniversaire de naissance de Mémé (81 ans).

Bien sûr, si tu vois Mémé... tu lui re-souhaites un joyeux anniversaire et puis re-re-bisous de notre part.

Je n'ai pas trop ni la pêche ni la banane pour m'imaginer de belles choses comme ça ...mais bon...
Croyons sans être croyants, ni religieux... qu'il existe bel et bien un "endroit" où certains morts se retrouvent entre eux !
Quand ? où ?  comment ? des questions impossibles, impensables pour moi et qui ne m'intéressent, de toute façon, absolument pas !

Je préfère me concentrer sur le moment présent ... et puis, la vérité c'est que je n'aime pas te mêler à Mémé parce que ça fait trop pour moi... 
Mémé, ma mère & Toi, mon fils... It's too much for me ! sorry ! bye, bye !
See you as soon as possible !

 Dad... Love.
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Re : Raphaël, je t'aime. Papa.
« Réponse #39 le: 07 Juillet 2017 à 02:15:38 »


"IL ETAIT UNE FOIS ... TOI ET MOI
N' OUBLIE JAMAIS CA... TOI ET MOI..."



En ce moment, c'est une période particulièrement difficile... la fin des examens scolaires et universitaires... les résultats, le choix de l'orientation, des décisions... l'approche des vacances... la fatigue, la joie... moments denses et importants échanges et partages en famille...

Je souhaite souvent rester SEUL avec mon Fils Raphaël... et nos magnifiques souvenirs.
Je ne veux  pas toujours partager ma peine, ma souffrance, mes larmes !
Je suis de plus en plus pudique des sentiments...
J'ai peur d'être incompris...
Un père qui ne cesse de crier aussi fort sa douleur et son amour pour son fils... cela va finir par être suspect !

Je vais bientôt partir en vacances en Espagne... je vais bien réfléchir et peut être que je ne reviendrai plus... écrire...

Mon écriture ... blessée, blessante, révoltée, révoltante, désespérée, désespérante, déchirée, déchirante...
noire, pessimiste, pure et dure...
terriblement asphyxiée, asphyxiante...
personnelle, individuelle ...
pour moi, pour les autres aussi ...
Je suis écrasé, bouleversé, touché... mon écriture est écrasante, bouleversante,  touchante...
j'espère aussi qu'ELLE est  amicale... émouvante... solidaire... amoureuse...

OUI, mon écriture est née d'un immense chagrin, d'une immense déchirure... "incicatrisable, inguérissable..."

Si je pars d'ici... mon écriture disparaîtra à jamais...


Pensées amicales.
Federico
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Re : Raphaël, je t'aime. Papa.
« Réponse #40 le: 07 Juillet 2017 à 02:58:51 »


Raphaël, mon enfant... Ecrire pour TOI...

Tu verrais la gueule qu'il a "Le Monde en ce moment"... vraiment désolant, écoeurant ! Très sérieusement, je crois bien que je vais  finir dans un vrai monastère loin de tout ça !

Je fais des efforts pour écouter attentivement les autres mais les autres, trop pressés et égoïstes, ils ne veulent rien entendre... ils ont toujours raisons avec leurs terribles certitudes...

Tu as vite compris que tu n' arriverais pas "à changer le monde" et bien... tu as choisi librement,calmement,tranquillement mais... consciemment ... de le quitter !

Tu as très précocement développée une sensibilité et une vision admirablement humaine des "choses de la vie" et tu as trop vite compris qu'il était "inutile" d'essayer... de vivre en pleine harmonie avec les hommes et la Nature !

NOUS nous trompons TOUTES et TOUS !

Matériellement, tu n'as rien voulu... désintéressé et humble !

Ta seule certitude : ton AMOUR pour NOUS... et comme  tu étais sûr que NOUS t'aimions... cela a largement suffit à ton bonheur... pour finalement et c'est là que je ne suis pas d'accord... décider de partir ailleurs !

Que puis-je te reprocher ? RIEN... parce que TOUT EST CLAIR, NET ET PRECIS !
Comme toujours avec toi... c'est tout simplement EFFICACE, HUMBLE et JUSTE...

MERCI POUR TON PASSAGE, Raphaël... vraiment merci... tu aurais quand même pu rester un petit peu plus avec nous !
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Hors ligne Nadette

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Re : Raphaël, je t'aime. Papa.
« Réponse #41 le: 07 Juillet 2017 à 06:15:29 »
Fédérico,
je pense à toi. À ton fils, à ma fille.

Nous sommes obligés d'être là aujourd'hui.
Alors qu'ils ont décidé de partir hier.

Te dire d'y croire encore.

D'aimer encore.

Je sais ça n'a plus de sens et pourtant...

Je t'envoie encore une fois de douces pensées.


Hors ligne Federico

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Re : Raphaël, je t'aime. Papa.
« Réponse #42 le: 07 Juillet 2017 à 18:53:36 »


Killing me softly with his song... Roberta Flack... https://www.youtube.com/watch?v=kgl-VRdXr7I

                                               ... Frank Sinatra... https://www.youtube.com/watch?v=8tbP3f3i03E
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Re : Raphaël, je t'aime. Papa.
« Réponse #43 le: 07 Juillet 2017 à 19:20:49 »

Âmes sensibles...continuez votre chemin !

 Le suicide est une agression d'une violence inouïe que le suicidé s'inflige à lui même et que malheureusement il inflige aussi aux autres (parents, frère, sœur, famille, amis, connaissance)...

 Le suicidé se tue ! et les autres ...nous sommes témoins à vie !

 Dès l'annonce du suicide de mon fils, je me suis agenouillé et ... j'ai crié : "c'est fini pour moi" !

 Enfance immigrée, adolescence oubliée, jeunesse blessée, adulte déchiré et homme brûlé ...souriez et riez !

 Sentiments cachés, timides émotions, secrète douleur, pudique souffrance...dansez maintenant !

 La colère est omniprésente, des images terrifiantes, résignation frustrante... mystérieuse impuissance !

 JE suis un autre ...

 Non, pas un monstre mais un autre avec une immense fragilité émotionnelle, un regard exceptionnellement triste et une profonde mélancolie de la vie !

 La vie continue... foutaise et hypocrite mensonge !

 Mon bonheur : mes deux fils !
 Raphaël : merveilleux être de passage sur Terre et déjà au ciel !
 Je vis pour Andreas qui j'espère va devenir un Homme sage, juste et humble...

 Je vous embrasse...

 Federico
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Hors ligne Liesel

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Re : Raphaël, je t'aime. Papa.
« Réponse #44 le: 07 Juillet 2017 à 20:12:58 »
Le suicide est une agression d'une violence inouïe que le suicidé s'inflige à lui même et que malheureusement il inflige aussi aux autres (parents, frère, sœur, famille, amis, connaissance)...
Le suicidé se tue ! et les autres ...nous sommes témoins à vie !


C'est malheureusement la stricte vérité, notre inconcevable, irrecevable réalité.

La vie continue... foutaise et hypocrite mensonge !

Je crois qu'une vie est encore possible mais quand?
Pour le moment, nous sommes les survivants d'un cataclysme et c'est dur, très dur.
Je veux croire, en tous les cas, qu'autre chose est encore possible. Sinon, nous les aurions déjà rejoint, non?
L'amour que nous avons pour eux est plus fort que la mort.

Je pense bien à toi, à Raphaël, à Alexandre et à tous les autres.
Amicalement

Liesel
Je choisis la vie, en ton nom Alexandre, mon fils,  pour honorer ta mort