Auteur Sujet: Infos ....  (Lu 13507 fois)

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Hors ligne assiniboine

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Re : Infos ....
« Réponse #15 le: 10 Septembre 2019 à 14:48:08 »
Un énorme  merci pour ton message Mircea

Mes amitiés à toutes et à tous

Philippe

Hors ligne lsf

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Re : Infos ....
« Réponse #16 le: 10 Septembre 2019 à 19:03:03 »
Merci beaucoup Mircea

Lever le tabou, oui, c'est tellement important.

Une pensée pour tous

Hors ligne mike67

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Re : Infos ....
« Réponse #17 le: 10 Septembre 2019 à 22:55:40 »
Merci Mircea.
Profondement.
C'est si important de ne pas les oublier, de continuer à les évoquer.
Tout reste à faire contre ce fléau, cela commence déjà par
réapprendre ce qu'est la bienveillance et à écouter son prochain, dans une société hyper connectée et si repliée sur l'individu et son ego.
Une bougie se consume chaleureusement pour toutes les personnes en souffrance qui on choisit l'apaisement.
There is a light that never goes out

Je t'emmène ce soir

Hors ligne magellan

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Re : Infos ....
« Réponse #18 le: 10 Septembre 2019 à 22:57:15 »
Bonsoir,
loin de moi l'idée de faire la publicité pour un service commercial, mais j'ai pu voir aujourd'hui 10 septembre un film-reportage que j'ai trouvé très juste, à propos de la difficulté de parler du suicide d'un proche, même au sein de la famille et du cercle des amis.
Je ne le conseillerais pas aux personnes qui sont encore dans la phase la plus récente de leur deuil, , (mais peut-être me trompé-je) car il s'agit du récit filmé d'une famille effectuant une longue randonnée entre Ecosse et Angleterre, 13 ans après avoir perdu leur jeune fils et frère.
Cela fera 4 ans que mon fils est parti, et je pense être suffisamment "stabilisé" pour avoir pu regarder et apprécier cette œuvre magnifique.
EVELYN sur netflix
Bien à vous.

Hors ligne assiniboine

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Re : Infos ....
« Réponse #19 le: 29 Septembre 2019 à 03:16:56 »
Le 10 octobre, journée mondiale de la santé mentale avec pour thème 'prévention du suicide"
Les infos sur cette jlournée sont très intéressantes en donnant des exemples d'actions concrètes à mener
Malheureusement trop nul en informatique pas capable de vous fournir le lien

Hors ligne assiniboine

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Re : Infos ....
« Réponse #20 le: 30 Septembre 2019 à 02:21:02 »

Hors ligne Mircea

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« Reste », une campagne pour la prévention du suicide
« Réponse #21 le: 10 Décembre 2019 à 07:26:38 »
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1423878/reste-campagne-prevention-suicide?fbclid=IwAR1wr1deXaT1FCmHTx-dpIGhgyz3iSSoM7ZqpAqMZg9g-mT7sXT6hNSfMAI

Extraits :

Le fils de Martin Garneau s'est suicidé à l'âge de 17 ans, il y a 2 ans. À son restaurant de la rue Notre-Dame à Victoriaville, ce père endeuillé pense tous les jours à son fils.

"William nous avait écrit une lettre. C'était vraiment la difficulté de vivre dans le monde d'aujourd'hui. Il n'en voulait pas à personne. Il n'en voulait pas à ses frères, à ses soeurs, parents ou quoi que ce soit.
 C'est vraiment une difficulté de vivre dans la société d'aujourd'hui qui est vraiment exigeante
", explique Martin Garneau.

Pour que son message atteigne le plus de gens possible, il a fait produire une vidéo dans laquelle plusieurs intervenants, dont une conjointe, un ami et une grand-mère demandent au jeune de rester avec eux.
On y entend aussi l'appel au 911 que Martin Garneau a fait lorsqu’il a découvert son fils le jour de sa mort.


Une souffrance qui s’accentue


À l’approche du temps des Fêtes, le Centre de prévention du suicide d’Arthabaska-Érable rappelle que cette période de réjouissance peut être difficile pour certains.

"C'est une grande souffrance psychologique qui existe chez notre jeunesse actuellement et qui s'accentue."

"Il est essentiel de prêter une oreille attentive à ses proches pour être à l’affût du moindre signe de détresse. C'est une période qui peut être très festive, mais très difficile pour certains. Donc, pour tout le monde, soyez attentifs à eux. C'est le plus beau cadeau que vous allez leur donner
"

Hors ligne Mircea

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Tatouages : le deuil dans la peau
« Réponse #22 le: 10 Décembre 2019 à 07:35:02 »
https://www.lapresse.ca/societe/201911/01/01-5247969-tatouages-le-deuil-dans-la-peau.php?fbclid=IwAR0AsAbPJeypJWxEfV2IKE2FSoz00eu9zDNxLBtJNEfdaoiu8BFxe9o6UlE

extraits de l’article :

« Il y a plusieurs façons de vivre un deuil. Et oui, pour certaines personnes, un tatouage peut aider », observe Susan Cadell, professeure en travail social à l’Université de Waterloo, qui étudie depuis deux ans les raisons qui motivent des Canadiens à imprimer dans leur peau le souvenir d’un proche disparu.

C’est le cas de Gina Granter, qui porte une ancre de marin sur l’omoplate gauche depuis la mort de son grand-père. « J’ai découvert, avant sa mort, qu’il n’était pas mon grand-père biologique. Je voulais faire en sorte que même si je n’ai pas son bagage génétique, je puisse avoir un lien physique avec lui », raconte — t-elle. Son grand-père était marin, alors le motif d’ancre allait de soi. 

Au fil de ses entrevues — près d’une quarantaine —, Susan Cadell n’a toutefois pas remarqué de « motif » type pour les tatouages commémoratifs.
 Elle a croisé une jeune femme qui s’était fait tatouer un plant de tomates pour son père, avec qui elle aimait jardiner ; une autre femme portait l’empreinte du doigt de son mari, dissimulé dans un cœur ; une autre, le mantra familial, « Focus, Love, Appreciate ».

Le motif du dessin a rarement un rapport direct avec la mort — comme des croix, pierres tombales, etc. « Les seuls regrets exprimés le sont pour les portraits qui, finalement, ne ressemblent jamais assez au défunt », explique Susan Cadell.
Mais dans tous les cas, « l’histoire du tatouage est beaucoup plus complexe que le dessin ne l’est ».

Gina Granter ne discute pas à tout vent de la signification de son tatouage. « Pour moi, c’est intime », dit-elle. Le sien est généralement caché par des vêtements.
 D’autres préfèrent au contraire l’afficher de façon très visible, comme ce couple qui s’est fait tatouer après le suicide de son fils. Tous deux voulaient qu’on leur pose des questions, pouvoir parler de cette mort potentiellement évitable.

« Il y a un lien certain entre la douleur physique du tatouage et la douleur émotionnelle du deuil », remarque Susan Cadell.
Pour certains, la douleur des aiguilles anesthésie temporairement celle de la tristesse. D’autres disent arrêter de pleurer pour ensuite sourire quand ils aperçoivent le souvenir à l’encre de l’âme sœur perdue.

C’est le cas de cette jeune femme qui a demandé à sa grand-mère d’écrire « je désapprouve » sur un morceau de papier, qu’elle a ensuite confié à son tatoueur : elle raconte que la vue de ces mots la fait sourire, sinon rire, en imaginant la réaction de sa grand-mère si elle avait su ce que sa petite-fille comptait faire de cet échantillon de son écriture. Elle aurait désapprouvé, assurément !

Une autre femme a fait graver dans sa peau l’expression « keep goin » quand sa sœur s’est suicidée. « Elle aussi a tendance à déprimer, note Susan Cadell. C’est un message qui honore sa sœur, mais en même temps qui lui rappelle qu’elle ne doit pas suivre le même chemin. »

Ces tatouages repoussent l’idée souvent véhiculée que le deuil a — ou doit avoir — une fin ou une certaine durée, estime Susan Cadell. Notre société n’aime pas que le deuil ne se termine pas, que ce soit au bout de trois semaines, trois mois ou trois ans, résume-t-elle. 
Les personnes endeuillées disent que le sentiment change, mais que le deuil, lui, ne cesse jamais vraiment.

La chercheuse espère que ses recherches, parmi les premières au Canada sur le sujet, inciteront le personnel dans les services de santé à poser des questions aux gens qui ont des tatouages, notamment sur leur signification. « Notre système de santé s’occupe de la mort, mais très peu du deuil. Et quand on est en deuil, on a besoin d’être accompagné par notre communauté, d’en parler. Même si la société n’aime pas trop ça. »

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De la poésie ….. « Flâneries spirituelles »
« Réponse #23 le: 10 Décembre 2019 à 07:38:51 »
"La poésie est désuète pour ceux qui sont gavés, mais quand le réel est insupportable, elle prend la valeur d'une arme de survie ". (Boris Cyrulnik)

Maman endeuillée de ses deux filles décédées dans des conditions dramatiques : Marjorie par suicide, Anne-Claire par accident de voiture, Hannacelya se plonge dans l’écriture. Elle nous offre ses poèmes écrits en hommage à ses Reines.
Malgré toute sa peine, elle transmet aussi de l’apaisement et de l'espoir.

« ‪Pour ne pas mourir‬
‪Je erre dans le jardin des Anges‬
‪Cueillir des fleurs d’amour‬
‪Pour embellir‬
‪Ma vie de tous les jours.
»

c’est le premier poème que j’ai lu  …. il y a plus d'un an ... il m’a fait du bien ….

En cette période de fin d'année où, pour beaucoup, la souffrance cogne encore plus fort ....
un peu de douceur poétique : https://hannacelya.com/?fbclid=IwAR17Pk7hWz8I5Yta19YKik4koJkkUZQ9z4-75p3S_AO5X9P6RK8ebN5oHi0

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Reste
« Réponse #24 le: 10 Décembre 2019 à 10:24:50 »
Puisque tu m'accuses.

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Re : « Reste »
« Réponse #25 le: 10 Décembre 2019 à 10:28:19 »
https://www.youtube.com/watch?v=Qzd6Ryp6aNo

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1423878/reste-campagne-prevention-suicide?fbclid=IwAR1wr1deXaT1FCmHTx-dpIGhgyz3iSSoM7ZqpAqMZg9g-mT7sXT6hNSfMAI

Extraits :

Le fils de Martin Garneau s'est suicidé à l'âge de 17 ans, il y a 2 ans. À son restaurant de la rue Notre-Dame à Victoriaville, ce père endeuillé pense tous les jours à son fils.

"William nous avait écrit une lettre. C'était vraiment la difficulté de vivre dans le monde d'aujourd'hui. Il n'en voulait pas à personne. Il n'en voulait pas à ses frères, à ses soeurs, parents ou quoi que ce soit.
 C'est vraiment une difficulté de vivre dans la société d'aujourd'hui qui est vraiment exigeante
", explique Martin Garneau.

Pour que son message atteigne le plus de gens possible, il a fait produire une vidéo dans laquelle plusieurs intervenants, dont une conjointe, un ami et une grand-mère demandent au jeune de rester avec eux.
On y entend aussi l'appel au 911 que Martin Garneau a fait lorsqu’il a découvert son fils le jour de sa mort.


Une souffrance qui s’accentue


À l’approche du temps des Fêtes, le Centre de prévention du suicide d’Arthabaska-Érable rappelle que cette période de réjouissance peut être difficile pour certains.

"C'est une grande souffrance psychologique qui existe chez notre jeunesse actuellement et qui s'accentue."

"Il est essentiel de prêter une oreille attentive à ses proches pour être à l’affût du moindre signe de détresse. C'est une période qui peut être très festive, mais très difficile pour certains. Donc, pour tout le monde, soyez attentifs à eux. C'est le plus beau cadeau que vous allez leur donner
"
Puisque tu m'accuses.

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Comment fare face aux "fêtes" (?) de fin d'année ? (le moins mal possible ?)
« Réponse #26 le: 17 Décembre 2019 à 10:02:30 »
(association Jonathan Pierres Vivantes)

Comment faire face aux « fêtes » (?) de fin d’année ?

Tout comme la date anniversaire du décès d’une personne aimée est un temps où la peine s’intensifie, il existe d’autres moments de l’année où la souffrance du deuil se réactive avec forces, ce sont les fêtes de fin d’année.
 
Comment faire face à ces périodes difficiles, quand on est en deuil ? C’est ce que le psychiatre Christophe Fauré nous propose d’aborder:
Comme beaucoup de personnes en deuil, vous êtes certainement très sensible à l’arrivée des fêtes de fin d’année. Si elles pouvaient ne pas exister, ce serait la meilleure des choses, mais elles sont tellement omniprésentes qu’il est impossible de les ignorer.
Ce qui rend difficile cette période de l’année, c’est qu’elle est associée à l’idée de bonheur et d’intimité familiale : cela peut être tout simplement insupportable pour vous, car c’est à l’opposé de ce que vous êtes en train de vivre.


Ne pas se poser en victime
Rappelez vous : vous avez perdu une personne essentielle dans votre vie et il est impossible de vous demander à vous même de vous réjouir. Votre surcroît de détresse au moment des fêtes est donc complètement normal car il y a un effet de contraste énorme entre ce que vous vivez aujourd’hui et ce que vous avez vécu par le passé.
Le point essentiel est de ne pas vous laisser victimiser par les fêtes de fin d’année. Vous laisser victimiser, c’est céder à la pression qui exige de vous d’être – coûte que coûte – heureux, le soir de Noël ou du 31 décembre. Comprenez que vous pouvez refuser cette spirale négative et décider de réagir plus positivement, sans vous demander l’impossible.

Faîtes le point avec vous même et avec les membres de votre famille. Posez vous ensemble ces questions (le plus en amont possible des fêtes, afin d’avoir le temps d’y réfléchir) :
« De quoi ai-je vraiment besoin – de quoi avons-nous vraiment besoin – pour traverser, du mieux possible, cette période difficile ? Qu’est-ce qui pourrait me faire du bien – ou qu’est-ce qui pourrait nous faire du bien? ». Invitez chacun à faire des propositions et tentez ensemble d’arriver à une décision commune qui respecte les désirs et les besoins de chacun.


Ce que vous pouvez faire pour prendre soin de vous
Si vous craignez que certaines traditions familiales réactivent trop votre souffrance, il peut être nécessaire de les modifier. Par exemple, le rituel de l’ouverture des cadeaux pourrait se faire le matin, au lieu du soir ; ou encore le repas de Noël pourrait se faire chez un autre membre de la famille, si c’est trop éprouvant de l’organiser chez vous. Cela ne veut pas dire que vous ne ferez plus jamais Noël chez vous ; cela signifie simplement que, pendant un ou deux ans, vous aurez besoin que quelqu’un d’autre prenne le relais.

Si néanmoins vous souhaitez prendre en charge le repas de Noël ou de fin d’année, n’oubliez pas que le deuil est un processus qui fatigue énormément. Il est donc important que vous vous préserviez et que, là encore, vous ne vous demandiez pas d’aller au delà de ce que vous pouvez donner. Ne commettez pas l’erreur de vous surinvestir dans les préparatifs, simplement pour vous prouver à vous même, ou à autrui, que vous allez bien. S’il vous plaît, ne niez pas votre épuisement intérieur et n’hésitez à déléguer à d’autres membres de la famille ce dont vous ne pouvez pas vous occuper pour le moment.

Le fait de réunir autour de vous des gens que vous aimez peut réellement être source de joie et de bonheur. Acceptez alors de prendre du plaisir, sans aussitôt vous sentir coupable. Trouver un peu de bonheur pendant quelques heures ne veut pas dire que vous oubliez la personne disparue, ni qu’elle ne vous manque pas. Ce n’est pas vrai : vous le savez bien. Ce n’est donc pas une trahison de votre part. Vous avez le droit de vous réjouir de la présence et de l’affection de vos proches. Prenez plutôt ces courts instants comme une sorte de répit dans le vécu de votre deuil. Vous savez bien que la peine va revenir très vite, n’est-ce pas ? …


Honorer la mémoire de la personne disparue

Il se peut que fêter Noël ou la fin d’année n’ait plus de sens pour vous, maintenant que la personne que vous aimez n’est plus là. Néanmoins, vous pouvez redonner du sens à cette période en incluant, dans ses fêtes, un hommage à sa mémoire.
Le silence et le « faire comme si» font beaucoup plus de mal que de bien … En effet, plutôt que de passer toute la journée de Noël à penser à la personne disparue, sans oser prononcer son nom, de peur que toute la famille s’effondre, prenez le parti d’honorer explicitement sa mémoire, ce jour là. Essayez de définir la manière la plus belle et la plus appropriée de rappeler son souvenir, sans pour autant gâcher le plaisir d’être ensemble.

Vous pouvez, par exemple, mettre une photo de cette personne sur le linteau de la cheminée, avec une bougie qui brûlera toute la journée; un membre de la famille pourra explicitement porter un toast en son honneur. Chacun peut également raconter un souvenir heureux qu’il a partagé avec cette personne : ne pensez pas que cela va « plomber» la fête – Oui, il y aura des larmes : comment peut-il en être autrement ?

Mais la réalité est que tout le monde autour de la table pense à la personne disparue. Il est alors beaucoup plus sain de pleurer et de parler d’elle ouvertement, pendant quelques instants, que de rester silencieux toute la journée et de « faire semblant » : tout le monde risque de souffrir en silence, alors que Noël est une rare occasion d’être ensemble et d’honorer la personne disparue.
Si les émotions sont trop fortes et que vous ne pouvez pas les retenir, accueillez les en toute humilité : retirez vous un moment, au calme, avec un proche, afin de vous permettre d’évacuer votre tristesse. Il n’y a rien d’anormal ou de déplacé dans tout cela : c’est l’expression normale et naturelle de votre peine. Il est souvent préférable de pleurer un bon coup, plutôt que de s’épuiser à retenir ses larmes, sous prétexte de ne pas vouloir importuner ses proches. Ils sont parfois beaucoup plus ébranlés par quelqu’un de silencieux qui lutte intérieurement pour ne pas montrer sa peine que par quelqu’un qui a la simplicité de la reconnaître et de la manifester.


Une année à la fois …

Et rappelez vous : le deuil est un processus qui évolue sans cesse ; ce que vous vivez cette année sera différent de ce que vous vivrez l’année prochaine – et encore l’année d’après … L’erreur serait de vous dire que les fins d’année seront à tout jamais des temps de souffrance ; ce n’est pas vrai, même si vous pensez que nous nous trompons quand nous vous affirmons cela. Alors, essayez de vivre une année à la fois, un Noël à la fois, sans préjuger de ce que seront les années à venir.
S’il vous plaît, essayez, cette année, de prendre soin de vous du mieux possible, ainsi que de ceux que vous aimez et donnez vous réellement les moyens d’honorer, ce jour là, le doux souvenir de la personne que vous avez perdue.

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Bye Documentaire dispo jusqu’au 15/12/2020
« Réponse #27 le: Hier à 07:27:13 »
documentaires - 52 min - 2017 - tous publics

(disponible gratuitement jusqu'au 15:12/2020)

https://www.france.tv/documentaires/societe/1132939-bye.html?fbclid=IwAR1cMgUuT57kmX09XM9TeqsI6eSSaWlbbORUphxJRQBeKjRaGi_bsj6wRDE


Près de deux ans après la mort inattendue de son fils Thomas, qui s’est suicidé à l’âge de 14 ans, l’entrepreneur Alexandre Taillefer cherche toujours à comprendre. BYE est un documentaire qui aborde avec délicatesse et profondeur les sujets malheureusement encore tabous de la santé mentale et de la cyberdépendance chez les jeunes. On y suit Alexandre Taillefer qui, avec la ferme intention d’améliorer la prévention, la détection et les soins offerts en matière de santé mentale et de cyberdépendance au Québec, va à la rencontre d’experts en la matière. Il recueille aussi des témoignages à la fois forts, authentiques et bouleversants de la part de jeunes et de leurs familles.
 
Diffuseur: Radio-Canada
réalisé par : Frédéric Nassif, Mathew McKinnon
produit par : Productions Déferlantes

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Les psychiatres dont un patient s'est donné la mort vivent mal "l'après" suicide
par France Inter, Danielle Messager publié le 24/01/2020


Une enquête nationale montre que de très nombreux psychiatres ayant un patient qui s'est suicidé subissent un stress post-traumatique. Manque de soutien, carrières écourtées : les médecins vivent mal "l'après". 

Un stress post traumatique : c'est ainsi que beaucoup de psychiatres ressentent le suicide de l'un de leurs patients. Une enquête nationale - la première du genre - a été présentée à Paris au plus grand congrès français de psychiatrie, le Congrès de l'Encéphale. Près de 800 psychiatres ont été interrogés pour cette enquête. Conclusion : près de 90% des psychiatres ont été ou seront confrontés au suicide de l'un de leurs patients au cours de leur carrière avec des conséquences violentes pour eux aussi. 

Des psychiatres victimes de stress post-traumatique
Le docteur Édouard Leaune qui a réalisé cette enquête est psychiatre au Centre hospitalier Le Vinatier à Lyon. Selon le sondage, près d'un quart des psychiatres vont présenter des réactions post-traumatiques, des reviviscences, des cauchemars, des conduites d'évitement, la crainte de retourner dans leur service, de s'occuper de nouveau de patients suicidaires.
Selon le dr Leaune : 
Il y a également ce sentiment de culpabilité, qu'ils sont responsables de ce qui s'est passé. C'est comme s'ils ne s'y attendaient pas, car quand on choisit la psychiatrie, on s'éloigne de la question de la mort.

Des carrières écourtées
L'impact n'est pas qu'émotionnel, mais aussi professionnel, en particulier en début de carrière. 20% des médecins psychiatres vont envisager de changer de carrière à la suite du suicide d'un patient. Pour le docteur Édouard Leaune, psychiatre au Centre hospitalier Le Vinatier à Lyon :
"Leurs pratiques vont être impactées avec une tendance à davantage hospitaliser les patients, et à avoir plus de difficultés à donner des permissions aux patients hospitalisés, parce que la plupart des suicides ont lieu pendant les permissions. "

Absence de soutien professionnel
Cette enquête révèle encore que 37% de ces psychiatres n'avaient reçu aucun soutien de leurs collègues  : aucune réunion d'équipe n'avait été mise en place à l'hôpital après l’événement. À Lyon, le programme appelé SUPPORT soutient les équipes soignantes, mais il encore trop rare, tout comme les sessions de prévention auprès des jeunes psychiatres.