Auteur Sujet: Le suicide du conjoint : se faire aider. La vie au quotidien.  (Lu 39761 fois)

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Hors ligne MONLOULOU

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Re : Le suicide du conjoint : se faire aider. La vie au quotidien.
« Réponse #75 le: 22 Décembre 2011 à 23:57:44 »
bonsoir thalie et mammj,

Est-ce que le suicide faisait partit de vos craintes, aviez-vous pensé que cela faisait partit de la maladie ? Je n'y ai pour ma part jamais pensé alors que mon mari avait fait 3 depressions, mais lorsqu'il allait mieux il était vraiment bien et plein de vie pour une durée d'environ3 à 4 ans ? J'ai lu des livres sur le suicide (après le suicide de mon mari) j'essaie de penser à ces deux témoignages qui tentent d'illustrer l'inutilité de la culpabilité :
+ deux parents témoignent en disant qu'ils se culpabilisent de ne pas avoir su détecter l'état dépressive grave de leur fille et de ne pas l'avoir fait hospitaliser, ils pensent que cela aurait permis de sauver leur fille, d'autres parents témoignent en se culpabilisant d'avoir essayé d'hospitaliser de force leur fils pour le faire soigner, ce dernier s'est suicidé juste avant de rentrer en clinique.
Mais malgré tout, j'ai toujours l'impression que mon cas est différent et que moi j'aurais pu éviter ce malheur.
Bonsoir et bon courage à tous
MONLOULOU

Hors ligne thalie72

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Re : Le suicide du conjoint : se faire aider. La vie au quotidien.
« Réponse #76 le: 23 Décembre 2011 à 15:07:28 »
bonjour Monloulou,

Je ne penser pas que mon mari mettrait fin à ces jours, je le savait dépressif mais à pas au point d'en finir. Le psychiatre qui le suivait s'inquiéter de son état (je n'etait pas au courant, jamais rencontrer son médecin non plus ). Je l'ai contacter quelques jours aprés son décés. Il (le spy) ne m'a pas dit grand chose.
J'ai culpabilisé de ne pas avoir su l'aider, à le comprendre aussi. Il faut dire aussi que nous nous sommes retrouver isoler pendant sa dépression de sa famille et de "nos amis". Je n'avait pas grand monde à qui parler de son état même à sa maman qui ne comprenait pas sa maladie.
L'inspectrice de police m'a aussi déculpabiliser en me disant que je n'aurrait rien pu faire pour le sauver même arriver 2 heures avant, il aurrait put refaire son geste un autre jour. Un medecin m'à dit la même chose.
15 mois aprés, je sait que je n'aurait jamais de réponse à son geste, pas de lettre ... Un grand vide.
Nous sommes tous des cas differents mais tellement proche.

Bon courage Monloulou et à vous tous.
Thalie.

Hors ligne mam'deCath

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Re : Le suicide du conjoint : se faire aider. La vie au quotidien.
« Réponse #77 le: 23 Décembre 2011 à 19:47:49 »
Bonsoir Monloulou?

Dure journée pour moi aujourd'hui, je devrais pourtant pouvoir dire : belle journée !
Tout simplement parce que j'ai réussi à voir mes deux-petits enfants avant qu'ils ne rejoignent leur famille paternelle !
Et pourtant un grand progrès de la part de leur père.... lui qui les a amenés devant ma porte !

Il est reconnu en effet que les proches ne voient rien venir concernant le projet - ou l’impulsion- d'un passage à l'acte
de l'un des leurs.... Nous n'avons pas assez de distance, donc manquons  d'objectivité, et surtout à cause d'un manque  d'informations de la part du corps médical !!! Pour ma part, celui-ci m'a laissée à l'écart !!!

Comme vous avez dû le lire sur mon journal, au risque de me faire très mal j' ai cherché de partout à obtenir des informations ;
trop tard pour mon unique enfant certes, mais il me fallait savoir !
J'ai fini par comprendre "le risque suicidaire" et,  le pire,  c'est que le dernier jour avec ma fille et après l'avoir accompagnée
en fin de journée pour  passer la soirée avec  son fils, j 'ai compris  depuis un peu plus de 24 h (elle est décédée par suicide le 10/7)
qu'elle avait le comportement d'une personne en risque suicidaire !!!
Aujourd'hui je sais.... et je maudis tous ceux qui auraient pu me prévenir car moi j'ai cru qu'elle pouvait assumer seule cette soirée
avec son ado... qui l'a lâchée sans savoir lui non plus !
Comment vivre avec une telle culpabilité... avec de tels remords ?
Se sentant incapable de remonter la pente et inutile pour ses enfants (?) et  après avoir pourtant lutté des mois pour guérir...
elle a décidé de libérer les siens !
Quelle douleur pour nous tous !

Je pense que de votre côté, comme la plupart  d'entre nous  vous ne pouviez rien voir venir....
Je me dis qu'un jour il faudra bien que nous parvenions à nous dire que nous ne pouvions pas tout...
Je n'en suis pas encore là, loin s'en faut !

Mes meilleures pensées Monloulou de même qu'à toutes et à tous.
« Modifié: 19 Mai 2012 à 03:34:40 par Mammj »

Hors ligne laedia

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Re : Le suicide du conjoint : se faire aider. La vie au quotidien.
« Réponse #78 le: 28 Décembre 2011 à 15:49:32 »
Bonjour à toutes,

J'ai 23 ans et mon compagnon s'est suicidé le 18 Juillet 2011 par pendaison à l'âge de 26 ans.

Pendant son enfance, il a été abusé sexuellement par son grand frère (9 ans de plus que lui). Ces parents ont toujours fait l'autruche face à cette situation, il avait fait plusieurs TS pendant son adolescence mais lors de notre rencontre (en 2006) , il avait retrouvé ne "paix intérieur".

On a emménagé ensemble en Juin 2011 dans un grand appartement dans le but d'avoir un enfant. Seulement, le destin en a voulu autrement.

Fin Juin 2011, il me confit qu'il a envie d'en finir, qu'il se dégoûte, qu'il est lâche, et qu'il a avalé la veille une plaquette de mes tranquillisant (Lixansia) mais que ça ne lui a rien fait (normal : il c'est trompé de boîte, il a pris des comprimés pour les règles car même couleur que le Lixansia).
Je pense avoir eu la mauvaise réaction : je me suis énervée en lui disant qu'il n'avait pas le droit d'en finir, que je ne pouvais vivre sans lui, qu'il ne pouvait me laisser seule. A ce moment, je n'ai pas eu l'idée de lui demander simplement "pourquoi" et je le regrette amèrement.
Il m'a confié qu'il était décidé dans son choix, et qu'il profiterait que je soit absente (au travail) pour aller se pendre dans le parc de notre résidence, chose qu'il a faite ....

Je l'ai envoyé voir son médecin qui lui a donné des anti dépresseur (qu'il na jamais pris). Il m'a dit qu'il avait pris rendez-vous chez un psy (jamais fait non plus). Il avait retrouvé le sourire, il rigolait de nouveau, on avait prévu un weekend pour Septembre, et la veille au soir de son acte, il me parlait de l'organisation de notre mariage (prévu pour 2013). Quelle "surprise" de l'avoir retrouvé au bout d'une corde ....

Le Lundi 18 Juillet à 08h30, je pars travailler. On a une légère dispute le matin mais rien de grave. Je lui dis "je t'aime" à travers la fenêtre de la voiture, je le vois lasse, fatiguée mais avec un léger sourire.
A 09h36 il m'envois un "je t'aime aussi" et à 10h06 "Je pars. Je t'aime. J'espère que ta journée va bien se passer". Dernier sms reçu.

J'ai essayé de le joindre plusieurs fois dans la journée sur son téléphone mais injoignable. Tête en l'air, je me disais qu'il avait oublié dans la voiture ou à la maison.

17h30 : Je pars du travail. J'arrive dans le garage et je vois sa voiture. J'étais contente car j'allais le voir avant qu'il parte au boulot (il partait à 18h00). Je monte dans l'appart, j'ouvre la porte et notre chien était exité, enfermé dans le couloir (chose inhabituelle). Je comprends qu'il se passe quelque chose, je cours dans le parc pour le retrouver mais rien. Je panique, je téléphone à ma mère, en lui parlant je trouve 60€ sur l'ordinateur et une lettre manuscrite : sa lettre d'adieu ....
A ce moment, tout devient irréel, on touche plus le sol, on est comme dans un brouillard, tout est flou.

Je redescend dans le parc pour respirer, prendre l'air. J'appelle sa mère pour a prévenir, elle me conseille d'appeler le 17. En ligne avec la gendarmerie, je leur explique tout, je continue à marcher tout en grimpant la monté du parc qui devient sinueux et peu entretenu. Je ne sais pas pourquoi je me suis retourné à ce moment, mais je l'ai vu, de dos, la tête penché sur la gauche. Entre lui et moi, il y avait 3m à peu près mais un arbuste me cachait son corps. J'ai crié, j'ai pleuré, je suis redescendu pour ne pas le voir .... je n'ai même pas essayé de voir s'il était toujours en vie, j'ai fuis ... comme une lâche ... peut etre que j'aurais ou le sauver ....

Depuis je m'en veux, j'essais de refaire ma vie mais c'est  dur, je pense beaucoup à lui, à sa souffrance. Je me pose des tas de questions : a t'il souffert? pourquoi ce jour là? il avait quoi en tête à ce moment précis? Des questions qui resteront sans réponse.

J'ai lu vos témoignages qui me rassurent dans ma peine, on ressent les mêmes choses, je me sens enfin comprise. Merci de tout ça.

Hors ligne MONLOULOU

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Re : Le suicide du conjoint : se faire aider. La vie au quotidien.
« Réponse #79 le: 04 Janvier 2012 à 23:50:11 »
bonsoir mammj,
J'ai lu également beaucoup de choses sur le suicide, la dépression, comment se comporter avec une personne dépressive mais après comme vous, et non pas avant, les medecins qui suivaient mon mari me disent aujourd'hui qu'ils s'inquiétaient beaucoup pour lui qu'il avait une certaine mélancolie qui ne laissait rien présager de bon mais ils ne m'ont rien dit à moi sa femme. Je les appelais mais je ne pensais qu'à sauver l'entreprise, à le remettre sur pieds pour qu'il puisse enfin retravailler dix à douze heures par jour car je n'ai jamais pensé au pire, le seul médecin qui m'ait soulagé est notre généraliste qui a dit à mes enfants que leur papa avait eu une crise cardiaque du cerveau, que la maladie qu'il avait était très douloureuse et que nous n'avions pas l'équivalent de la morphine pour les soulager, lorqu'ils passent à l'acte ils ne pensent pas à mourir mais à arrêter de souffrir. A certain moment j'arrive à me convaincre de cette version qui est surement dans le vrai pour une partie, mais ce qui me désespère c'est que certaines personnes ont voulu arrêter cette souffrance une fois, n'ont pas réussi ou on trouvé la bonne personne sur leur chemin et n'ont jamais recommencé. Alors voilà je me dis que mon chéri aurait fini par guérrir et puis la vie aurait été douce car nous aurions compris l'essentiel si j'avais été moins bornée, mon fils lui s'imagine qu'au contraire peut être qu'il aurait toujours été plus ou moins mal et que s'il n'avait pas réussi nous aurions vécu dans l'angoisse permanente qu'il recommence... comment lacher prise sur toutes ces questions, ces remorts ??

J'ai une tante qui a perdu deux enfants à quatre ans d'intervalle dans des accidents de voiture, elle me soutient beaucoup et me dit qu'on apprivoise sa douleur petit à petit mais que vingt ans après ce qu'elle regrette c'est de ne pas avoir su profiter des petits moments avec son entourage, et d'avoir été trop triste pour ses autres enfants qui ont du faire face au deuil de leurs frère et soeur ainsi qu'au deuil de leurs parents alors qu'ils n'étaient que des enfants. Mais on fait tous comme on peut

Bonsoir

MONLOULOU

Hors ligne Mélie

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Re : Re : Le suicide du conjoint : se faire aider. La vie au quotidien.
« Réponse #80 le: 05 Janvier 2012 à 17:42:51 »
Bonjour à toutes,

J'ai 23 ans et mon compagnon s'est suicidé le 18 Juillet 2011 par pendaison à l'âge de 26 ans.

Pendant son enfance, il a été abusé sexuellement par son grand frère (9 ans de plus que lui). Ces parents ont toujours fait l'autruche face à cette situation, il avait fait plusieurs TS pendant son adolescence mais lors de notre rencontre (en 2006) , il avait retrouvé ne "paix intérieur".

On a emménagé ensemble en Juin 2011 dans un grand appartement dans le but d'avoir un enfant. Seulement, le destin en a voulu autrement.

Fin Juin 2011, il me confit qu'il a envie d'en finir, qu'il se dégoûte, qu'il est lâche, et qu'il a avalé la veille une plaquette de mes tranquillisant (Lixansia) mais que ça ne lui a rien fait (normal : il c'est trompé de boîte, il a pris des comprimés pour les règles car même couleur que le Lixansia).
Je pense avoir eu la mauvaise réaction : je me suis énervée en lui disant qu'il n'avait pas le droit d'en finir, que je ne pouvais vivre sans lui, qu'il ne pouvait me laisser seule. A ce moment, je n'ai pas eu l'idée de lui demander simplement "pourquoi" et je le regrette amèrement.
Il m'a confié qu'il était décidé dans son choix, et qu'il profiterait que je soit absente (au travail) pour aller se pendre dans le parc de notre résidence, chose qu'il a faite ....

Je l'ai envoyé voir son médecin qui lui a donné des anti dépresseur (qu'il na jamais pris). Il m'a dit qu'il avait pris rendez-vous chez un psy (jamais fait non plus). Il avait retrouvé le sourire, il rigolait de nouveau, on avait prévu un weekend pour Septembre, et la veille au soir de son acte, il me parlait de l'organisation de notre mariage (prévu pour 2013). Quelle "surprise" de l'avoir retrouvé au bout d'une corde ....

Le Lundi 18 Juillet à 08h30, je pars travailler. On a une légère dispute le matin mais rien de grave. Je lui dis "je t'aime" à travers la fenêtre de la voiture, je le vois lasse, fatiguée mais avec un léger sourire.
A 09h36 il m'envois un "je t'aime aussi" et à 10h06 "Je pars. Je t'aime. J'espère que ta journée va bien se passer". Dernier sms reçu.

J'ai essayé de le joindre plusieurs fois dans la journée sur son téléphone mais injoignable. Tête en l'air, je me disais qu'il avait oublié dans la voiture ou à la maison.

17h30 : Je pars du travail. J'arrive dans le garage et je vois sa voiture. J'étais contente car j'allais le voir avant qu'il parte au boulot (il partait à 18h00). Je monte dans l'appart, j'ouvre la porte et notre chien était exité, enfermé dans le couloir (chose inhabituelle). Je comprends qu'il se passe quelque chose, je cours dans le parc pour le retrouver mais rien. Je panique, je téléphone à ma mère, en lui parlant je trouve 60€ sur l'ordinateur et une lettre manuscrite : sa lettre d'adieu ....
A ce moment, tout devient irréel, on touche plus le sol, on est comme dans un brouillard, tout est flou.

Je redescend dans le parc pour respirer, prendre l'air. J'appelle sa mère pour a prévenir, elle me conseille d'appeler le 17. En ligne avec la gendarmerie, je leur explique tout, je continue à marcher tout en grimpant la monté du parc qui devient sinueux et peu entretenu. Je ne sais pas pourquoi je me suis retourné à ce moment, mais je l'ai vu, de dos, la tête penché sur la gauche. Entre lui et moi, il y avait 3m à peu près mais un arbuste me cachait son corps. J'ai crié, j'ai pleuré, je suis redescendu pour ne pas le voir .... je n'ai même pas essayé de voir s'il était toujours en vie, j'ai fuis ... comme une lâche ... peut etre que j'aurais ou le sauver ....

Depuis je m'en veux, j'essais de refaire ma vie mais c'est  dur, je pense beaucoup à lui, à sa souffrance. Je me pose des tas de questions : a t'il souffert? pourquoi ce jour là? il avait quoi en tête à ce moment précis? Des questions qui resteront sans réponse.

J'ai lu vos témoignages qui me rassurent dans ma peine, on ressent les mêmes choses, je me sens enfin comprise. Merci de tout ça.

toutes ces questions que vous vous posez nous mères, compagnes nous nous les sommes posées (mon fils allait avoir 29 ans et sa compagne s'est posé les mêmes questions que vous, et elle a fui comme vous.... c'est tellement insupportable !!! si je peux un peu vous soulager sachez que lors d'une pendaison la mort est quasi instantanée et que l'on ne peut pas à moins d'être là, et encore souvent la nuque est brisée et l'arrêt cardiaque est immédiat. vous n'avez pas été lâche !!! 
le plus aidant est de vous faire accompagner par un professionnel cela ne change pas la douleur mais aide à évacuer le trop plein de ce qu'on ne peut dire à nos proches. le chemin est difficile et souvent en dents de scie, mais vous avez votre jeunesse puissiez vous trouver un chemin d'apaisement et un jour quand le moment viendra une nouvelle espérance. bon courage
mes chaleureuses pensées à vous

Hors ligne thalie72

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Re : Le suicide du conjoint : se faire aider. La vie au quotidien.
« Réponse #81 le: 19 Janvier 2012 à 14:42:10 »
Bonjour,

16 mois aujourd'hui !!!! Je pensait aller mieux ces derniers temps mais il me semble que ce n'est pas le cas. toujours envie de pleurer, je me cache pour pleurer. La nuit je pleure, le matin au réveil je pleure. Je deteste ce que je suis devenue, une personne qui à peur de tout, de l'avenir, de travailler mais qui a envie de liberté, j'etouffe chez mes parents et je me sens tellement seule, plus d'amis.
Une baisse de moral pour ce 16 iéme mois de sa disparition.
J'ai toujours ce grand vide immense, il me manque.

Thalie.

Hors ligne thalie72

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Re : Le suicide du conjoint : se faire aider. La vie au quotidien.
« Réponse #82 le: 11 Septembre 2012 à 21:56:25 »
Bonsoir,

Que le temps a passer, mon dernier post dans ce fil remonte à 8 mois.
bientôt 2 ans (le 19 septembre) qu'il est parti. Pendant ces quelques mois je n'est plus eu envie de "parler" sur le forum et  avec la psychologue aussi.
J'ai une sorte d'apaisement maintenant plus de colère. Je vais partir quelques jours en vacances, les premières depuis sa disparition.
Je pense à lui tout les jours, il me manque toujours.

Thalie.

Hors ligne thalie72

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Re : Le suicide du conjoint : se faire aider. La vie au quotidien.
« Réponse #83 le: 19 Septembre 2012 à 15:53:04 »
Bonjour,

ça y est 2 ans aujourd'hui. Que le temps a vite passer au fond et pourtant c'est si long deux ans. Que la journée se termine dans la sérénité.

Thalie.

Hors ligne Justine77

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Re : Le suicide du conjoint : se faire aider. La vie au quotidien.
« Réponse #84 le: 11 Janvier 2013 à 23:55:38 »
Bonsoir, mon ami a mis fin a ses jours il y'a bientôt 3 semaines le 25 décembre.... C'est moi qui l'ai retrouve pendu, je suis arrive trop tard malheureusement..... Je suis dans l'imcomprehension je me demande pourquoi?comment a t-il pu faire une chose si terrible!!!!!! Il m'a laisse avec notre petit bout de 2ans dont il été si fier...... Nous avions tout pour être heureux je ne comprend vraiment pas je n'ai rien vu j'aurai pu l'aider s'il m'avait parler.... Je suis dans la souffrance je me demande si je m'en sortirai.... Je fais des angoisses il l'est impossible de conduire ni d'être seule 5 minutes..... Touts les Noëls seront un cauchemar maintenant.... Comme t expliquer a mon petit garçon tout cela?????...... Merci de votre soutien et réponses.

Hors ligne mam'deCath

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Re : Le suicide du conjoint : se faire aider. La vie au quotidien.
« Réponse #85 le: 13 Janvier 2013 à 09:24:04 »
Bonjour Justine,

J'ai tellement crié ma douleur sur ce forum depuis 14 mois,   après le suicide de ma grande et unique fille mi-juillet 2011, que j'en deviens "aphone" tellement je me suis répétée.... Avec d'Autres si je sais ce que vous traversez je n'ai pas pour autant les mots qui vous réconforteront, nos attentes aux Un(e)s et aux Autres étant si différentes....

C'est tellement récent le choc que vous venez de subir que je comprends combien vous devez être désorientée..... Avez-vous été entourée et aidée par quelques membres de votre famille ? D'autant que votre petit est très jeune et qu'après avoir perdu son papa il lui est vital de retrouver rapidement la présence de sa maman....

Vous ne pourrez pas traverser ce deuil sans vous faire accompagner, pour vous, pour votre enfant, soit d'un psy qui saura accueillir avec bienveillance votre souffrance, soit d'un groupe de paroles, ou des deux, ce que j'ai vite recherché puisque personne autour de moi n'est  à même d'entendre mon chagrin et que je suis plus seule que jamais dans un profond désespoir.

Vous êtes jeune Justine, vous allez réagir comme d'autres conjoints que vous pourrez lire sur ce forum sachant toutefois  qu' un suicide est plus lourd à porter pour celles et ceux qui restent ;  de mon côté, je ne suis pas sans me poser de questions  pour ma petite-fille de 10 ans et mon petit-fils de...  18 ans ce jour,  qui pensent peut-être encore que leur maman les a abandonnés ce qui n'est pas sans me torturer davantage,  bien que j'aie conscience que  je suis la mère de leur maman, qu' ils sont ses enfants que leur chemin du deuil leur est propre -propre à chacun des deux vu l'écart d'âge- et  surtout qu' il ne peut être  le même que le mien.

N'hésitez pas à revenir nous parler de vous, de votre ressenti, à nous demander quelques informations... (sur les vidéos ou lectures dès que vous vous sentirez prête). Ici nous saurons vous "entendre" sans juger, sans conseiller, sans donner d'exemple, chacun(e) vivant  son drame et son deuil de manière personnelle, en fonction de son histoire, de son vécu, de sa sensibilité, du lien à l' Etre cher disparu, sans oublier que c'est vous seule qui  tenez les rennes de votre situation.
Ici  vous trouverez, pour vous et votre petit,  réconfort, soutien moral, encouragements, l'espoir d'un mieux-être,  je vous le souhaite de tout coeur.

Soyez tendre envers vous-même...
Affectueuses pensées.
Mammj


« Modifié: 13 Janvier 2013 à 14:29:07 par Mammj »

Hors ligne orchis

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Re : Le suicide du conjoint : se faire aider. La vie au quotidien.
« Réponse #86 le: 13 Janvier 2013 à 10:55:25 »
Bonjour Justine,
je prends connaissance de ton message
comme toi j'ai retrouvé mon mari pendu , cela fera 1 an le 1er février

je comprends ta détresse, ta souffrance, ton incompréhension,...
A ce jour, je peux te dire que j'ai trouvé du soutien sur ce forum , viens écrire, te raconter si tu le désires

avec le recul, si j'ai un conseil à te donner, fais toi douceur et protège toi , c'est ainsi que tu pourras être le plus disponible pour ton petit garçon,
puis pour aborder ces difficiles questions  avec ton fils, une personne ressource comme une psychologue me semble la personne la mieux  pour t'aider à  trouver tes réponses (j'insiste tes réponses) à tes questions et à celles de ton fils, l'entourage est souvent désemparé devant une telle situation

amitiés et douceur
Orchis
regarder la vie sous un angle nouveau

Hors ligne Cassiopée

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Re : Le suicide du conjoint : se faire aider. La vie au quotidien.
« Réponse #87 le: 14 Janvier 2013 à 08:53:04 »
Bonjour Justine,

Tout comme ont pu te le dire toutes les intervenantes précédentes, n'hésite pas à écrire sur ce forum ta colère, ton chagrin , tn desepoir... tous tes ressentis... même si cela ne résoud pas tout , cela soulage un peu et puis nous pouvons toutes et tous comprendre car nous vivons toutes et tous la même choses à des degrés différents selon les étapes où nous en sommes dasn notre chemin. Ce forum est une des "béquilles" qui pourra un peu t'aider et ce à n'importe quel moment... en principe il y a toujours une personne qui répondra  même si beaucoup lisent , on n'a pas toujours les mots ou la focre pour te répondre ... Moi, si tu as lu mon histoire sur mon fil , cela va faire 4 mois dans deux jours que mon compagnon s'est pendu et il est décédé 6 jours après sans sortir du coma. D'autres "béquilles" sur lesquelles je m'appuie: trouver un bon psychologue, qui prend le temps ( sans la montre à la main) avec qui tu etabliras un dialogue et non un monologue, ensuite des anxiolithiques pour les angoisses couplées à des exercices de respirations et autres en sophrologie, j'ai essayé l'acupuncture depuis la semaine dernière pour pouvoir récupérer un peu de sommeil car depuis le drame , je ne peux me coucher avant 1h voir 3h du matin , inconsciemment je ne peuxs me résoudre à aller me coucher alors qu'avant à 11h c'était fait... Depuis 15j , j'ai ouvert un cahier où j'écris tous mes ressentis , même si j'ai le sentiment de me répéter, cela fait sortir beaucoup d"émotions ... Après avoir lu le livre que tout le monde a lu sur ce site celui du Dr Fauré, puis ensuite des lectures plus douces. Je crois que j'essayerai tout... juste pour avoir un peu moins mal, alors essaie de tenter plusiuers choses comme tu le sens ... chacu réagit différemment dans sa profonde souffrance mais nous devons garder du courage , toi en premier pour être là pour ton petit "bout" de 2 ans.
Je t'énvoie tout le courage possible et de la douceur sans mesure....
Cassiopée

Hors ligne Justine77

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Re : Le suicide du conjoint : se faire aider. La vie au quotidien.
« Réponse #88 le: 19 Janvier 2013 à 09:27:37 »
Bonjour, merci de vos reponses. cest tellement dure!. je voudrais egalement avoir vos avis si vous avez pu continuer a vivre dans la maison ou vous avez vécu avec l'être aime ou bien si vous avez d'emménager pour pouvoir vous reconstruire. Depuis ce drame, je vis chez mes parents avec mon petit bout de 2 ans mais j'aimerai tenter de retourner vivre dans notre maison pour que mon petit retrouve sa chambre et ses repères et moi également. Je ne sait pas quoi faire j'ai peur de l'attendre en y retournant et de me sentir mal surtout le soir de me retrouver seule dans mon lit ou il ne sera plus la. Merci de me dire vos avis j'en ai vraiment besoin.