Auteur Sujet: Comme un ouragans dans ma vie...  (Lu 1726 fois)

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Hors ligne Annalau

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Comme un ouragans dans ma vie...
« le: 21 décembre 2019 à 21:59:56 »
Bonjour ,

Je ne sais par ou commencée , si je suis ici aujourd'hui ce n'est malheureusement pas par hasard , comme vous tous. Je vous ai beaucoup lu et j'ai ressentis toutes vos peines et oh combien je les comprends.
Voilà un mois et deux jours aujourd'hui que mon conjoint , je ne pourrais malheureusement jamais dire mon mari car il ne nous en a pas laisser le temps , à décidé de me quitter , nous quitter , au bout de 10ans et une petite princesse de 3ans.
Il à décidé de le faire seul , se pendre dans un bois , le bois ou nous avions été pour la première fois ensemble lors de notre rencontre , coïncidence ? Nous l'avons cherché sans relâche toute la nuit pour le retrouver le lendemain à 9h00 , savoir qu'il a passé toute la nuit seul pendu à cet arbre m'arrache les tripes.
Je n'ai su entendre sa détresse , il m'avait pourtant dit lors d'une dispute deux jours avant qu'il avait des " idées noir " et qu'il était sur qu'on serait mieux sans lui , mais il était si calme et si serein le lendemain que je ne suis jamais revenue sur ses paroles , alors que c'est bien se jour là qu'il avait acheté la corde.
Comment à t-il pu jouer avec sa fille , me prendre dans ses bras toute la soirée sachant ce qu'il allait faire le lendemain ? Comment à t-il pu s'infliger cette souffrance ? prendre la décision de ne pas voir grandir sa fille , de nous faire souffrir à ce point ?
Je lui en veut tellement parce que maintenant je n'ai pas le choix de resté debout pour ma fille alors que la seule chose dont j'ai envie c'est d'aller le retrouver , lui prouvé qu'il se trompait quand il pensait que personne ne l'aimait , parce que je l'aime à en crevé et je ne sais plus comment continuer maintenant.
Je lui en veut parce qu'il aurait du pensé à sa fille , de lui avoir brisé son avenir et sa vie.
Je lui en veut de faire autant souffrir ses parents , si aimant.
On me dit que le temps va atténuer la cicatrice , mais plus le temps passe et plus je sombre , envahie par la culpabilité , parce que oui je suis coupable d'avoir été dur avec lui , coupable de n'avoir pas su le rendre heureux , coupable de n'avoir pas su l'écouter , le rassurer et l'aider , coupable de n'avoir pas prit sa détresse au sérieux , coupable de n'avoir pas su lui faire prendre confiance en lui et de tellement d'autres choses que je me dis que si je lui avait passer la corde au cou moi-même sa aurait été la même chose.
J'ai mal , parce qu'il me manque , parce que j'essaye constamment de vouloir remonter le temps , parce que je me dis qu'il me reste encore tellement d'années à vivre avec cette souffrance , parce que chaque souvenir qui me reviennent me font tellement mal , parce que je ne le verrais plus danser dans le salon avec sa fille quand je rentrerais du travail.
Maintenant tous est sombre et froid et je n'ai pas d'issue , ma tête passe son temps à hurler et je suis épuiser physiquement, mentalement de vivre dans cet ouragans. 

Hors ligne dom1

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Re : Comme un ouragans dans ma vie...
« Réponse #1 le: 21 décembre 2019 à 22:59:09 »
Chacun de ceux qui déposent des mots ici savent ce que tu ressens. Je voudrais te dire une chose simple parce qu'il est très difficile d'être juste avec des mots. J'aurais plus envie de te prendre dans les bras et te serrer très fort.
Ce n'est pas possible...
Je veux donc te dire de garder confiance en l'avenir qui te réserve des très bons moments.  Que la vie est une chance fabuleuse.
Et aussi te dire que ni toi, ni rien, ni personne ne pouvait détourner ton ami de ce choix morbide. Qu'il lui appartenait à lui seul. C'était sa liberté ultime, que son mal de vivre était plus fort que tout et sa souffrance inextricable et très puissante. Trop forte et qu'il ne pouvait plus y faire face. Il ne voulait plus y faire face.
Essaye de lui pardonner ce geste de folie. Il ne pouvait plus aller plus loin.
Je te serre très fort en pensées...
Domi.
 

Hors ligne Lt-Dan

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Re : Comme un ouragans dans ma vie...
« Réponse #2 le: 22 décembre 2019 à 08:34:50 »
Bonjour Annalau,

J'ai également perdu mon conjoint en Mai 2018, pendu à la maison. On était ensemble depuis 9 ans et on allait se marier le mois suivant.
Ton ressenti est totalement adapté à la situation. Tes émotions vont aller en s'intensifiant, la tristesse, la douleur et la peine vont t'envahir. Je sais qu'au point où tu es tu ne vois rien de bon venir et tu sens que tu tombes sans rien qui te retient. Mais tu verras que ça ira mieux. Je le sens déjà aujourd'hui, c'est le temps nécessaire pour cicatriser ce traumatisme. Ai confiance, je pense que tu es jeune si tu as une petite de 3 ans, ce drame va occuper ton esprit en continu pendant 2-3 ans, mais après ça passera et tu reprendras goût à la vie.
Plusieurs choses m'ont beaucoup aidé : un excellent médecin, des amis et une famille très soutenant et finir par comprendre que la douleur que tu ressens est nécessaire au processus de cicatrisation.
Garde bien à l'esprit que tu sortiras de ce tunnel un jour, dans 2-3 ans.

En ligne Adnarag

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Re : Re : Comme un ouragans dans ma vie...
« Réponse #3 le: 22 décembre 2019 à 12:32:23 »
Annalau

Ceux qui me lisent ici savent que je ne suis pas très douée pour le réconfort. Alors, je vais simplement reprendre les mots et les pensées de Domi :

... ni toi, ni rien, ni personne ne pouvait détourner ton ami de ce choix morbide. Qu'il lui appartenait à lui seul. C'était sa liberté ultime, que son mal de vivre était plus fort que tout et sa souffrance inextricable et très puissante. Trop forte et qu'il ne pouvait plus y faire face. Il ne voulait plus y faire face.
Essaye de lui pardonner ce geste de folie. Il ne pouvait plus aller plus loin.

Moi aussi, j'ai eu cette  sensation, comme toi, de lui avoir passé moi-même cette corde autour du cou.
Mais c'est Domi qui a raison. Alors, je crois aujourd'hui sincèrement, que nous ne pouvons pas porter à nous seule la responsabité de tout cela. De cette souffrance inextricable dont les racines sont bien antérieures à nos vies de couples. Nous n'étions pas de taille à lutter contre cette souffrance : comme le dit Domi, elle était trop puissante.
Oui, nous avons sans doute parfois été dures, incapables de les aider. Mais c'est parceque cette souffrance nous a aussi submergées. Comme ton ami, comme mon mari, nous sommes aussi des êtres humains, par des super-women capables de tout supporter, de tout résoudre ... de tout assumer, sans colère, sans découragment, ... Nous ne sommes pas toutes-puissantes. Nous n'avons pas de baguette magique.  Nous avions le droit aussi, d'être faillibles.

Je vous serre également, toi et votre fille, tendrement, en pensées.
" Qui sait, demain, vous aurez peut être dans le reflet du soleil ... de nouvelles joies qui méritent la peine."
Kergaran Adnarag, ... da garan

Hors ligne Annalau

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Re : Comme un ouragans dans ma vie...
« Réponse #4 le: 22 décembre 2019 à 15:07:22 »
Merci  beaucoup à vous ,
En effet j'ai 28 ans , il en avait 29 , nous étions en train de construire une maison qui devait être terminé en avril , malgré les difficultés qu'on traversait en couple j'étais dans ma petite bulle à ne même pas voir à quel point il était en souffrance , se projet était peut-être bien trop lourd pour lui alors que tous se déroulait bien , il avait beaucoup de mal à trouver le sommeil et était constamment remplis d'angoisse que je ne comprenais pas , mais pourquoi ne pas être aller consulter quelqu'un ? faire une pause et fugué une nuit à l'hôtel pour faire comprendre son réel désarroi, il y avait tellement d'autres options que celle-ci !   
Je comprend que je ne peux pas prendre toute le responsabilité de son geste , malgré tous les difficultés sont arriver à la naissance de notre fille , elle est tellement devenue mon centre du monde que je suis persuadé qu'il se sentait seul et m'a plusieurs fois réclamer de l'affection que je ne lui ai pas assez donner ! 
J'ai l'impression d'être enfermer dans une cage sans issue  , on faisait presque tous ensembles , il était mon amour , mon confident , mon meilleur ami et c'est lui qui me fait le plus souffrir , quel avenir y à t'il maintenant qu'il est parti ?
Je suis suivi par un psychanalyste , sa me fait beaucoup de bien , mais c'est très difficile car je suis actuellement chez ses parents mais nous n'en parlons pas , chacun fait avec sa peine et voilà , je suis la seule dans cette quête du pourquoi,comment. Le seul moment ou je peux en parler c'est à mon rendez-vous psy et avec mes amis mais c'est très compliqué quand les personnes en face ne peuvent comprendre à quel point c'est déchirant. Je suis constamment obnubilé par cette idée de le rejoindre que je crée une distance avec ma fille pour que ce soit plus simple malgré que je sois entourer , car j'ai bien compris que de toute façon l'amour ne sauvait pas de la détresse , pour preuve... 

Hors ligne Lt-Dan

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Re : Comme un ouragans dans ma vie...
« Réponse #5 le: 22 décembre 2019 à 19:04:28 »
Annalau,

La volonté de le rejoindre... Je l'ai connu. Mais fais très attention à toi, la suite est plus raide.

Pourquoi ne parlez vous pas de la mort de l'être cher que vous aviez en commun ? C'est tellement important. Une douleur se partage, il faut se serrer les coudes. D'autant plus que vous souffrez de la mort de la même personne.
Je sais aussi que les amis ne comprennent pas forcément, mais n'as tu pas quelqu'un à qui tu peux parler ? Je me souviens que les premiers mois j'ai écumé toutes les terrasses de café que je pouvais.

Concernant ta culpabilité, sache qu'une personne qui veut mourir, ne le dira pas à ses proches et n'ira pas se soigner. Mon ex conjoint souffrait aussi beaucoup d'angoisses, il pouvait rester 1 semaine au lit sans rien faire. Ca devait être une souffrance terrible. Je ne le comprenais pas, on se prenait souvent la tête car je lui disais qu'on aurait pu au moins sortir se promener. C'est pas la fin du monde une promenade... Il ne voulait pas. Je n'ai compris la puissance de sa douleur qu'au moment où je l'ai vu pendu. Il souffrait tellement qu'il a préféré se pendre. Je le forçais à aller voir un psychiatre, avec le recul il était mauvais. Je sais aujourd'hui que cela faisait des années qu'il premeditait ce geste, il le voulait car sa maladie le faisait trop souffrir et l'empêchait d'être lucide et de se soigner correctement. Il ne le disait pas à ses proches car il savait qu'on allai l'en empêcher. Et nous ne sommes pas médecins, nous sommes des maris, des femmes, on fait su mieux qu'on peut mais on n'est pas soignants, et on ne peut pas vivre avec quelqu'un en imaginant qu'il peut se suicider.
Il y a un an j'étais exactement dans la même peine que tu peux l'être et aujourd'hui, avec beaucoup de douleur et de chagrin, j'ai fini par comprendre tout cela. Tu vas avancer, la cicatrisation est longue et très douloureuse mais elle se fait. Essaye de t'organiser quelques petits plaisirs dans une journée (un petit gâteau, un câlin avec ta fille, une marche, sentir le soleil sur sa peau, etc...) il y a bien des choses qui te font plaisir dans la vie. Quelque chose de très simple qui te procure du plaisir immédiat, même léger.

Hors ligne Annalau

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Re : Comme un ouragans dans ma vie...
« Réponse #6 le: 22 décembre 2019 à 22:02:22 »
Je connais trop bien la pente raide par la suite, à l'adolescence j'ai fait une TS médicamenteuse avec lavage d'estomac et inconsciente pendant 2jours , j'arrive aussi à comprendre cette souffrance, cette solitude qu'on ressent mais j'ai trouver auprès de lui l'apaisement dans notre couple et en créant une famille , les vieux démons sont partis, je pense avoir surtout la culpabilité que lui m'a sauvé mais que je n'ai pas su en faire de même, l'acte en lui-même ne me fait aucunement peur , c'est de laisser ma fille qui me retient.
Si j'ai une amie avec qui je parle , dans la mesure de ses disponibilités et je ne veux pas non plus être constamment un fardeau pour les gens et certains parlent mais prennent bien trop de pincette , il dise il à fait "sa" pour ne pas dire suicide ou pendu , alors que même si c'est violent c'est un fait, c'est ce qu'il a fait ! Je me rend compte maintenant que dans sa famille on parle peu quand sa blesse, voilà pourquoi je pense il n'a jamais réellement su exprimer ce mal-être..
Il n'a même pas fait l'effort d'aller voir un professionnel, au moins pour nous , il laisse cette amertume de ne pas avoir TOUS essayer c'est aussi pour ça que j'ai beaucoup de colère, après je me rend compte avec ton histoire que bien sûr le fait de voir des psychiatre ne sauve malheureusement pas.
Il y a aussi cette foutu période de fête qui n'arrange rien , ou j'ai du affronter les magasins remplis pour que ma fille puisse au moins ouvrir quelques cadeaux à Noël,  sans son papa, lui qui l'aimait tellement je ne comprend pas pourquoi il lui fait subir une telle chose , lui prendre son enfance,  son adolescence, sa vie.
Qu'elle mère je suis à m'énerve  une foie pour rien , ensuite pleurer à longueur de journée et se faire réconforter par sa propre fille de 3ans ?
Je vais essayer de reprendre le dessin , ma passion de base que la vie m'a fait mettre de côté,  peut-être y trouverais je un défouloir.

Hors ligne Annalau

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Re : Comme un ouragans dans ma vie...
« Réponse #7 le: 16 janvier 2020 à 14:24:55 »
Bonjour,

Aujourd'hui malgré le soleil j'ai besoin d'écrire un peu, je ne savais pas où mais je voulais que ce soit des personnes qui comprennent, alors je suis venue par ici...
Tous les matin pour moi sont comme l’enfer,  je ne sais pas vraiment ce qu’est l’enfer, comme un avant gout,  sans nul doute que je le saurais certainement assez vite , les personnes comme moi y finissent, peut-être ? Je ne doute pas que je suis une mauvaise personne , peut-être finirais je par jouer aux cartes avec les ordures de cette terre ?
Maintenant reste t’il de mettre des mots sur des maux , y en t’il vraiment ? Souffrance , douleur , enfer , horreur , je ne sais pas… Peut-être aurais-je préfèrer qu’un chien me déchire la chaire jusqu’au sang et ronge un à un chaque os de mon corps , certainement … J’ai même imaginer la violence de prendre le train en route , rapide,  gratuit et efficace… mais sûrement  pas mal de nettoyage derrière !
Non rien de tous sa , en faite si quand même,  mais pas que… je suis surtout dans un cyclone , un cyclone nommé «  suicide « , acte de se donner la mort , réaliser son propre crime...
- pourquoi ? Bien des questions sans réponses , mais l’être humain a besoin de réponse pour avancer 
- oui mais c’est ainsi faut accepter…
- Merci , ne vous inquiétez pas on va continuer à se noyer dans sa merde , sa souffrance , chacun de son côté… n'est il pas ainsi dans la société actuel de toute façon ?
Si , relève toi tout de suite, marche , non court plutôt pour échapper à ce qui de toute façon te poursuivra quand même, mais fait semblant que ça va et reprend une vie normal…
-   Une vie quoi ? Normal… Qu’est-ce donc la normalité après sa ? Apparemment la même qu’avant… lève toi, c’est pour ton avenir… travail, c’est pour ton avenir… travail, mange , dort , c’est pour ton avenir … pense à ta retraite ! Merde , j’espère que j’irais jouer aux cartes avec certains avant ! Non arrête ta un enfant , au moins une partie rationnel de mon cerveau qui marche.. pardon c’est vrai, faut que je pense à l’avenir, mais il est partie avec l’ouragan qui vient de passer ? C’est pas grave va travailler, sa te permettra de penser à autre chose , comme si c’était possible et peut-être qu’un soir en rentrant du travail je me prendrais un poids lourd , si seulement… adieux les cauchemars qui t’obsède et t’empêche de fermer l’œil, mais essaye quand même cinq minutes parce qu’il faut que tu te lève pour aller travailler demain et il faudra être rentable alors fait semblant pendant sept heures que tout va bien, merci !
-   Et puis, le temps fera son affaire c’est ressent sa fait seulement 46 jours…
-   Non plutôt déjà 46jours… finalement j’irais assez vite jouer aux cartes et aux nombres de 90 clopes fumer par semaines soit 360 clopes par mois , j’ai déjà un pied dedans, un buraliste content et l’état qui s’y retrouve , à croire que je vais pas leur en donner assez d’ailleurs , la mort qu’elle bisness ! Il est possible d’avoir jusqu’à 200€ offert sur votre cercueil, il pourrira sous terre mais bon , le bizness c’est le bizness ! je vous conseil pas de faire les soldes pour les vêtements,  aller plutôt demander aux pompes funèbres si il les font , la au moins se sera un bon investissement… ou pas. Ne vous inquiétez pas ils seront pas les seuls à passer par là,  banque , notaires chacun prend ce qu’il peut,  tout de même ! N’oublier pas l’assurance vie ! La seule assurance que vous payerez pas pendant des années pour rien , et encore ! Sa dépend à quel âge tout s’arrêtera pour vous.
-   Non aller j’arrête avec les trucs morbide , je vais parler de la petite Chenille qui sort de son cocon pour se transformer en papillon.. d’ailleurs un papillon vie seulement de quelques jours à dix mois pour certains, petits chanceux !
Paraît il que dans la vie on sème ce qu’on récolte, je me souviens pourtant pas avoir semé de la merde , inconsciemment certainement , mais l’inconscient n’a pas de temps et bien, me voilà bien dans la merde !
J’en écrit des choses , j’en crache du venin , et pourtant je n’arrive toujours pas à rentrer dans le vif du sujet , pourquoi ?
-   Se confronter à la réalité certainement, se la mettre soi-même en pleine gueule pour ENFIN réaliser ! Ta compris , tu le sais , c’est irréversible ! Oui mais tu t’accroche encore à remonter le temps , mais où est donc ce con de  Emmett Brown , j’aurais bien besoin de sa  DeLorean ! Merde, c’est que du cinéma ! D’ailleurs c’est exactement ce que j’ai l’impression de vivre : regarder le film de ma vie se dérouler sous mes yeux sans pouvoir l’arrêter ou comme quand tu gueule contre la petasse blonde qui court vers son assassin à la place de prendre ses jambes à son cou , voilà c’est sa qui se produit ! Tu en parle tout le temps mais tu t’ai pas encore prit la grande claque dans la gueule, ton cerveau est comme figé dans le temps , celui qu’il veut toujours essayer de remonter, on pense que tu te l'ai prise , même toi , mais tu sais au fond de toi que c’est pas le cas , tu te connais et tu sais que quand tu va la prendre se sera pas seulement de crier un peu et de casser quelques objets , tu sais la fine frontière qu’il y à avec la folie , celle qui ta déjà une fois emporter , tu sais qu’elle rôde autour de toi , qu’elle attend que tu sois à terre pour te dévorer,  même si elle t’envahit de temps à autre tu la tient à distance , tu résiste parce que ta pas le CHOIX ! ainsi est faite ta chienne de vie , mais combien de temps encore la laisse tiendra t’elle  ?
-
-   Tu voudrais partir loin n’est ce pas ? A des kilomètres et des kilomètres, même à l’autre bout de la terre , peu importe où tu ira tu n'y échappera pas parce que sa arrive tel un tsunami et sa va faire des dégâts, tu le sais , c’est juste que tu sais pas encore quel dégâts
-   Ta misère est juste noyer parmi toute la misère du monde , la guerre , la famine et toutes les atrocité qu’on peut voir dans ce bas monde , ah tien je pensais que j’allais finir en enfer mais en faite je suis peut-être déjà dans les entrailles de Satan en faite : personne a un jeu de carte ?



Hors ligne mike67

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Re : Comme un ouragans dans ma vie...
« Réponse #8 le: 17 janvier 2020 à 14:24:53 »
Bonjour Annalau,

Je suis moins dans les échanges mais la lutte pour la survie se poursuit.

Néanmoins je lis ta souffrance, qui me peine.. nécessairement.

Ces questions, ces tourments, ces reproches qu'on s'inflige perpétuellement…
Avec le temps, ils se font moins vifs, le retour à la vie est enfin possible.
Mais inévitablement, quelque chose a déraillé, qui a brisé nos être si chers , et qui a emporté une part de nous, à jamais.
Aujourd'hui, je suis moins assailli par le suicide, mais c'est l'absence, cette vie d'avant effacée en une fraction de seconde, qui est toujours difficile à accepter, à tolérer… à jamais.
Cela me peine de te lire, car tu es si violente avec toi. Au fond, je pense que cela fait néanmoins partie du processus de cicatrisation, de reconstruction : on crache sa haine, sa terreur, pour l'expulser de soi, car elle doit sortir, quitte à adresser cette pulsion de haine à nous même car la garder en nous, cela nous rendrait fou.
Peut être agit-on par procuration? Peut être qu'on retourne cette haine contre soi, car on aurait tant souhaité que nos êtres aimés fassent sortir cette souffrance qu'ils avaient en eux, pour la changer en haine de nous… tant pis pour nous… si cette  souffrance transformé en rage expulsée leur aurait permis de survivre.
Cette phrase que tu mentionnes :
"je suis coupable d'avoir été dur avec lui , coupable de n'avoir pas su le rendre heureux , coupable de n'avoir pas su l'écouter , le rassurer et l'aider , coupable de n'avoir pas prit sa détresse au sérieux , coupable de n'avoir pas su lui faire prendre confiance en lui "
Tous les endeuillés par suicide connaissent ces mots, maux...
De mon côté, je vais mieux, je suis plus apaisé, mais inévitablement, à certains moments, je m'en veux terriblement.

Sinon je comprends ton ressenti : la retraite ouais… ce monde qui connait ses lots de merde (un avion qui se crashe), à côté de notre monde personnel qui s'est intégralement perforé.

C'est une bataille, tu vas la gagner, tu ne le sais pas encore… mais je pense que tu l'as déjà remporté… la bataille de la vie.


There is a light that never goes out

Je t'emmène ce soir

En ligne Adnarag

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Re : Comme un ouragans dans ma vie...
« Réponse #9 le: 19 janvier 2020 à 21:33:15 »
Whaw !
Et bien ! ...
C'est tellement noir, dense et compact tout ce que tu écris là !
Que mon cerveau n'arrive pas  à se concentrer pour pouvoir tout lire.  Il s'arrête pour se protéger.
D'ailleurs il a assez bien pris cette habitude. S'arrêter pour se protéger.
Bien que.
Je ne sais pas si s'arrêter protège.

Que te dire.
Et oui. Cette magnifique connerie de machine humaine continue.

J'ai lu un truc très "chouette" ce matin ! Ici. Sur ce forum :

La résilience ne se résume pas à nos propres forces mais à l'opportunité de la rencontre. Donc, la question qui s'ouvre pour nous est de se demander vers quelles rencontres nous allons nous orienter? Quelle branche allons-nous fleurir et quelles fleurs vont y pousser, fonction de cette angoisse du vide qu'il nous faut affronter?
Cette rencontre ne se limite pas à d'autres que soi-même, elle est intérieure et nous échoit le choix des valeurs que nous allons y déposer. C'est aussi une rencontre avec nous-mêmes, dans nos espaces psychiques les plus intimes, les plus éloignées de notre conscience ordinaire.

Là est certainement l'une des épreuves les plus rudes du deuil accompli, un travail d'acceptation de ce qui est acceptable.

Pascal.

Evidemment. Savoir comment faire pour fleurir de nouvelles branches. Quelles soient extérieures ou intérieures d'ailleurs ! Peu importe. Ce n'est pas une chose aisée. Mais de penser déjà que cela peut-être est possible me donne envie d'espérer.

J'espère qu'à toi aussi ces quelques phrases pourront t'apporter espoir et espérance.
« Modifié: 19 janvier 2020 à 21:35:49 par Adnarag »
" Qui sait, demain, vous aurez peut être dans le reflet du soleil ... de nouvelles joies qui méritent la peine."
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Hors ligne Annalau

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Re : Comme un ouragans dans ma vie...
« Réponse #10 le: 12 février 2020 à 00:04:52 »
Bonjour à tous, merci à tous!

Je suis désoler de la réponse tardive,  il m'était difficile d'écrire, bien même de respirer ! En effet on ne vie plus, on survit ! J'essaie un pas après l'autre,  je dirais même un orteil après l'autre.
J'essaie de ne pas m'étouffer avec cette haine , je tente d'attraper chaque bulle d'oxygène qui se présente. Mais c'est avant tout pour ma fille que je hurle, que j'ai mal ...cette petite fleur qu'il a chérie, adoré, aimer et à qui maintenant il a arracher les pétales.

J'ai lu sur ton fil Adnarag qu'on ne devait pas se forcer à accepter l'inacceptable,  je suis complètement d'accord.
Je cherche encore quelle branche fleurire,  d'ailleurs tout est fané autour de moi , mon cœur est en hiver,  froid et meurtrie, il n'y a plus de couleurs dans les paysages que j'observe,  tout est noir et lugubre et en même temps par moment j'observe ma fille et je vois un peu de couleur, son sourire,  vivre à fond chaque moment présent ... à quel moment dans la vie avons nous ( et eux ) à arrêter de vivre ainsi ? Bien avant tous sa c'est certain ! Car oui en effet " magnifique connerie de machine humaine "

Douce nuit à vous tous.

En ligne Adnarag

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Re : Comme un ouragans dans ma vie...
« Réponse #11 le: 12 février 2020 à 13:04:39 »
Bonjour Annalau

Je suis contente de t'avoir lue ce matin.

Je ne pense pas qu'il ait arraché les pétales de cette petite fleur qui est aussi ta fille. Je ne suis ni psychiatre ni psychotherapeute, (certains le sont ici il me semble) mais je pense, car elle est petite encore, que les souvenirs qu'elle gardera de son père vont essentiellement dépendre de toi. De toi aujourd'hui, de toi demain, et des souvenirs que toi même tu vas lui transmettre.
Regarde la, regarde ses sourires, le plus souvent possible. C'est eux qui vont dans un premier temps remettre des couleurs dans ta vie. Soit celle qui pour elle sera, dans ces premières années de sa vie, à l'origine du plus grand nombre de ses joies.
Quant à nous, " ... à quel moment dans la vie avons nous ( et eux ) arrêter de vivre ainsi ? " en profitant de chaque moments présents ? C'est une très bonne question ... à laquelle nous ne pourrons pas réellement jamais répondre.
« Modifié: 13 février 2020 à 10:10:23 par Adnarag »
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Hors ligne résilience et silence

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Re : Comme un ouragans dans ma vie...
« Réponse #12 le: 12 février 2020 à 14:26:50 »
Bonjour,
Adanarag, je suis d'accord, ces métiers psy demandent toujours d'être précisés.
La profession de psychiatre est du domaine médical.
La profession de psychothérapeute demande une formation et un cursus abouti de master 2 en psy, formation clinique.
La profession de thérapeute familial, qui fût celle que j'exerçais après mes fonctions d'éducateur spécialisé diplômé d'état, a exigé 4 années de formation, années que j'ai effectuées avec d'autres étudiants diplômés et déjà en exercice depuis au moins une dizaine d'années ( médecin généraliste, psychiatre, une majorité de psychologues clinicien(ne)s, 1 infirmière en psychiatrie seulement je crois...et 2 éducateurs dont moi! ).
Désolé, c'est un peu fastidieux comme description, mais peut être utile. En tout cas, j'ai cessé tout exercice professionnel depuis 5 ans environ, mais j'ai gardé foi en ces professions, des fois de bonnes formes, des fois non, comme un peu partout, dirais-je!

En tout cas, courage, du fond du coeur.

Pascal.
C'est dans les situations les plus difficiles et les plus désespérées que les individus trouvent le courage de se battre pour leur conviction. Tecumseh.