Auteur Sujet: Avec toi, dans la pensée, dans tes pas, tu devrais être là...  (Lu 70949 fois)

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Hors ligne mam'deCath

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Re : Avec toi, dans la pensée, dans tes pas, tu devrais être là...
« Réponse #15 le: 22 Décembre 2011 à 13:51:19 »

Pour le deuil après suicide, qq infos complémentaires,  peut-être,  à cette adresse ?

                 modalités d'aide et de soutien - Psydoc-France - l'Inserm

(avec participation du Dr Chavagnat, actuel Président de "Vivre son deuil" qui renvoie à ce forum
 "traverser le deuil")

Ce forum qui  nous offre de pouvoir venir déposer un peu de notre fardeau....
Car... pratiquement impossible de trouver une écoute autour de soi... le malheur effraie ! 
 "Il"..... est effrayant !!!

Hors ligne mam'deCath

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Re : Avec toi, dans la pensée, dans tes pas, tu devrais être là...
« Réponse #16 le: 22 Décembre 2011 à 15:13:19 »
Désolée je n'arrive pas à vous donner le lien que j'obtiens en cliquant sur "afficher"
et qui renvoie au détails de ces modalités... Vous trouverez sans aucun doute.

modalités d'aide et de soutien - Psydoc-France - l'Inserm
psydoc-fr.broca.inserm.fr/conf&rm/conf/.../recoEndeuilles.pdf
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10 juin 2010 – Effets et conséquences du suicide sur l'entourage : modalités d'aide et de soutien. Les recommandations. Paris - 25 et 26 novembre 2009 ...

Hors ligne angelik

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Re : Avec toi, dans la pensée, dans tes pas, tu devrais être là...
« Réponse #17 le: 22 Décembre 2011 à 16:49:24 »
merci à toi Mammj
j'ai réussi à trouver le lien, et récupérer le fichier pdf. C'est très intéressant mais guère rassurant...
Les conséquences du suicide font peur notamment pour les enfants et adolescents touchés par ce drame. Je pense à mes enfants et à tes petits-enfants. c'est injuste de vivre ça à leur âge. Quant à nous, on est pas sorties de l'auberge...
Mais ça fait du bien de lire que le deuil après suicide est particulier et compliqué, comme une reconnaissance de cette douleur que l'on ne peut même pas décrire... pas de mots pour dire notre culpabilité, la baisse de l'estime de soi, les questions qui nous hantent sans répit, jours et nuits inlassablement.
Sur ce document, il est clair qu'il faut être accompagnés et aidés... c'est différent dans la réalité... Je me sens larguée, isolée, et très peu de personnes pour écouter ou épauler voire pas du tout !! (heureusement qu'il y a ce site mais est-ce suffisant...)
Même les médecins ne savent pas quoi faire, quoi dire. Je n'ai toujours pas de psy adapté...
Mais on va y arriver car les enfants sont là, ils n'ont rien demandé et comptent sur nous.
Chaleureusement
« Modifié: 22 Décembre 2011 à 23:25:59 par Angelik »
chaque fois que tu sentiras le vent sur ton visage, c'est moi qui vient t'embrasser...

Hors ligne Mélie

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Re : Re : Avec toi, dans la pensée, dans tes pas, tu devrais être là...
« Réponse #18 le: 22 Décembre 2011 à 23:37:17 »

Pour le deuil après suicide, qq infos complémentaires,  peut-être,  à cette adresse ?

                 modalités d'aide et de soutien - Psydoc-France - l'Inserm

(avec participation du Dr Chavagnat, actuel Président de "Vivre son deuil" qui renvoie à ce forum
 "traverser le deuil")

Ce forum qui  nous offre de pouvoir venir déposer un peu de notre fardeau....
Car... pratiquement impossible de trouver une écoute autour de soi... le malheur effraie ! 
 "Il"..... est effrayant !!!

merci pour l'info, quand je vous lis en ce qui concerne la levée d’inhibition, l'histoire de mon fils se calque un peu avec celle de votre fille, alors vraiment on peut se sentir bien révoltée, mais cela ne sert plus pour nous hélas !!!!
"en pensées avec vous 

Hors ligne mam'deCath

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Re : Avec toi, dans la pensée, dans tes pas, tu devrais être là...
« Réponse #19 le: 25 Décembre 2011 à 10:48:02 »

Bonjour ma Chérie.... La soirée de Noël, je l'ai passée avec toi à la lueur d'une  flamme, celle de nos coeurs réunis !
La famille a enfin compris  ce que désirais et pourquoi je ne serais pas des leurs ;  la famille qui me reprochait d'être trop à tes côtés alors que nous nous débattions toutes les deux contre un mal obscur  qui te pourrissait la vie, après une séparation qui remettait en question tous tes repères.... et bouleversait un tas d'autres choses,  et pourtant... il y avait des solutions....
Nous n'avions pas toutefois compté avec cette satanée maladie !
Pourquoi t'es-tu cru rejetée ce premier soir où tu t'es trouvée seule, après ta sortie d'hôpital, ce qui n'aurait pas dû être si
nous avions été prévenus des risques que tu courais  ?
Pourquoi n'as-tu trouvé que ce remède à ta souffrance, toi qui avais de beaux jours devant toi ?
Je ne t'en voudrais jamais tu sais de ton geste malheureux, j'en veux plutôt à tous ceux qui n'ont pas compris combien tu étais mal, à  ceux qui du coup n'ont pas pu t'apporter  la chaleur qui t'était vitale.
Sois en paix ma Chérie, tes enfants vont bien, ils pensent à toi à leur manière, ils sont une part de toi....  tu les a élevés !
Tous ces mots je devrais les écrire sur un journal, ce serait sans doute un  bien, mais je n'y arrive pas !
Je t'aime ma Cath,  même si j'ai souvent été  maladroite dans l'ignorance du mal qui te rongeait et  de ta peur de la solitude...
ce que je suis à même de  mesurer aujourd'hui avec du recul et toutes les infos recueillies... me le pardonneras-tu ?
Tu as aimé, tu as été aimée, nous t'aimerons toujours, je te l'assure.  Ta mamm...




TETE DE BOIS

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Re : Avec toi, dans la pensée, dans tes pas, tu devrais être là...
« Réponse #20 le: 25 Décembre 2011 à 16:21:23 »
Tous ces mots je devrais les écrire sur un journal, ce serait sans doute un  bien, mais je n'y arrive pas !
C'est très bien que vous écriviez ici ceci et que vous nous le fassiez partager d'une certaine manière.C'est un message de compréhension et de protection ;d'amour .Je vous souhaite un bon jour de partage en pensée avec votre fille ...et moins de culpabilité aussi .
Armelle
P.S:souhaitez -vous converser à cette heure ?

Hors ligne mam'deCath

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Re : Avec toi, dans la pensée, dans tes pas, tu devrais être là...
« Réponse #21 le: 25 Décembre 2011 à 16:41:08 »
Bonjour TETE DE BOIS ! Je me suis endormie devant mon écran !
Si vous êtes encore là, oui nous pouvons converser.
Merci et à très bientôt !

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Re : Avec toi, dans la pensée, dans tes pas, tu devrais être là...
« Réponse #22 le: 25 Décembre 2011 à 16:46:47 »
Bonjour Armelle... êtes-vous-vous là ?
Merci de m'avoir répond :  après la soirée, j'ai passé la journée comme je l'ai souhaité...  avec ma fi-fille !
Dure journée, quoi qu'il en soit...

TETE DE BOIS

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Re : Avec toi, dans la pensée, dans tes pas, tu devrais être là...
« Réponse #23 le: 25 Décembre 2011 à 17:01:53 »
Bonjour ,
Désolée pour le retard ,mon frère a voulu télécharger qqchose qui a pris du temps .Je suis là si vous êtes encore derrière votre écran .
Armelle

TETE DE BOIS

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Re : Avec toi, dans la pensée, dans tes pas, tu devrais être là...
« Réponse #24 le: 25 Décembre 2011 à 17:13:23 »
Mammj ,
Je suis désolée pour ce rv manqué ;je vois que vous êtes hors ligne .Peut-être demain nous pourrons échanger par messages .Je vous souhaite de passer une soirée paisible ;demain sera peut-être un peu moins difficile .A bientôt .Pensées chaleureuses.
Armelle

Hors ligne mam'deCath

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Re : Avec toi, dans la pensée, dans tes pas, tu devrais être là...
« Réponse #25 le: 25 Décembre 2011 à 17:32:57 »
Bonsoir Armelle, je ne sais pas comment j'ai fait, pas douée, je suis toujours en membre "caché" !
Qu'importe, je suis là avec vous tous, par la pensée et le coeur, et avec ceux qui nous manquent tant et tant
en ces moments qui devraient être des moments de retrouvailles...
Quelques appels, quelques SMS, mais le plus dur cette année est l'absence de mon Trésor !
Elle ne saura jamais tout l'amour que je lui portais moi qui l'ai laissée seule son dernier jour !
Comment le lui dire aujourd"hui tout mon amour , comment  tenir encore un peu, après elle, pour ses enfants ?
Merci encore Armelle, je vous embrasse.
Affectueuses pensées à Toutes et à Tous. Mammj

Hors ligne mam'deCath

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Re : Avec toi, dans la pensée, dans tes pas, tu devrais être là...
« Réponse #26 le: 27 Décembre 2011 à 08:26:54 »

J'ai pu dormir grâce à l'anti-dépresseur....
Et à peine levée je suis en larmes, je ne suis que douleur ! Pas fière de moi....
Encore plus dans le chagrin à cause de l'interprétation des uns et des autres de  la façon de partir de Cath , la dépression
pour beaucoup n'étant pas une maladie* !
Alors j'entends que...  "suite à son divorce elle n'a pas accepté son revers de situation" "qu'elle craignait de ne plus
avoir le même train de vie" "qu'elle n'avait pas envie de se mettre en quête d'un emploi" alors qu'elle faisait une recherche
que tout était  pratiquement réglé, qu' elle approchait du but !
Ce qu'elle a craint le plus, c'est de ne pas assumer côté affectif, elle avait encore des sentiments pour son ex-conjoint, le père
de ses enfants qui l'a pourtant bien malmenée ! Cette séparation était de l'ordre de la perte pour elle par rapport à ses repères !
Et puis,  la fatigue la dépression s'en sont mêlées et elle a bien écrit :"ma maladie est invalidante, je ne serais plus comme avant....
je ne veux pas que mes enfants aient une maman malade..." ! Elle a surtout eu peur d'être séparée de ses enfants... après l'avoir
déjà été pendant deux mois et demi d'hospitalisation.... peur de ne plus avoir sa place auprès d'eux... Elle avait peur de tout....
L'ayant aidée pendant de longs mois, j'ai vu ses craintes son combat les manifestations et l'ampleur de cette dépression... sans
penser malheureusement  un seul instant au suicide !
Nous avons fait beaucoup de choses... mais nous n' avons pas suffisamment parlé.....
Il n'y a qu'ici que je puisse dire ce que je pense.... dire ma souffrance, mon indignation... Avec qui parler d'elle ?
Je suis révoltée et me surprend à détester tous ceux qui veulent réécrire son histoire.
Comme mon enfant, je finirai seule et incomprise tant l'entourage me révolte !

* "La dépression... Comment s'en sortir" Découvert trop tard, ayant fait confiance, à tort, aux médecins qui la soignaient !
A tort, puisqu'ils nous ont laissé dans l'ignorance de la gravité de cette dépression et du danger encouru....

Une journée plus douce,  à vous toutes et tous.   Mammj

TETE DE BOIS

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Re : Avec toi, dans la pensée, dans tes pas, tu devrais être là...
« Réponse #27 le: 27 Décembre 2011 à 11:32:53 »
Mammj,
Ne prenez pas toute la bêtise sur vous ,des gens qui ne savent pas et qui prétendent tout savoir et le dire  .Je comprends que vous vous sentiez attaquée ,que vous sentiez l'image de votre fille injustement "salie" mais ce ne sont que bêtises et paroles insensées .Je comprends votre colère et si vous n'avez pas pu la dire à ces personnes ,écrivez leur .Après soit vous jetez la lettre ,soit vous la leur envoyez...elle fera son effet ....selon la nature des gens ....mais vous aurez justifiée votre fille et le sens de son combat si difficile .D'une manière ou d'une autre vous aurez posé des mots et sorti un peu votre colère ...et elle est légitime !
Vous écrivez : "Nous avons fait beaucoup de choses... mais nous n' avons pas suffisamment parlé....."Le fait de faire des choses ensemble est aussi une façon de s'exprimer et de partager .Ne vous culpabilisez pas si vous jugez ne pas avoir assez parlé .Vous n'étiez pas son thérapeute et elle n'avait peut-être pas envie de vous dire certaines choses parce qu'elle vous aimait et parce qu'on a tous aussi un jardin secret.Vous avez fait ce que vous avez pu avec les informations que vous avez eut sur sa maladie ,sur sa souffrance .Une hospitalisation en psychiatrie n'est pas si facile à vivre et reprendre le cours de la vie en dehors des institutions n'est pas si aisée à reprendre .Cela demande parfois toute une réadaptation car en psy ,on est bcp assisté ;parfois étouffé par le cadre et l'encadrement .J'ai malheureusement vécû cette expérience à plusieurs reprises .La douleur de la dépression nous propulse dans un état de fragilité ,une hospitalisation ne nous fait pas "grandir "non plus ,alors lorsqu'il faut reprendre la gestion de sa vie plus celle des enfants ou conjoint ,cela demande tellement d'énergie que parfois on se demande si on va pouvoir ......
Je vous souhaite de garder tout l'amour que vous avez pour votre fille au fond de votre coeur et de vous en donnez aussi .
Si vous le souhaitez ,parlez-nous de votre fille ,racontez-nous la belle personne qu'elle était .Nous nous saurons qu'elle était belle et nous lirons la justesse de vos mots :ceux d'une maman qui aime sa Cath pour l'éternité .
Courage !
Armelle

Hors ligne mam'deCath

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Re : Avec toi, dans la pensée, dans tes pas, tu devrais être là...
« Réponse #28 le: 27 Décembre 2011 à 19:58:42 »

Bonsoir Armelle,
Je relirai votre commentaire et essaierai de mieux m'en imprégner... C'est tellement vrai ce que vous dites
à propos de l'hospitalisation !
Mais pourquoi a-t-il fallu  ce drame pour que je refasse le chemin à l'envers ?
C 'est justement parce que ma fille a été "une belle personne" que je comprends mal tout ce qui tout à coup s'est
ligué contre elle, tout ce qui, dans son état de grande faiblesse, l'a anéantie !
Et puis, les mots les plus importants qu'elle a pu dire en larmes  "maman reste avec moi et mon  fils" je ne les ai pas
entendus,  mon écoute ayant été  parasitée par le médecin-stagiaire qui s'en est occupée : "vous pouvez vous reprendre
en main" "vous êtes trop adhésive à votre mère" (après m'avoir quittée plus de vingt ans auparavant) !
J'ai souvent envie de lui rappeler ses mots à celui-là, pour ne pas endosser à moi seule tant de culpabilité...
En attendant, déjà en grande souffrance, notre Cath a fait les frais d'une totale  incompréhension, d'une horrible  méprise !
Et "ces gens" qui réécrivent son histoire... hélas sont souvent des membres de la famille...
Quoi qu'il en soit, comment survivre à une telle tragédie ? Je ne sais pas.....
Pour l'instant, je reste branchée sur les moments de souffrance qu'elle a vécus, et l'écran se brouille....
Chaleureusement.   Mammj


Hors ligne Mélie

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Re : Re : Avec toi, dans la pensée, dans tes pas, tu devrais être là...
« Réponse #29 le: 28 Décembre 2011 à 00:51:42 »

J'ai pu dormir grâce à l'anti-dépresseur....
Et à peine levée je suis en larmes, je ne suis que douleur ! Pas fière de moi....
Encore plus dans le chagrin à cause de l'interprétation des uns et des autres de  la façon de partir de Cath , la dépression
pour beaucoup n'étant pas une maladie* !
Alors j'entends que...  "suite à son divorce elle n'a pas accepté son revers de situation" "qu'elle craignait de ne plus
avoir le même train de vie" "qu'elle n'avait pas envie de se mettre en quête d'un emploi" alors qu'elle faisait une recherche
que tout était  pratiquement réglé, qu' elle approchait du but !
Ce qu'elle a craint le plus, c'est de ne pas assumer côté affectif, elle avait encore des sentiments pour son ex-conjoint, le père
de ses enfants qui l'a pourtant bien malmenée ! Cette séparation était de l'ordre de la perte pour elle par rapport à ses repères !
Et puis,  la fatigue la dépression s'en sont mêlées et elle a bien écrit :"ma maladie est invalidante, je ne serais plus comme avant....
je ne veux pas que mes enfants aient une maman malade..." ! Elle a surtout eu peur d'être séparée de ses enfants... après l'avoir
déjà été pendant deux mois et demi d'hospitalisation.... peur de ne plus avoir sa place auprès d'eux... Elle avait peur de tout....
L'ayant aidée pendant de longs mois, j'ai vu ses craintes son combat les manifestations et l'ampleur de cette dépression... sans
penser malheureusement  un seul instant au suicide !
Nous avons fait beaucoup de choses... mais nous n' avons pas suffisamment parlé.....
Il n'y a qu'ici que je puisse dire ce que je pense.... dire ma souffrance, mon indignation... Avec qui parler d'elle ?
Je suis révoltée et me surprend à détester tous ceux qui veulent réécrire son histoire.
Comme mon enfant, je finirai seule et incomprise tant l'entourage me révolte !

* "La dépression... Comment s'en sortir" Découvert trop tard, ayant fait confiance, à tort, aux médecins qui la soignaient !
A tort, puisqu'ils nous ont laissé dans l'ignorance de la gravité de cette dépression et du danger encouru....

Une journée plus douce,  à vous toutes et tous.   Mammj

bonsoir Mammj
je ressens beaucoup pour votre fille ce que mon fils ressentait dans un autre contexte  (difficulté financière, une maison qu'il construisait tout seul, grave difficulté avec un beau-père  (aux propos néfastes) qui mettait en danger son couple....) en demande d'aide mais le sentiment que personne ne pouvait l'aider)  avec  les mêmes mots = maux, il se sentait si fatigué si diminué qu'il  ne voulait même plus que ses meilleurs copains le voit ainsi, il nous a protégé et nous rassurait faussement. Notamment les dernières heures car il semblait aller mieux, et il faut le savoir c'est souvent un signe de gravité extrême, quand les jours avant il allait si mal.
On pense aussi à tort que le fait qu'ils aient des enfants les empêchera de passer à l'acte, quelle erreur puisqu'en fait ils ne se sentent même plus dignes d'eux !!!
oui c'est difficile de ne pas se repasser le film de leur calvaire, de se dire qu'aurais je pu dire, qu'aurais je pu faire ?
je l'ai vu partir et ce soir là , il semblait aller mieux, il m'a regardé intensément et je n'ai rien compris !!!
 Tous et toutes nous trouverons toujours des raisons de nous en vouloir, mais nous ne l'avons pas fait sciemment.

Bien sûr les maladresses des autres nous font mal, ils ne savent pas combien il  nous faut  lutter contre cette maudite culpabilité!!! qui à la longue si elle perdure de manière intense nous enfonce plus encore dans la souffrance.
Ce que vous pouvez peut être vous dire c'est "qu'aimerait ma  fille", elle souhaiterait que vous alliez mieux sans aucun doute !!!
De tout cœur avec vous