Auteur Sujet: 600 jours + 600 nuits  (Lu 963 fois)

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Hors ligne afterlife

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600 jours + 600 nuits
« le: 19 Juillet 2017 à 13:22:51 »
Bonjour

Ceci est mon premier message sur ce forum.
Notre fils ainé tant aimé s'est suicidé à l'âge de 17 ans, à l'automne 2015.
Cela déclencha, le temps de quelques semaines effroyables, une descente aux enfers. Mais un jour la porte s'ouvrit vers une reprise en main progressive, encore loin d'être achevée, mais suffisante pour faire face.
Aujourd'hui je vis - presque - sans peur. Mon corps physique n'est bien qu'un véhicule, certes fatigué, mais la souffrance ne l'atteint plus vraiment.
La douleur n'est pas souffrance. Elle fait partie de la VIE. Rien ne sert de tenter de l'éloigner, de négocier avec elle.
Certains signes, et certaines postures face aux différents aspects du malheur, peuvent nous apaiser.
Il s'agit avant tout d'accepter, sans juger ni projeter.
J'essaierai d'étayer davantage ma perception des choses si cela vous intéresse.
Mais par où commencer? Le temps n'a plus du tout la même consistance...

Amitiés.

Hors ligne souci

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Re : 600 jours + 600 nuits
« Réponse #1 le: 19 Juillet 2017 à 13:57:22 »

   Bonjour Afterlife, moi c'est Afterdead ...

   Kalahan s'est donné la mort le 28 mars 2013, je suis sa tata pour toujours.
   Cela a commencé quand mon frère et ma belle-sœur nous ont annoncé qu'il était "en route" pour venir au monde.
   Il y a un commencement, et c'est bien, c'est consistant.
   After is after, before is now ...
   (excuse, fé chaud en Belgique today! Posture un peu nonchalante ...)
   Amicalement et solidairement, sourire de clown triste, Martine.
   
J'aime donc je suis !

Hors ligne Liesel

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Re : 600 jours + 600 nuits
« Réponse #2 le: 19 Juillet 2017 à 14:16:55 »
Bonjour Afterlife, bienvenue sur ce forum.

J'y suis inscrite depuis quelques semaines et j'y trouve du réconfort, me sens moins seule, pouvoir partager ses peines et être comprise...
On s'y rencontre dans des circonstances dramatiques mais avec beaucoup d'humanité, d'humilité, d'amitié aussi.

Mon fils Alexandre s'est suicidé en septembre dernier, il avait 16 ans. Indicibles douleurs psychologiques et physiques, tempête émotionnelle, un parcours en enfer en forme de montagnes russes. Malgré tout je garde l'espoir d'une autre vie encore possible, d'un autre bonheur encore possible. Mes envies de le rejoindre ont disparu, mon élan vital est là, plus fort que jamais, malgré tout. Et j'ai la chance d'être bien entourée, aimée.

Je trouve très intéressant que tu témoignes de ton vécu, de ta "reconstruction", que tu partages ta perception des choses  et je t'en remercie.

Bien amicalement et solidairement
Liesel
Je choisis la vie, en ton nom Alexandre, mon fils,  pour honorer ta mort

Hors ligne afterlife

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Re : 600 jours + 600 nuits
« Réponse #3 le: 19 Juillet 2017 à 14:21:02 »
souci,

afterlife, comme "au-delà", car cet au-delà m'a interpellé plus d'une fois, afin que je m'accroche un jour à quelque espoir de retrouvailles. Mais surtout afin que je me garde de faire une bêtise. Je pourrais parler des songes qui m'ont bouleversé, quelques jours après son départ pour cet ailleurs hypothétique qui le fascinait tant. La médecine parlait alors d'hallucinations. C'est commode...

afterlife, comme "après-vie", car ce qui a été détruit ne peut être reconstruit à l'identique. Les tentatives de recoller les morceaux éparpillés, de reconstruire sur un champ de ruines, ne sont que vaines gesticulations. Un champ de ruines présente parfois l'avantage de vous offrir la perspective d'un horizon lointain, de vous exposer hors des prisons mentale et matérielle que le conformisme  et la peur de l'inconnu vous poussent à ériger, à colmater, à consolider.

Faut-il imaginer Sisyphe heureux?

Hors ligne afterlife

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Re : 600 jours + 600 nuits
« Réponse #4 le: 19 Juillet 2017 à 16:04:13 »
Bonjour Liesel,
si peu de temps après, je constate que l'instinct de vie reprend le dessus pour vous. Que c'est positif!
il m'a fallu plus d'une année pour ressentir l'envie de remonter la pente, de me montrer "courageux". Comme si un dépressif pouvait avoir du courage...
Quelques semaines après la mort de notre fils, j'ai fait une dépression majeure, dite "mélancolique". Il paraît que certaines personnes sont plus susceptibles que d'autres de plonger dans cette pathologie. Cela m'a littéralement démoli, j'ai cru perdre contact avec ce monde, avec un passage en HP durant plus de deux mois.
Mais en fin de compte, je crois que la violence de ce chagrin déstructurant m'a ouvert sur quelque chose d'autre. Je n'ai pas essayé de renier la douleur, tant elle était patente, et faute d'énergie pour la combattre, je crois l'avoir peu à peu accueillie en moi, sans autre choix possible.
Le déclenchement de la souffrance psychique est souvent lié au combat livré contre la douleur morale.
La torture de la culpabilité, de la responsabilité de parent, la projection dans un monde que l'on pense devenu hostile ou bien indifférent ; tout cela amène une grande souffrance. Nous ne sommes pas toujours armés pour terrasser tous ces démons.
Depuis environ 6 mois, je médite davantage que je ne réfléchis, j'accueille le chagrin avec bienveillance, sans chercher à tout prix à le mettre à distance. Mon enfant est toujours avec moi, je ressens sa présence bienveillante. Je lui parle, sans ressasser, et je "fais" comme s'il m'accompagnait.
Je crois fermement qu'il m'aide, qu'il nous aide tous. A-t-on un autre choix que ce pari "pascalien"? 

Hors ligne Liesel

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Re : 600 jours + 600 nuits
« Réponse #5 le: 19 Juillet 2017 à 17:24:15 »
La torture de la culpabilité, de la responsabilité de parent, la projection dans un monde que l'on pense devenu hostile ou bien indifférent ; tout cela amène une grande souffrance.

Je suis tellement d'accord avec cela.

Combien de fois ai-je repassé le film de toutes ces années où j'aurais dû faire ceci ou cela, plus ou moins, différemment en tout cas, comme si tout reposait sur moi alors que nos drames nous montrent que nous ne contrôlons rien et que malgré une attention et un amour immenses, on ne peut pas aider, sauver quelqu'un qui ne le souhaite pas.

Tellement de gens pleins de bonnes attentions mais tellement maladroits aussi et qui ne peuvent de toute façon pas comprendre ce que l'on vit sans l'avoir vécu eux-mêmes. Même si nos histoires sont différentes, ici, on se sent accueillis et compris. Il n'y a guère qu'avec  mon mari et mon beau-fils, tous deux présents aussi ce matin-là, que l'on se comprend vraiment, qu'on se soutient en connaissance de cause, unis dans la douleur et l'amour. Même ma belle-fille, pourtant très attachée à nous et à Alexandre, ne peut pas réellement comprendre car, heureusement pour elle, elle n'était pas là, et n'a donc pas vu Alexandre pendu.

Impossible de continuer à vivre comme avant, même si le long moment d'hébétude est passé, nous continuons d'errer dans un champs de ruines avec cette impression d'être hors du temps, dans une bulle. Comment alors retourner au travail, rejouer la comédie sociale, à moins de faire semblant, tout le monde attendant de nous d'être rassurés?

Comment supporter la bêtise humaine, l'injustice alors que la colère nous habite, les nerfs sont à vifs, la patience fait défaut?

Comment supporter ces images qui nous hantent, ce ressenti du moment de la découverte tel une éventration?

Il y a aussi, tout de même, il faut le reconnaître, de belles personnes, de belles âmes, sachant être là tout en discrétion et compassion. Et puis, il y a aussi, des moments fugaces de joies, de rire, de vie, oui, malgré tout. Cet espoir et cette envie de vivre, aussi pour lui qui n'a pas su, pas pu.

Ces drames sont des blessures à jamais ancrées dans nos cœurs, nos corps, notre âme, elles ne guériront jamais, saigneront encore, brûleront encore, peut-être un peu moins fort, un peu moins souvent, je le pense. Notre relation à nos enfants décédés va évoluer, s'apaiser. Nous ne les oublieront pas, nous vivront mieux avec.

C'est ce que je crois, ce que je ressens en tout cas.
Ce n'est pas encore pour maintenant, moi qui me demande encore souvent comment ne pas devenir folle avec cette réalité qui est désormais la mienne...

Bon courage afterlife, de tout cœur avec vous et encore merci pour ces partages.
Comment s'appelait votre fils?

Pensées amicales
Liesel

Je choisis la vie, en ton nom Alexandre, mon fils,  pour honorer ta mort

Hors ligne afterlife

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Re : 600 jours + 600 nuits
« Réponse #6 le: 19 Juillet 2017 à 21:32:51 »
Liesel, merci pour cet échange.
Notre fils s'appelait F l o r i a n. Alexandre avait été un de nos choix préférés...
Nous avons une fille et un garçon, respectivement nés en 2001 et 2002. Nous avons donc eu la chance dans ce malheur, de tenir encore le cap pour - et grâce à - deux enfants adorables.
Ils sont bien entourés, et malgré la douleur ils gardent une immense espérance. Il a été bien difficile de ne pas faire peser sur eux notre chagrin. Ils se sont tenus à une certaine distance de notre deuil de parents. Pour eux leur frère est de l'autre côté du chemin... Même si c'est probablement plus compliqué que cela... Le manque est très difficile à  combler pour le garçon qui voyait en son ainé un modèle.

Lorsque je lis par ailleurs les difficultés concrètes que tu rencontres avec ton époux, je suis sidéré!
Pour nous il n'y a eu aucun problème pour avoir un congé de longue durée. Il faut dire que nous avons sans doute rencontré les bons interlocuteurs, au niveau du CMP qui avait d'ailleurs suivi F l o r i a n lors de sa 16ème année, avant de le déclarer tiré d'affaire. La suite nous aura appris qu'il ne s'agissait pas d'une dépression épisodique, liée à l'adolescence. C'était bien plus grave, un mal d'apparence bipolaire même si ce diagnostic n'est jamais fait pour les jeunes mineurs...

Ne pas prendre de médicaments est un choix honorable, mais cela rend les psychiatres plus méfiants, voire "méchants" dans votre cas? Par expérience, je sais qu'ils détestent être contrariés dans leurs diagnostics et dans leurs ordonnances de traitement chimique... 
Après, il faut savoir se passer un jour de ces artifices, si l'on veut retrouver une vie pleine et entière. Mais à ce moment là il faut ne compter que sur soi-même!
Le sport nous a toujours bien aidés à reprendre en main notre vie, la marche également. L'activité physique en général, que cela soit en mode sport ou au jardin, procure de l'apaisement en inhibant partiellement les idées noires.
Mais tout cela nous a été permis grâce à la compréhension du corps médical, à plus de 20 mois de mise "hors circuit", et nous sommes dans un environnement "privilégié", dans le calme absolu.
C'est grâce à ce ménagement que nous avons pu, à défaut du reste, retrouver la volonté de faire des projets.
Pour ma part j'ai fait le choix de reprendre le travail dans deux semaines, en toute confiance. Cela fait une sacrée différence, et je compatis avec vous de tout coeur!
Ils attendent que vous craquiez d'une manière plus explicite ou quoi???

Hors ligne Liesel

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Re : 600 jours + 600 nuits
« Réponse #7 le: 20 Juillet 2017 à 11:41:15 »
Ils attendent que vous craquiez d'une manière plus explicite ou quoi???

C'est effectivement ce que nous nous demandons.
Aucune reconnaissance de notre réalité, de notre drame, de nos souffrances.
Devoir retourner au travail à cause de problèmes d'argent alors que nous ne nous sentons pas encore prêts...

Merci également pour cet échange, ce témoignage.
C'est rassurant de voir qu'il y a encore de l'humanité dans le corps médical et que vous êtes bien accompagnés.
Je comprends l'état dépressif par lequel tu es passé. Le suicide d'un enfant est d'une violence rare.

Concernant le psychiatre que nous avons vu, j'avoue ne toujours pas comprendre son attitude et lui en veux beaucoup, il n'est pas digne de son titre. J'ai pensé, naïvement, que notre drame, de par sa gravité,  se suffisait à lui même. Apparemment, il aurait fallu jouer la comédie, pleurer, piquer une crise, déclarer s'abrutir de médicaments... Comment une personne peut-elle s'arroger le droit de juger de votre vie, de décider de votre futur proche en moins de 10 min, en ne posant même aucune question sur ce qui vous amène, vos ressentis...?

Difficile de trouver le courage, la force de se mettre en mouvement. Fort élan vital et apathie alternent. Un coup, besoin de marcher, de m'occuper du jardin, des animaux, voir des amis, cuisiner...; un coup envie de rien, de me mettre en boule dans un coin.

Difficile, malgré tous les travaux que nous avons effectués et le cadre agréable où nous vivons, de continuer de vivre ici, dans cette maison, assaillis par les souvenirs, par l'horreur de cette image de ce matin là, obsédés par Alexandre. Ma belle fille, 20 ans le mois prochain, qui a une chambre étudiante depuis un an, n'a jamais redormi ici, même le week-end ou pendant les vacances. Mon beau-fils, bientôt 18 ans, n'a jamais redormi dans sa chambre depuis, il dort avec nous dans notre chambre depuis 10 mois; et il quitte la maison pour ces études en septembre.
Cette maison, achetée comme projet de vie pour notre famille recomposée, ne signifie plus rien depuis le drame, d'autant plus que de 5, on est passé à 3, puis 2 dans quelques semaines...

Êtes-vous restés chez vous?
Vos enfant ont-ils réussi à poursuivre leurs études?
Si tu te sens de reprendre ton travail en confiance, c'est une bonne chose, je te souhaite que cela se passe au mieux. Ton épouse ne sent elle-même pas encore prête?

A bientôt, bon courage (ne te sens surtout pas obligé de répondre à mes questions si tu ne le souhaites pas).
Amicalement
Liesel

Je choisis la vie, en ton nom Alexandre, mon fils,  pour honorer ta mort

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Re : 600 jours + 600 nuits
« Réponse #8 le: 20 Juillet 2017 à 21:04:16 »
Bonjour Liesel

tout ceci est parfaitement injuste! En plus il y a forcément moyen de justifier un stress post-traumatique, à défaut de dépression clinique. D'ailleurs, je vois mal comment le chagrin ne serait pas reconnu au même titre que la dépression clinique. Il est tout aussi handicapant dans notre vie sociale ou professionnelle, que bien d'autres graves maladies.

La violence du choc que vous avez reçu est extrême.
Notre maison n'est pas directement reliée aux pires événements, car notre fils était à distance, dans la ville qu'il avait choisie pour commencer ses études, un mois auparavant. C'est l'inquiétude face à son silence depuis la veille qui m'a fait appeler le propriétaire de son logement, pour savoir s'il pouvait sonner à sa porte, en fin de matinée. La veille il m'avait dit qu'il se sentait fatigué, il se plaignait de courbatures, de maux de tête. Mais pour ne pas nous inquiéter, il nous disait qu'il "gérerait" jusqu'à son retour le lendemain... Et pour tout dire, il était très amoureux, ce qui ne pouvait que nous conforter dans l'idée qu'il avait de belles perspectives.
Sans nouvelles du propriétaire, devenu ensuite injoignable, j'ai quitté mon travail en imaginant qu'il avait pu se passer quelque chose de grave, sans toutefois réaliser l'impensable. Mon épouse m'a rejoint et nous avons pris la route, en état second. En arrivant sur place, après 2H de route, l'évidence s'imposa. il y avait là plusieurs véhicules annonçant le pire, puis dans la cour de l'appartement un cordon tenu par des policiers. Le médecin légiste était là, les regards étaient fuyants, navrés. Il n'y a pas eu besoin de subir de choc supplémentaire. On nous a instamment demandé de ne pas chercher à rentrer...
Nous avons pris le chemin du retour en état de choc.
Nous n'avons plus jamais remis les pieds dans cette ville, où nos enfants lycéens n'ont pas trop envie d'aller... Je pense que cela leur fait peur. Peut-être un jour pourront-ils passer là-dessus?

Ainsi nous n'avons gardé de notre enfant que des images de lui vivant. La question de savoir s'il serait préférable de le revoir nous a torturés durant les cinq jours nécessaires à son autopsie et à son retour, car j'ai su qu'il avait été marqué. J'avoue que nous avons eu peur du choc, nous étions à bout de forces. Avec le recul, je me dis que ce sont des images qui dans certains cas participent au déroulement du deuil, mais là nous avons compris que ce ne serait pas nécessaire pour réaliser notre douleur de le savoir parti pour toujours.

La maison que nous habitons depuis 20 ans, nous y restons, la chambre de F est rangée, rien n'a bougé. Il avait un grand sens du rangement, un perfectionnisme qui peut expliquer le fait qu'il n'a pas cherché à "négocier" avec la dépression. Pour lui tout devait être vécu dans la plénitude, et en dehors de l'accès de dépression de ses 15 ans, il vivait et ressentait les choses avec une sensibilité qui le faisait rayonner. Il nous rendait tous fiers et heureux. Nous savons qu'il a été heureux dans cette maison qui l'a accueilli à son retour de la maternité. Il y a vécu des moments difficiles, deux ans avant son départ, mais il s'y sentait protégé.
Mais je conçois très bien que les lieux soient parfois trop chargés d'émotions...
Je vous souhaite de trouver la meilleure solution, la plus apaisante, en sachant bien qu'elle ne pourra pas être parfaite. Je crois surtout qu'il ne faut rien précipiter, car je repense aux premiers mois durant lesquels nous ne pouvions même pas mettre les pieds dans un magasin, ayant l'impression d'être au centre de toutes les attentions... Une envie de fuir au loin! Je sais désormais que ce n'était qu'un passage sur notre chemin de deuil. Le temps nous aide malgré nous.

Hors ligne souci

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Re : 600 jours + 600 nuits
« Réponse #9 le: 20 Juillet 2017 à 22:28:42 »

   ...

   Que dire ...
   Sisyphe lui-même en resterait pantelant ...

   Ces jeunes à la sensibilité, à l'intelligence exceptionnelles, qui se suicident ...
   Beaucoup de points communs ... de belles familles, "tout pour réussir leur vie" et puis ... mystère le plus total ...

   Trop parfaits pour ce monde ...
   
   Pensée émue pour Florian et sa famille, M.
J'aime donc je suis !